Jonzac

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Jonzac
Le château de Jonzac vu depuis les berges de la Seugne.
Le château de Jonzac vu depuis les berges de la Seugne.
Blason de Jonzac
Blason
Jonzac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Jonzac
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Claude Belot
2014-2020
Code postal 17500
Code commune 17197
Démographie
Gentilé Jonzacais
Population
municipale
3 465 hab. (2013)
Densité 265 hab./km2
Population
aire urbaine
6 393 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 48″ N 0° 26′ 01″ O / 45.4467, -0.433645° 26′ 48″ Nord 0° 26′ 01″ Ouest / 45.4467, -0.4336
Altitude Min. 26 m – Max. 87 m
Superficie 13,09 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villedejonzac.fr

Jonzac Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune du sud-ouest de la France, située dans la partie méridionale du département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Jonzacais et Jonzacaises[1].

Baignée par la Seugne qui y écoule ses eaux dans un méandre, la cité s'est développée originellement sur deux collines de la rive droite, les monts Balaguier et Montguimar, où se dressent ses deux principaux monuments : l'église Saint-Gervais-Saint-Protais et le château, dont l'une des tours qui sert de beffroi est visible de fort loin.

Pôle administratif et ville commerciale particulièrement active, elle est l'une des quatre sous-préfectures de la Charente-Maritime. Jonzac est la première unité urbaine du Pays de Haute-Saintonge, regroupant 5 242 habitants en 2008, se situant nettement avant Pons et Montendre, les deux autres centres urbains de la Saintonge méridionale[Note 1]. Elle est au cœur d'une petite aire urbaine qui la place au 10e rang en Charente-Maritime avec 6 265 habitants en 2008.

Station thermale depuis 1986[2], la ville s'est dotée d'un centre culturel, de nombreux équipements sportifs, d'un cinéma, d'un casino et d'un centre de loisirs aquatiques, Les Antilles de Jonzac, qui en font également une destination touristique de plus en plus fréquentée. Elle appartient depuis 2015 aux Plus Beaux Détours de France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Une situation géographique particulière[modifier | modifier le code]

Jonzac est située dans la partie méridionale de la Charente-Maritime qui correspond à la Haute Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[3], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

La ville est assez éloignée de la préfecture de la Charente-Maritime, La Rochelle, qui se trouve à 105 km au nord-ouest alors qu'Angoulême, préfecture du département voisin de la Charente, n'est distante que de 55 km à l'est. L'influence urbaine de cette dernière y est davantage ressentie. C'est cet éloignement géographique de la préfecture de Charente-Maritime qui a permis à Jonzac, petite ville de moins de 4 000 habitants, de devenir sous-préfecture dès 1800 pour une plus grande proximité de l'administration en Sud-Saintonge.

De plus, Bordeaux, préfecture de la Gironde et capitale régionale, n'est située qu'à 90 km au sud-ouest. Le rayonnement urbain de cette métropole régionale y est particulièrement prégnant, d'autant que Jonzac est reliée directement à cette dernière par la ligne ferroviaire à deux voies Bordeaux-Nantes.

Par rapport aux autres villes proches de Jonzac, Saintes dont l'influence urbaine s'y fait nettement ressentir est située à 42 km au nord-ouest tandis que Pons est à peu près à mi-chemin entre ces deux villes, se trouvant à 20 km, également au nord-ouest de Jonzac. La cité est reliée à ces deux villes par la voie ferrée Bordeaux-Nantes et par la D 142 jusqu'à Pons, puis la RD 137 - ex-RN 137 - jusqu'à Saintes.

Barbezieux-Saint-Hilaire, ancienne sous-préfecture de la Charente, n'est distante que de 23 km à l'est et se trouve sur l'axe routier qui relie Angoulême à Jonzac via la RN 10 jusqu'à Barbezieux, puis la D 3 depuis cette dernière. Les échanges urbains entre ces deux villes de la Saintonge — que séparent seulement les limites départementales depuis la Constituante de 1790 — demeurent toujours actifs, d'autant qu'elles sont de taille comparable et qu'elles sont toutes les deux situées dans le vignoble du Cognac. De même en est-il avec Cognac, la célèbre cité des eaux de vie n'étant distante que de 32 km au nord via le chef-lieu de canton Archiac, situé en limite des départements de la Charente et de la Charente-Maritime et appartenant à l'arrondissement de Jonzac.

Enfin, Jonzac est relativement proche de la côte atlantique et, plus précisément de l'estuaire de la Gironde, Royan, la grande station balnéaire et touristique de la côte charentaise, étant située à 61 km à l'ouest via Saint-Genis-de-Saintonge et Cozes.

Jonzac n'est pas reliée directement à une autoroute comme l'est Pons au nord-ouest, elle est située à 17 km de l'échangeur de l'A10no 37 –, aux portes de Mirambeau, chef-lieu de canton appartenant également à l'arrondissement de Jonzac.

Cette situation géographique particulière de Jonzac dans le sud de la Charente-Maritime en a fait un carrefour de communications routières important que les contraintes de son site naturel (collines escarpées, vallée encaissée de la Seugne) ont longtemps gêné.

Un site urbain contraignant[modifier | modifier le code]

La ville est bâtie sur deux collines sur les bords de la Seugne, affluent de rive gauche la Charente, l'un des plus longs du fleuve. Les méandres de la Seugne traversent la commune du sud-est vers le nord-ouest et la rivière se caractérise par quelques petites îles inondables et des cascatelles. Les abords plus ou moins abrupts de sa vallée sont occupées par des jardinets tandis que les parties basses et inondables sont le domaine des prairies naturelles.

Le château de Jonzac est bâti au sommet de la colline Montguimar.

En fait, le site urbain de Jonzac est plus complexe qu'il n'y paraît. La ville occupe un site de méandre et s'est originellement développée sur la rive droite de la Seugne, sur la partie escarpée d'une colline facile à défendre. C'est ici que le château fut primitivement édifié au XIe siècle, répondant ainsi à des critères stratégiques et défensifs. C'était la « Cité », ceinte par des remparts. Puis, sur l'autre colline que sépare un vallon sec, s'est développé le « quartier de l'église », né en même temps que la Cité.

Le développement urbain, sur la rive gauche, fut plus tardif. Il prit son essor avec l'implantation d'un couvent des Carmélites en 1505 qui donna son nom au nouveau faubourg, le faubourg des Carmes où « œuvraient des artisans, mégissiers, tanneurs, tonneliers »[4]. C'est également sur la rive gauche que les carrières de pierres calcaires commencèrent à être activement exploitées à partir du XVIe siècle et elles jouèrent un rôle important dans l'économie comme dans l'histoire de la ville.

Ces deux parties de la ville que sépare la rivière constituent aujourd'hui le noyau urbain originel de Jonzac et qui est resté tel quel pendant de longs siècles jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle.

La Seugne s'écoule paisiblement au pied de la colline Montguimar, formant un cadre bucolique.

Le développement urbain contemporain s'est effectué principalement sur la rive gauche de la Seugne avec l'implantation de la voie ferroviaire et de la gare tout à la fin du Second Empire à partir de janvier 1870[5]. La rive gauche a toujours eu un caractère plus industriel que la rive droite, quartier voué par excellence aux commerces et aux administrations.

