Lesneven

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Lesneven
Église Saint-Michel de Lesneven.
Église Saint-Michel de Lesneven.
Blason de Lesneven
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Claudie Balcon
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29124
Démographie
Gentilé Lesneviens
Population
municipale
7 167 hab. (2012)
Densité 698 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 34′ N 4° 19′ O / 48.57, -4.3148° 34′ Nord 4° 19′ Ouest / 48.57, -4.31
Altitude Min. 14 m – Max. 79 m
Superficie 10,27 km2
Localisation

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Site web Site municipal

Lesneven [lɛsnəvɛ̃] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lesneven se situe à un carrefour routier important, au cœur du plateau du Léon, à une dizaine de kilomètres du littoral de la Manche. C'est l'ancienne capitale historique du Pays de Léon, et encore de nos jours son principal centre commercial. Le territoire communal, peu étendu, est essentiellement occupé par l'agglomération. L'agglomération de Lesneven et celle de la commune voisine du Folgoët constituent d'ailleurs un seul et même noyau urbain, dont l'extension est limitée au sud par le territoire de la commune de Ploudaniel.

Jacques Cambry décrit ainsi en 1794 la situation de Lesneven (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« La commune de Lesneven est située sur le milieu d'une laine qu'elle domine ; on a du clocher de cette ville une vue très étendue, mais dépouillée, sans grands effets ; la mer ne s'apperçoit que sur un angle à l'horizon. La vue vers l'ouest est plate, elle s'étend jusqu'au district de Brest. Les montagnes de Landerneau, les sommets des montagnes d'Arès arrêtent l'œil au loin ; au sud, sud-est, les champs s'élèvent en amphithéâtre ; à l'orient, à quelques mille de Lesneven, ils sont bornés par des collines sur lesquelles on distingue le clocher de Plonnévès, et la commune de Lanhouarneau vers le sud-est, les clochers de Plonnéventer, de Bodilis (...)[1]. »

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Kernouës Plouider Plouider Rose des vents
Le Folgoët N Saint-Méen et Plouider
O    Lesneven    E
S
Le Folgoët Ploudaniel Ploudaniel

À l'est, Lesneven est séparé des communes voisines de Saint-Méen et Plouider par un petit fleuve côtier, le Quillimadec[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lesneven

D'or au lion morné de sable, tenant entre ses pattes de devant un guidon d'azur chargé d'une fleur de lys d'or, la hampe de gueules.
Aurait été donné d'office dans l'armorial d'Hozier en 1696[3].
Explications = Le lion morné de sable est le lion du Léon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La tradition désigne le mythique comte Even (ou Neven), parfois surnommé Even le Grand en raison de ses victoires contre les Normands, qui aurait vécu vers 900, comme étant le bâtisseur de la cité de Lesneven, au départ une simple motte féodale, dont l'étymologie serait alors Aula Eveni ("la Cour d'Even") (en fait ce serait plutôt Aula Neveni ("la Cour de Neven"), anthroponyme que l'on retrouve dans le nom de lieu Runeven à Plouider[4] et dans le nom breton de la commune voisine de Saint-Méen : "Sant Neven". La légende dit que le comte Even aurait vaincu les envahisseurs normands en 875, avec l'aide de saint Goulven.

Une autre hypothèse existe : le nom de Lesneven proviendrait du breton les (château) et du saint breton Néven (Nevyn, en gallois) fête le 6 avril dans le calendrier breton[5].

La fondation de Lesneven remonte au Haut Moyen Âge avec la paroisse primitive de Notre-Dame. Cette paroisse faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon. Elle avait comme trève Languengar. Elle est issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouider. L'église Notre-Dame aurait été fondée en 1111 par Alain Fergent selon Bertrand d'Argentré[6] ; en 1209 elle est donnée, ainsi que le four à ban de la ville[7], par Alix de Bretagne à Ameline d'Écosse[8], abbesse de Saint-Sulpice des Bois). L'église Notre-Dame devient alors un prieuré[9] ; la liste des prieures ainsi que celle des prêtres desservant la paroisse est en partie connue jusqu'en 1713[10]

L'église Notre-Dame est reconstruite en 1348 par le duc Jean IV de Bretagne et transformée en collégiale[11] à laquelle se joindra, plus tard, celle de Saint-Michel[12].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Guerres et troubles[modifier | modifier le code]

Lesneven fut, durant tout le Moyen Âge, la capitale militaire des comtes de Léon qui y installèrent une de leurs quatre châtellenies, et y construisirent au XIIIe siècle un imposant château fort (lors de la construction de la prison entre 1782 et 1784, on trouva « quelques restes du château d'Even, entre autres un appartement octogone et voûté »[13]), à l'emplacement de l'actuelle Place du Château. Au XIIe siècle, le duc de Bretagne Alain Fergent établit à Lesneven une cour de justice pour tout le pays de Léon[14]. Entre 1214 et 1216, le Léon est envahi par Pierre de Dreux, dit Mauclerc, qui conquiert Lesneven en 1216. Le pouvoir des comtes de Léon prit alors fin, Pierre Mauclerc, jouant des dissensions internes à la famille de Léon, et s'emparant des terres de Conan Ier de Léon pour les intégrer au domaine ducal du duché de Bretagne.

Durant la guerre de Succession de Bretagne, les partisans de Charles de Blois développent la forteresse de Lesneven pour faire contrepoids à celle de Brest, aux mains des partisans de Jean de Montfort, mais la ville passa plusieurs fois alternativement aux mains des Français et des Anglais, alliés de Jean de Monfort : en 1372, la population de Lesneven, excédée par les pillages de la garnison anglaise, aida les partisans de Charles de Blois à la massacrer[15]. En 1374, le duc de Bretagne Jean IV prit la ville, et passa au fil de l'épée toute la garnison française qui la défendait[16]. Bertrand Du Guesclin s'empare de la ville en 1375. Les Anglais n'abandonnèrent définitivement la vile qu'en 1397. Par la suite, la forteresse de Lesneven perdit son importance stratégique, servant même de carrière de pierre au XVIIe siècle.

Entre 1426 et 1529, la noblesse du Léon organise plusieurs montres à Lesneven, qui sont aussi l'occasion de grandes foires animant la ville.

En 1509 une terrible épidémie de peste sévit à Lesneven.

Pendant les Guerres de la Ligue, après des combats extrêmement violents, la population finit par se rallier le au gouverneur de Brest, René de Rieux, dit "Sourdéac".

Jehan Marec'h, l'« Attila de Lesneven »[modifier | modifier le code]

Le manoir de Guicquelleau vers 1920.

