Fronton (Haute-Garonne)

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Fronton
Fronton (Haute-Garonne)
Le marché couvert.
Blason de Fronton
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Villemur-sur-Tarn
Intercommunalité Communauté de communes du Frontonnais
Maire
Mandat
Hugo Cavagnac
2014-2020
Code postal 31620
Code commune 31202
Démographie
Gentilé Frontonnais, Frontonnaises
Population
municipale
5 917 hab. (2015 en augmentation de 5,77 % par rapport à 2010)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 28″ nord, 1° 23′ 25″ est
Altitude Min. 101 m
Max. 198 m
Superficie 45,79 km2
Localisation

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Fronton
Liens
Site web Site officiel

Fronton (occitan : Frontonh) est une commune française située dans le sud-ouest de la France, dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Elle est située à la limite avec le département de Tarn-et-Garonne.

Fronton est très réputé pour son vin : le Fronton (AOC). D'ailleurs, les paysages de la commune sont principalement constitués de champs ou de vignes.

A partir de la fin du XXe siècle, la commune a connu une très forte hausse de son nombre d'habitants, doublant en 30 ans. Située à environ 28 km de Toulouse à vol d'oiseau, Fronton fait partie de l'Aire urbaine de Toulouse depuis la fin du XXe siècle.

Les habitants de la commune sont appelés les Frontonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fronton se situe au nord de la Haute-Garonne, au milieu de l'axe Montauban-Toulouse. La commune profite d'ailleurs de la forte croissance démographique et de l'attractivité de ce secteur. La commune fait aussi partie de la communauté de communes du Frontonnais, dont elle est le bureau centralisateur. À noter également que la commune est située au centre de l'AOC Fronton, regroupant 20 communes voisines.

Fronton fait partie de l'aire urbaine de Toulouse. Fronton fait également partie de l'unité urbaine de Fronton, de la zone d'emploi de Toulouse et du bassin de vie de Fronton[2].

La commune est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Fronton est limitrophe de onze autres communes dont sept dans le département de Tarn-et-Garonne.

Carte de la commune de Fronton et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Fronton[3]
Campsas
(Tarn-et-Garonne),
Fabas
(Tarn-et-Garonne)
Orgueil
(Tarn-et-Garonne)
Nohic
(Tarn-et-Garonne)
Canals
(Tarn-et-Garonne),
Grisolles
(Tarn-et-Garonne)
Fronton[3] Villemur-sur-Tarn
Pompignan
(Tarn-et-Garonne)
Castelnau-d'Estrétefonds Villaudric,
Bouloc

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fronton fait partie du bassin versant de la Garonne.

Les terres de la commune sont arrosées par le Ruisseau de Sayrac, le Rieu Tort et le Ruisseau de Fabas affluents et sous-affluents du Tarn.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 579 hectares ; son altitude varie de 101 à 198 mètres[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Fronton est traversée, à l'ouest, par l'autoroute A62, qui relie Toulouse à Bordeaux. Cette autoroute est accessible par la sortie n°10.1, située sur la commune de Villeneuve-lès-Bouloc, au sud de la ville, à une dizaine de kilomètres de Fronton.

Fronton est également le point de départ de la route départementale 4, reliant Fronton aux communes de Bouloc, Saint-Sauveur, Bruguières, Saint-Alban et Aucamville. La route termine son parcours à Toulouse, au niveau de la station de métro Barrière de Paris. A Fronton commence également la route départementale 47, permettant de relier Nohic à Grisolles, et la route départementale 29, reliant Villemur-sur-Tarn à Laréole par Grenade.

Fronton est proche de deux gares, situées sur la ligne de Bordeaux à Sète : la Gare de Castelnau-d'Estrétefonds, située à 8 km et la Gare de Grisolles, située à 9 km.

Plusieurs lignes du réseau Arc-en-Ciel de Haute-Garonne permettent de rejoindre Toulouse et les communes voisines[5] :

  • la ligne Réseau Arc-en-ciel Hop!1 qui est une ligne express partant de la station de métro Borderouge jusqu'à Villemur-sur-Tarn, en passant par le centre de la commune ;
  • la ligne Réseau Arc-en-ciel 51 part de la gare routière de Toulouse jusqu'à Villemur-sur-Tarn ou le lycée Pierre Bourdieu en passant par le centre de la commune ;
  • la ligne Réseau Arc-en-ciel 75 part de Buzet-sur-Tarn jusqu'au lycée de Fronton. Cependant, étant utilisée dans le cadre des transports scolaires, cette ligne ne peut être comptée comme une véritable ligne de transports en commun.

Enfin, l'aéroport le plus proche de Fronton est l'Aéroport de Toulouse-Blagnac, situé à 32 km de Fronton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fronton compte parmi les plus anciens vignobles. Ce sont les Romains qui plantèrent les premiers ceps sur les terrains dominant la vallée du Tarn. Au XIIe siècle, avec la protection du pape Calixte II venu en 1119 consacrer l’église, le vignoble est la propriété des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

L’Ordre a construit le village autour de l’église Saint-Jean-Baptiste, bâtie sur l’emplacement de l’église actuelle. Les donations pieuses affluent et l’Ordre crée à Fronton une commanderie dirigée par un commandeur. Ce précepteur réside à Fronton et en est le seigneur. Le village se construit à l’abri des fossés et des remparts, et la vie s’organise sous la protection du château seigneurial. En 1400, la commanderie relève directement du grand prieuré de Toulouse.