Mais l'expansion urbaine actuelle, celle qui a débuté dans les années 1960 et s'est prolongée jusqu'au seuil des années 1980, a débordé le cœur historique de la ville et s'est faite principalement vers l'ouest en suivant la vallée de la Seugne et vers le nord. Lors de cette extension du bâti urbain, composé de résidences HLM et de lotissements pavillonnaires, Jonzac s'est progressivement soudée aux villages voisins de Saint-Germain-de-Lusignan, où une zone industrielle a été aménagée ainsi qu'un centre de formation professionnelle relevant de la Chambre des Métiers, et de Saint-Martial-de-Vitaterne, où un important centre hospitalier psychiatrique a été édifié. Jonzac forme donc une agglomération urbaine de 5 183 habitants en 2007.

En raison des conditions particulières de son site urbain et de l'étroitesse de son finage communal, Jonzac fait partie des communes urbaines les moins étendues du département, la ville manque de terrains à construire qui limitent considérablement son développement urbain actuel. C'est pourquoi depuis 1982, Jonzac voit sa population décroître régulièrement alors que les deux communes de son agglomération urbaine et celles situées en périphérie ne cessent de gagner de la population. Il n'est donc pas exagéré de dire que la croissance urbaine de Jonzac « se déploie » dans son canton.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le bassin de Jonzac est en grande partie constitué par des formations du Crétacé supérieur.

Un forage géothermique réalisé à Jonzac en 1979 a confirmé l’existence d’eau géothermique à 65 °C5 °C) dans les grès et calcaire du Trias entre 1 671 et 1 871 mètres de profondeur. Un second forage a également été réalisé en 1993.

Accessibilité de la ville[modifier | modifier le code]

Par la route, Jonzac se trouve à environ 1/4 d'heure de l'autoroute A 10 et est à 1 heure de Bordeaux, 1 heure 30 de La Rochelle, 45 minutes de Royan et 30 minutes de Saintes et de Cognac. La ville est en outre une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

La gare de Jonzac est située sur la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. Deux allers-retours quotidiens en car permettent également de rejoindre Angoulême en une heure, pour la correspondance TGV vers Paris.

Jonzac possède également un aérodrome, l’aérodrome de Jonzac - Neulles situé sur la commune de Saint-Germain-de-Lusignan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jonzac
Saint-Martial-de-Vitaterne Réaux
Saint-Germain-de-Lusignan Jonzac Champagnac
Saint-Simon-de-Bordes Ozillac

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[6].

Paysage de « champagne » aux abords de Jonzac.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[7].

La Charente-Maritime est le département français le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Le tableau suivant résume les principales données climatiques de la station de Météo-France de Cognac (environ 30 kilomètres à l'est).

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Jonzac[8] 1943 791,4 5 23 61
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Données météorologiques à Cognac[modifier | modifier le code]

Données climatiques à Cognac
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[9].


Environnement[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune est intégrée à une zone protégée en raison de la richesse de son écosystème (prairies hygrophiles ou méso-hyprophiles, forêts alluviales, garrigues).

La loutre est une des nombreuses espèces fréquentant les berges de la Seugne.

Les bords de Seugne constituent un espace d'une grande richesse écologique. Multitude de ponts et passerelles enjambent la rivière au cœur de la ville historique, et une promenade (mail de Seugne) a été aménagée le long de quelques-uns de ses bras. Elle se compose d'un parcours-santé, d'un arboretum et d'une aire de loisirs pour les enfants. La haute vallée de la Seugne, formée d'une série de biefs, est un site protégé dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000 (classement en « site d'importance communautaire »). Le site abrite une communauté de visons d'Europe parmi les plus importantes de la région Poitou-Charentes. La faune est également représentée par la loutre, le grand rhinolophe, l'agrion de Mercure et la cistude d'Europe[10]. La haute vallée de la Seugne est en outre intégrée à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe II (grands espaces naturels riches) couvrant 8 % du territoire communal[11].

Les carrières de Bellevue constituent un autre site protégé dans le cadre du réseau Natura 2000 (classement en « site d'importance communautaire »), par ailleurs inscrit dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I (petits espaces homogènes)[11]. Le site se compose de cavernes (anciennes carrières), de maquis et de garrigues. L'endroit est apprécié des rhinolophes, qui viennent y hiberner[12].

Plusieurs sentiers de promenade ont été aménagés dans la partie sud de la ville. Au gré des bras de la Seugne, des forêts et des prairies, ils conduisent à un parc floral et à la base de loisirs d'Heurtebise.

La commune a jusqu'à présent (2011) fait l'objet de treize arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, dont quatre pour des mouvements de terrain et neuf pour des inondations. La commune abrite sept établissements (non Seveso) susceptibles de présenter des risques technologiques potentiels[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En latin médiéval Jonzac est nommé Joenzacus, Joenzazinsis vicaria, Joviniacum, Junctiacum, Jonzacum, Yonsium [13],[14],[15],[16],[17], et plus tardivement Yonssac [17] en français et Jhonzat en saintongeais.

Ce nom dériverait d'un gentilice gallo-romain, soit Jucundus[16], soit Juventius[15], associé au suffixe gaulois -acum . Jonzac serait donc à l'origine le «domaine de Jucundus» [16] ou le « domaine de Juventius »[15], faisant référence à un habitant du lieu, peut-être celui de la villa gallo-romaine découverte à l'ouest du bourg[15],[18].

L'histoire de la Charente-Maritime suggère une autre étymologie. En 285, la Saintonge est intégrée à la province de l'Aquitaine Seconde par Dioclétien[19], qui prend en 286 le surnom de Jovius (de Jupiter), dont l'adjectif dérivé est jovianus[20]. Jovianicum : «domaine de Dioclétien» ou «sanctuaire de Jupiter» c'est ainsi que le site de Jonzac aurait pu être nommé en l'honneur de l'empereur romain qui venait de restructurer la Gaule.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville, sculptées sur la porte du château.
Blason Blasonnement :
De gueules au pont de trois arches d'argent maçonné de sable, posé sur une rivière aussi d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'un château couvert à deux grosses tours et un entremur, le tout du même maçonné aussi de sable.
Commentaires : La devise de la cité, gravée au-dessus de l'entrée du château, est : « Post bella, otia pacis » (« Après les guerres, les loisirs de la paix »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé dans la commune de nombreux vestiges préhistoriques. La découverte récente d'un site du Moustérien au lieu-dit Chez Pinaud prouve que les premiers hommes s'abritaient non loin des méandres de la Seugne. Des fouilles d'une grande ampleur sont actuellement en cours.

