Sibiril

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Sibiril
Sibiril
Mairie de Sibiril.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
Intercommunalité Haut-Léon Communauté
Maire
Mandat
Jacques Edern
2014-2020
Code postal 29250
Code commune 29276
Démographie
Gentilé Sibirilois, sibiriloise
Population
municipale
1 220 hab. (2015 en diminution de 2,01 % par rapport à 2010)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 50″ nord, 4° 03′ 43″ ouest
Superficie 11,47 km2
Localisation

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Sibiril [sibiʁil] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sibiril est une commune littorale de la Manche, limitée à l'est par l'Anse du Guillec, en fait un aber qui correspond à l'estuaire de ce petit fleuve côtier, et à l'ouest par un autre petit fleuve côtier qui se jette dans l'Anse du Port Neuf. Entre ces deux estuaires, le littoral de la commune forme une presqu'île, qui s'avance en mer à la pointe de Tévenn (prolongée par la roche de Roc'h Forc'hic (un écueil qui émerge à marée basse) ; le port de Moguériec s'est développé en site d'abri, face à l'est, ans le petit estuaire d'un minuscule fleuve côtier, le ruisseau de Kérouzéré ; le port de Moguériec a longtemps été un petit port de pêche, spécialisé entre autres dans la pêche à la langouste, désormais largement reconverti en port de plaisance.

Article détaillé : Moguériec.

Le bourg de Sibiril s'est développé à l'écart du littoral, sur une éminence culminant à 53 mètres d'altitude, en position relativement centrale, un peu décentrée vers l'est toutefois, au sein du finage communal. Cette altitude n'est dépassée que dans la partie sud du territoire communal, qui culmine à 64 mètres d'altitude et est limitée au sud par la partie amont du Guillec et un de ses affluents de rive gauche, le ruisseau de Pont Riou.

Sibiril fait partie de la Ceinture dorée bretonne et a développé une agriculture maraîchère importante. L'habitat rural est dispersé en hameaux, notamment ceux de Saint-Maudez, Kersauzon, Keraval, Kerivoas, Créac'h ar Lia (les trois derniers cités étant proches du littoral) et fermes isolées ; la commune est bicéphale avec deux agglomérations : le bourg de Sibiril et le port de Moguériec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sibiril vers 1330[1], Sebiril en 1371 [2], Sibirill en 1467 [1].

Joseph Loth pense que l'élément Si- pourrait désigner une saline, et Sibiril serait alors la traduction bretonne de Salina Beril[1].

Sibirill en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Sibiril est un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plouescat[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une ancienne commanderie de l'Ordre de Malte aurait existé dans le manoir de Saint-Jacques où subsistent des ruines de l'ancienne chapelle[4].

Le manoir de Trohéon[modifier | modifier le code]

Le manoir de Trohéon, construit au XVIe siècle, a été la propriété de la famille de Kerhoent (ou Querhoent) depuis le mariage de Nicolas, seigneur de Querhoent, mort en 1420, avec Anne Huon, héritière d'Éon, seigneur de Trohéon. Leur fils Pierre I de Querhoent et Trohéon était présent à la réformation de 1443; il épousa une fille de Jean de Kérouzéré et fonda la chapelle Saint-Nicolas à Saint-Pol-de-Léon. Leurs successeurs furent respectivement Jean de Querhoent et Trohéon, puis Pierre II et Pierre III de Querhoent, etc. Par la suite leurs héritiers furent aussi seigneurs de Kergournadec'h en raison du mariage vers 1504 d'Alain de Kerhoênt avec Jeanne de Kergournadec'h[5]. De nos jours, seul subsiste de ce manoir un colombier[6].

Le château de Kérouzéré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Kérouzéré.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1748, le recteur de Sibiril fut en conflit avec ses paroissiens à propos de la réparation du presbytère. Qui doit payer ? La fabrique ou le recteur ? Son successeur (le curé précédent meurt en 1752) est débouté par le Parlement de Bretagne en 1753, mais ne fait pas les travaux qui lui incombent. À sa mort en 1760, le conseil de fabrique fait consigner son héritage afin de procéder aux réparations[7].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Sibiril de fournir 19 hommes et de payer 124 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[8].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Sibiril en 1778 :

« Sibéril, à une lieue ½ à l'ouest-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêchéet sa subdélégation, et à 42 lieues de Rennes. Cette paroisse ressortit à Lesneven et compte 1000 communiants[9]. La cure est présentée par l'évêque. Le territoire, borné au nord par la mer, est fertile en toutes sortes de grains et très bien cultivé. (...)[10] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La loi du fait de Plouescat et Sibiril des succursales de la paroisse de Cléder[11].