Jehan Marec'h, seigneur qui habitait le manoir de Guiquelleau (une paroisse voisine, désormais incluse dans la commune du Folgoët), fut célèbre pour ses actes de banditisme et surnommé pour cette raison l'« Attila de Lesneven ». Entre 1514 et 1527, il fit de nombreuses victimes, s'attaquant à des personnes de toutes conditions, gentilshommes, prêtres, roturiers. Il osa même attaquer la garde personnelle du roi François Ier lorsque celui-ci vint faire ses dévotions au Folgoët en 1518. Le , il assassine son voisin et suzerain, le baron Henri de Penmarc'h (en Saint-Frégant), qu'il tue d'un carreau d'arbalète et de 65 coups d'épée à la fin d'un banquet[17]. Il est alors arrêté et condamné le à être décapité sur la place de la Cohue à Lesneven ; on lui coupa son bras droit, qui fut attaché à un poteau près des douves du château de Lesneven et sa tête fut piquée sur un pieu pour être exposée[15].

L'hospice de Saint-Maudez[modifier | modifier le code]

L'hospice de Saint-Maudez aurait été fondé au XIIIe siècle par la famille Gouzillon de Kerno, probablement à un retour de Croisade ; ils le dotèrent de terres et de rentes pour en financer le fonctionnement ; destiné à recevoir les vieillards nécessiteux et les petits enfants, il fut placé sous le patronage de saint Maudez[18]. Il servit entre autres lors de l'épidémie de peste de 1627.

Cet hospice est abandonné en 1713, mais un hôpital est construit dans le courant du XVIIIe siècle par Claude-Alain Barbier, comte de Lescoët, qui demeurait au château de Kerno en Ploudaniel et fit reconstruire également en 1786 (la chapelle antérieure datait du XVe siècle) la chapelle Saint-Maudez, qui fut abandonnée pendant la Révolution française[19]. En 1788, l'hôpital possède de 50 à 60 lits[20].

La Sénéchaussée et la Communauté de Lesneven[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, la ville fut aussi le siège d'une importante sénéchaussée (circonscription judiciaire), créée en 1565 par le roi Charles IX, dont le ressort s'étendait sur une bonne partie du Nord-Finistère actuel. Le dernier sénéchal fut à partir de 1784 Nicolas-Jacques Cosson de Kervodiès.

Jusqu'à la Révolution française, la ville fut dirigée par une "Communauté", qui avait le droit de députer aux États de Bretagne, chargée « de l'administration de la ville, sous la surveillance minutieuse de l'intendant de la province. Elle n'avait la charge ni de répartir les impôts, ni de les percevoir, mais elle nommait des personnes "intelligentes" pour en établir les rôles et pour le percevoir des personnes "sachant lire et écrire" (ce qui était rare alors à Lesneven) et assez riches pour pouvoir en répondre sur leur fortune personnelle. (...) Quand ses membres n'étaient plus assez nombreux, [la Communauté] se réunissait, et de nouveaux collègues étaient élus à la majorité des voix ». La dernière élection connue eut lieu le  : 19 nouveaux conseillers furent élus ce jour-là. « Les conseillers ainsi nommés montraient peu d'enthousiasme pour assister aux séances », l'absentéisme était fréquent, indique René Leroy qui cite l'exemple de la réunion du où, huit conseillers seulement étaient présents, en nombre insuffisant pour pouvoir délibérer alors qu'il fallait réparer les pavés de la ville qui en avaient bien besoin, ne l'ayant pas été depuis au moins quinze ans. L'Intendant dut menacer les conseillers de déchéance et d'amendes pour les contraindre à participer aux réunions[21].

Languengar[modifier | modifier le code]

Languengar fut, jusqu'à la Révolution française, une petite paroisse située au nord-est de Lesneven et incorporée dans la commune de Lesneven en 1791. Il n'en reste presque aucune trace, même l'église et le cimetière de Languengar ont disparu[22].

Article détaillé : Languengar.

La tradition du gui à Lesneven[modifier | modifier le code]

Max Radiguet : La fête de l'Épigane à Lesneven (L'Illustration, 1854).
La tradition de la fête du Nouvel An à Lesneven.

Jacques Cambry décrit comme la survivance d'une tradition druidique[23] la procession du gui à Landerneau et à Lesneven : « En 1788, les échevins, les administrateurs de l’hôpital promenaient encore un bœuf et un cheval couvert de fleurs et de lauriers, dans toutes les rues de Lesneven ; la marche était précédée d’instrument, de fifres, de tambours ; on s’arrêtait de temps en temps, en s’écriant : Guy na-né ("Voilà le guy"). La quête qu’on faisait à la porte des riches se partageait entre les prisonniers, les hôpitaux, les récollets, et les pauvres honteux ; il n’est aucun de nos lecteurs qui ne sache à quels siècles se rapporte cet ancien usage. Qui ne se rappelle les taureaux que les druides immolaient dans leurs forêts au pied de leurs chênes sacrés, à l’époque du nouvel an ? qui ne les voit vêtus de blanc, à l’aide d’une serpe d’or, détachant en silence le gui du rouvre ? Des Vacies les recevaient dans un voile de lin ; le peuple prosterné attendait qu’on lui distribuât des parcelles de ce rameau tombé du Ciel, né sans germe : il éloignait les enchanteurs, les prestiges ; les esprits malfaisants ne pouvaient rien contre la puissance céleste : trempé dans les fontaines ou dans les eaux qu’on distribuait aux animaux il détruisait toute influence dangereuse ; la foudre respectait la maison qui la recevait »[24].

Du XVIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le cloître du couvent des Ursulines, construit entre 1715 et 1748 (actuel Musée du Léon)

Au XVIIe siècle, l'église Notre-Dame, qui bénéficiait de nombreuses donations et fondations[25], possédait quatre confréries : de la Trinité, du Rosaire, de Notre-Dame du Mont-Carmel, et des Agonisants[26]. Les seigneurs de Kergoff et de Lesdourdu y jouissaient d'un droit de prééminence, Alain Barbier, seigneur de Kerno, acquit en 1646 les droits du seigneur de Kergoff[27]. En 1777, l'église Notre-Dame est dans un si piteux état qu'il est décidé de la reconstruire entièrement, la communauté de ville s'en chargeant : l'église fut alors démolie, ses matériaux vendus, en prévision de sa reconstruction, mais la Révolution française l'empêcha[28].

Deux couvents furent construits grâce à d'importantes donations : le couvent des Ursulines[29], entre 1678 et 1746 (actuel « Musée du Léon ») et le couvent des Récollets, fondé en 1625 par le seigneur de Kerno, de Ploudaniel (actuel lycée Saint-François). La communauté des Ursulines accueillait des demoiselles issues des plus grandes familles de la noblesse léonarde auxquelles elles enseignaient la lecture, l'écriture, le calcul, la morale chrétienne et, pour les filles les plus démunies, l'art ménager. À la veille de la Révolution française, une soixante de pensionnaires étaient accueillies.

L'église paroissiale Saint-Michel fut rebâtie entre 1755 et 1763, mais a conservé son portail Renaissance daté de 1634, ainsi qu'une « Vierge » du XVe siècle et un tableau (Nativité) du Frère Luc[15].