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La villa gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La construction du nouveau complexe de loisirs aquatiques des Antilles de Jonzac a mis au jour une villa gallo-romaine, dans un méandre de la Seugne, lors des campagnes de fouilles des étés 2003 et 2004. L'ensemble des constructions d'une superficie de 3000m² , daté des IIIe et IVe siècles de notre ère, comprenait notamment un équipement thermal, un mausolée funéraire, une cour agricole et un jardin d'agrément[18],[21]. La surface d'habitation de 1500m2 (100 x 15 m), suggère qu'il s'agissait d'une demeure aristocratique composée d'un corps de bâtiment principal allongé assorti d'une galerie à portiques en façade. Au nord étaient installées les salles de réception, dont une chauffée par le sol ; au centre et au sud des pièces de servitudes étaient disposées en enfilade et aboutissaient à l'ensemble thermal, dont le décor était constitué d'enduits peints représentant des demi-cercles ornés de plumes de paon[22]. D'autres pièces étaient ornées de vitrages et de mosaïques dont on a retrouvé des fragments.  Un deuxième bâtiment de 392 m2 (28 x 14m) est disposé perpendiculairement, à une centaine de mètres de l'habitation. On suppose que le propriétaire du lieu pouvait s'appeler Juventius ou Jucundus, selon les étymologies proposées pour le nom de Jonzac (voir le paragraphe Toponymie)[16],[15],[18].

Son plan est similaire à celui des villas du «Paradis» ou du «Grand Mur» à Romégoux[23]. ou encore des bâtiments agricoles de la villa de Chiragan (Haute-Garonne).

La nécropole mérovingienne[modifier | modifier le code]

Après l'abandon de la villa gallo-romaine, les habitants se sont installés sur la colline de Montguimar, plus près du cours de la Seugne, comme le suggère la nécropole datée de l'époque mérovingienne trouvée sous le parvis de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais[24]. Les sarcophages de calcaires contenaient de nombreux artefacts métalliques des bijoux, des armes mais aussi des fragments de tissu, datés des VIe et VIIe siècles[24],[25]. Aucune habitation de cette époque n'a en revanche pu être identifiée du fait sans doute de leur architecture en bois[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'empire carolingien[modifier | modifier le code]

Emplacement des tombes mérovingiennes sur le parvis de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais de Jonzac.

A l'époque carolingienne, une partie au moins du site de Jonzac est incluse dans le domaine de Saint-Germain-de-Lusignan qui appartient au vaste patrimoine de l'abbaye de Saint-Germain-des-Près. En effet l'abbaye parisienne dispose d'un vaste réseau spirituel et économique le long des grands voies de communications terrestres et fluviales de l'empire carolingien, depuis la vallée de la Seine jusqu'à la Belgique, la Suisse, en passant par la Bourgogne et le Morvan[27].

La villa du domaine de Saint-Germain-de-Lusignan est mentionnée pour la première fois vers 830, dans un acte de Pépin Ier roi d'Aquitaine[24], petit-fils de Charlemagne. Lusignan est la possession la plus méridionale de Saint-Germain-des-Près. Le réseau va être ébranlé lors des invasions normandes qui ruinent l'abbaye, puis progressivement et définitivement disloqué à partir du XIe siècle sous l'effet du développement de la noblesse qui prend possession des fiefs régionaux [27].

Une œuvre littéraire du XIIIe siècle, la «Chronique saintongeaise»[28], développe une tradition mettant en scène Charlemagne, l’archevêque Turpin ou encore Saint Anthème le Grec, évêque itinérant, apôtre du Poitou. La Chronique raconte qu' Anthème accompagna Charlemagne en Espagne et s'y fit tuer par les sarrasins. L'empereur ramena en Saintonge la dépouille de ce fidèle compagnon et le fit enterrer à Jonzac, près de l'autel de l'église qui lui fut d'abord consacrée avant de l'être à Saint Gervais et Saint Protais.

Il est aussi relaté dans la Chronique que la formation du bourg de Jonzac aurait débuté dès l’époque de Charlemagne autour de deux collines, celle de « Montguimar » sur laquelle sera bâtie l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, et celle de « Balaguier » dominée par le château ou une tour de guet[29].


Ruelle médiévale aux abords du château.

Un fief abbatial[modifier | modifier le code]

Au XIème siècle le site de Jonzac est essentiellement un fief abbatial, à la suite de donations de la part de familles nobles. Trois abbayes sont mentionnées : Saint-Germain-des-Près, Baignes, Saint-Jean-d'Angély.

  • Vers l'an 1000, Foucher de Jonzac, sa soeur Emma et son frère Kalon (ou Charles) ont fait donation à l'abbaye de Baignes du quart d'un alleu qu'ils avaient à Barret. La même abbaye reçoit en 1081 la chapelle Notre-Dame du château de Jonzac de la part de Guillaume de la Roche-Chandry.
  • Le château de Jonzac est mentionné en 1059 dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély[13] dans un acte précisant les détails d’un don fait par Kalon de Jonzac à l'abbaye pour le salut de son âme et de celle ses parents, en ces termes, selon la traduction résumée de Georges Musset :

« Kalon, fils de Fouchier du château de Jonzac, Arnaud, cousin de Kalon et ses fils Hébon et Guillaume, cèdent à l'abbaye la moitié des droits de l'église, la moitié des dîmes de toute espèce et enfin la moitié de tout ce qu'ils possèdent dans leur alleu de Charbonnières. Adémar qui ne rit, Sénégonde, sa soeur, abandonnent également leurs droits et possessions sis au même lieu. Ces dons sont souscrits par Guillaume, vicomte d'Aulnay, Cadelon son fils et d'autres...»

Les seigneurs de Jonzac[modifier | modifier le code]

La succession des seigneurs de Jonzac devient plus facile à établir à partir de Guillaume II de La Rochandry (mort vers 1182) qui néanmoins fait don lui aussi d'une partie de ses terres à l'abbaye de La Couronne[16].

Château de Jonzac : tour sud et douves

Vers 1327, Bertrand de La Rochandry meurt sans postérité directe après avoir légué le fief de la Rochandry à son neveu Ybles, et ses autres biens, dont Jonzac, à ses nièces Marguerite et Pétronille (ou Péronnelle), filles de Guillaume Gardrade, seigneur de Mosnac.

En 1330, Marguerite, fille de Pétronille, dame de Mosnac, et de Foucaud, baron de Montausier, épouse Guy de Sainte-Maure. Les terres de Jonzac, Montausier, Chevanceaux, et Mosnac, passent ainsi dans la famille de Sainte-Maure, maison féodale de Touraine, connue depuis le XIe siècle[32].

En 1470, Renaud de Sainte-Maure partage ses terres avec son frère et ses sœurs : il conserve pour sa part les terres, châtellenies et seigneuries de Jonzac, Mosnac,Cadillac, tandis que son frère Léon obtient les terres de Montausier et fonde ainsi la branche des Sainte-Maure de Montausier.

Renaud édifie en 1497 la chapelle de la Maladrerie de Jonzac. L'année suivante, alors que son fils aîné, Foucaud, se consacre à la prêtrise, Renaud transfère le droit d’aînesse à son second fils, Jean, à qui il lègue la seigneurie de Jonzac.

La Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Territoires respectivement sous domination anglaise et française en 1382 (guerre de Cent Ans).

Au cours de la guerre de Cent Ans, du fait de leur situation géographique, les seigneurs de Jonzac ont prêté successivement allégeance au roi d'Angleterre et au roi de France, comme d'autres seigneurs saintongeais, tels que Renaud VI de Pons.

Jonzac et les terres associées passent ainsi en 1327 à la Guyenne, alors sous le gouvernement du roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine. En 1352, Pierre de Sainte-Maure prend les armes contre les anglais, avant d'être contraint en 1363 de prêter allégeance au prince de Galles, Edouard de Woodstock, au château d'Angoulême.

