Miélan

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Miélan
Église.
Église.
Blason de Miélan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Mirande-Astarac
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Jean-Loup Arenou
2014-2020
Code postal 32170
Code commune 32252
Démographie
Gentilé Miélanais, Miélanaises
Population
municipale
1 197 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 50″ nord, 0° 18′ 32″ est
Altitude 209 m (min. : 187 m) (max. : 303 m)
Superficie 21,88 km2
Localisation

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Liens
Site web site de Miélan

Miélan (Mielan en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Miélanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Miélan est une commune située dans le Gers sur la nationale 21, à mi-distance entre AUCH au Nord et TARBES au Sud. à 13 km au sud-ouest de Mirande, sur le Bouès.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 188 hectares. Son altitude varie de 187 à 303 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque antérieure à la bastide

Le sarcophage découvert sur un site appelé Le Gleysa est un témoignage d'une occupation précédant la création de la bastide.

Un hameau constitué autour d'un château existait avant sa fondation.

Fondation de la bastide au XIIIe siècle

Miélan est une de ces villes nouvelles appelées « bastide » qui ont été fondées au XIIIe siècle et XIVe siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique et d'affirmation du pouvoir royal. À l'instar d'autres cités et dans l'espoir d'un avenir prometteur, son nom s'inspire de celui d'une des plus grandes capitales de l'Europe médiévale : Milan.

Le seigneur local Guillaume Bernard de la Roque, signe le 22 juillet 1284, avec le sénéchal Eustache de Beaumarchais, représentant du roi Philippe le Hardi, un contrat de paréage qui prévoit l'érection d'une ville, dans le pays des Affites, à proximité de son château de Baray et sur la voie Ténarèze. La cité est ainsi édifiée aux confins de plusieurs grands fiefs : les comtés de Pardiac, de Bigorre et d'Astarac.

Temps troublés

Rançonnée par Henri de Trastamare, en 1368, Miélan est assiégée, prise et détruite par des Anglais, en 1370, lors de la guerre de Cent Ans. Dès l'année suivante, la ville est reconstruite avec l'aide du roi Charles V.

La seigneurie passe dans les mains de diverses familles... En 1387, Gaillard de la Roche, cède ses droits à la famille de Monlézun-Saint-Lary. Ils sont revendus, en 1436, à la maison bigourdane des Castelnau-Laloubère. Enfin, la maison d'Antin devient, par acquisition en 1646 des droits des Castelnau-Laloubère puis cession des droits royaux, la seule maîtresse de la seigneurie.

Éléments favorisant le développement de Miélan à partir du XVIIIe siècle

Pendant les quatre siècles qui se sont succédé depuis sa création, la cité évolue peu. Le renouveau s'opère à partir XVIIIe siècle.

En 1711, le roi Louis XIV crée, en faveur de Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, fils légitime de la marquise de Montespan, le duché d'Antin dont Miélan devient la capitale.

Dans les années 1750, une partie des remparts et le château féodal ont été démolis. L'intendant d'Étigny ouvre la route qui va d'Auch à Tarbes, actuelle RN 21.

Jusqu'à la Révolution, la bastide de Miélan fut l'une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le comté d'Armagnac.

Après la Révolution, d'anciennes églises ont servi de carrières de pierre. Napoléon, rentrant d'Espagne, traverse Miélan le 24 juillet 1808.

Mais, c'est sous le Second Empire que la ville connaît son apogée. Elle atteint 2054 habitants en 1856. On achève la démolition des murs. La mairie en pierres remplace l'ancienne halle en bois qui a été démolie sous la Monarchie de Juillet. L'ancienne église Saint-Barthélémy et sa tour carrée sont remplacées par un nouveau bâtiment. Enfin, en 1869, Miélan accueille la ligne de chemin de fer entre Tarbes et Auch.

La fin du XIXe siècle est, au contraire, assez défavorable à la ville qui perd des habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Miélan.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Jean-Loup Arenou SE Retraité Fonction publique
mars 2008 2014 Jacques Bernès-Lasserre[2] DVG  
mars 2001 2008 Louis Lacoste DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

CCAS

Miélan n'est plus un chef-lieu de canton depuis 2015.Elle fait partie du canton Mirande-Astarac. Miélan possède un centre communal d'action sociale et est doté d'une gendarmerie et d'un service départemental d'incendie et de secours .

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Miélan appartient à la communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne dont dépendent l'aménagement de la zone d'activité et les emplois du syndicat d'initiative.

La collecte des déchets et la déchèterie sont gérées par le Syndicat Mixte de Collecte des Déchets du Secteur Sud de Mirande.