Jean Le Breton[12], nommé recteur de Sibiril en juillet 1771, prêtre réfractaire, fut arrêté en juillet 1791, ainsi que les recteurs de Plounévez et Tréflez et de deux vicaires[13] par Auguste Detung, officier commandant du régiment du Rouergue, alors stationné à Saint-Pol-de-Léon ; ces prêtres furent incarcérés le à la prison des Carmes de Brest, mais libérés dès le . Persistant dans son refus de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, il fut à nouveau incarcéré en juillet 1792 à l'abbaye Notre-Dame de Kerlot (en Plomelin), puis à Landerneau ; son âge lui évita la déportation, mais il fut condamné à la prison à vie. Libéré le , il vécut dans la clandestinité jusqu'en 1803, puis redevint recteur de Sibiril jusqu'à son décès le . Lan Inisan affirme qu'il a participé à la bataille de Kerguidu, mais c'est impossible car il était à cette date emprisonné près de Quimper[14].

En 1793, les paysans révoltés du Léon, dont ceux de Sibiril (parmi eux Jean Kéranguéven[15], métayer, joua selon Lan Inisan, un rôle de meneur parmi les révoltés), après leur défaite lors de la bataille de Kerguidu, se soumirent à Canclaux, remirent leurs armes, des otages, et payèrent les frais de l'expédition[16]. Le juge de paix de Saint-Pol, le , « considérant (...) que les soulèvements et attroupements continuels (...) ne se font dans les campagnes qu'au son du tocsin qui se fait entendre d'une paroisse à l'autre (...), prions (...) les citoyens commandant les volontaires nationaux, (...) faire descendre toutes les cloches des paroisses de Plougoulm, Sibiril, Cléder, Tréflaouénan, Plouzévédé, Berven et Plouénan, afin d'éviter les rassemblements qui se forment journellement et qui occasionnent une insurrection dans ces paroisses ». Décidée avant même la bataille de Kerguidu, cette mesure fut appliquée seulement après celle-ci.

Jean Prigent, né le à Lanneusfeld en Sibiril, marié le à Tréflaouénan avec Jeanne Le Roy, maire de Plouzévédé à partir de décembre 1792, participa le à l'émeute du bourg de Plouescat ; il nia y avoir joué un rôle de meneur, mais le tribunal criminel de Brest le condamna à mort, attendu que « Jean Prigent est (...) convaincu d'avoir porté les armes à la tête de 1 500 révoltés qui se rendirent avec des fusils, fourches, faux et bâtons et par la suite dans le même jour au bourg de Plounévez ». Il fut guillotiné le à Lesneven[14].

François Corrigou, né le à Sibiril, ancien chapelain des Ursulines de Saint-Pol, ainsi que François Le Gall[17], tous deux prêtres réfractaires, et Anne Le Saint[18], dite "Anna Pennannéac'h" (du nom de la ferme d'où elle était originaire), qui les avait cachés furent arrêtés à Plouénan, dénoncés par un prêtre jureur ; tous les trois furent guillotinés le à Quimper[19]).

Les communes de Plougoulm, Sibiril et Cléder acceptent les conditions suivantes : « tous les particuliers (...) seront désarmés dans tiers [trois] jours à la diligence de leurs conseils généraux (...) et tous les fusils seront remis et toutes autres armes offensives, aux administrateurs de leurs districts respectifs (...) ; le contingent des dites communes sera fourni dans tout délai de demain (...) ; les frais de l'emploi de la force armée et autres dépenses nécessitées par la révolte des paroisses seront réglées par une contribution dont la masse sera répartie entre les dites paroisses de Plougoulm, Sibiril et Cléder, et payée dans tiers jours après qu'elle sera connue ; (...) les principaux coupables et les chefs de l'insurrection dans chacune des trois communes seront désignés par elles aux commissaires ; (...) les cloches des dites paroisses seront descendues (...) ; les ponts abattus par les rebelles seront rétablis aux fais des paroisses insurgées (...) ; les communes de Plougoulm, Sibiril et Cléder fourniront chacune quatre otages de choix et parmi leurs notables habitants pour sûreté de l'accomplissement des conditions ci-dessus (...) ». Le , le conseil municipal de Sibiril accepta ces conditions, « sauf que nous ne pouvons répondre d'exercer aucune voie à l'égard des coupables, reconnaissant tous notre faute, ne voulant dorénavant vivre qu'en qualité de frères, d'amis de la patrie et de bons citoyens » et désigna comme otages Hervé Péron, procureur de la commune, François Stéphan et Henry Queviger. Sibiril dût payer 9 000 livres[20].