En 1371, Pierre combat de nouveau pour le roi de France Charles V. A sa mort en 1376, sa veuve, Miramonde de la Mothe, tutrice de ses enfants mineurs, se met sous la protection de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés.

En 1402, son fils Arnaud rend hommage à Louis 1er, duc d'Orléans, frère cadet et régent du roi Charles VI de France. Cette allégeance est contemporaine du Combat des Sept à Montendre.

Vers 1405, Arnaud de Sainte-Maure est fait prisonnier alors qu'il combat aux côtés du connétable Charles Ier d'Albret contre les positions anglaises en Guyenne. Durant sa captivité d'une dizaine d'années en Angleterre, ses possessions, dont le château de Jonzac, sont confisquées et données à  un  seigneur anglais. Le château médiéval, sur les bords de la Seugne, est en grande partie détruit, et sera reconstruit sur la colline de Balaguier, quelques décennies plus tard[29].

Renaud, fils d'Arnaud, est rétabli dans tous ses biens en 1451 par lettre du roi Charles VII, après la capitulation de Bordeaux.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le bourg de Jonzac, à proprement parler est né probablement au XVe siècle de la fusion des deux zones d'urbanisation constituées sur les deux collines de Montguimar et Balaguier autour de l'église et du château, auxquelles s’est ajouté le site des Carmes. L’appellation de « ville de Jonzac » n’apparaît quant elle que dans la première moitié du XVIIe siècle[33].

Dans les années 1570, Jonzac devient une place huguenote, et connaît un essor économique important (foire, marché aux porcs, halle aux grains). La révocation de l'édit de Nantes (édit de Fontainebleau) en 1685 a contraint de nombreux jonzacais à fuir vers Bordeaux et aux Antilles.

Au XVIIème siècle, un descendant de Léon de Sainte-Maure, Charles, duc de Montausier, Maréchal des camps et armées du roi, Gouverneur de Saintonge et Angoumois, sera le gouverneur du Grand Dauphin. Élevé dans la religion protestante, il abjure pour épouser Julie d'Angennes, gouvernante des enfants de France et dame d’honneur de la reine Marie-Thérèse. Ils eurent une fille, Marie-Julie, future duchesse d'Uzès.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jonzac devint chef-lieu d'arrondissement en 1800 et la prospérité de la ville commence à se faire grâce au commerce du cognac.

Le chemin de fer arrive à Jonzac en 1870 depuis Saintes. La gare de Jonzac, est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer des Charentes.

La fin du XIXe siècle verra Jonzac subir une crise économique à la suite des ravages du phylloxera sur le vignoble de Cognac[34].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, Jonzac, comme Saintes et Royan, accueille une Kreiskommandantur (Kommandantur d'arrondissement) de laquelle dépend un service de surveillance chargé de lutter contre les actes de malveillance à l'encontre des occupants[35]. Une garnison allemande de 235 hommes et 5 officiers occupe Jonzac[36]. À mi-chemin entre Brest et Bayonne, la ville dont la gare est desservie par la voie ferrée de Nantes à Bordeaux, est choisie par la Kriegsmarinepour entreposer d'énormes stocks de munitions qui doivent protéger le mur de l'Atlantique. Ce dépôt est destiné à alimenter notamment les sous-marins de l'Atlantique, avec l'équivalent de 120 trains complets prêts à charger. Les carrières de Heurtebise fournissent une cache naturelle à l'arsenal militaire allemand vis-à-vis d'éventuels bombardements alliés. Sa destruction est préparée par le groupe Alerte, groupe sabotage de l'Organisation civile et militaire (OCM) basé à Bordeaux. Plusieurs tentatives ont lieu, les 8, 18 et 30 juin[37],[38],[39],[40],[41] . Finalement, c'est en allumant directement une mèche que Pierre Ruibet réussit le sabotage, se sacrifiant pour réussir la destruction. Son compagnon Claude Gâtineau est arrêté et fusillé le lendemain . Cet acte de sabotage se révélera être une étape déterminante des actions facilitant le débarquement des forces alliées et menant à la Libération [40][41]. Les actes de la résistance se multiplient dans la région bien que la situation soit particulièrement confuse du fait du démantèlement d'une partie du réseau de la zone B (sud-ouest) après l'exécution le de son chef, André_Grandclément dit Bernard, par un autre résistant, Roger_Landes dit Aristide, membre des services secrets britanniques (Special_Operations_Executive (SOE)).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville est installé dans une aile du château.
Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Claude Belot UMP Président du conseil général
2001 2008 Jean-Claude Texier    
2008 en cours Claude Belot UMP puis LR Conseiller général sénateur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jonzac est le siège de la plus vaste communauté de communes de France, la communauté de communes de la Haute-Saintonge, avec 122 autres communes du Sud de la Charente-Maritime représentant 54 900 habitants et près de 24 % de la superficie du département.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La taxe d'habitation prélevée par la commune était en 2006 de 9,40 %[42], la taxe foncière sur les propriétés bâties était de 20,27 % et la taxe professionnelle de 10,01 %.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Allégorie de la République de Gustave Michel (1894)

L'analyse des résultats des élections présidentielles de 2007 montre un relatif équilibre des forces en présence, tant au premier qu'au second tour du scrutin. Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy obtient cependant une légère avance (29,11 %) sur la candidate du PS Ségolène Royal (28,92 %) et le candidat du MoDem François Bayrou (23,21 %). Au second tour, le rapport des forces reste sensiblement le même, Nicolas Sarkozy obtenant 50,36 % des suffrages (soit 1 056 bulletins) tandis que Ségolène Royal totalise 49,64 % (soit 1 041 bulletins). Au total, à peine 15 voix séparent les deux candidats[43]. Le taux d'abstention du premier tour (20,55 %) et du second tour (19,60 %) est nettement supérieur aux moyenne enregistrées dans le reste de l'hexagone (16,23 % et 16,03 %)[44].

La prédominance de la droite est plus marquée lors des élections législatives qui suivent, Dominique Bussereau conservant son siège de député de la quatrième circonscription de la Charente-Maritime avec 48,39 % des voix dans la commune, quand son adversaire socialiste ne totalisait que 27,58 % des voix[45].

Les élections régionales de 2010 sont en revanche remportées par la liste PS conduite par Ségolène Royal. Derrière le candidat UMP Dominique Bussereau au premier tour (38,22 % pour D. Bussereau, 37,90 % pour S. Royal), elle bénéficie d'un bon report de ses alliés de gauche et obtient finalement 52,96 % des suffrages au second tour. Le taux d'abstention reste néanmoins conséquent (48,27 %), mais nullement exceptionnel pour ce type d'élections[46].

Ce score s'inscrit dans le prolongement des élections régionales de 2004, la liste conduite par Ségolène Royal ayant à l'époque obtenu 51,56 %, devant la liste UMP conduite par Élizabeth Morin, qui récoltait pour sa part 40,92 % des voix. La liste FN de Jean-Romée Charbonneau se retrouvait en position d'arbitre, ayant obtenu 7,52 % des scrutins[47].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2010 et 2004 :

Démographie[modifier | modifier le code]

Classement démographique[modifier | modifier le code]

Population de l’agglomération de Jonzac
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
croissance
1999-2008
Agglomération saintaise
Jonzac 3 552 13 271 - 6,94 %
Unité urbaine 5 242 34 155 - 1,47 %
Aire urbaine 6 265 155 114 + 0,66 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime 611 714 6 864 89 + 9,82 %

Par sa population, Jonzac est la 29e commune de la Charente-Maritime avec 3 552 habitants au . Elle est cependant la première ville de l'arrondissement de Jonzac où elle exerce la fonction de sous-préfecture.

