Grand prieuré de Toulouse

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Le grand prieuré de Toulouse était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait de l'un des deux grands prieurés de la langue de Provence avec le grand prieuré de Saint-Gilles ou le prieuré d'Arles qui prit sa suite.

Historique[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Toulouse est créé le par le pape Jean XXII en démembrant le prieuré de Saint-Gilles de sa partie ouest[1].

Liste des grands prieurs[modifier | modifier le code]

  • [2] - [3] : Pierre d'Ongle[N 1]
  • - ? : Sicard de Gabaret[4]
  • 1332 - 1339 : Aycart de Miramont
  • 1340 - 1346 : Marquiot de Gozon (1re fois)
  • 1346 - 1347 : Esconte de Ryaterio[N 2]
  • 1347 - † 1366[5] : Marquiot de Gozon (2e f.) / Marquès de Gozon
  • 1360 - 1368 : Raymond de Savin[N 3]
  • [5] - 1370 : Dragonet de Montdragon[7]
  • 1370 -  : Sicard de Murviel[N 4]
  • 1371 - † 1380[8] : Gaucher de la Bastide-Rolland (La Bâtie-Rolland)[N 5]
  • [8] - 1390 : Pierre d'Hauterive
  • 1391 - 1395 : Jean de Lautir
  • 1395 - 1411 : Raymond de Lescure[N 6],[9]
  • - 1427 : Pierre du Teil [N 7]
  • 1427 - 1431 : Galhot de Montet
  • 1432 - 1435 : Hugues Ricard
  • 1436 - 1448 : Bertrandon d'Arpajon dit Tandon d'Arpajon[N 8],[N 9]
  • 1418 - 1453 : Bérenger de Gozon
  • 1453 - 1475 : Pierre de Montlezun
  • 1475 - 1476 : Pierre de Raffin
  • 1476 - 1484 : Pierre de Ferrand
  • 1484 - 1483 : Pons de Malavitulae[N 6]
  • 1490 - 1512 : Jean de Ranguis[N 6]
  • 1512 - 1520 : François Flotte
  • 1520 - 1521 : Jean de Johanis
  • 1521 - 1522 : Gabriel de Murât de Lestang de Pomeyrols[N 6]
  • 1523 - 1536 : Didier de Sainte-Jalle[N 10]
  • 1536 - 1541 : Pierre de Grâce
  • 1544 - 1552 : Fauquet de Caritat (Fouquet, Foulquet, Fouque ; du Bourg: Foulques de Charitad)
  • 1552 - 1555 : Claude de Gruel de la Bourelh
  • 1555 - 1559 : Pierre de Beaulac-Tres-bons
  • 1570 - 1575 : Balthazar des Comtes de Vintimille
  • 1575 - 1581 : Mathurin do Lescur-Romegas[N 11]
  • 1581 - 1589 : Antoine-Scipion de Joyeuse
  • 1591 - 1595 : Pierre de Montauban Viguedenar[10]
  • 1595 - 1597 : Jean de Soubiran Arifat
  • 1597 - 1610 : Raymond de Gozon Melac
  • 1613 - 1619 : Alexandre de Vendôme[N 12]
  • 1620 - 1622 : Jean de Mars Livière
  • 1622 - 1630 : Joachim de Montaigut-Fromijières[N 13]
  • 1630 - 1645 : Georges de Castellane d'Aluys
  • 1646 - 1655 : Henri de Merles-Beauchamp
  • 1656 - 1662 : Denys de Polastron-la-Hillière
  • 1664 - 1668 : Horace de Blacas d'Aups
  • 1668 - 1672 : Antoine de Roubin-Granson
  • 1673 - 1688 : François Paul de Béon-Masses-Cazaux
  • 1689 - 1701 : Frédéric de Berre-Collongue
  • 1702 - 1708 : Gaspard de Pontèves-Bargène
  • 1719 - 1731 : Octave de Galléan
  • 1732 - 1734 : René du Pré
  • 1735 - 1743 : Charles d'Ayguières-Frignand
  • 1744 - 1746 : Antoine de Robin Barbentane
  • 1747 - 1748 : Charles de Roquefort Marquein[N 14]
  • 1749 - 1756 : Henri-Louis de Chalvet-Rochemontès
  • 1757 - 1767 : François-Antoine d'Albertas
  • 1768 - 1772 : Louis-Hippolyte de Varagne-Belesta-Gardouch
  • 1771/73 - 1787 : René de Léaumont[N 15]
  • 1787 - 1789 : Richard-Jean-Louis de Sade[N 16]

Possessions[modifier | modifier le code]

Commanderies[modifier | modifier le code]

Les hospitaliers possédaient 80 commanderies dans la langue de Provence, 25 dépendaient de Toulouse et 55 de Saint-Gilles[13]. Les commanderies suivies de la croix pattée rouge (Cross-Pattee-red.svg) sont des anciennes possessions de l'ordre du Temple :