Plusieurs hôtels particuliers sont construits au XVIIe siècle comme l'hôtel de Kermenguy, de style Renaissance, avec ses lucarnes à fronton en arc de cercle, d'une architecture austère, construit par Henry de Kermenguy et qui fut, à la fin du XVIIIe siècle la demeure de Jean Marie Henry de Kermenguy, procureur du Roi et maire de la ville ; comme l'hôtel de Kerdanet, construit au début du XVIIIe siècle par René Calvez de Kerambartz qui se qualifiait alors de « maire perpétuel et héréditaire », qui appartint ensuite à la famille Miorcec de Kerdanet[30] ou encore l'hôtel Barbier de Lescoët[31], dit aussi hôtel de France, qui date du XVIIe siècle[32].

Article détaillé : Famille Miorcec de Kerdanet.
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Le rôle commercial de Lesneven s'affirma également, avec ses foires très réputées (9 par an au XVe siècle, 4 par an du XVIe siècle au XVIIIe siècle), et ses marchés chaque lundi dès le Moyen Âge ; ses halles construites en 1659 étaient réputées être les plus vastes de Bretagne. Joseph-Émile Gridel[33] écrit en 1862 : « Les halles de Lesneven « sont une véritable cour des miracles qui sert d'asile à une foule de malingreux couverts des guenilles les plus fantastiques »[34] ; elles furent détruites en 1893. Le plus important marché du Léon se déroule toujours chaque lundi à Lesneven.

En 1773, Christophe Castel, 23 ans, originaire de Lesneven, qui a dérobé 273 livres dans la paroisse de Sizun, et volé un cheval au pâturage sur la paroisse de Guimiliau, est condamné « d'être pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort s'ensuive, par l'exécuteur de haute justice, à une potence qui sera pour cet effet plantée à la place publique et patibulaire de la ville [Lesneven] » et, en outre, à la confiscation de ses meubles et aux dépens[35].

Une épidémie de fièvre typhoïde sévit, comme dans la plupart des paroisses voisines, à Lesneven en 1775, y faisant cette année-là 86 morts[36]. En 1777, une épidémie de peste fait des ravages à Lesneven. Le subdélégué de Lesneven écrit :

« La maladie fait un ravage affreux. Il y a dans la ville cent dix-neuf malades. À ce que m'a dit le recteur, il n'y a que les pauvres qui en soient attaqués. Le Saint-Sacrement sort trois à quatre fois par jour et on fait aussi jusqu'à trois enterrements par jour. Le meilleur confesseur de cette ville est mort de la maladie, après les plus grands travaux (souffrances). »

Selon Jacques Cambry, Lesneven vers 1780 avait 2300 "communiants"[37], une subdélégation, une brigade de maréchaussée et deux couvents (Récollets et Ursulines). La ville était le siège ordinaire des juges royaux du Léon, juridiction de vaste étendue. Il s'y tenait alors neuf foires par an et un marché chaque semaine.

La région de Lesneven au XVIIIe siècle a fait l'objet d'une étude de Pierre Tanguy publiée dans le « Bulletin de la Société archéologique du Finistère »[38].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , les 158 délégués de la sénéchaussée du Léon se réunirent à Lesneven pour coordonner les cahiers de doléances des 97 paroisses et procéder à l'élection de deux députés aux États généraux : Guy-Gabriel-François-Marie Le Guen de Kerangall, négociant et propriétaire à Landivisiau, et François-Augustin Prudhomme de Kérangon, lieutenant des canonniers, garde-côtes, et commissaire des États de Bretagne, avocat à Saint-Pol, furent élus[5].

Lesneven fut chef-lieu du District de Lesneven de 1790 à 1795. Jacques Cambry décrit alors ainsi la ville :

« Lesneven est petit, on n'y voit pas un bâtiment de marque, excepté l'hospice de la Marine[39], assez vaste, mais sans architecture ; c'étoit un couvent d'Ursulines[40] : cet hospice est bien loin de Brest. J'ai vu mourir sur des charrettes les matelots qu'on y portoit (...). Cinq cent douze malades peuvent être soignés dans les treize salles de l'hospice de Lesneven. (...) L'hôpital civil (...) n'est composé que de cent lits. (...) On frémit en entrant dans la prison[41]. Quelle infection, quelle malpropreté, quelle cruelle démonstration de la haine de l'homme pour ses semblables, ou de son inconcevable insouciance[42] ! »

En mars 1793, toute la région de Lesneven s'insurge à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, mais l'insurrection est écrasée par Jean Baptiste Camille de Canclaux, commandant en chef de l'Armée des côtes de Brest. Le , à la suite de la bataille de Kerguidu, Jean Prigent, maire de Plouzévédé est guillotiné à Lesneven[43].

Le 25 germinal an II (), un lundi, jour de marché, deux prêtres réfractaires sont guillotinés à Lesneven. La sentence est "justifiée" ainsi par le tribunal révolutionnaire : « Tous les deux sont convaincus d'être prêtres non assermentés et comme tels avoir été sujet à la déportation. En conséquence, ordonne que les dits Jean HABASQUE et Guillaume PETON seront livrés dans les 24 heures à l'exécuteur des jugements criminels pour être mis à mort sur la place du marché publique de Lesneven »[44].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Du pensionnat de la Retraite au Musée du Léon[modifier | modifier le code]

Lesneven : retraitantes de la Retraite vers 1920

En 1828, l'ancien couvent des Ursulines, devenu ensuite hôpital maritime, est cédé aux religieuses des Dames de la Retraite[45], qui en firent un pensionnat, qui exista jusqu'en 1907 ; l'établissement accueillit ensuite des retraitantes jusqu'à ce qu'un incendie le ravage en décembre 1938. Les travaux de reconstruction furent interrompus par la Seconde Guerre mondiale ; en 1946, les religieuses ouvrirent une école de couture, puis un foyer socio-éducatif pour jeunes filles en difficulté dénommé en breton Ty ar Gwenan ("Maison des Abeilles") qui ferme en 1973 ; les religieuses quittent alors Lesneven et vendent l'ancien couvent des Ursulines à la ville de Lesneven qui le transforme en partie en Musée du Léon installé dans l'ancienne chapelle du couvent[46].

Lesneven en 1843[modifier | modifier le code]

Selon A. Marteville et P. Varin, en 1843, Lesneven était alors chef-lieu de canton, disposait d'une perception, d'un bureau d'enregistrement et d'une brigade de gendarmerie à cheval. Outre la partie urbanisée, Lesneven possédait alors quatre villages (Pratdon, Castel-an-ter, Pen,-ar-choat, Poulbriant), deux manoirs (Trougourun et Lescoat), deux moulins à eau (Trougourun et Lancelin) ; pour une superficie totale de 493 ha, dont 16 ha occupés par les propriétés bâties, Lesneven possédait alors 343 ha de terres labourables, 44 ha de prés et pâturages, 15 ha de bois, 7 ha de vergers et jardins et 32 ha de landes et incultes[47].

