Cora (grande distribution)

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Cora
logo de Cora (grande distribution)

Création 30 mai 1969
Dates clés 1969 : Ouverture sous l'enseigne Carrefour
1974 : pose de l'enseigne Cora
Fondateurs Groupe Louis Delhaize
Forme juridique Société par actions simplifiée à associé unique
Slogan Comptez sur nous !
Siège social Croissy-Beaubourg
Drapeau de France France
Direction Ludovic Chatelais (1er juin 2019)
Actionnaires Groupe Louis Delhaize
Activité Hypermarchés
Société mère Drapeau : Belgique Groupe Louis Delhaize
Filiales Houra, Match, Animalis, Banque Revillon
Effectif 18 072 en 2017
SIREN 786920306
TVA européenne BE0402537726[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.cora-france.fr (France)
www.cora.be (Belgique)

www.cora.fr (France)
www.cora.lu (Luxembourg)


Chiffre d'affaires 4 618 millions d'euros (2018)
Résultat net 59,6 millions d'euros (2018)
Cora Alexandriei à Bucarest en Roumanie

Cora est une enseigne d'hypermarchés appartenant au groupe Louis Delhaize et comprenant 61 hypermarchés en France, une dizaine en Belgique, au Luxembourg et en Roumanie. Elle fait partie du même groupe qui comprend les supermarchés Match, le cybermarché Houra, les jardineries Truffaut et les animaleries Animalis.

Depuis sa création en 1969, Cora est une entreprise familiale décentralisée et organisée autour des magasins.

À fin octobre 2018, elle dispose de 103 établissements (points de vente et entrepôts).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Une rumeur, démentie par Cora[2], voudrait que, lors de la fin de la franchise avec Carrefour, il fallut trouver un nom à l'enseigne et qu'au même moment une petite entreprise homonyme des alentours de Verdun avait fait faillite. Il y eut un rachat de ce nom et celui-ci avait comme avantage de pouvoir s'écrire avec les lettres C, A, R et O de Carrefour, et les couleurs de l'enseigne furent conservées.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

En 1850, Jacques Delhaize, négociant en vins, imagine et applique en Belgique le principe du succursalisme, des points de vente livrés par un entrepôt central. L'un de ses fils, Louis Delhaize, développe une société qui est à l'origine du groupe actuel.

Au début du XXe siècle, leurs descendants, Georges et René Delhaize, s'installent dans le Nord et l'Est de la France. Le premier crée les Docks du Nord à Lille. Le second achète Sanal à Nancy et Sadal à Strasbourg.

En 1928, André Bouriez, un des neveux des frères Delhaize, entre à la Sanal à Nancy.

En 1965, André Bouriez, rapproche les réseaux Mielle, Sanal, Sadal Docks du Nord.

Cora depuis 1969[modifier | modifier le code]

Le premier hypermarché Cora ouvre en septembre 1969[3], franchisé par le groupe Carrefour à Garges-les-Gonesse, suivi peu après d'un second à Villers-Semeuse (Ardennes). Entre 1970 et 1975 ouvrent ensuite 10 magasins Cora sous franchise Carrefour à Bruay-la-Buissière, Courrières, Wattignies, Houdemont, Mundolsheim, Colmar, Vendin-le-Vieil, Sarrebourg.[réf. souhaitée]

En 1974, les contrats de franchise expirent, l'enseigne « Cora » devient indépendante. En 1975, Philippe Bouriez devient président du groupe Louis Delhaize. De 1975 à 1985, Cora ouvre un hypermarché tous les 6 mois avec le slogan « Cora, la qualité est là ! ».

En 1982, rachat du groupe Révillon.

En 1984 (avril), reprise de 15 hypermarchés et 10 cafétérias Radar.

En septembre 1989 : lancement de 500 produits signés Cora.

