Guissény

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guissény
L'église.
L'église.
Blason de Guissény
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven
Intercommunalité Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Raphaël Rapin
2014-2020
Code postal 29880
Code commune 29077
Démographie
Gentilé Guisséniens
Population
municipale
2 013 hab. (2014)
Densité 80 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 05″ nord, 4° 24′ 27″ ouest
Superficie 25,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Guissény

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Guissény

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guissény

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guissény
Liens
Site web Site officiel de la commune

Guissény [giseni] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Guissény

Guissény est une commune littorale de la Manche, faisant partie du Pays pagan, limitée au nord-est par un golfe marin, le Port de Tressény, dans lequel se jette un petit fleuve côtier, le Quillimadec[1], qui la sépare de Kerlouan, et à l'ouest par le Porz Olier, petit golfe marin résiduel autrefois beaucoup plus vaste, dont la majeure partie a été transformée, en raison de la construction d'une digue, par l'homme en polder (la Palud de Curnic) ou en étang (l'Étang du Curnic) qui la sépare de Plouguerneau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Gwiseni[2]. Cet hagiotoponyme est composé du mot Gwig (paroisse) et du nom de Saint-Seni (saint originaire d'Irlande au Ve siècle)[2],[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Les découvertes archéologiques montrent que Guissény a connu un peuplement continu, remontant aux lointaines origines de la préhistoire.

La baie de Tressény, qui forme l’estuaire du Quillimadec, a fourni sur ses deux rives plusieurs sites préhistoriques (pouvant remonter à 80 000 ans avant Jésus-Christ). Du côté de Guissény, on peut citer : la plage de la Croix, les Barrachous, la grotte du Dibennou (sous le corps de garde) et le port du Curnic.

Le site le plus important est celui du Curnic[5] où ont été retrouvés, dans la tourbière, des trous de poteaux d’habitation, restes d’un village néolithique (4 000 à 2 500 ans av. J.-C.) et des restes d’une industrie du sel datant de l’âge de bronze (800 à 500 av. J.-C.).

La commune n’a pas conservé ses mégalithes, ni menhir, ni dolmen : une allée couverte en partie immergée se trouve dans la baie, du côté de Kerlouan. En revanche, des tumulus ont été découverts, notamment à Kergoniou et à Kériber. Quelques stèles de l’âge de fer existent également à Ranhir, Saint-Gildas et Lavengat.

La carrière de Toullouarn a fourni les traces d’un village gaulois d'assez grande dimension, entouré d’un fossé.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Maison du garde sur le sentier des douaniers.

L’occupation romaine a également laissé des traces à Guissény : un vivier gallo-romain a été mis au jour dans la dune du Curnic : il fonctionna jusqu’aux environs de 300 ans ap. J.-C. La grande villa de Keradennec (IIe, IVe siècle ap. J.-C.), située à proximité de la voie romaine allant de Kerilien à Plouguerneau, se trouve désormais sur la commune de Saint-Frégant. La fin de l’occupation romaine fut marquée par les premières invasions des pirates sur les côtes d’Armorique. La vie de saint Guénolé en raconte un épisode concernant son père Fragan qui repoussa une flotte de « pirates païens » en 388 : la flotte avait été repérée depuis les hauteurs de Croas Mil Gwern.

Saint Sezny et la création de la paroisse[modifier | modifier le code]

Saint Sezny, moine irlandais, aurait débarqué dans l’estuaire du Quillimadec en 477 avec 70 disciples. Il s’installa d’abord au Lerret, du côté de Kerlouan, avant de passer sur l’autre rive à Kerbrézant, puis sur le site de son église actuelle. Il y aurait bâti un monastère en un lieu qu'il dénomme Guic-Sezny et vécu en grande sainteté avec ses disciples jusqu’à l’âge de 127 ans[6].

Après sa mort, des Irlandais vinrent enlever son corps pour le ramener dans son évêché d’origine. Les cloches se mirent à sonner toutes seules pour alerter les Guisséniens qui ne purent récupérer qu'un bras du saint. Celui-ci est conservé dans un reliquaire datant du XVIIIe siècle.