Les voies ferrées desservant Lesneven[modifier | modifier le code]

Le tracé de la voie ferrée allant de Landerneau à Brignogan via Lesneven

Une loi du déclare d'utilité publique la construction d'un réseau de chemin de fer d'intérêt local, à voie de un mètre de largeur et comprenant entre autres lignes celle allant de Landerneau à Lesneven et à Plounéour-Trez par ou près Plouédern, Trémaouézan, Ploudaniel, Lesneven, Plouider et Goulven[48]. Des stations pour les voyageurs sont prévues à Landerneau, Trémaouézan, Ploudaniel, Lesneven, Plouider, Goulven et Plounéour-Trez et des simples haltes à Plouédern et Le Folgoët[49]. Cette voie ferrée des Chemins de fer départementaux du Finistère est mise en service en 1894 jusqu'à Plounéour-Trez et prolongée en 1901 jusqu'à Brignogan ; une seconde voie ferrée allant de Plabennec à Lesneven ouvre en 1904 ; les deux lignes ont été fermées en 1946.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les foires et marchés de Lesneven[modifier | modifier le code]

En 1886, René Leroy fait cette description des foires de Lesneven :

« Un jour seulement par mois, Lesneven semble retrouver sa vie active d'autrefois et redevenir ce qu'elle était encore au XVIIIe siècle, la ville la plus importante du Léonnais. C'est le jour de la foire, le dernier lundi de chaque mois. Dès le matin, les halles et la place de l'église se couvrent de bancs et de tables sur lesquels les marchands disposent des articles de toutes sortes, des draps, des laines, de la toile, des quincailleries, des graines, voire même du lard, de la viande de boucherie, du pain de toutes les couleurs, de toutes les formes et sans doute de tous les goûts. Peu à peu, marchands et paysans arrivent, les premiers entassés avec leurs marchandises dans de longues voitures couvertes, les seconds sur de grosses charrettes ou dans des voitures mal suspendues, ou encore à pied, les hommes le bâton à la main, et les femmes brochant de toute la rapidité de leurs dix doigts. À onze heures, la circulation est rendue difficile par le nombre des chevaux, des vaches, des porcs, des moutons, des charrettes et des voitures qui vont dans chaque sens. À midi, les jours de grandes foires, il y a des endroits où l'on se porte pour ainsi dire les uns les autres. Sur tous les marchés cette foule nombreuse remue, se bouscule, s'appelle, qui en français, qui en breton, et la voix de tout le monde se mêlant aux disputes des marchands et aux cris des animaux, on finit par ne plus s'entendre. Mais vienne à sonner l'Angélus, le bruit cesse dans quelques groupes de vieux Bretons bretonnants : les femmes se recueillent, les hommes quittent leur bonnet bleu, et tous ensemble disent pieusement leur prière, sans plus de respect humain que s'ils étaient seuls au milieu de leurs champs. La foire ne commence pas de bonne heure le matin ; mais, en revanche, elle se termine tard le soir : il fait déjà noir que de nombreux paysans sont encore à Lesneven et remplissent les nombreux cafés de la ville[50]. »

Lesneven : le marché aux sabots vers 1890
Lesneven : la place général Le Flô un jour de marché vers 1930

Lesneven; qui a tôt perdu ses fonctions de capitale administrative, est restée au début du XXe siècle un cente commercial fréquenté, particulièrement les jours de foires et marchés. Louis Gillet, qui fut pendant l'année scolaire 1901-1902 professeur de philosophie au collège de Lesneven en fait cette description :

« Le bourg n'a rien de remarquable. C'est un gros village endormi, composé de quatre ou cinq rues qui vont se perdre dans la campagne et qui, au centre, s'évasent en deux places assez vastes. Sur celle de l'église se dresse - car Lesneven a son grand homme - une statue en bronze du général Le Flô, d'un prodigieux vert grenouille, qui me fait encore rêver à ce précurseur de l'alliance russe. Les jours de marché, c'est-à-dire le dernier lundi du mois, la petite ville s'emplit de blouses bleues, de charrettes, de coups de fouet, de meuglements de bestiaux ; toute une chouannerie extraordinaire, faces rasées et chapeaux cirés, surgit de tous les chemins creux, à dix lieues à la ronde : car, de son ancienne importance, la vieille capitale du Léon n'a guère conservé que son rôle de foire. Ce jour-là, les cabarets ne désemplissent pas, et il y a toujours, sous les ormes de l'église, la baraque de toile où les filles du pays viennent vendre leurs cheveux pour s'acheter des mouchoirs. La nuit venue, tout se disperse, se terre on ne sait où, et la petite ville retombe dans sa torpeur, jusqu'au marché suivant[51]. »

Le docteur Chevrey, qui a visité la Bretagne en 1924, fait cette description du marché de Lesneven :

« Nous partons pour Lesneven : à mesure que nous approchons de cette ville, la route se peuple de plus en plus, nous tombons, hélas! sur le jour du marché. Automobiles mes frères, le Ciel vous préserve toujours de circuler sur une route venant ou allant à un marché breton. C'est une cohue de charrettes attelées de bidets fringants et peureux, de brouettes, de bestiaux, de femmes, d'hommes, d'enfants, endimanchés, enrubannés et hélas ! surtout ivres à ne plus tenir debout. La plaie de la Bretagne, l'alcool, s'étale dans toute sa laideur. Devant moi, un paysan, qui n'a pu vendre sa vache, est ramené par elle; suspendu au licol et tiré par la bonne bête, il titube, zigzague, embrassant à tout moment la coupe du ruminant qu'il étreint amoureusement de ses deux bras. Les moutons bêlent, les bestiaux meuglent ; les cochons crient, comme savent crier des gorets affolés ; des juments poulinières, attachées derrière les charrettes, sont suivies en liberté de leurs poulains fous, aux jambes raides comme des échasses, au poil bourru, bondissant, sautillant sans rime ni raison, folâtres comme des écoliers en vacances. Et je vais à contre-courant de tout cela, l'œil aux aguets, le pied sur le frein, crispé sur ma direction, évitant un cochon fou pour raser une vache vagabonde, frôlant une charrette surchargée de Bretonnes pour, à moitié, accrocher la camionnette Citroën que conduit, gravement, un Breton en costume local, accompagné de son épouse enrubannée. Dans la ville même, la cohue est indescriptible : chaque rue autour de l'église est affectée à un rayon, oserai-je dire, du marché. Voici la rue des Vaches, présentant, sur les trottoirs, une haie régulière de bêtes encornées qui regardent, c'est bien leur tour, passer les humains. La rue des Poules, où des cageots, entassés jusqu'au premier étage, retiennent captifs un orchestre caquetant et claironnant de volailles. La rue des Cochons, où ces messieurs, gras et roses, couinent, braillent, hurlent, suivant leur humeur et les attouchements, plus ou moins brutaux, que leur font subir les acheteurs. La rue des Casseroles et des Pots, envahie de ferblanterie et de faïences, et enfin la rue des Serviteurs où, alignés sur le trottoir, les hommes à droite, les femmes à gauche, semblant attendre le passage de quelque souverain, les gens de ferme espèrent la louée annuelle[52] »

Les foires de Lesneven ont disparu vers 1965.