Avec une superficie communale de 1 309 hectares, la densité de population s'élève à 271 habitants par km², ce qui la classe parmi les communes les plus densément peuplées de Charente-Maritime.

En 2008, l’unité urbaine de Jonzac qui comprend trois communes[Note 2] regroupe 5 242 habitants et son aire urbaine, qui inclut cinq communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 6 265 habitants.

Ces différentes données font de Jonzac la 12e agglomération urbaine de la Charente-Maritime et son aire urbaine la classe au dixième rang dans le département.

Au niveau régional, elle occupe le 24e rang des aires urbaines picto-charentaises[49].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 465 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 470 2 509 2 488 2 465 2 618 2 514 2 524 2 591 2 718
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 792 3 005 3 147 3 260 3 296 3 210 3 237 3 431 3 344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 366 3 287 3 210 2 896 3 041 3 142 3 250 3 771 3 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
4 020 4 022 4 306 4 494 3 998 3 817 3 511 3 552 3 502
2013 - - - - - - - -
3 465 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2004[51].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 29,2 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 15,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 36,6 %).
Pyramide des âges à Jonzac en 2007 en pourcentage[52]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,0 
11,0 
75 à 89 ans
16,8 
17,4 
60 à 74 ans
17,8 
21,0 
45 à 59 ans
20,3 
18,1 
30 à 44 ans
15,3 
16,3 
15 à 29 ans
15,3 
15,4 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[53]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Localisée dans la partie méridionale du département, la ville de Jonzac est un centre d'activités tertiaires actif. Second pôle d'emplois du pays de Haute-Saintonge (derrière Pons), son économie repose sur les services administratifs (renforcés par la présence d'une sous-préfecture), le thermalisme, le tourisme (centre aqualudique des Antilles de Jonzac, mais aussi tourisme vert), les services à la personne et aux entreprises ainsi que le commerce. Une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge y a été mise en place.

L'agglomération accueille un hypermarché de 3 700 mètres carrés (Seugne distribution SA/E.Leclerc) qui emploie 160 salariés, deux supermarchés (Intermarché et Leader Price) employant respectivement 49 et 20 salariés[54] et une enseigne de hard discount (Lidl).

Deux zones d'activité sont implantées sur la commune (ZA Au Plaisir et ZA La Pouyade), renforcées par une zone d'activité communautaire située dans la commune voisine de Saint-Germain-de-Lusignan (ZAC de Jonzac-Saint-Germain). Elles constituent un vivier d'entreprises diverses (construction mécanique, boulangerie industrielle, menuiserie, sérigraphie industrielle...) et de boutiques qui complètent l'offre présente en centre-ville. Enfin, en bordure de la rocade, en direction de Mirambeau, un parc commercial (La Source) a été créé autour des magasins Intermarché et Bricomarché, tous deux à l'origine du projet via le groupe ImmoMousquetaires Centre Ouest[55]. Ce nouveau complexe comprend différentes enseignes commerciales (La halle aux vêtements, La halle aux chaussures, Gifi...) et McDonald's[56],[57].

La partie sud-est de la commune accueille une zone d'aménagement concerté (ZAC du Val de Seugne) de 66 hectares, divisée en trois secteurs : un secteur paysager (aménagements limités afin de préserver et mettre en valeur le cadre naturel), un secteur de développement économique (infrastructures publiques et privées, équipements touristiques, commerces), et un secteur dédié aux infrastructures d'hébergement (complexes hôteliers, résidences, commerces)[58].

Jonzac possède une industrie agro-alimentaire relativement importante avec une société de transformation de morue qui emploie plus de 200 salariés et une société de négoce de cognac, de pineau des Charentes et de vin de pays charentais, comprenant environ 50 personnes.

Territoires des vignobles de Cognac.

La viticulture est une ressource économique importante de la commune, qui est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[59].

La présence conjuguée des vignes et des forêts a permis à Jonzac d'abriter une usine du premier groupe mondial de production de fûts destinés aux vins de qualité (groupe Radoux), tonnellerie qui exporte dans le monde entier (une centaine de salariés).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Station thermale de Jonzac[modifier | modifier le code]

Aménagée dans d'anciennes carrières de pierre de taille, la station thermale de Jonzac est le plus récent centre thermal du centre-ouest de la France, ayant ouvert ses portes en 1986, il a accueilli 12731 curistes en 2013, faisant de Jonzac la 10ème station thermale française. Les indications thérapeutiques de la station de Jonzac sont : rhumatologie, phlébologie et voies respiratoires.

Les Antilles de Jonzac[modifier | modifier le code]

Les Antilles de Jonzac.

La proximité des thermes a permis le développement d'un tourisme de loisirs haut de gamme, dont la locomotive est un centre aqualudique : « Les Antilles de Jonzac ». Ce centre aquatique de loisirs et de remise en forme a ouvert ses portes en 2002, en présence du Premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin.

Le complexe regroupe un lagon tropical (piscine à vagues, toboggan de 60 m, cascades et geysers, plage intérieure et extérieure avec terrain de beach volley, jardin tropical, etc.), un Espace Forme de 700 m2, un restaurant, des boutiques et une salle de séminaires. Le forage géothermique de 1993 permet de fournir l'énergie nécessaire au complexe aqua-ludique à hauteur de 85 %[60].

La commune compte également une résidence hôtelière de 70 appartements, « Maeva », un casino avec 50 machines à sous et une base de loisirs.

L'aérodrome de Jonzac-Neulles[modifier | modifier le code]

Piste d'envol de l'aérodrome de Jonzac-Neulles

L’aérodrome de Jonzac - Neulles  est situé sur le territoire des communes limitrophes de Saint-Germain-de-Lusignan et de Clam à 4 km au nord de Jonzac. Il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légèrehélicoptère et montgolfière).

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune abrite une population un peu moins active que la moyenne nationale (42,7 % contre 45,2 %), avec néanmoins un taux d'activité des 25-59 ans à peu près conforme aux chiffres nationaux (82 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (31,2 %), suivis des ouvriers (25 %) et des professions intermédiaires (19,2 %). Les cadres sont bien représentés (12,4 % contre 12,1 % dans le reste du pays), de même que les artisans et chefs d'entreprises (8,9 % contre 6,4 %). L'agriculture emploie 3,2 % des actifs, un chiffre plus élevé que la moyenne nationale (2,4 %)[61].

En 1999, le taux de chômage était de 17,6 %, un chiffre plus élevé que les estimations au niveau national (12,9 %)[61].

Les actifs représentent de loin la principale composante de la population (42,7 %). Ils sont suivis par les retraités (25,5 %) et les jeunes scolarisés et les étudiants (19,3 %)[61].

Immobilier[modifier | modifier le code]

De façon globale, la population de la commune a des revenus inférieurs aux estimations nationales : la moyenne des revenus par an et par ménage y est de 12 901 € (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage)[62].