Saint Fragan, saint Guénolé et la bataille de Lochrist (au IVe siècle)[modifier | modifier le code]

Saint Fragan fut le fondateur du château de Lesguen (cour de Guen, Guen ou Gwen signifiant "Blanche" en breton, sainte Gwenn étant l'épouse de saint Fragan), dit encore Lesven, dans l'actuelle commune de Plouguin[7] :

« Fragan et Guen, se retirèrent en leur gouvernement et bâtirent, en la paroisse de Ploukin (Plouguin), diocèse de Léon, un beau château qui, du nom de la dame, fut nommé Les - Guen où ils firent leur nécessaire résidence. (...) Un jour saint Gwennolé étant par permission de saint Corentin, allé voir son père qui était pour lors en Léon, certains pirates païens, que Fragan avait chassés de Léon, du temps du feu roi Conan, revinrent en plus grand nombre, résolus de prendre terre et s'y habituer. Leur flotte ayant paru en mer, l'alarme se donna à la côte et Fragan, ayant amassé une petite armée à la hâte, encouragé par saint Guennolé, marche vers le rivage de la mer pour empêcher l'ennemi de descendre et, étant en la paroisse de Guic-Sesni (Guissény), près Lavengat[8], ils aperçurent la flotte ennemie en rade, si épaisse que les mâts de navire semblaient représenter une forêt, ce qu'étant vu par le conducteur de l'avant-garde, il s'écria Me a vel mil guern, c'est-à-dire "je vois mille mâts de navires". En mémoire de quoi, après la bataille fut dressée en ce lieu une croix qui encore à présent s'appelle Kroaz ar mil guern... Après la victoire, Guennolé exhorta son père et les chefs de l'armée d'employer le butin pris sur les ennemis pour bâtir un monastère[9] en l'honneur de la Sainte Croix au même lieu où fut donnée la bataille qui s'appelait an Izel-Vez, en la paroisse de Plounévez, ce qui fut fait et fut nommé Loc-Christ[10]... »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Guissény sur mer faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Sezni. Elle avait comme trève Saint-Frégant.

Le manoir de Lanvengat et la famille du Poulpry[modifier | modifier le code]

Les premières traces de l'existence d'un hostel à Lavengant (Lanvengat) remontent à des aveus de 1421 (Hervé Quéré) et 1475 (jean Guiomarc'h) ; en 1536 la "maison noble" de Lavengat est la propriété de Guillaume de Poulpry. En 1680,un texte évoque « le lieu, manoir et maison noble de Lavengat (…) ayant ses maisons, cuisine, salle, chambres, greniers, escuries, creiches, maisons à four, grange, burons, chapelle, le tout couvert d'ardoise et de genetz, droict de colombier, mazières, murailles, perrières, court close et declose, puis, bois de décoration »[11]. La chapelle du manoir existait encore en 1805.

Les principaux membres connus de la famille Poulpry de Lavengat sont :

  • Guillaume du Poulpry, époux de Louise de Parcevaux (originaire du manoir de Mézarnou en Plounéventer)
    • Yves du Poulpry, marié avec Marie de Gaspern, décédé probablement en 1598
      • Alain du Poulpry, seigneur de Lavengat, archidiacre du Léon, doyen du Folgoët, juriste, conseiller au Parlement de Bretagne en 1571. C'est lui qui fit construire le manoir de Trébodennic en Ploudaniel.
      • Guillaume du Poulpry, son frère cadet, seigneur de Lavengat, Queranaouet, Querbescat, époux de Jeanne du Bois, fille de Jean du Bois, seigneur de Kerannaouet en Ploumoguer, décédé avant 1658
        • René du Poulpry devient en 1635 sénéchal de Lesneven, fonction qui resta pendant un siècle dans la famille du Poulpry ; il épouse le Claude du Bois, originaire de Lesneven, et décède le  ; il est inhumé dans l'église des Récollets à Lesneven
          • Guillemette du Poulpry, épouse de René-Pierre, baron de Kersauson
          • Yves du Poulpry, lui aussi sénéchal de Lesneven et époux de Marguerite de Bréhand. Il achète le château et la baronnie de Kerouzere en Sibiril et fait construire les halles de Plouescat. Il meurt sans héritiers en 1696. Ses biens reviennent alors à son cousin Alain Jacques du Poulpry (originaire du manoir de Kerillas en Plouguerneau) dont le fils Jean François du Poulpry devient à son tour seigneur de Lavengat et sénéchal de Lesneven, mais décède jeune le , laissant ses biens et ses titres à son frère cadet François Marie du Poulpry, né en 1720, marié avec Marie-Josèphe-Michel de Kervenny, héritière du manoir de Kervenny en Plougonvelin. Vivant à Lesneven, il est emprisonné entre 1792 et 1794 comme parent d'émigré. Après la Révolution française, il habita le château de La Haye en Saint-Divy. La fille de ce dernier, Jeanne-Josèphe de Poulpry, qui épousa le à Lesneven Pierre-Louis-Robert de Briois, baron d'Angre, résida à partir de 1786 au manoir de Lavengat et est elle aussi emprisonnée comme fille et sœur d'émigré pendant la Terreur. Elle décède sans enfants et son frère François-Claude du Poulpry, époux de Marie-Gabrielle-Charlotte de Penfeunteuniou, vit au château de La Haye en Saint-Divy mais, décédé lui aussi sans enfants, est le dernier représentant de la famille du Poulpry de Lavengat[11].
      • Jean du Poulpry, autre fils d'Yves de Poulpry et Marie de Gaspern, seigneur de Kersalvator