En Languedoc
En Périgord
En Quercy

Autres possessions directes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Premier prieur de Toulouse. Il était Prieur de Saint-Gilles et chancelier de l'Ordre jusqu'au démembrement de ce prieuré en et la création du prieuré de Toulouse (avec celui de Provence), cf. Roger 2011, p. 106-107, 118, 123. Il est de nouveau nommé prieur de Saint-Gilles en tout en conservant le prieuré de Toulouse jusqu'à son décès en mai 1332 (p. 126).
  2. Également Grand-prieur de Navarre.
  3. Problème de dates contradictoires selon les auteurs. Un Raymond de Savin, commandeur d'Arles a été grand prieur de Saint-Gilles (1369 - 1370) à la suite de la résignation forcée de Juan Fernández de Heredia[6]. D'après Joseph Delaville le Roulx, il a également été prieur de Toulouse précédant Gaucher de La Bastide mais ce ne peut être que avant de devenir prieur de Saint-Gilles, ce que ne mentionne pas l'abbé Nicolas. Antoine du Bourg l'inclut dans les grands prieurs de Toulouse entre 1360 et 1368 mais la période est erronée.
  4. Ensuite grand prieur de Saint-Gilles (- 1383/84)[7].
  5. Commandeur de Gimbrède et de Pézenas.
  6. a, b, c et d Également grand-commandeur.
  7. Petrus de Tilio. Appelé à tort du Tilleuil par Eugène Mannier, parfois Pierre du Theil (Delaville le Roulx). Auparavant, il a été commandeur de Capestang, commandeur de Lavillatte (la Vilatte), commandeur de Saint-Nazaire-d'Aude et pour finir commandeur de Jalès (au moins depuis 1402) avant d'être nommé grand commandeur le puis prieur de Toulouse le , cf. Delaville le Roulx, Les Hospitaliers à Rhodes, 1310-1421, 1974, p. 315.
  8. Appelé également Tandon d'Arpajon pour le distinguer de Bertrand d'Arpajon, grand prieur de Saint-Gilles. D'après l'archiviste du grand prieuré de Saint-Gilles ils étaient frères. Précédemment commandeur de Palhers (1420-1436), de Lacapelle-livron (1423-1436) puis lieutenant du grand prieur de Saint-Gilles, son homonyme en 1436 (il dirige le chapitre de Saint-Gilles cette année-là), cf. Louis d' Alauzier, « Les commandeurs de Lacapelle-Livron jusqu'en 1550 », Bulletin de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne, t. 90,‎ , p. 33 (lire en ligne).
  9. Commandeur de Montsaunès vers 1437 (Bourg 1883, p. 203) en tant que chambre priorale.
  10. Également Grand-Maître en 1536.
  11. Également Prieur d'Irlande, général des Galères.
  12. frère naturel de Louis XIII.
  13. Gouverneur de Metz et du pays Messin.
  14. Également général des Galères.
  15. René de Léaumont, reçu en est mort le /[11].
  16. Richard-Jean-Louis de Sade de Mazan a été reçu le (cf. Viton de Saint-Allais 1839, p. 326). † à Toulouse[12]. Antoine du Bourg le prénomme à tort Richard Jérôme et indique une période erronée (1788-1792), erreur reprise par Jules Chinault dans Les institutions consulaires de Toulouse, 1953, p. 123. La liquidation de la dépouille de ce prieur n'était toujours pas achevée en 1792 d'où l'erreur fréquente sur la date de décès et de fin de prieuré.
  17. Ne pas confondre avec la commanderie de Saint-Étienne-de-Renneville en Normandie à (Sainte-Colombe-la-Commanderie) d'origine templière.
  18. Origine templière supposée mais pas confirmée. Jean Raybaud, frère de l'archiviste du Prieuré hospitalier d’Arles au XVIIIe siècle, mentionne une origine templière[15].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Roger, « La réforme de l'Hôpital par Jean XII: Le démembrement des prieurés de Saint-Gilles et de France (21 juillet 1317) », dans Helen J. Nicholson, On the Margins of Crusading : The Military Orders, the Papacy and the Christian World, Ashgate Publishing Ltd., (ISBN 978-1-4094-3217-3, présentation en ligne), p. 101-138
    p. 123-124 en particulier
    .
  2. Roger 2011, p. 123-124.
  3. Roger 2011, p. 126 ; Bourg 1883, p. 25, disponible sur Gallica.
  4. Roger 2011, p. 127
    Nommé par Hélion de Villeneuve et le chapitre général de Rhodes le .
  5. a et b Joseph Delaville le Roulx, Les Hospitaliers à Rhodes jusqu'à la mort de Philibert de Naillac, 1310-1421, E. Leroux, , 452 p., p. 103.
  6. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles par M. Jean Raybaud, avocat et archivaire de ce prieuré : tome I », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXVII,‎ , p. 331, disponible sur Gallica.
  7. a et b Nicolas 1904, p. 332, disponible sur Gallica
    Dates contradictoires entre l'abbé Nicolas, du Bourg et Delaville le Roulx.
  8. a et b Delaville le Roulx 1913, p. 207.
  9. commandeur de Montsaunès de 1397 à 1408.
  10. commandeur de Montsaunès de 1583 à 1597.
  11. Journal politique ou gazette des gazettes, (lire en ligne), p. 81.
  12. Alice M. Laborde, Sade authentique, (présentation en ligne), p. 455.
  13. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, chap. 16, p. 465
  14. Vidal 2002, p. 225-230
  15. Jean Raybaud, « Histoire de la province appelée de Provence qui était jadis de l'ordre du Temple », Mémoires de l'académie de Nîmes, t. XXVIII,‎ , p. 278, disponible sur Gallica
    D'après l'auteur, les commanderies d'origine templière fondées dans le Quercy étaient: Cahors, Durbans, Salomès (Soulomès), Montricoux, Le Bastit, La Capelle et Trevais (Trébaïx). L'origine templière de Durbans et Soulomès n'est pas formellement attestée ni infirmée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , disponible sur Gallica
  • Pierre Vidal, Hospitaliers et templiers en France méridionale : le Grand Prieuré de Toulouse de l'Ordre de Malte ; guide de recherches historiques, archivistiques et patrimoniales, Les Amis des Archives de la Haute-Garonne et CNRS Éditeurs, , 237 p. (ISBN 978-2-9074-1624-5, présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]