Le collège de Lesneven[modifier | modifier le code]

Le collège de Lesneven[53], actuel collège Saint-François de Lesneven, est un ancien couvent de Récollets construit au XVIIe siècle, qui fut vendu comme bien national pendant la Révolution française, et racheté par l'abbé Rondeau, alors recteur de Plounéour-Trez, pour en faire une maison d'éducation, autorisée par une délibération du conseil municipal de Lesneven en date du et qui fut rapidement transformé en collège communal par une ordonnance royale en date du [53]. Louis Gillet en fait cette description au début du XXe siècle :

« C'est un grand bâtiment de grise mine, très nu, aux trois étages de croisées régulières, l'une de ces architectures à physionomie spéciale, sentant la caserne et le séminaire, et fait pour imposer une discipline uniforme à tout ce qui y vit. Deux cours, l'une devant, l'autre derrière, celle-ci suivie d'un jardin, demi-potager, demi-parterre, avec des allées droites pour la promenade des régents (c'était le nom des professeurs) complètent le tableau, marqué d'une si forte empreinte ecclésiastique. Une vingtaine de maîtres et environ trois cents élèves, composent le personnel de la maison. Tout ce monde se lève, marche, se rend à l'étude et aux récréations, à la chapelle, au réfectoire, vit, agit et se couche au son de la cloche conventuelle, qui tinte les heures rauques au silence de la petite ville. (...) Le sol des classes était de terre battue, tout le monde allait en sabots (...) Des élèves, pas un bourgeois : tous enfants de la glèbe, fils de petits fermiers, de pauvres cultivateurs (...) Un tiers à peu près se destinaient aux ordres[51]. »

Lesneven : la chapelle du collège Saint-François

Le même auteur évoque la condition des élèves qui, pour la plupart, étaient "chambriers" :

« Mais si tous les élèves, sauf quatre ou cinq exceptions, étaient internes, tous n'étaient pas pensionnaires, c'est-à-dire assez riches pour payer la pension complète. (...) [La plupart étaient] "chambriers". Le chambrier était un élève au rabais, trop pauvre pour payer comme les riches et qui, moyennant une somme modique, avait dans la maison [collège] droit au couvert, au lit et à la chandelle, mais non à la nourriture. Quant aux leçons, elles étaient gratuites (...). La famille du chambrier lui apportait, tous les lundis, la miche [de pain] et le morceau de [lard] salé de la semaine. (...) Le chambrier, pour cuire lard et pommes de terre, se servait du fourneau commun[51]. »

Ce collège de Lesneven ferma ses portes le , touché tardivement par les mesures de laïcisation en vertu de la loi sur les congrégations, malgré le soutien qui lui fut apporté (par exemple, le conseil municipal de Lesneven vota à l'unanimité contre la laïcisation du collège le ). L'abbé Alain Moënner ouvre alors l'institution Saint-François d'Assise, qui devint par la suite le collège Saint-François. Pour les filles, l'école Notre-Dame-de-Lourdes, ouverte en 1908, fut transformée par la suite en cours complémentaire du Sacré-Cœur en 1926[54], puis après 1945 en collège et lycée, avant la fusion des deux établissements survenue en 1968[55]. C'est désormais le collège et lycée privé Saint-François-Notre-Dame[56].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lesneven : le Monument aux morts

Le monument aux morts de Lesneven porte les noms de 112 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, plusieurs ont été décorés comme Paul Bergot[57], lieutenant-colonel au 125e régiment d'infanterie, officier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre ; Émile Le Corre[58], sergent au 91e régiment d'infanterie, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme ; Victor Roué[59], matelot cuisinier à bord du sous-marin Ariane[60], décoré de la Médaille militaire[61].

Sept soldats non originaires de Lesneven sont morts alors qu'ils étaient hospitalisés à Lesneven dans l'hôpital temporaire no 45 ; ils sont inhumés dans le cimetière communal[62].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à la mémoire du maquis du réseau "Antibes"

Une plaque commémorative porte les noms de 19 déportés et internés des communes de Lesneven, Ploudaniel et Kerlouan. Parmi eux, des membres du réseau de résistance "Antibes" dirigé par Aimé Talec, directeur de l'école publique de Ploudaniel, qui fut dénoncé par un habitant de Lesneven ; ses douze membres furent arrêtés entre le 2 et le  ; six d'entre eux parvinrent à s'évader en cours de transfert vers l'Allemagne, deux (Joseph Aballéa, Joseph Garnier) à Saint-Mars-du-Désert (Loire-Inférieure), quatre (François Guéguen[63], André Guéguen, Joseph Foricher, Pierre Loac) à Langeais (Indre-et-Loire); seul Yves Pellennec revint vivant de déportation où sont morts les autres membres du réseau : Albert Cavarec[64], Yves Corre[65] ; Ernest Cabon[66] ; Léon Moal[67] ; Aimé Talec[68] ; Jean Riou[69].

D'autres résistants originaires de Lesneven sont morts dans des camps de concentration : Alice Collot ; Jean Le Moign[70] ; Georges Roudaut[71]. D'autres sont morts fusillés par allemands : Marcel Kerbrat, Théophile Lecuyer, Pierre Loiselet[72].

Dix-huit soldats originaires du Commonwealth, des aviateurs, dont trois non identifiés, décédés en 1939 ou 1940 (à l'exception de Robert Whigham, un canadien mort le à Ploudaniel) sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal de Lesneven[73].

Le cimetière allemand de Lesneven[74] est en réalité implanté sur le territoire de la commune de Ploudaniel, immédiatement au sud de l'agglomération de Lesneven. Il contient les tombes de 5831 soldats allemands tués lors de divers combats survenus pendant la Seconde Guerre mondiale dans le nord du Finistère et particulièrement lors des combats pour la libération de Brest.

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L'hôpital de Lesneven[modifier | modifier le code]