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église

Le clocher de l’église, de 1700, présente une originalité : les cloches se balancent du nord au sud et non pas de l’ouest à l’est. La tradition dit que les seigneurs de Penmarc’h, de Kergoniou et de Keriber, ayant participé au financement, souhaitaient mieux les entendre de leurs manoirs.

L’ensemble constitue toujours un enclos paroissial avec chapelle-ossuaire, calvaire et cimetière. La paroisse comprend aussi une chapelle à Brendaouez, consacrée à Notre-Dame-des-Carmes. Les chapelles des manoirs ont disparu, mais il subsiste des fontaines et une cinquantaine de croix.

Les manoirs sont nombreux, on en trouve dans pratiquement tous les villages. Les armoiries des familles nobles principales se retrouvent dans le blason de Guissény : Poulpry de Lavengat, Kersuloc, Penmarc’h et Keriber.

La récolte du goémon[modifier | modifier le code]

La collecte du goémon a suscité pendant des siècles de nombreuses querelles entre les habitants des paroisses littorales, comme l'écrit Antoine Favé :

« Du Corréjou à l'anse de Kernic, nous sommes sur les lignes d'un littoral aussi fertile en discussions héroïques, en batteries classiques, en procès interminables, qu'en gros temps et mauvais temps. Les administrateurs, les juges, les agents vigilants de la douane et de la maréchaussée, furent bien souvent mis sur les dents par les disputes, maintes fois meurtrières, de Plounéour-Trez, Goulven, Tréflez, Plounévez-Lochrist, Cléder, au sujet des délimitations de territoires et de questions de propriété touchant cette question vitale de la récolte du goémon[12]. »

Foly, recteur de Guissény, dans une lettre du adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche en réponse à son enquête sur la mendicité, écrit (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Pour ce qui regarde l'article du gouëmon, le bien public demande qui soit permis aux habitants de la côte d'en couper, d'en sécher et d'en vendre[13], parce qu'ils n'ont pas d'autre ressource pour se procurer leur livraison de bois et payer leur petite ferme que le produit de ce gouëmon. Les personnes qui habitent les terres souffriront aussi une diminution considérable dans la production de la terre, si elles ne peuvent s'en procurer comme cy devant des habitants desdits côtes, ne pouvant l'aller ramasser eux-mêmes[12]. »

La réputation d'être des naufrageurs[modifier | modifier le code]

Longtemps, Guissény et l'ensemble du Pays pagan ont eu la réputation, probablement exagérée, d'être des naufrageurs ; un auteur non précisé écrit par exemple en 1901 : « Pendant plusieurs siècles et jusqu'à ce que Louis XIV réprimât leurs sinistres exploits, Lannilis, Kerlouan, Guissény, Kertugal [Pontusval], Plounéour et bien d'autres lieux ne furent que des repaires de naufrageurs. Tous les hommes y étaient associés pour conspirer la perte d'autres hommes. (...) Les habitants étaient plus à craindre que les écueils parmi lesquels, le couteau au poing, ils guettaient les épaves et les naufragés »[14].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Guissény de fournir 47 hommes et de payer 308 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[15].