Le taux de personnes propriétaires de leur logement est légèrement inférieur à la moyenne nationale, soit 49,1 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; parallèlement, 45,3 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 5,6 % logés gratuitement (moyenne nationale : 4,9 %)[63].

Le parc immobilier de la commune est constitué de 2 279 logements. Ceux-ci sont essentiellement des résidences principales (76,5 %), le reste étant constitué de résidences secondaires (10 %) mais aussi d'un grand nombre de logements vacants (13,5 %)[63]. La grande majorité des logements sont des maisons individuelles, lesquelles représentent 70,3 % du parc immobilier (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartissant entre appartements (24 %) et logements alternatifs (5,6 %). 33,3 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); suivent les 4 pièces (28,1 %), les 3 pièces (20,8 %), les 2 pièces (11,2 %) et les studios (6,5 %)[63].

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

Château de Jonzac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Jonzac.
Le châtelet d'entrée du château de Jonzac date du XVe siècle.
Détail d'une aile du château.

Le château de Jonzac est un des monuments emblématiques de la ville. Établi sur un éperon calcaire dominant la vallée de la Seugne, il date pour l'essentiel du XVe siècle. D'importantes modifications ont été apportées à sa structure au XIXe siècle (aménagement de l'hôtel de ville, de la sous-préfecture, du théâtre, percement d'une rue ayant fait disparaître le grand escalier central). La création d'une esplanade ponctuée d'arbres et d'espaces verts contribue néanmoins à mettre en valeur le bâtiment et le monumental châtelet d'entrée, doté de mâchicoulis à accolades portés par des consoles à quatre dés superposés et de trois rainures de pont-levis. Les armes et la devise de la ville y sont gravés.

Un premier château est cité dans une charte dès le XIe siècle, qui mentionne la donation par Guillaume de La Rochandry de la chapelle castrale à l'abbaye de Baignes. L'emplacement de cette forteresse primitive est sujet à débats depuis les découvertes de l'historien Marc Seguin en 2009, qui envisage la présence du château médiéval aux environs de l'immeuble Dufour, un peu en contrebas de l'actuel bâtiment[29],[64].

Sans doute endommagé par les combats de la guerre de Cent Ans, l'ancien château est remplacé par la bâtisse actuelle aux alentours de 1449 (date inscrite sur le châtelet d'entrée). Sa fonction reste essentiellement défensive, et reprend les canons de l'architecture militaire médiévale (forte enceinte, tours d'angles, cour centrale, fossés).

Le château a reçu la visite de personnalités illustres au cours de son histoire, tel le roi Henri IV, le roi Louis XIV et le cardinal Mazarin. L'ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [65].

L'esplanade du château est ornée d'une statue monumentale représentant la République, œuvre du sculpteur Gustave Michel. Haute de plus de trois mètres (piédestal compris), elle figure Marianne brandissant un flambeau, éclairant le peuple, armée d'une épée et couronnée d'un bonnet phrygien. Commandée à l'occasion du centième anniversaire de la Révolution française, elle est inaugurée en présence de nombreux notables de la région (dont le sénateur Émile Combes) au mois d'octobre 1894[54].

Porte de ville[modifier | modifier le code]

La porte de ville (XVe siècle).

La porte de ville est un des rares vestiges de l'enceinte fortifiée, qui protégeait autrefois le quartier du château. Elle était appelée autrefois « porte du château » et donnait accès à une place où étaient établis le minage et les halles. Conservant créneaux et mâchicoulis, elle date du XVe siècle et témoigne du sentiment d'insécurité dans la province à la fin de la guerre de Cent Ans. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [66].

Église Saint-Gervais-Saint-Protais[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais (XIIe siècle).

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais pourrait avoir été fondée dès le haut Moyen Âge, même si l'édifice actuel n'est pas antérieur au XIIe siècle. La tradition (elle-même basée sur le « Pseudo-Turpin ») veut que Charlemagne y ait fait déposer les restes de saint Anthème (évêque de Poitiers au VIIIe siècle) lors d'un passage dans la région, ce qui n'a néanmoins jamais été prouvé.

La partie centrale de la façade est caractéristique de l'art roman saintongeais, avec ses superpositions d'arcatures, ses chapiteaux, ses cordons et ses modillons délicatement sculptés. Elle présente cependant un détail unique dans la région : la présence au dernier étage de huit colonnettes se terminant par de petites lanternes coniques abritant des visages humains[67].

L'église se voit adjoindre au XVIe siècle deux bas-côtés, bordés de contreforts (l'un d'eux, au mur sud, porte encore les armes du roi Louis XII). Les traces des guerres de religion qui ont ensanglanté la région peu après sont encore bien visibles, les murs portant des traces d'arquebusades, laissant imaginer de rudes combats aux abords de l'édifice[68]. L'église a été restaurée en profondeur entre 1847 et 1854 (clocher, voûtes, mobilier).

L'édifice fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [69].

Le parvis a fait l'objet de fouilles archéologiques en 2009, qui ont révélé la présence d'un cimetière mérovingien daté des VIe et VIIe siècles. Conduites par Léopold Maurel, archéologue départemental, elles ont notamment permis de mettre au jour des bijoux (dont une boucle d'oreille en corbeille de type « Arégonde  »), des armes (lames de couteau, scramasaxes), des fibules, mais aussi des restes de tissus minéralisés[24],[25].

Couvent des Carmes[modifier | modifier le code]

Cloître des Carmes.

Le couvent des Carmes est fondé en 1505 à l'instigation de Jean de Sainte-Maure, seigneur de Jonzac. Ravagé au moment des guerres de religion (1568 et 1569 notamment) il est relevé dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Le cloître est édifié à partir de 1657, dans un style particulièrement sobre. Les galeries sont surmontées des cellules des religieux, éclairées par des petites fenêtres.

L'église, qui sert désormais de tribunal d'instance, date de la même époque, même si elle conserve quelques éléments du sanctuaire originel (partie du chevet et du mur nord, contreforts ornés de sculptures fantaisistes). Elle conserve également des boiseries du XVIIIe siècle et une Crucifixion d'auteur inconnu.

Le couvent est acquis par la municipalité au moment de la révolution, qui y installe la mairie et une prison, puis un tribunal. Restauré à partir de 1976, cet ensemble monastique est aujourd'hui partiellement reconverti en centre culturel[70].

Le quartier environnant, sur la rive gauche de la Seugne, conserve nombre de maisons anciennes, notamment autour de la rue James-Sclafer (anciennement rue Porte-de-Ville)

Chapelle de la Maladrerie[modifier | modifier le code]

Cet édifice est tout ce qui subsiste d'une ancienne maladrerie établie au XVe siècle. Située en dehors de l'enceinte urbaine, elle abritait les lépreux, exclus de la communauté. Comme dans la plupart des établissements de ce type, elle était située aux abords d'une route fréquentée (en l'occurrence la route de Montendre) afin de pouvoir bénéficier de quelques aumônes.

La façade conserve quelques traces d'inscriptions : « par Bertrand Vilot » « Jehanne Bellonne Jehan Jasmain » « fut faicte icelle malet » « l'an de grâce mil IVc quatre vings et ung ».