L'hôpital construit à la fin du XVIIIe siècle, tenu par les religieuses de Saint-Laurent jusqu'en 1978, abrita un service de médecine et de chirurgie jusqu'en 1958 ; en 1962 il devient hôpital local, abritant également une maternité et une maison de retraite. En 1976, des bâtiments neufs sont construits (les anciens bâtiments sont abattus en 1983), et l'hôpital abrite désormais une maison de convalescence et de gériatrie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Lesneven compte 6 740 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 444e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 454e en 1999, et le 25e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Lesneven depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 6 740 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 200 1 860 2 178 2 314 2 404 2 664 2 832 2 847 2 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 663 2 662 2 759 2 978 2 905 2 950 3 028 3 284 3 488
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 496 3 375 3 776 3 899 3 969 4 111 4 300 4 825 5 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 071 5 626 6 083 6 145 6 250 6 348 6 690 6 740 7 167
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2004[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 30,2 %).
Pyramide des âges à Lesneven en 2007 en pourcentage[77]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,2 
7,4 
75 à 89 ans
13,3 
12,6 
60 à 74 ans
14,7 
20,5 
45 à 59 ans
18,3 
19,8 
30 à 44 ans
18,8 
19,4 
15 à 29 ans
16,2 
19,9 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[78]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Lesneven.
Liste des procureurs-syndic successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1620 1623 Yves Le Guen    
1623 1630 Alexandre Benaud, sieur des Isles    
1630 1638 Jean Bohier de Kerferré    
1638 1642 sieur Guyomar    
1642 1644 Christophe de Cadrouillac    
1644 1646 Jacques Huillard de Tregouinec    
1646 1648 François Tremel de Kermabusson    
1648 1649 Hamon Le Dall de Feunteunméan    
1649 1651 Jean Bohier de Kerferré    
1651 1655 François Ponce de La Villeneuve    
1655 1659 Olivier Larvor, sieur de la Haye    
1660 1669 Yves Le Reffloc'h, sieur de Kernéaval    
1669 1673 Claude Laoust, sieur de Kernech    
1673 1677 Nicolas Chauvel de Montreuil    
1677 1678 Gabriel Steven de Creachsalaun    
1678 1680 Alain Blouin de Kerascouet    
1680 1682 Jean Bihan de Keruzouarn    
1682 1684 Guillaume Cabon de Chateaurun    
1684 1686 Yves Laoust, sieur de Mesgouez    
1686 1688 Jean Godefroy de Kersengar    
1688 1690 Sébastien Crouézé de Kerguyomar    
1690 1692 Claude Geslard de Menhoignon    
1692 1696 René Le Carrec de Lezongar    
1696 1697 Yves Laoust, sieur de Mesgouez    
1697 1697 Claude Geslard de Menhoignon    
1697 1698 Prigent Le Bec de Villejégu    
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1698 1717 René Calvez, sieur de Kerambars    
1719 1731 René Calvez, sieur de Kerambars    
1791   Daniel Nicolas Miorcec de Kerdanet    
1791 1792 Louis Guivarch    
1793   Pierre Le Brun    
1793   François Le Goff    
1793 1794 Jean Quélennec    
1794 1795 Yves Henry    
1800 1801 Mathurin Marie Testard du Cosquer    
1801 1802 Ursin Le Gall    
1803 1804 Joseph Charles Condamain    
1808   Armand Comu    
1809   Joseph Charles Condamain    
1809   Miorcec de Kerdanet    
1809 1810 Paul Benjamin Le Marrec    
1810   Perrinelle    
1810   Mathurin Marie Testard du Cosquer    
1816 1819 Joseph Marie Perrinelle    
1819   Paul Benjamin Lamarre    
1821 1829 Yves Julien Marie, comte de Chateaufur    
1830   Daniel Louis Olivier Marie Miorcec de Kerdanet    
1830 1832 Jacques Louis Désiré Le Bars    
1832 1833 Le Tersec    
1834 1835 Benjamin Martial Marie Testard du Cosquer    
1847 1853 Fauger-Dupesseau    
1854 1861 Brichet    
1862   Bergot    
1863 1869 Hardy    
1869 1870 Pilven    
1871 1878 René Bergot    
1878 1882 Émile Sébastien Marie Constantin Deschamps    
1882 1886 René Bergot    
1886 1887 Alfre Lunven    
1887 1888 Joseph Henry    
1888 1892 Alfred Lunven    
1892 1896 Joseph Henry    
1896 1900 Félix Quirin    
1900 1904 Louis Soubigou    
1904 1919 Joseph Odéyé    
1919 1952 Jules Duterque    
1952 1957 Étienne Airiau RI puis DVD Conseiller général du canton de Lesneven (1964-1982)
1957 1965 Joseph Martin    
1965 1968 Claude Cozanet    
1968 1977 Yves Le Hir    
1977 1983 Jean Bourges    
1983 1989 Yves Le Hir    
1989 1995 Jean Boulic Divers droite  
1995 2001 Prosper Quellec Divers gauche  
2001 2014 Jean-Yves Le Goff UMP  
2014 en cours Claudie Balcon Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 18 juillet 2007.

La ville a reçu le label de niveau 1 de la charte le 25 mai 2009.

Deskadurezh[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 284 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 17,6% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [79].

Il existe une filière bilingue de la 6e à la Terminale au collège-lycée Saint-François - Notre-Dame.

Culture[modifier | modifier le code]

La vie culturelle de la commune est assurée par de très nombreuses associations, et par le Comité des Fêtes et de l'Animation Culturelle. Lesneven dispose, par ailleurs, d'une très belle salle de spectacle (l'Arvorik, 350 places) et d'un centre socioculturel intercommunal.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Une nouvelle médiathèque municipale a ouvert ses portes le 18 décembre 2006, rue le Vilaren.

Musées[modifier | modifier le code]

La façade avant de l'ancien couvent des Ursulines (actuels Office du tourisme et Musée du Léon)
  • Installé dans un cadre prestigieux et entouré d'un superbe parc, le musée du Léon a rouvert ses portes en septembre 2009 après deux ans de fermeture pour travaux.

L'ancien couvent des Ursulines, du début XVIIIe siècle, a conservé une série d'arcades et de piliers formant un cloître magnifique et a fait l'objet d'un plan de rénovation sur plusieurs années. L'aile ouest, ancienne chapelle du couvent, abrite désormais le musée du Léon et le nouvel office de tourisme.

Grâce à une riche collection, le musée présente aux visiteurs un magnifique panorama de l'histoire du Léon, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. L'économie, l'histoire et la culture locale y sont retracés pour mieux comprendre cette région particulière qui occupe tout le nord du Finistère.

Le nouveau centre d'interprétation présente des pièces de collections très rares qui côtoient les dernières innovations technologiques pour offrir au public une visite riche d'enseignement. Les plus jeunes n'ont pas été oubliés puisqu'un espace pédagogique leur a été réservé.

  • Galeries d'art : chapelle Saint-Joseph (place du Château) et chapelle Saint-Maudez (rue de la Libération).

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Rencontres historiques du Léon : chaque année depuis 1987, un samedi du mois d'octobre, colloque sur un thème lié à l'histoire du Léon. Conférences, expositions… Organisation : musée du Léon.
  • Léon's Blues Festival : chaque année, en avril, les meilleurs groupes de la scène blues se produisent à la salle Arvorik.

Groupes et ensembles musicaux[modifier | modifier le code]

  • Association Musique Loisir, association de musiciens (groupes : Shadyon, Koumoul'Zo, Moaï, Shamrock, Violet Smile, Macadam, Out Of Mind…) propose des concerts, local de répétition et matériel.
  • Musique de rues : la Lyre Lesnevienne anime la ville depuis 1906.
  • École intercommunale de musique.
  • Chorale de la Côte des Légendes.
  • Bagad Bro Even.

