Peter Stämpfli

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Peter Stämpfli
Stampfli.png
Peter Stämpfli (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).
Naissance
Période d'activité
Nationalité
Activités
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Berne, Paris (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Peter Stämpfli (né le à Deisswil, Suisse) est un peintre suisse de la mouvance du Pop Art et de la Figuration narrative.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guidé par des parents attentifs, il découvre la peinture par des expositions d'artistes contemporains. De 1954 à 1956, il va à l'École des Beaux-arts de Bienne et fut l'élève de Max Von Mühlenen (artiste peintre, chasseur créateur de vitraux) qui l'aida à se former. En 1958, à la Kunsthalle de Bâle une exposition qui réunit Jackson Pollock, Franz Kline, Mark Rothko… fait découvrir à Peter Stämpfli l'art américain, les tableaux de grande taille et le poussa à s'installer à Paris (1959) au Bateau-Lavoir. En 1961, il se marie et un an plus tard, il déménage rue Notre-Dame-de-Lorette et côtoie d'autres artistes. Il se demande comment introduire la figuration d'une nouvelle manière dans la peinture. Il réalise alors de nombreuses peintures avec des détails d'objets et de gestes issus du quotidien, immortalisés en un instant unique sur un fond blanc et grand qui les monumentalise dans une simplicité étonnante.

En 1963, il expose à la 3e Biennale de Paris et reçoit de bonnes critiques. Il fait sa première exposition personnelle à la City-Galerie de Bruno Bischofberger à Zurich en 1966 puis à Paris à la Galerie Jean Larcade. Il commence à peindre plutôt des détails d'automobile (roues, pneus…). Il se lance dans le dessin et, en 1969, il réalise son premier court-métrage Firebird (16 mm), puis en 1974 il fait son deuxième film Ligne continue (16 mm). En 1981, il réalise un film de montage : Stiges 1900 (16 mm).

Il effectue sa première sculpture monumentale en 1985 : Empreinte de pneu S 155 installée au ras du sol au parc du Petit-Leroy, à Chevilly-Larue en 1989. La SEITA commande la même année à plusieurs artistes (Erro, Rancillac…) et à Stämpfli une œuvre originale pour célébrer la Gitane.

Le , un incendie détruit son atelier qui était situé, comme celui de Rémi Blanchard, dans les entrepôts du quai de Seine le long du bassin de la Villette[1]. Il aménage alors un nouvel atelier en Seine-Saint-Denis. En 1991, l'Abbatiale de Bellelay en Suisse, afin de célébrer son 850e anniversaire organise une exposition d'œuvres récentes de Stämpfli. En 1999, la gare routière de Fribourg ouvre ses portes où Stämpfli a fait Exit: seize panneaux muraux monumentaux.

Peter Stämpfli habite toujours à Paris.

Depuis les premières empreintes de pneus des années 1960, la peinture de Peter Stämpfli a évolué vers l'approfondissement du détail jusqu'à l'aboutissement d'une œuvre proche de l'abstraction géométrique. Arrivé au point ultime de cette recherche, l'artiste a trouvé dans les années récentes avec la sculpture un champ nouveau pour poursuivre la recherche tracée dans le sillon ouvert quarante ans plus tôt avec l'empreinte d'un pneu.

Expositions après 1966[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • En 2010, Peter Stämpfli réalise l'estampe du portfolio créé par Cristel Éditeur d'Art pour le 7e Prix Jacques-Goddet (Trophée Carrefour), prix qui récompense chaque année le meilleur article de la presse francophone publié durant le Tour de France.
  • En 2014, Peter Stämpfli réalise l'estampe du portfolio créé par Cristel Éditeur d'Art pour le 3e Prix Denis-Lalanne (Trophée Roland-Garros), prix qui récompense chaque année le meilleur article de la presse francophone publié durant le tournoi de Roland-Garros.

Fondation[modifier | modifier le code]

L’ouverture de la Fondation Stämpfli, à Sitges près de Barcelone, est prévue pour 2011. Ce Centre d’art contemporain, créé avec le soutien de la mairie de Sitges et de la Generalitat de Catalogne, accueillera une collection constituée par un choix sélectif de l’œuvre de Peter Stämpfli, ainsi que des œuvres d’artistes internationaux de son entourage : Cueco, Mosset, Rancillac, Raynaud, Sanejouand, Toroni, Villeglé, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Feu sur le quartier Général, Télérama, 21/02/1990 sur le site de l'association des Amis de Rémi Blanchard.

Liens externes[modifier | modifier le code]