La vie de Fronton est marquée par les guerres de religion, les passages et séjours de troupes, la météorologie, la peste et, exceptionnellement, la visite de tel ou tel personnage important : Philippe le Bel, Charles IX, son cousin le futur Henri IV, Louis XIII qui touche les malades des écrouelles en 1632.

Au XVIe siècle, l’importance de Fronton décroît car les attaques des protestants lui sont fatales. Les guerres de religion y sont latentes jusqu'en 1628.

La renommée des vins n’atteint son apogée qu’au XVIIIe siècle : le protectionnisme dont bénéficient les vins girondins prend fin et les vins peuvent être exportés via Bordeaux vers l’Europe entière. Cette belle prospérité ne résiste pas à la fin du XIXe siècle au phylloxéra. Grâce aux efforts tenaces de générations de vignerons, les vins de Fronton retrouvent leurs lettres de noblesse en obtenant en 1975 l’appellation d'origine contrôlée. La renommée du vin de Fronton s'est également distinguée lorsque la cuvée INES a remporté en 2008 le prix du meilleur vin rosé du monde.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[6],[7].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Frontonnais et du canton de Villemur-sur-Tarn (avant le redécoupage départemental de 2014, Fronton était le chef-lieu de l'ex-canton de Fronton).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 André Rey SFIO Professeur
Député (1951-1955, 1962-1968)
2001 Jean Tissonières RPR  
2014 Marie-Hélène Champagnac UMP  
en cours Hugo Cavagnac DVG Cadre

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 5 917 habitants[Note 1], en augmentation de 5,77 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 633 2 053 2 139 1 987 2 225 2 151 2 141 2 190 2 143
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 190 2 196 2 273 2 290 2 445 2 416 2 447 2 481 2 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 155 2 034 1 896 1 901 2 005 2 018 2 016 2 049 2 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
2 169 2 272 2 525 2 814 3 355 3 891 5 030 5 700 5 917
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 25 31 35 39 40 35 34 38
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture y tient une place importante avec le Vignoble de Fronton et son AOC.

L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés[16].

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fronton fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par les écoles maternelles Joséphine Garrigues et Balochan, l'école élémentaire Jean de La Fontaine et l'école élémentaire Marianne, le collège Alain Savary et le lycée Pierre Bourdieu, premier lycée en France à porter le nom du sociologue.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Médiathèque, ludothèque, salle de cinéma. Festivité en juillet festival musique en vignes dans le Frontonnais et festival Vill'O Rock, septembre fête locale...

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Gymnase, piste d'athlétisme, terrains de football et de rugby, terrains de tennis, boulodrome, piste de skate[17].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Frontonnais[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est classée monument historique [19]. Une première église au XIIe siècle était attenante au « château » des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. L'édifice actuel date du XVIe siècle et a été érigé sur l'emplacement de la première église en grande partie détruite. Elle était alors limitée à une nef unique de style gothique méridional. Elle s'est enrichie de quatre chapelles latérales au XVIIe siècle. Le clocher est en fait une tour du « château » des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, le clocher initial, propre à l'église s'étant effondré en 1693. En 1845, la voûte est ornée de peintures de l'atelier Pédoya.

Plusieurs éléments mobiliers sont classés au titre des Monuments historiques :

les fonts baptismaux en plomb et étain, du XVIe siècle. Ils sont ornés à la partie supérieure de 18 compartiments à pinacle encadrant un crucifiement de Saint Michel ;
le retable de la chapelle latérale architecturé à niche, avec 3 statues : Vierge à l'Enfant, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne ;
l'orgue, œuvre de Bertand Feuga de 1852[20] est classé. Il est encadré de deux statues représentant saint Pierre et saint Paul.
Les stalles du chœur : deux série de 5 stalles provenant de l'ancienne Abbaye de Grandselve.
  • Château de Capdeville actuelle maison des vins et du tourisme[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Gauzi par Henri de Toulouse-Lautrec

Héraldique[modifier | modifier le code]

Fronton

Son blasonnement est : De sinople au jars d'argent, becqué et membré d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une croix aussi d'argent.
ou
De sinople au jars d'argent, becqué et membré d'or, au chef cousu de la Religion[Note 2]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. de la Réligion fait référence aux Hospitaliers ; ce blasonnement rappelle celui des commandeurs qui ont longtemps eu la responsabilité de la paroisse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Infos, distance et photos de Fronton », sur www.voldoiseau.com (consulté le 9 août 2017)
  2. « Commune de Fronton », sur www.insee.fr (consulté le 9 août 2017)
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. « Réseau des cars Arc-en-Ciel », CD31,‎ (lire en ligne)
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031202.html.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. http://www.mairie-fronton.fr/artisans-commercants-professions-liberales-468.html
  17. http://www.mairie-fronton.fr/les-equipements-sportifs-492.html
  18. http://www.mairie-fronton.fr/ordures-menageres-dechetterie-476.html
  19. Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais, 2004 (ISBN 2877602761).
  20. Toulouse-les-orgues.
  21. http://www.mairie-fronton.fr/la-maison-des-vins-et-du-tourisme-466.html