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Les halles couvertes du Second Empire, de type « Eiffel

Le centre-ville abrite bien des maisons et immeubles anciens, au gré de ruelles tortueuses héritées du passé médiéval. Il garde également des constructions datant des XIXe et XXe siècles, tel le théâtre (1886), le marché couvert, à la structure métallique de type « Eiffel », construit aux abords de l'église (1889), l'immeuble de la caisse d'épargne, à la façade monumentale aux armes de la ville (1905) et l'immeuble du Coq d'Or, doté d'un balcon monumental destiné à accueillir les personnalités en visite dans la ville[54].

La campagne environnante conserve un patrimoine rural constitué notamment de moulins, ponts et églises.

  • Le moulin à eau dans de Chez Bret, remis en service par la municipalité, abrite aujourd'hui une maison du meunier retraçant l'histoire de la vallée de la Seugne. Le moulin à vent du Cluzelet, est toujours en activité.

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Musée archéologique des Carmes[modifier | modifier le code]

Aménagé dans l'ancien couvent des Carmes (XVIIe siècle) après une restauration menée entre 1976 et 1978, le musée archéologique fait partie d'un pôle culturel comprenant également des salles d'expositions et de conférences.

Les collections présentées au public sont issues des nombreuses campagnes de fouilles menées dans la région jonzacaise aux XIXe et XXe siècles (site de Heurtebize, de Chermignac...), ainsi que de dons privés. Elles sont l'occasion pour le visiteur de mieux comprendre l'histoire de la cité, depuis la Préhistoire jusqu'au Moyen Âge.

Médiathèque de Haute-Saintonge[modifier | modifier le code]

Mediathèque de Haute-Saintonge.

Implantée au cœur du quartier des Carmes, dans un immeuble rénové, la médiathèque de Haute-Saintonge a ouvert ses portes en décembre 2007. Elle s'étend sur trois niveaux et comprend des espaces de travail, de lecture, de consultation des périodiques, ainsi qu'une section audiovisuel comprenant CD et DVD[71]. Des expositions, des conférences et des rencontres avec des auteurs y sont organisées ponctuellement.

Archives départementales[modifier | modifier le code]

Les archives départementales du département disposent d'une annexe à Jonzac. Ouvert en 2007, ce pôle culturel et pédagogique dispose d'une salle de lecture et de recherche de 21 places, d'une salle de conférences de 100 places et de magasins d'archives d'une capacité de 2,2 kilomètres linéaires. Des expositions y sont organisées ponctuellement[72].

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais.
Article détaillé : Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Depuis plus de 30 ans la ville de Jonzac est pionnière dans le domaine de l'exploitation des sources d’énergies locales et renouvelables. Après le choc pétrolier de 1979 a été mis en place un réseau de chaleur d'une douzaine de kilomètres destiné à satisfaire une grande partie des besoins thermiques de la ville (services publics, particuliers, entreprises privés). La présence d'eau chaude géothermale a en effet donné l'idée d'entreprendre un forage géothermique pour alimenter le réseau. L'alimentation s'est ensuite faite par un four poly-combustibles pour brûler les ordures ménagères. Enfin, à partir de 2002, deux chaudières à bois de 3 MW chacune ont été mises en place. Ces installations permettent à la ville d'éviter le rejet de 9 000 tonnes de CO2 par an[73]. L'expérience accumulée par la ville dans les domaines de la géothermie, la cogénération et la biomasse est présentée par la Maison de l'Énergie de Jonzac au grand public et aux professionnels.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède deux écoles maternelles, une école élémentaire, un collège, un lycée d'enseignement général et un lycée d'enseignement agricole et viticole.

Le CIPECMA (Centre interconsulaire de perfectionnement et d'enseignement de la Charente-Maritime) est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle. Il intègre notamment un centre de formation d'apprentis (CFA)[74].

L'agglomération compte également un campus des métiers, implanté dans la commune voisine de Saint-Germain-de-Lusignan[75].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La ville de Jonzac dispose de nombreuses infrastructures sportives : stade municipal (stade d'honneur ou stade Henri-Chat-Locussol), gymnases, piscine couverte, centre de tennis et centre équestre comptant parmi les principales.

Le 23 juillet 1999, la 18e étape du Tour de France cycliste s'élance de Jonzac pour rallier le Futuroscope avec Lance Armstrong portant le maillot jaune.

Le stade Henri-Chat-Locussol (du nom d'un ancien maire de la commune) conserve des tribunes en béton armé d'inspiration moderniste. Édifiées à partir de 1968 par l'architecte Maurice Olivier, elles reprennent une grammaire stylistique déjà éprouvée lors de la reconstruction de Royan (fins voiles de béton obliques, murs percés de baies carrées en « nid d'abeille »...). Le complexe sportif accueillait également une piscine en plein air, dotée d'un plongeoir au style combinant légèreté et monumentalité. Cette œuvre méconnue a été dessinée en 1963 par l'architecte charentais Gabriel Gauthier[76].

Un parcours-santé a été aménagé en bord de Seugne, de même que plusieurs sentiers de promenade. La base de loisirs de Jonzac (base de loisirs d'Heurtebise), à proximité des thermes et du centre aquatique, offre la possibilité de pratiquer de nombreux sports : escalade, trampoline, tir à l'arc, skate, VTT et équitation. Elle s'organise autour d'un plan d'eau propice aux activités nautiques. Le tissu associatif de la commune compte également plusieurs clubs sportifs, permettant de pratiquer des disciplines variées.

Le club de football de la commune est le FC Sévigne Jonzac-Saint-Germain. Il est deuxième division (District de Charente-Maritime). La commune compte également un club de rugby, le Rugby Club Jonzac. Enfin, la ville compte un club de basket, l'Amitié Basket-ball Jonzac (ABJ).

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs cabinets médicaux sont implantés dans la commune, auxquels viennent s'ajouter une antenne de la médecine du travail et plusieurs structures d'accueil pour personnes âgées (maison de retraite et structures de type EHPAD).

La ville dispose également d'un centre hospitalier avec service d'urgences, desservant un bassin de population de 56 000 personnes[77] (Sud-Charente-Maritime) et d'un hôpital psychiatrique (psychiatrie infanto-juvénile et adulte). Un centre de convalescence, une unité DISPPA (Département d'information et de soins aux personnes ayant un problème avec l'alcool), une unité CSAPA (Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie et alcoologie) et une clinique de la dépression leur sont attachés[77].

Les thermes offrent une large palette de soins, notamment dans les domaines de la rhumatologie, des affections respiratoires et de la phlébologie[78].

La sécurité des biens et des personnes est assurée par une antenne de la gendarmerie nationale et de la police municipale. Un centre de secours des pompiers est habilité à intervenir en cas d'urgence.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Jonzac appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date) et au doyenné de Haute-Saintonge.

Les cultes catholiques et protestants sont célébrés à Jonzac.