Marie Michelle Nouël de Lesquernec, veuve de Nicolas Éon du Vieux-Châtel, propriétaire du château de Kérouzéré, resta pendant la Terreur dans son château sans être inquiétée[14].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Sibiril en 1845 :

« Siberil ou Sibiril : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Keravel, Moguéric, Kernavalot, Kersauzon, Saint-Maudez, Kerhardis, Penfeunteniou, Kerouzern, Kerminguy. Maisons importantes : châteaux de Trohéon[21], de Kerouzéré. Superficie totale : 1 181 hectares, dont (...) terres labourables 694 ha, prés et pâtures 81 ha, bois 48 ha, vergers et jardins 9 ha, canaux et étangs 2 ha, (...), landes et incultes 200 ha (..). Moulins : 3 (de Penfeunteniou, de Kerouzéré, de Kerlan, à eau). Le château de Kerouzéré (...), depuis 1790 (...) a servi pendant quelque temps de collège pour Saint-Pol. (...) Il y a foire à Sibiril le 28 octobre, le 6 et le 27 décembre ; le lendemain lorsque un de ces jours est férié. On parle le breton[22] »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le port de Moguériec vers 1900
Moguériec vers 1900

Des Johnnies originaires de Sibiril trouvèrent la mort lors du naufrage du Hilda dans la nuit du 17 au [23]. En tout ce sont 70 Johnnies, membres des cinq compagnies Pichon[24], Quiviger[25], Jaouen[26], Calarnou[27] et Tanguy[28] (la liste précise des victimes est indiquée dans le journal L'Univers du [29]) qui périrent en tout dans cette catastrophe[30].

Article détaillé : SS Hilda.
Article de journal évoquant l'expédition de brocolis depuis la gare de Sibiril vers celle de Saint-Pol-de-Léon en 1910

L'inauguration de la ligne de chemin de fer des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Plouescat à Saint-Pol-de-Léon, via Sibiril, eût lieu le [31] (les travaux avaient été entrepris en 1905[32]). Cette ligne, surnommé "train-patate", servit à transporter légumes et passagers jusqu'à Saint-Pol-de-Léon ; mais la nécessité d'un transbordement coûteux en gare de Saint-Pol-de-Léon ou de Roscoff (la ligne de Plouescat à Saint-Pol-de-Léon étant à voie métrique à la différence de celle de l'Ouest-État au départ de Saint-Pol-de-Léon ou de Roscoff) fit que beaucoup de paysans préférèrent continuer à transporter leurs productions maraîchères en charrette jusqu'à l'une ou l'autre de ces deux gares[33] ; elle ferma en 1946[34].

Le , avec un grand déploiement de forces, l'inventaire des biens d'église de Sibiril pût être fait sans incidents graves, le clergé ayant prêché énergiquement le calme ; les portes de l'église paroissiale étant fermées, elles furent forcées par des crocheteurs aidés de quelques soldats[35].

« L'agent du fisc arrive à six heures du matin, la foule entoure l'église, et le tocsin sonne. La porte placée au fond du porche est enfoncée à coups de pique et de hache. L'agent du fisc opère à la lueur des falots. Dans la sacristie est le vicaire. Il dit qu'il n'ouvrira jamais. La porte vole en éclats. L'inventaire est terminé au bout d'une demi-heure[36]. »