En 1991, prise en compte de l'aspect environnemental avec la création d'une quarantaine de produits à marque Génération Verte (biodégradabilité supérieure à 95 %). En 1992, première édition des « Écoles du désert » en collaboration avec l'agence GAO Voyage. Chaque année un enfant de chaque magasin partira dans un pays d'Afrique à des fins humanitaires (livraisons dans les écoles de plusieurs tonnes de matériel scolaire).

En 1995, développement de gammes de produits spécifiques : les tondeuses Verciel, les vélos Optim'Alp, l'électroménager Domeos, le textile Influx. En 1997 : lancement de la marque « Engagement dès l'origine » ; 1998, lancement des produits à marque « Cora Nature Bio ». En 1999, création de la centrale d'achat « Opéra », en association avec le groupe Casino. Opéra devient la 3e centrale d'achat française, en volume. En 2000, lancement des produits Cora destinés aux enfants et animés par le personnage « Kido ». (Kida, la sœur de Kido fera son entrée en 2013).

En 2002, Cora se sépare du groupe Casino, et crée sa propre centrale d'achat, Provera qui est confiée à KUEHNE+ NAGEL. Il existe plusieurs dépôts, comme celui de Roye (80), Bondoufle (91). La même année, Cora propose environ 3500 produits et lance les produits participant au développement durable ainsi qu'une gamme de produits de Terroir à la marque « Patrimoine Gourmand » En 2003, Cora lance l'enseigne « Cora Voyages ».

En 2008, remplacement progressif des produits « Engagement Dès l'Origine » par les produits « Cora Dégustation ».

Depuis 2010, chaque année, Cora lance le collector Cora destiné aux enfants. Au début, il y avait des cartes autocollantes en 2011 (Kung Fu Panda 2, Madagascar 2, Shrek…) puis des jetons en 2012 (Madagascar 3) et ensuite des balles rebondissantes en 2013 (Schtroumpfs) à collectionner. En 2014, le collector est sur le thème des animaux avec des cartes animées. Une bourse d'échange est organisée chaque année dans tous les magasins. Suite aux ventes déclinantes d'années en années, le collector sera arrêté à partir de la rentrée 2015.

En 2014, Philippe Bouriez, père fondateur de Cora, décède à l'âge de 81 ans.

L'année 2014 est particulièrement difficile pour Cora, le chiffre d’affaires s’est établi à 4,57 milliards d’euros, soit une chute de 6,3 % sur l'année.

En décembre 2014, Carrefour et Cora signent un accord de coopération des achats. Ce partenariat porte sur la négociation à l’achat des produits de marques nationales et internationales, alimentaires et bazar, à l’exception des marques de distributeur, des produits élaborés par les PME et des produits frais issus des filières agricoles. Ce partenariat sera effectif dès le 1er janvier 2015. Le communiqué des 2 groupes précise également que "Carrefour et Cora / Supermarchés Match maintiennent leur politique commerciale propre, chaque enseigne définissant de manière séparée ses prix et sa politique promotionnelle"[4].

En mai 2015, après avoir déjà regroupé plusieurs de ses SAV en France, Cora annonce une nouvelle restructuration sur 2 ans. Certains services comme la maintenance ou la sécurité sont concernés. Par ailleurs, la comptabilité individuelle de plusieurs magasins français va être centralisée au siège social.

En 2015, les ventes repartent à la hausse (+3,2 %) et que les marges se redressent, notamment grâce à l'alliance des achats avec Carrefour. En août 2017, ouverture du 60e magasin à Bourgoin-Jallieu en Isère.

Entre 2007 et 2017 Cora a perdu 18 % de chiffre d'affaires mais a maintenu un résultat d'exploitation à un bon niveau[5].

En avril 2017, Cora a entamé une restructuration interne impliquant l'externalisation des Services Après Vente. Un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) est annoncé en Septembre 2017 pour 2018. Ce plan concerne 540 personnes[6],[7],[8].

En 2018, Cora ouvre en France sont 61eme magasin à Les Pavillons-sous-Bois (93).

