Orgueil (Tarn-et-Garonne)

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Orgueil
La Mairie
La Mairie
Blason de Orgueil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Grisolles
Intercommunalité Communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier
Maire
Mandat
Michel Meesseman
2014-2020
Code postal 82370
Code commune 82136
Démographie
Gentilé Orgueillois
Population
municipale
1 521 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 19″ N 1° 24′ 43″ E / 43.9052777778, 1.41194444444 ()43° 54′ 19″ Nord 1° 24′ 43″ Est / 43.9052777778, 1.41194444444 ()  
Altitude 102 m (min. : 75 m) (max. : 116 m)
Superficie 14,03 km2
Localisation

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Orgueil

Orgueil est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Orgueillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur l'ancienne route nationale 630 entre Montauban et Buzet-sur-Tarn

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie antique, pouvant correspondre à l'axe Toulouse-Cahors, traverse la commune[1].

Au IXe siècle on trouve déjà trace du village d’Orgueil, cette paroisse dépend alors de l’abbaye de Saint-Sernin de Toulouse. Vers 1135 la paroisse est donnée aux Hospitaliers de Fronton qui en font une sauveté. À l’époque le Tarn est une rivière navigable et Orgueil est un asile sûr construit sur les bords du Tarn, en bas de la colline où il est situé actuellement.

En 1211 Simon de Montfort met à feu et à sang les terres occitanes, Orgueil appartient alors au Comté de Toulouse. Quand le Roi de France prend possession du Comté de Toulouse, Orgueil devient une bastide, quitte le Comté de Toulouse et est dotée d’une charte de coutumes. Orgueil est cependant toujours la propriété des Chevaliers de Saint Jean, moines hospitaliers, il devient une commanderie de l’ordre.

Les guerres de religion verront la destruction du village. Celui se reconstruit sur la colline, près du cimetière actuel où on trouve trace d’une nouvelle église vers 1680. La paroisse dépend alors de nouveau de l’archevêché de Toulouse après avoir été rattachée au diocèse de Montauban lors de la création de celui-ci en 1317 par le pape Jean XXII.

La rivière Tarn est alors un axe important de communication et de commerce. Orgueil possède un port, des passeurs font traverser la rivière, des moulins utilisent la force de l’eau. L’activité du village d’Orgueil est déjà tournée vers le vin. Descendant le Tarn, des bateaux transportent les récoltes vers Bordeaux et puis l’Angleterre. Le village abrite alors plusieurs briqueteries qui engendrent des trafics fluviaux pour le commerce des briques mais aussi pour le charbon nécessaire aux fours.

Pendant la Révolution, on ne relate pas de troubles particuliers sur le territoire de la commune.

Le XIXe siècle est le siècle des progrès mécaniques et les axes de communication terrestres se développent. En 1840, la route nationale 13 relie Montauban à Castres. En 1872 le chemin de fer relie Montauban à Saint-Sulpice (Tarn), le trafic sur la rivière baisse et le village d’Orgueil déménage une troisième fois pour se rapprocher de la route nationale et de la voie ferrée, nouvelles voies de commerce et de communication. Sortent alors de terre une nouvelle église, une Mairie-école et le village se développe le long de la route nationale.

La rivière Tarn est délaissée, les métiers liés à l’eau disparaissent peu à peu : un pont est construit pour traverser la rivière entre Orgueil et Reyniès faisant disparaître les passeurs, le train remplace les péniches et le chemin de halage ne sert plus aux chevaux.

Le 14 mai 1864 une météorite est tombée sur le territoire de la commune. Cette météorite, que la municipalité a immortalisé par un monument à l’entrée du village, est connue sous le nom d’Orgueil et dans les articles scientifiques on lit souvent : « Orgueil est … » pour désigner la météorite. Elle contient des diamants et des traces d’acides aminés. En 2001 la météorite d’Orgueil était présentée dans une exposition itinérante sur les diamants. La commune a érigé en 2002 un monument à l'entrée du village (en venant de Labastide-Saint-Pierre), sur le rond-point à côté du nouveau groupe scolaire. Il existe un autre monument commémorant la chute de la météorite, il est situé à l'entrée du village côté Nohic, en face de la casse-auto, ce monument a été érigé par la commune pour fêter le centenaire de la chute de la météorite.