Radios associatives[modifier | modifier le code]

Radio Émeraude 95,9 MHz.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lesneven : la statue du général Le Flô (1804-1887).
  • Ancien couvent de religieuses Ursulines, avec cloître du XVIIIe siècle, orné d'une glycine, abritant aujourd'hui une Maison d'Accueil et le musée du Léon[80].
  • Vieilles maisons du centre ville, du XVe au XVIIIe siècle, dont une à façade à colombages, place général Le Flô, qui est la plus ancienne de la ville. Une autre maison à pans coupés est située rue de la Duchesse-Anne, laquelle y aurait séjourné en 1506 lors de l'une de ses nombreuses visites à Notre-Dame du Folgoët. Une porte cochère monumentale subsiste rue Notre-Dame, près de l'endroit où se trouvait une auberge réputée Le Pélican blanc.
  • Église Saint-Michel, du XVIIIe siècle : reconstruite entre 1755 et 1763, elle a conservé son porche antérieur de style Renaissance, malheureusement très mutilé. Son clocher a été achevé en 1783, mais le dôme en pierre qui le surmontait a été foudroyé en 1836 et 1864 ; remplacé par un toit en zinc en 1868, ce dernier est détruit lors ds bombardements du . La sacristie date de 1782 et a été construite avec des pierres provenant du château de Carman, situé à Kernilis. À l'intérieur de l'église se trouvent plusieurs statues classées ; les orgues, classées également, sont de Dallam-Waltrain ; un tableau Nativité est du Frère Luc. En 2013, à l'occasion de travaux de restauration du clocher, le dôme en charpente qui coiffait autrefois la tour a été reconstruit[81].
  • Chapelle Saint-Maudez : l'actuelle chapelle, construite en 1867 en remplacement d'une chapelle antérieure abandonnée, est de style néogothique, de plan rectangulaire avec un chevet à trois pans surmonté d'un petit clocheton[19]. Elle a conservé des chapelles antérieures une statue en bois de saint Maudez datant du XVe siècle, un reliquaire en vermeil en forme de bras (1576), un calice et une patène (1786). La chapelle sert désormais de lieu culturel : des expositions et des concerts y sont organisés.
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  • Chapelle Saint-Joseph, construite en 1881 par l'abbé Kervennic, curé de Lesneven, à l'emplacement d'une ancienne chapelle datant de 1509 dédiée à saint Yves ; de style néogothique, elle est désormais désaffectée pour le culte et sert de lieu d'exposition[82].
  • Chapelle Saint-Egarec, construite en 1936 par le chanoine Hervé Calvez[83], à la place d'une autre chapelle datant du XVIe siècle, tombée en ruines[84]. Consacrée à saint Egarec[85], construite en béton, elle est considérée comme la plus récente des chapelles bretonnes. Son pardon a lieu le dimanche de la Trinité[86].