En octobre 1910, le bateau de pêche Marie-Françoise, de Moguériec, mouillé à l'Île de Sieck, rompit ses amarres et se brisa à la côte[37]. De nombreux sauvetages sont évoqués dans la presse de l'époque, par exemple celle d'une gabare de Henvic sur le point de couler face à Mogériec en avril 1906[38] ou celle d'un jeune marin de l'Hirondelle en octobre 1910[39].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Sibiril porte les noms de 70 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Étienne Rozec, maître canonnier, est mort lors du naufrage du cuirassé Suffren ; Jacques Prigent a été tué à Arsimont dès le et Ernest Saout le lendemain à Maissin, tous les deux sur le front belge ; Yves Bihan, Jean Boulc'h, Claude Jacq et Charles Séité sont morts alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne ; Yves Floc'h est mort à Tunis des suites d'une maladie ; Jacques Jacq est mort en Grèce ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français, dont Joseph de La Lande de Calan, maire de Sibiril, mort des suites de blessures accidentelles à l'hôptal temporaire no 12 de Vadelaincourt (Meuse)[40].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Sibiril porte les noms de 19 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, Hervé Rohou est un marin mort au large de Dunkerque lors du torpillage du torpilleur Siroco le  ; Mathurin Abjean est mort à Beyrouth (Liban) ; Yves Péron est mort, victime de bombardements soviétiques, alors qu'il était prisonnier de guerre en Prusse-Orientale et Jean Riou est aussi mort alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne[40].

Trois aviateurs britanniques (Robert Holt et deux inconnus), morts en combat aérien le , sont enterrés dans le cimetière de Sibiril[41].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quatre soldats (O. Guivarch, P. Le Guen, R. Meudec, C. Seité) originaires de Sibiril sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[40].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1829 Yves Le Méar[42]    
1829 1832 Paul Milin[43]   Cultivateur propriétaire
1832 1836 Guillaume Le Lez[44]   Cultivateur au manoir de Kerlann en Sibiril
1844 1848 Paul Milin   Déjà maire entre 1829 et 1832
1850 1861 Hervé Le Jeune[45]   Cultivateur
1862 1874 Henri de l'Estang du Rusquec[46] Républicain Habitait le château de Kérouzéré
1874 1876 Vincent Stéphan    
1876 1906 Henri de l'Estang du Rusquec   Déjà maire entre 1862 et 1874
1906 1914 Tanguy Bervas[47]   Cultivateur propriétaire
1914 1916 Comte Joseph de La Lande de Calan[48]   Mort pour la France en 1916. Habitait le château de Kérouzéré
1916 1919 Pas de maire   Séances du conseil municipal présidées successivement par Yves Bervas, Philippe Goasdoué, Jacques Le Saint[49]
1919 1943 Yves Bervas[50]   Cultivateur propriétaire. Fils de Tanguy Bervas, maire entre 1906 et 1914
1943 1945 Olivier de La Lande de Calan[51]    
1945 1945 Sébastien Marrec   Président de la délégation spéciale
1945 1945 Yves Bervas   Cultivateur propriétaire. Déjà maire entre 1919 et 1943
1947 1951 Olivier de La Lande de Calan   Déjà maire entre 1941 et 1945
1951 1959 Jean Marie Guillerm    
1959 1965 Alexis Guivarc'h    
1965 1971 Yves Le Gall    
1971 1977 Joseph Grall    
1977 1995 Paul Quéguiner[52]   Agriculteur
1995 2001 Paul Prémel[53]   Lieutenant-colonel des troupes de marine
2001 en cours Jacques Edern[54] DVG Agriculteur retraité, ancien conseiller général. Élu pour un 3ème mandat en mars 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Films tournés à Sibiril[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sibiril est le berceau de la famille de Penfentenyo, dont est issu Christophe de Cheffontaines (dit aussi Christophe de Penfeuneniou), né à Sibiril probablement en 1532 et décédé en 1595 ; il devint supérieur général des Cordeliers, fut nommé archevêque de Césarée et participa à la lutte contre les protestants, écrivant notamment (en latin) La Défense de la foi de nos ancêtres où sont déclarés les stratagèmes et ruses des hérétiques de notre temps en 1570 et plusieurs autres ouvrages[57]. De nombreux autres personnages connus sont descendants de cette famille.
Article détaillé : Famille de Penfentenyo.