Au début du XXe siècle Orgueil est une commune agricole, essentiellement viticole. Comme partout en France, les grandes propriétés disparaissent peu à peu, il est difficile de trouver de la main d’œuvre chacun cultivant un petit terrain. La grande guerre réduira encore plus cette main d’œuvre et le village comme tous les villages de France payera un lourd tribut, le monument au centre du village livre les noms de ces hommes morts pour la France (visitez les pages consacrées au monument aux morts et aux noms gravés à jamais sur le site consacré au village d'Orgueil). En octobre 1924, l'Amicale Orphéonique d'Orgueil se dote d'un chant à la gloire d'Orgueil et son école : le Chant de l'Amicale, paroles de Rigal, musique de L. Py. Il est considéré comme le chant du village[2]. Le village connaît une crue du Tarn en 1930, la guerre encore une fois, mais plus proche, la France étant entièrement occupée. A Orgueil se sont installés des Allemands, ils avaient même mis en place un parcours de sport là où se trouve actuellement le panneau de basket-ball.

Après la guerre, le village évolue. Dans les années 1950, on trouve dans le village des commerces, une forge, des immigrants s’installent. À partir des années 70, les commerces disparaissent peu à peu, les années 80 les verront disparaître comme disparaissent peu à peu les exploitations agricoles. Pourtant le village continue à se développer et la population augmente : 535 habitants en 1915, 630 en 1982, 823 en 1990, 1000 en 1995. Le nouveau siècle va voir cette population augmenter encore : 1149 habitants en 2001, 1165 en octobre 2002, 1241 en 2006, 1335 en 2008 et plus de 1400 en 2010. Plus de 46 % d'augmentation en vingt ans, un taux de progression annuel de 2 %. 400 foyers permanents et seulement 7 résidences secondaires.

Les effectifs de l’école primaire augmentent : 25 élèves en 1984, 41 en 1988, 75 en 1990, 89 en 1992, 91 en 1995, 109 en 1996, 126 en 1997, 143 en 1999, 150 en 2000, 160 en 2001 et 176 à la rentrée 2002. La rentrée 2002 avait vu l'ouverture de la 7ème classe, c'était la cinquième ouverture de classe depuis 1989. Pour accueillir les enfants un nouveau groupe scolaire est alors sorti de terre. Depuis 2009 avec les nouveaux arrivants les effectifs se remettent à progresser, à la rentrée scolaire 2010-2011 182 élèves fréquentent l'école et une huitième classe a ouvert ses portes.

Orgueil est toujours une commune rurale, en pleine zone de l’AOC côtes du frontonnais, mais la majorité de sa population travaille en dehors du village : Orgueil étant situé dans le bassin de population desservant Toulouse, qui n’est qu’à 40 kilomètres, et Montauban, situé à moins de 20 kilomètres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Orgueil

Son blasonnement est : De sinople à deux bandes d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Guillaume Esculié    
1959 1971 André Cougoureux    
1971 2020 Michel Meesseman PRG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 521 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 305 390 459 502 510 524 503 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
497 517 530 575 555 546 574 535 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 502 455 432 472 486 423 441 513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
459 474 535 630 823 986 1 241 1 521 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eglise Saint Ferréol
Eglise St Ferrèol d'Orgueil
Eglise de style néo-gothique dessinée par l’architecte Dutour, à la fin du XIXe. L’édifice comprend une abside à 5 pans et une nef de quatre travées entourée de deux petites chapelles. Le Clocher mesure 32 m de hauteur.

La météorite d'Orgueil[modifier | modifier le code]

Dessin d'un fragment de la météorite d’Orgueil
Article détaillé : Météorite d'Orgueil.

Le village d'Orgueil est connu mondialement pour sa météorite : cette météorite est venue s'écraser le 14 mai 1864 dans un champ de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mavéraud-Tardiveau H., Carte Archéologique de la Gaule. 82. Tarn-et-Garonne, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 2007, p. 167-168
  2. Souvenirs de l'Amicale Orphéonique - Orgueil (82).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011