Les épidémies[modifier | modifier le code]

Une épidémie de fièvre typhoïde sévit, comme dans la plupart des paroisses voisines, à Guissény en 1775, y faisant cette année-là de nombreux morts[16].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Guissény a traversé la période révolutionnaire sans trop de problèmes. La création de la commune entraîne la séparation avec Saint-Frégant. Les paroissiens cachent les deux prêtres réfractaires et rejettent le curé constitutionnel qui est même agressé par des Guisséniennes en 1795. Après la révolte du Léon de 1793, Guissény est occupée militairement et doit payer une amende : en mars 1793, Guissény fit partie, avec Plounéventer, Ploudaniel, Plouguerneau et Kerlouan, des communes condamnées à payer chacune 40 600 livres de dédommagement pour s'être rebellée contre le gouvernement républicain[17]. Le maire François Gac et son conseil municipal furent destitués et remplacés par un nouveau conseil, désigné par les autorités révolutionnaires du district de Lesneven.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La première moitié du XIXe siècle est agitée par un conflit entre Guissény et Plouguerneau au sujet de la possession de la « Sècherie » en bordure de la plage du Vougot. La propriété de ce terrain est important car il détermine la récolte du goémon qui a une grande importance pour les riverains de cette époque : Guissény en revendique la possession au nom d’un acte de concession de Louis XVI en 1788. Le conflit aboutit à deux procès en 1854 et 1855 qui tranchent en faveur de Guissény. Mais les contestations continueront encore dans les années suivantes au sujet des délimitations.

Le XIXe siècle est également marqué par un événement important pour la commune de Guissény : la construction de la digue du Curnic. Une première digue est construite, entre la pointe de Beg ar Skeiz et la pointe du Dibennou, en 1830-1832, mais elle est détruite par une tempête dès 1833. Une deuxième digue est construite en retrait de la première en 1834-1836 : d’une longueur de 600 m, elle a résisté depuis lors aux marées et aux tempêtes.

La tradition du droit de bris subsistait : le , le journal L'Armoricain écrit :

« Le naufrage du navire Le Jacques[18], de Calais, a réveillé dans la population de Guissény et de Kerlouan tous les instincts sauvages que déjà malheureusement nous avons eu bien des fois à stigmatiser. Non seulement les débris du navire et sa cargaison de tabac, dispersés sur une étendue de côte assez considérable, ont été pillés avec une inconcevable effronterie (une dixaine (sic) des pillards viennent d'être écroués au château de Brest), mais les effets même des hommes de l'équipage qui avaient échappé par miracle et presque nus à la mort, n'ont pas été non plus épargnés[19]. »

En 1876 encore, un auteur non précisé écrit : « Il n'est pas encore facile de persuader [les] riverains de Kerlouan et de Guissény que les débris ou le chargement d'un navire échoué ne sont pas la propriété légitime du premier occupant ; c'est pour eux un principe d'équité naturelle ; le prêtre et le procureur du roi y ont souvent perdu leurs sermons et leurs réquisitoires »[20].

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Guissény à domicile[21].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 125 3 057 2 878 2 746 2 894 3 039 3 102 3 065 3 181
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 045 3 052 3 014 3 012 3 008 2 813 2 683 2 603 2 564
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 522 2 665 2 705 2 658 2 806 2 878 2 899 2 950 2 778
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 368 2 104 1 948 1 887 1 850 1 783 1 811 2 012 2 013
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Huguette Prigent    
2008 en cours Raphaël Rapin DVG Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Porthleven (Royaume-Uni)

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 158 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue catholique (soit 33,3 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[24].

Écologie[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le site de Guissény, d’une superficie de 600 ha, s’étend sur les communes de Plouguerneau, Kerlouan et Guissény. Il regroupe des habitats très divers, tels que des habitats dunaires, des zones humides, une anse à sédimentation sablo-vaseuse qui joue un rôle très important en tant que site d’hivernage et de halte migratoire, et un étang saumâtre.

La richesse du lieu, provient des activités humaines passées, associées à un contexte géologique particulier. La conjonction de ces facteurs a engendré une biodiversité exceptionnelle. Ainsi sont présentes sur le site notamment, trois espèces protégées, d’importance communautaire : la liparis de Loesel (orchidée), l’agrion de Mercure (libellule) et le damier de la succise (papillon).