Cora ces 5 dernières années
Chiffre d'affaires HT [1] Nombre d'employés [2]
2012 5 039 284 600 18 805
2013 4 880 994 320 18 397
2014 4 575 092 854 Non communiqué
2015 4 719 901 198 Non communiqué
2016 4 700 261 289 17 911

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • En France : « Comptez sur nous, Cora »
  • En Belgique : « Cora, en un coup d'œil »
  • Au Luxembourg : « Cora : On n'a jamais vu choix et qualité si grands à prix si bas ! »
  • En Roumanie : « Știi de ce revii » (« Vous savez pourquoi vous revenez »)
  • En Hongrie, jusqu'en 2012 : « Több mint jó ár! » (« Plus qu'un bon prix! » en hongrois)

Implantation[modifier | modifier le code]

La présence de Cora en Europe.

Il existe 61 hypermarchés Cora en France, dont 16 en Grand-Est et 7 dans le Nord-Pas-de-Calais. La quasi-totalité des autres magasins se situe dans le nord-est du pays, en raison de la proximité géographique avec la Belgique. Le seul et unique magasin Cora présent dans le sud de la France se trouve à Alès, dans le département du Gard. Cora ouvre un magasin à Bourgoin-Jallieu (Isère) en septembre 2017, une première depuis 1996[9].

L'enseigne Cora est également présente en Belgique, au Luxembourg et en Roumanie. Cora compte en 2014, douze hypermarchés en Roumanie, dont trois sont à Bucarest, et six autres dans les villes Arad, Baia Mare, Constanța, Cluj-Napoca, Ploiești et Drobeta-Turnu-Séverin.

Cora avait des hypermarchés en Hongrie entre 1997 et 2012, l'enseigne Auchan a repris la totalité des magasins Cora en 2012[10].

Nombres d'hypermarchés Cora par pays en décembre 2014
Pays Création Nombre de magasins
Drapeau de la France France 1969 61[11]
Drapeau de la Roumanie Roumanie 2003 12
Drapeau de la Belgique Belgique 1969 7
Drapeau de la France France d'outre mer [Quand ?] 4[réf. nécessaire]
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 1995 2

Organisation[modifier | modifier le code]

Cora et l'humanitaire[modifier | modifier le code]

Depuis 1992, Cora organise chaque année un voyage humanitaire en Afrique par le biais des Écoles du désert[12]. Ce voyage permet à des enfants français, belges ou luxembourgeois de 11 à 13 ans d'aller apporter plusieurs tonnes de matériel scolaire dans des écoles d'Afrique francophone (Mauritanie, Burkina Faso, Bénin, Niger, Mali et Togo).

Chaque année, un concours artistique en rapport avec l'Afrique est lancé dans chaque magasin. Les thèmes varient chaque année : réalisation de masque africain, de timbre postal géant, un bouclier africain, etc. Des prix sont distribués dans chaque magasin, et le premier prix est la participation au voyage des écoles du désert.

Le voyage permet à des enfants de 11 à 13 ans d'apporter directement des fournitures scolaires aux enfants africains, en sillonnant un pays pour distribuer gratuitement l'équivalent de trois ans de fournitures scolaires à une dizaine d'écoles[13] et permettent ainsi à des enfants français, belges ou luxembourgeois de découvrir une nouvelle culture et d'échanger avec des enfants africains, et permet à beaucoup d'enfants défavorisés la possibilité d'aller en classe et de suivre une scolarité normale[14].

Controverses[modifier | modifier le code]

Condamnation d'une caissière pour vol de ticket de réduction[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Cora fait la une des journaux pour vouloir licencier une employée accusée d'avoir récupéré un ticket pour un hamburger gratuit laissé à sa caisse par un client. La caissière, une mère de famille gagnant le revenu minimum et employée au Cora Mondelange depuis 10 ans, a été convoquée pendant plus de deux heures par la gendarmerie pour éclaircir ce vol de ticket de caisse. La députée PS de Mondelange (Moselle) Aurélie Filippetti avait appelé la direction à « mettre fin à cette mascarade honteuse au nom du respect de l'action syndicale ». La colère contre l'enseigne Cora a été ressentie au niveau national, et la pression fut telle que Cora a décidé d'abandonner les poursuites lancées contre la caissière[15],[16],[17].