Événements[modifier | modifier le code]

Vue de l'estuaire du Guillec à Moguériec.
  • Foire aux puces du comité de jumelage le deuxième dimanche de juillet sur le quai du port de Moguériec.
  • Feu d'artifice le 14 juillet.
  • L'école publique organise le championnat du monde de cracher de bigorneau.
  • Tous les premiers week-ends d'août, se déroule sur le port la kermesse de l'école publique, la fête du Port.
  • Fête de la mer tous les 15 août.
  • Championnat de France de billard 8 pool (tous les ans au mois de mai).
  • Championnat du monde de cracheur de bigorneaux

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0281 0241 0621 1051 2401 3111 3881 5121 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4631 4251 4391 4321 4571 4951 4291 4421 416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4701 6071 6511 5311 5301 5891 5261 5191 538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 4671 3511 2281 2431 2001 1441 2181 2301 220
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Romans[modifier | modifier le code]

  • Arthur Bernède : La Chanson des cœurs (une partie de l'action se déroule au "château de Sibiril")[60].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Louis Le Guennec, Morlaix et sa région, p. 371
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, p. 114.
  3. http://www.infobretagne.com/sibiril.htm
  4. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f229.image.r=K%C3%A9rouz%C3%A9r%C3%A9?rk=1888421;2
  5. Louis Moreri, "Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane", tome 7, 1760; consultable https://books.google.fr/books?id=vg1ZAAAAcAAJ&pg=RA1-PA8&lpg=RA1-PA8&dq=Trob%C3%A9on&source=bl&ots=2uo89uImTR&sig=cFR5indyf_NB3WQTWRC5_gkdhrY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiDwPPSyZrZAhWoB8AKHf0dCogQ6AEIPTAB#v=onepage&q=Trob%C3%A9on&f=false
  6. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/sibiril/pigeonnier-de-troheon-la-restauration-achevee-08-05-2011-1293851.php
  7. Jean Rohou, "Fils de ploucs, tome 1, 2005, éditions Ouest-France, [ISBN 2-7373-3452-7]
  8. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  9. Personnes en âge de communier
  10. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 4, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og
  11. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f432.image.r=Cl%C3%A9der?rk=21459;2
  12. Jean Le Breton, né le à Kerlivit en Saint-Thégonnec, descendant d'une famille de juloded
  13. Jacob, vicaire à Saint-Pol-de-Léon, et Le Hir, vicaire au Folgoët
  14. a b et c Albert Laot, « La bataille de Kerguidu. Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne, mythe et réalité », Skol Vreizh, no 65,‎
  15. Jean Kéranguéven, né le au Bant en Sibiril, métayer dans une métairie dépendant du château de Kérouzéré à partir de son mariage survenu en 1786, ; décédé le à Sibiril
  16. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj-_Yzm8PnYAhVEWhQKHQRmANoQ6AEIODAD#v=onepage&q=Cl%C3%A9der&f=false
  17. François Le Gall, né à Guimiliau, recteur de Plouénan
  18. Anne Le Saint, née le à Plouénan, guillotinée le à Quimper
  19. Abbé François Tresvaux du Fraval, Histoire de la persécution révolutionnaire en Bretagne au XVIIIe siècle, t. 2,
  20. Paul Peyron, "Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793", 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5656046p/f89.image.r=Cl%C3%A9der
  21. http://patrimoine-de-france.com/finistere/sibiril/manoir-17.php
  22. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiS553huZrZAhUGcRQKHda_CvkQ6AEIJzAA#v=onepage&q=Sibiril&f=false
  23. Louis Fabulet, Braves gens de Roscoff, Cléder et Sibiril, journal L'Ouest-Éclair, n° du 26 novembre 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6408995/f1.image.r=Cl%C3%A9der?rk=21459;2
  24. La Compagnie dirigée par Jean-François Pichon (né le au Raz en Roscoff) eût 14 victimes, la plupart originaires de Sibiril
  25. La Compagnie dirigée par Louis Quiviguer (né le à Lesleaou Bras en Cléder) eût 15 victimes, originaires de Roscoff et Cléder, et quatre survivants
  26. La Compagnie dirigée par Paul-Marie Jaouen (né le à Kerscao en Plouescat) eût 14 victimes, la plupart originaires de Plouescat et Cléder
  27. La Compagnie dirigée par Jean-Marie Calarnou (né le à Kerfissien en Cléder) eût 12 victimes, la plupart originaires de Cléder
  28. La Compagnie dirigée par Louis Tanguy (né le à Plougoulm, mais domicilié à Sibiril) et comprenant notamment ses trois fils Guillaume, Claude et Jean, eût en tout 7 victimes