Marché[modifier | modifier le code]

Les mardis, vendredis et samedis matin. Marché vert le dimanche matin devant les halles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Par date de naissance :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son unité urbaine est constituée des communes de Saint-Germain-de-Lusignan et de Saint-Martial-de-Vitaterne, mais la ville seule avec seulement 3 552 habitants la classe à la deuxième place en Haute-Saintonge, après Pons (4 427 habitants). Recensement de 2008. Pour plus de détails, consulter les articles détaillés Liste des unités urbaines de la Charente-Maritime et Villes et urbanisation de la Charente-Maritime.
  2. selon la nouvelle délimitation définie par l'INSEE en 2010, l'unité urbaine comprend 3 communes - comme lors du zonage de 1999.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Site de présentation de la station thermale
  3. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. Guide Michelin, Côte de l'Atlantique, édition Michelin 4e trimestre 1973, p. 85
  5. in Le Train en Poitou-Charentes, par Y. Le Dret, tome 1, Les chemins de la mémoire éditeur, pages 64 à 68
  6. Données Météo France.
  7. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  8. Données de la station de Cognac, sources Météo France, L'Internaute
  9. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 28 octobre 2010)
  10. Natura 2000 : haute vallée de la Seugne
  11. a, b et c Site du Sigore
  12. Natura 2000 : carrières de Bellevue
  13. a et b Cartulaire de Saint-Jean d'Angély / [éd. par Georges Musset],‎ (lire en ligne)
  14. (la) Paul François Cholet, Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Étienne de Baigne, en Saintonge, Cambridge University Press,‎ (ISBN 9781108035255, lire en ligne)
  15. a, b, c, d et e Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Librairie Droz,‎ (ISBN 978-2-600-02883-7, lire en ligne)
  16. a, b, c, d, e et f Denys d'Aussy, « Jonzac », Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, no Volume 20,‎ (lire en ligne)
  17. a et b Louis Saltet, « Étude critique sur la vie de saint Germier », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 13,‎ , p. 145-175 (lire en ligne)
  18. a, b et c « La Villa gallo-romaine de Jonzac, Juventiusacum », sur mediolanum-santonum.fr (consulté le 18 janvier 2016)
  19. Jean-Michel Deveau, Histoire de l'Aunis et de la Saintonge, Paris, PUF,‎ , 128 p.
  20. Felix Gaffiot, Dictionnaire illustré Latin-Français, Paris, Librairie Hachette,‎ , 1720 p.
  21. « Visite de VILLA GALLO-ROMAINE JONZAC | Charente Maritime Tourisme », sur www.en-charente-maritime.com (consulté le 15 novembre 2015)
  22. La villa des aristocrates, article de Marie-Laure Gobin paru dans Sud-Ouest, 24 juillet 2010
  23. Michel Provost, Carte Archéologique de la Gaule 17/1, Paris, Fondation Maison des Sciences de l'Homme,‎ .
  24. a, b, c et d Léopold Maurel, Mélanie Lérisson et Stéphanie Sève, « Jonzac », ADLFI. Archéologie de la France - Informations. une revue Gallia,‎ (ISSN 2114-0502, lire en ligne)
  25. a et b Le parvis entre légendes et belles découvertes, article de Marie-Laure Gobin paru dans Sud-Ouest, édition du 9 septembre 2010
  26. « Nicole Bertin Infos: Le trésor mérovingien de Jonzac », sur nicolebertin.blogspot.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  27. a et b Marie de La Motte-Collas, « Les possessions territoriales de Saint-Germain-des-Prés du début du IXe au début du XIIe siècle », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 43,‎ 1957, p. 49-80 (lire en ligne)
  28. Histoire de France ou Chronique Saintongeaise, suivie d'une traduction du Pseudo-Turpin, le tout en dialecte Saintongeais (lire en ligne)
  29. a, b et c « Nicole Bertin Infos: Jonzac : Un château peut en cacher un autre ! », sur nicolebertin.blogspot.fr (consulté le 17 janvier 2016)
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  31. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 17 janvier 2016)
  32. « sainte_maure », sur jm.ouvrard.pagesperso-orange.fr (consulté le 22 novembre 2015)
  33. Marc Seguin, Histoire de l'Aunis et de la Saintonge, tome III. Le début des Temps modernes 1480-1610, Geste éditions,‎
  34. Mairie de Jonzac : la crise du phylloxera
  35. « Département de la Charente-Maritime en 1939-1945 », sur www.ajpn.org (consulté le 25 octobre 2015).
  36. Dominique Lormier, Le livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest, Sud-Ouest, 1991, 2-87901-020-9, p. 244.
  37. Lormier, op. cit., p. 241-242.
  38. Christiane Gachignard, Occupation, Résistance et Libération en Charente-Maritime, collection « En 30 questions », ISSN 1272-4505, Geste éditions, 2000, ISBN 2-84561-005-X, p. 24-25.
  39. Dominique Lormier, Les F.F.I. au combat, collection « Témoignages pour l'histoire », J. Grancher, 1994, ISBN 2-73390434-5, p. 194-195.
  40. a et b « La sape du mur de l'Atlantique », sur Université Paul-Valéry Montpellier.
  41. a et b « Alerte à Jonzac », sur Ina.
  42. (fr) « Jonzac Impôts locaux », sur Taxe.com (consulté le 19 février 2010)
  43. a et b Résultat des élections présidentielles de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  44. Résultats des élections présidentielles de 2010, France entière, site du ministère de l'Intérieur
  45. a et b Résultats des élections législatives de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  46. a et b Résultats des élections régionales de 2010, site du ministère de l'Intérieur
  47. a et b Résultats des élections régionales de 2004, site du ministère de l'Intérieur
  48. Résultats des élections législatives de 2002, site du ministère de l'Intérieur
  49. Se reporter à l'article détaillé Démographie de la région Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines.
  50. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  52. « Évolution et structure de la population à Jonzac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  53. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  54. a, b et c Jonzac sur France, le trésor des régions Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « a » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  55. Les Mousquetaires ouvriront début mars, article de Marie-Laure Gobin paru dans Sud Ouest, 27 décembre 2010
  56. Jonzac : McDo ouvre en juin et recrute, article de Marie-Laure Gobin paru dans Sud-Ouest, 17 février 2012
  57. Trois millions d'euros investis pour le McDo Sud Ouest, 31 mai 2012
  58. Le site du Val de Seugne à Jonzac, site de la Semdas
  59. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions »,‎ (consulté le 5 décembre 2015)
  60. Les Antilles de Jonzac
  61. a, b et c Données économiques sur L'internaute
  62. Données générales sur L'internaute
  63. a, b et c Données immobilières sur L'internaute
  64. Le château de Jonzac n'a pas toujours été sur son roc, site Nicole Bertin Infos
  65. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. « Porte de ville (vieille) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  67. L'église Saint-Gervais-Saint-Protais, site Églises en Charente-Maritime
  68. Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p. 305
  69. « Eglise paroissiale Saint-Gervais et Saint-Protais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  70. Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p. 308
  71. Médiathèque de Haute-Saintonge
  72. Connaître les archives départementales : le site de Jonzac
  73. Comité de liaison Énergies renouvelables : Jonzac
  74. (fr) « Présentation site CIPECMA de Jonzac », sur CIPECMA (consulté le 19 février 2010)
  75. Campus de métiers de Jonzac
  76. Architecture du XXe siècle en Poitou-Charentes, par Gilles Ragot, éditions Patrimoines médias, p.132
  77. a et b Présentation du centre hospitalier de Jonzac
  78. Les thermes de Jonzac

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]