Licenciements de salariés refusant de travailler le dimanche[modifier | modifier le code]

En octobre 2015, Cora licencie des salariés ayant refusé de travailler le dimanche[18]. En mai 2019, le mode de management de Cora est à nouveau montré du doigt lorsque plusieurs salariés ont dénoncé avoir été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche[19].

Le 24 mai 2019, mise sous pression par les polémiques déclenchées par d'anciens employés licenciés, la direction de Cora annonce vouloir ouvrir des négociations avec ses employés concernant le travail du dimanche[20],[21],[22].

Les salariés qui n'acceptent pas de travailler le dimanche s'exposent à des pressions. Selon un cadre de l'entreprise : « On les convainc de quitter l’entreprise en leur disant qu’ils auront droit au chômage. Si ça ne suffit pas, on leur cherche une faute grave. Ou on leur affirme que ne pas faire les dimanches, c’est une faute grave[23]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  2. Cora une saga familiale
  3. Groupe/Entreprise, www.cora.fr, 26/05/2007 [lire en ligne]
  4. Encore une alliance : Carrefour se rabiboche avec Cora, B. Merlaud, Linéaires, 22 décembre 2015
  5. Editions du Boisbaudry, « Les solides résultats de Cora / Les actus / LA DISTRIBUTION - LINEAIRES, le magazine de la distribution alimentaire », sur www.lineaires.com (consulté le 11 novembre 2018)
  6. Le Point, magazine, « Chez Cora, la restructuration discrète du SAV laisse les salariés amers service après-vente laisse des salariés amers », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2018)
  7. « Cora: des salariés amers », sur lefigaro.fr, (consulté le 31 janvier 2018)
  8. « Restructuration du service après-vente de Cora: accord conclu sur le plan social | Gestion Sociale », sur www.gestionsociale.fr (consulté le 10 février 2018)
  9. « Cora ouvre un nouvel hypermarché, un évènement devenu rare [photos] », lsa-conso.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 septembre 2017)
  10. « Auchan rachète les Cora hongrois », sur Linéaires,
  11. « Nos magasins », sur cora.fr
  12. http://www.ecolesdudesert.fr
  13. http://www.ecolesdudesert.fr/aventure.php
  14. http://www.cora.fr/lentreprise/nos-engagements/les-ecoles-du-desert.html
  15. Anne Collin, « "Vol" d'un ticket de caisse : Cora abandonne la procédure » sur L'Obs, 26 octobre 2011
  16. AFP, « Caissière accusée de vol : Cora abandonne la procédure de licenciement » sur Libération, 27 octobre 2011
  17. Chloé Woitier, « La caissière de Cora ne sera finalement pas licenciée » sur Le Figaro, 26 octobre 2011
  18. « https://www.courrier-picard.fr/art/152625/article/2018-12-02/elles-refusent-de-travailler-le-dimanche-elles-sont-licenciees », sur Le Courrier picard,
  19. Mathieu Castagnet, « Cora licencie des salariés refusant de travailler le dimanche » sur La Croix, 22 mai 2019
  20. « Cora ouvre des négociations sur le travail du dimanche », sur FIGARO, (consulté le 27 mai 2019)
  21. Annick Berger, « Cora accepte de négocier sur le travail le dimanche », sur Capital.fr, (consulté le 27 mai 2019)
  22. « Licenciements controversés à Cora : les opposants au travail le dimanche mobilisés ce dimanche », sur France 3 Bretagne (consulté le 27 mai 2019)
  23. « "L'obligation de travailler les dimanches relève de la fatalité" : des salariés de la grande distribution témoignent », sur Franceinfo,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]