  29. Journal L'Univers, n° du 26 novembre 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k712546d/f4.image.r=Cl%C3%A9der?rk=21459;2
  30. « Passengers of the Hilda », Histomar (consulté le 13 décembre 2009)
  31. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 24 juin 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641474m/f4.image.r=Cl%C3%A9der?rk=7274714;0
  32. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 24 février 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6406247/f4.image.r=Cl%C3%A9der?rk=9871294;2
  33. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 22 mars 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6417468/f6.image.r=Cl%C3%A9der?rk=12489332;0 et n° du 9 mai 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421595/f6.image.r=Cl%C3%A9der?rk=12167442;0
  34. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/plouzevede/cleder/conference-a-l-epoque-ou-le-train-patate-s-arretait-a-cleder-19-06-2011-1341609.php
  35. Journal La Croix, n° du 23 novembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2566126/f2.image.r=Cl%C3%A9der?rk=193134;0
  36. Journal L'Univers, n° du 25 novembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k712883k/f2.image.r=Cl%C3%A9der?rk=343349;2
  37. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 22 octobre 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642690p/f4.image.r=Mogu%C3%A9riec?rk=214593;2
  38. Journal ''L'Ouest-Éclair, n° du 28 avril 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641052x/f5.image.r=Mogu%C3%A9riec?rk=21459;2
  39. Journal ''L'Ouest-Éclair, n° du 2 octobre 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642305j/f4.image.r=Mogu%C3%A9riec?rk=321890;0
  40. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=47284
  41. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=990231
  42. Yves Le Méar, né le à Lesradennec en Cléder, décédé le à Ty Bras en Sibiril
  43. Paul Milin, né le à Cléder, décédé le au bourg de Sibiril
  44. Guillaume Le Lez, né le à Saint-Pol-de-Léon, décédé le à Sibiril
  45. Hervé Le Jeune, né le à Trohéon en Sibiril, décédé le à Cléder
  46. Henri de l'Estang du Rusquec, né le , président de la commission de l'hippodrome de Saint-Pol-de-Léon, vice-président du comice agricole du canton, candidat non élu aux élections sénatoriales en 1901, auteur de plusieurs ouvrages, décédé le au château de Kérouzéré en Sibiril, voir René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", livre premier, Les bretons. 12-13, ENA-EVE, 1886-1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58167704/f107.image.r=K%C3%A9rouz%C3%A9r%C3%A9?rk=1802584;0
  47. Tanguy Bervas, né le à Plounévez-Lochrist, décédé le à Sibiril
  48. Comte Joseph de La Lande de Calan, né le à Paris, époux d'Agnès de Kerdrel, brigadier motocycliste pendant la Première Guerre mondiale, mort pour la France le à Vadelaincourt (Meuse)
  49. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010209&article=2287927&type=ar
  50. Yves Marie Bervas, né le à Sibiril, décédé le à Sibiril
  51. Olivier de La Lande de Calan, né le au château de Kérouzéré en Sibiril, marié en 1943 avec Aliette de Champagny, Croix de guerre, décédé le à Paris, voir http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20060223&article=11600249&type=ar ; il est le père de Dominique de Calan et le grand-père de Maël de Calan, voir 10 choses à savoir sur Maël de Calan, le juppéiste qui défie Wauquiez, L'OBS, 5 septembre 2017.
  52. Paul Quéguiner, décédé âgé de 81 ans en mai 2013, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/sibiril/necrologie-paul-queguiner-ancien-maire-29-05-2013-2117992.php
  53. Paul Prémel, né en 1927 à Plounéour-Trez, décédé en juin 2010 à Sibiril, Officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/sibiril/necrologie-paul-premel-ancien-maire-28-06-2010-971120.php
  54. http://www.letelegramme.fr/bretagne/jacques-edern-a-perdu-2-000-euros-par-mois-et-quelques-kilos-04-07-2015-10692389.php
  55. http://www.lavieb-aile.com/2017/08/le-gisant-de-jean-de-kerouzere-en-l-eglise-de-sibiril-finistere.html
  56. Félix Benoist, "La Bretagne contemporaine", tome "Finistère", 1867, Henri Charpentier imprimeur-éditeur
  57. http://data.bnf.fr/12568879/christophe_penfeunteniou_cheffontaine/
  58. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  59. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  60. Journal Le Petit Parisien, n° du 31 janvier 1919, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5669722/f2.image.r=Sibiril?rk=364808;4

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