Personnages connus[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Chaque printemps et chaque été depuis 2004, Ti ar Vro - Bro Leon organise un stage de breton B & B (« Bevañ ha Brezhoneg » mais également jeu de mot sur « Bod ha Boued », Bed and breakfast) en immersion dans des familles bretonnantes du cru.
  • En septembre :
    • Le second week-end du mois : Fêtes publiques de la ville : feu d'artifice, course cycliste et fête foraine.
    • Mi-septembre : Foire aux poneys et animations diverses. Organisation : Skoazel Diwan.
  • En octobre : Chaque année depuis 1987, un samedi, Rencontres Historiques du Léon : colloque (conférences, expositions…) sur un thème lié à l'histoire léonarde. Organisation : musée du Léon.
  • Grand marché tous les lundis, et marché aux veaux les 1ers lundis de chaque mois.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres sur l'histoire de Lesneven et de sa région 
  • Jean-Yves Le Goff, Lesneven, destins d'une capitale ; Lesneven et son patrimoine ; Le général Adolphe Le Flô (éditions Musée du Léon)
  • Claude Le Menn, Saint-François de Lesneven, 1625-2005 (Éd. Keltia Graphic, 2005) ; Étonnants Léonards tome 1 (Éd. Keltia Graphic, 2007) ; Étonnants Léonards tome 2 (Ed. des Montagnes Noires, 2011); "Etonnants Léonards" tome 3 (Ed. des Montagnes Noires, 2014).
  • C. Vlerick et N. Ledouble, Lesneven et la côte des légendes (Éd. Keltia graphic, 2007)
  • Marius-Fernand & Louis Blanc, Histoire de Lesneven, du Folgoët & alentours. Le Thabor Éditions, 2009, (ISBN 978-2-917018-26-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795. Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII (1799)
  2. Le Quillimadec est un petit cours d'eau long de 26,5 km, qui prend sa source sur les hauteurs de Plounéventer et forme la limite entre les communes de Ploudaniel, Trégarantec, Lesneven, Kernouës, Saint-Frégant et Guissény, situées sur sa rive gauche, et celles de Saint-Méen, Plouider et Kerlouan, situées sur sa rive droite. À la fin du XVIIIe siècle, selon Jean-Baptiste Ogée, il faisait tourner 14 moulins.
  3. Site de la ville de Lesneven
  4. http://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Genealogie_des_vicomtes_de_Leon.pdf
  5. a et b http://www.infobretagne.com/lesneven.htm
  6. Bertrand d'Argentré, Histoire de Bretagne, livre IV, 1588
  7. http://www.infobretagne.com/lesneven-four-banal.htm
  8. Aanor Ameline de Cadeville, d'une famille originaire d'Écosse, abbesse de Saint-Sulpice des Bois entre 1198 et 1210, ordre de Saint-Benoît, dans le diocèse de Rennes, voir Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou recueil général des généalogies, Paris, 1815, consultable https://books.google.fr/books?id=dpMOAAAAQAAJ&pg=PA295&lpg=PA295&dq=Ameline+d%27Ecosse&source=bl&ots=v-1aBEvOkW&sig=1llbpN4zGVmRQ0bg4OLpznhGZBc&hl=fr&sa=X&ei=mVU8VfzDIs2_PPWwgLAL&ved=0CCYQ6AEwAQ#v=onepage&q=Ameline%20d'Ecosse&f=false
  9. http://www.infobretagne.com/lesneven-prieure-notredame.htm
  10. http://www.infobretagne.com/lesneven-prieurs-notredame.htm
  11. Les ruines de l'église Notre-Dame existaient encore en 1794, « sur la place la plus élevée de la ville » selon Jacques Cambry (c'est-à-dire en haut de l'actuelle rue Notre-Dame).
  12. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nantes, 1778-1780
  13. Daniel Louis Olivier Miorcec de Kerdanet, Notice sur la ville de Lesneven, Rennes, 1825, in-18
  14. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII (1799), consultable http://books.google.fr/books?hl=fr&id=Rm32310wpkIC&q=Lesneven#v=snippet&q=Lesneven&f=false
  15. a, b et c Noémie Ledouble et Colette Vlérick, Lesneven et la Côte des légendes, Keltia Graphic, 2007 (ISBN 978-2-35313-019-1)
  16. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, en 4 volumes, Nantes, 1778-1780
  17. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-guicquelleau-le-folgoet
  18. http://www.infobretagne.com/lesneven-hospice-saintmaudez.htm
  19. a et b http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-maudez-lesneven
  20. http://www.infobretagne.com/lesneven-hopital-saintmaudez.htm
  21. René Leroy, Scènes de la vie municipale à Lesneven, "Revue historique de l'Ouest", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67162q/f281.image.r=Brignogan.langFR
  22. http://www.infobretagne.com/languengar.htm
  23. http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/45/64/72/PDF/Postic_Cambry_.pdf
  24. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795
  25. http://www.infobretagne.com/lesneven-notredame-fondations.htm
  26. http://www.infobretagne.com/lesneven-notredame-confreries.htm
  27. http://www.infobretagne.com/lesneven-notredame-preeminences.htm
  28. http://www.infobretagne.com/lesneven-notredame-reparations.htm
  29. En 1678, Louis XIV autorise les religieuses ursulines de Saint-Pol-de-Léon à établir un nouveau couvent à Lesneven, voir http://www.lesarcades-ma-lesneven.fr/historique/
  30. http://fr.topic-topos.com/hotels-particuliers-lesneven
  31. La famille Barbier de Lescoët habitait le château de Kerno en Ploudaniel
  32. http://www.monument-historique-minerve.fr/wp-content/uploads/2013/07/historique.pdf
  33. Joseph-Émile Gridel (1839-1901) est un peintre lorrain qui visita la Bretagne entre 1862 et 1878
  34. Joseph-Émile Gridel, Notes et renseignements pris par un touriste dans un voyage en Bretagne, 1862, publié dans la revue "Ar Men" n° 32, 1991
  35. Armand Corre et Paul Aubry, "Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles)", A. Storck, Lyon, 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5824885k/f155.image.r=Guimiliau.langFR
  36. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, revue "Annales de Bretagne" , novembre 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f47.image.r=Kerlouan.langFR
  37. Un "communiant" est une personne en âge de communier, en gros cela exclu les enfants de moins de 7 ans
  38. Pierre Tanguy, "La région de Lesneven au XVIIIe siècle. Étude économique, sociale et démographique", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XCVI, 1970
  39. Après l'expulsion des religieuses en 1792, le couvent des Ursulines fut transformé en hôpital maritime et le resta pendant l'Empire
  40. Le couvent des Ursulines, devenu bien national, fut converti en hospice de la Marine le 2 messidor an II ()
  41. Une prison fut construite à Lesneven entre 1782 et 1784, mais elle était en si mauvais état que la prison fut transférée dans la maison du maire, Daniel-Nicolas Miorcec de Kerdanet, rue Notre-Dame ; c'est celle-ci que décrit Jacques Cambry.
  42. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII (1799)
  43. http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=290
  44. http://les.guillotines.free.fr/habasque%20jean.htm
  45. La congrégation des Dames de la Retraite, dite aussi Filles du Sacré-Cœur de Jésus, voir http://data.bnf.fr/15513741/dames_de_la_retraite_-_filles_du_sacre-coeur_de_jesus/
  46. D'après un panneau d'information touristique apposé sur le mur du Musée du Léon
  47. A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1843, https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ei=cV48VdOBNYPSPdDTgKgJ&ved=0CDUQ6AEwAw#v=onepage&q=Lesneven&f=false
  48. Bulletin des lois de la République française, 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2147845/f253.image.r=Ploudaniel.langFR
  49. Bulletin des lois de la République française, 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2147845/f261.image.r=Ploudaniel.langFR
  50. René Leroy, Scènes de la vie municipale à Lesneven, "Revue historique de l'Ouest", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67162q/f277.image.r=Brignogan.langFR
  51. a, b et c Louis Gillet, Le collège de Lesneven, article publié initialement dans le journal Le Gaulois en 1914 et republié dans la revue "Les cahiers de l'Iroise" n°75, 1972
  52. Docteur Chevrey, "Impressions de voyage en Bretagne", Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5419025v/f35.image.r=Guimiliau.langFR
  53. a et b http://www.infobretagne.com/lesneven-college.htm
  54. http://fr.topic-topos.com/pensionnat-du-sacre-coeur-lesneven
  55. http://www.sfnd.fr/presentation/historique
  56. http://www.sfnd.fr/
  57. Paul Bergot, né le à Lesneven, mort des suites de maladie contractée en service le à Dijon (Côte-d'Or)
  58. Décédé le à Soissons (Aisne
  59. Victor Roué, né le à Brest (Finistère), disparu le lors du naufrage du sous-marin Ariane au large de Bizerte
  60. http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/ariane-marin-sujet_560_1.htm
  61. memorialgenweb.org Lesneven (29) : monument aux morts
  62. memorialgenweb.org Lesneven (29) : carré militaire
  63. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/biogr/gueguen.htm
  64. Albert Cavarec, né le à Lesneven, déporté de Rennes début août 1944, mort en déportation le à Lunebourg (Allemagne)
  65. Yves Corre, né le à Plouider (Finistère), arrêté le à Lesneven, déporté de Rennes via Belfort au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, puis à Dachau et à Mauthausen ; il meurt le à Melk (Autriche)
  66. Ernest Cabon, né le à Kernilis (Finistère), déporté le depuis Compiègne au camp de concentration de Neuengamme, décédé le à Watenstedt-Salzgitter (Allemagne)
  67. Léon Moal, né le à Lesneven, mort en déportation à Neuengamme le
  68. Aimé Talec, né le à Plouguerneau (Finistère), décédé le au camp de concentration de Bergen-Belsen (Allemagne)
  69. Aucune information plus précise n'a été trouvée concernant Jean Riou
  70. Jean Le Moign, né le à Brest (Finistère), mort le dans le camp de concentration de Dora (Allemagne)
  71. Georges Roudaut, né le à Lesneven, agent de renseignements du groupe "Licorne", puis appartient au réseau "Alliance", arrêté le , exécuté le au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-qr.htm#deb
  72. memorialgenweb.org Lesneven (29) : plaque commémorative des déportés et internés
  73. memorialgenweb.org Lesneven (29) : carré militaire, soldats du Commonwealth
  74. http://bretagne-39-45.forums-actifs.com/t487-cimetiere-militaire-allemand-de-ploudaniel-lesneven
  75. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  76. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  77. « Évolution et structure de la population à Lesneven en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  78. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  79. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  80. http://fr.topic-topos.com/ancien-couvent-des-ursulines-lesneven
  81. Le Télégramme, 12 novembre 2013, L'église coiffée d'un nouveau dôme
  82. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-joseph-lesneven
  83. Le chanoine Hervé Calvez, auteur de Les Grands saints bretons. Grenoble, Arthaud, 1936, fut curé et historien de Lesneven
  84. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-egarec-lesneven
  85. Saint Egarec serait un abbé breton fort peu connu, honoré aussi à Kerlouan, au Folgoët et à Lampaul-Plouarzel, invoqué pour les maux d'oreille et la surdité, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12561/Saint-Egarec.html
  86. http://www.agencebretagnepresse.com/id=18498