L'adduction d'eau est aux mains du Syndicat Intercommunal d'Adduction d'Eau de la vallée de l'Arros basé à Villecomtal.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 197 habitants, en diminution de -1,56 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 270 1 403 1 516 1 986 1 931 2 032 2 022 2 043 2 054
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 906 1 917 1 910 1 992 1 954 1 963 1 827 1 668 1 538
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 500 1 517 1 306 1 324 1 278 1 241 1 202 1 225 1 214
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
1 295 1 325 1 246 1 290 1 258 1 190 1 213 1 197 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation des enfants est assurée de la maternelle au collège.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché : tous les jeudis.

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a à Miélan un cabinet médical et une maison de retraite

Sports[modifier | modifier le code]

Miélan possède une équipe de rugby à XV, l'EAB XV et un stade.

Économie[modifier | modifier le code]

Pierre angulaire située au-dessus d'un commerce du centre-ville.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

On trouve, à Miélan, des petits commerces liés essentiellement à l'alimentaire ou à l'équipement de la maison, quelques établissements bancaires ou d'assurance, une maison de retraite et des services voués à la santé ou à l'automobile.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la ville était le centre d'un marché qui exportait la production des porcelets (les nourrins) d'une race locale, le porc de Miélan, pour un montant de 60 000 têtes par an[7].

Le syndicat d'initiative et plusieurs établissements relevant du loisir, de l’hôtellerie ou de la restauration accueillent les touristes. Ils y apprécient les qualités patrimoniales du bourg, les paysages bucoliques et l'agréable climat de cette région traditionnellement tournée vers l'agriculture.

Une zone d'activités à vocation artisanale a été inaugurée en 2007.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maisons à colombage à l'angle nord-ouest de la place Jean-Sénac.
Passage couvert.
Chapelle et impasse Saint-Jean.

Miélan conserve des éléments de l’architecture médiévale dont des maisons à colombage. Mais de nombreuses demeures ou bâtiments publics relèvent également du style Second Empire.

La mairie-halle est bordée de bâtiments relevant des deux architectures dont plusieurs à arceaux. Une croix métallique rehaussée d'un coq et décorée d'éléments faisant référence à la crucifixion de Jésus de Nazareth (lance, tenailles, échelle...) lui est adossée. On accède à la rue Dargagnon par un passage couvert.

Non loin d'une halle à l'architecture métallique, une ébénisterie ancienne a pour particularité d'être ornée de culs-de-lampe figurant des animaux.

Édifices religieux

La commune abrite quatre églises et une chapelle.

Dans le bourg central, l'église Saint-Barthélemy est un édifice néogothique doté d'un imposant clocher néoroman visible au loin. Sa construction a commencé en 1869 mais, le clocher n'a été édifié qu'en 1900.

Elle est secondée, non loin, par la chapelle Saint-Jean reconnaissable à son colombage. Celle-ci a été construite en 1823 à proximité de l'emplacement de l'église originelle.

D'autres églises sont visibles dans les quartiers de Gouts, Forcets et Barbast.

Le cimetière abrite plusieurs mausolées ou tombeaux remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à trois ruches d'or posées en bande.

Mais, un second blason existe figurant, de haut en bas, Miélan en lettres d'imprimerie majuscules noires sur un fond jaune, trois fleurs de lys sur un fond bleu et trois abeilles noires sur un fond blanc. Ils jouent sur l'analogie entre les termes « miel » et « Miélan » et rappellent l'intervention royale motivant la fondation de la ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Sénac de Monsembernard, Églises et chapelles du canton de Miélan, dessins de Michèle de Cambiaire, Auch, Amis des églises anciennes du Gers, 1992, 72 p[8].
  • Guy Sénac de Monsembernard, « La Révolution à Miélan et dans son pays », dans Bulletin de la Société Archéologique du Gers[9]
  • Guy Sénac de Monsembernard, « Contribution à l'étude de l'émigration gersoise en Amérique au XIXe siècle : le cas d'Estampes-Castelfranc dans le canton de Miélan », dans Bulletin de la Société historique, archéologique et scientifique du Gers, 1993[10]
  • Guy Sénac de Monsembernard, « Fondation de Miélan », « Maires de Miélan », « Miélan, ville ducale », « Généalogie de la famille Dutroq », « Miélan à l'époque médiévale », « La bataille de Miélan de 1370 », « Les deux enceintes de la bastide de Miélan », « Les seigneurs de Miélan », « Notes historiques sur Goutz, Forcets, Barbast, Lazies, Monsaurin, Bazugues et Laas », dans Chronique d'une bastide : Miélan et ses environs, 1999 à 2008[11]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]