Baie de Guissény[modifier | modifier le code]

Une étude Surfrider réalisée en juin 2008 intitulée "Simulation de la qualité des eaux de baignade en mer selon la nouvelle directive européenne 2006/7/CE" (applicable en 2015) donne une eau de qualité excellente pour le Curnic et le Vougot. En revanche, les plages du Barrachou, du Dibennou et de la Croix ne répondent pas aux futures normes européennes et feront partie des 131 plages françaises "interdites à la baignade".

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de 1914-1918
Monument aux morts de 1914-1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Quillimadec est un petit cours d'eau long de 26,5 km, qui prend sa source sur les hauteurs de Plounéventer et forme la limite entre les communes de Ploudaniel, Trégarantec, Lesneven, Kernouës, Saint-Frégant et Guissény, situées sur sa rive gauche, et celles de Saint-Méen, Plouider et Kerlouan, situées sur sa rive droite. À la fin du XVIIIe siècle, selon Jean-Baptiste Ogée, il faisait tourner 14 moulins.
  2. a et b Guissény, geobreizh.bzh.
  3. Hervé Abalain, Gwik%20ou%20Gui%2C&f=false « Noms de lieux bretons - Page 24, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  4. Auguste Longnon, Paul Marichal, Léon Mirot, Les noms de lieu de la France - Page 317
  5. Une station du néolithique primaire Armoricain : Le Curnic en Guissény (Finistère) P.-R. Giotlien Bulletin de la Société préhistorique française lien Année 1960 lien Volume 57 lien Numéro 1-2 lien p. 38-50 [1]
  6. Albert Le Grand, "Les vies des saints de la Bretagne Armorique", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f431.image.r=Kerlouan.langFR
  7. Infobretagne
  8. Lieu-dit actuel de la commune de Guissény
  9. Il s'agit en fait du prieuré de Lochrist-an-Izelvet (ou Izelvez) en Plounévez-Lochrist, voir http://www.infobretagne.com/plounevez-prieure-lochrist.htm
  10. Albert Le Grand, La vie, gestes, mort et miracles des Saints de la Bretagne Armorique, ensemble un catalogue des évêques des neuf eveschés d'icelle, 1659, disponible sur Google Livres
  11. a et b http://speredbrogwiseni.guissasso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=25&Itemid=16
  12. a et b Antoine Favé, « Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIe et XVIIIe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1906.
  13. De nombreuses autres plaintes s'expriment à propos de l'ordonnance de 1681 qui interdit aux habitants des paroisses littorales de vendre le goémon aux forains [étrangers à la paroisse] et de la déclaration royale du qui en limite la récolte aux trois premiers mois de l'année, par exemple celles des curés de Ploudalmézeau, de Landunvez, de Plouescat et de Brouennou, voir la même source
  14. Auteur non précisé, Les rivales amies, "Revue du monde catholique", 1er décembre 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5658250w/f319.image.r=kerlouan.langFR
  15. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  16. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, revue "Annales de Bretagne" , novembre 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f47.image.r=Kerlouan.langFR
  17. Charles-Laurent Marie, "Histoire de la Bretagne républicaine depuis 1789 jusqu'à nos jours", 1875, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57656266/f151.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  18. Le brick Le Jacques, qui se rendait à Dunkerque chargé d'une cargaison de tabac, talonna le des brisants à peu de distance de la pointe de Monéroux ; le récit du naufrage et de la manière dont les hommes de l'équipage parvinrent difficilement à se sauver se trouve dans le Journal des débats politiques et littéraires, n° du 1er février 1840
  19. Journal des débats politiques et littéraires, n° du 5 février 1840, citant le journal L'Armoricain du 1er février 1840, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4404759/f2.image.r=Kerlouan.langFR
  20. Auteurs multiples, "Les Français peints par eux-mêmes", tome 2 , 1898, Philippart, Paris, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5732057x/f182.image.r=kerlouan.langFR
  21. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  25. « Sœur Marie-Salomé », sur plouguerneau.net, 16 septembre 2010 (consulté le 2 janvier 2016).
  26. « Foi et ténacité d'une Bretonne ! », sur msolafrica.org, 2015 (consulté le 2 janvier 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guissény, gens de mer et de terre : un livre de 150 photos écrit par René Monfort relate le quotidien des habitants de la commune.Chaque photo est commentée par les familles.On y trouve particulièrement l'histoire agitée de la création de Skol an Aod.

Liens externes[modifier | modifier le code]