Bourg-Charente

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Bourg-Charente
Château de Bourg
Château de Bourg
Blason de Bourg-Charente
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Segonzac
Intercommunalité Communauté de communes de Jarnac
Maire
Mandat
Jérôme Sourisseau
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16056
Démographie
Gentilé Bourgeois
Population
municipale
800 hab. (2012)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 25″ N 0° 13′ 11″ O / 45.6736, -0.219745° 40′ 25″ Nord 0° 13′ 11″ Ouest / 45.6736, -0.2197  
Altitude Min. 6 m – Max. 55 m
Superficie 12,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bourg-charente.fr

Bourg-Charente est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Bourgeois et les Bourgeoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Bourg-Charente est situé dans la vallée de la Charente, en aval de Jarnac et en amont de Cognac, à 30 km à l'ouest d'Angoulême.

Depuis la RN 141 qui relie Angoulême à Saintes et maillon de la route Centre-Europe Atlantique, la D 158 permet d'accéder au bourg. Un réseau de routes secondaires permet de rejoindre aussi Jarnac à l'est et Saint-Brice à l'ouest par la rive droite[2].

Bourg-Charente est à 4 km à l'ouest de Jarnac, 6 km au nord de Segonzac, et 9 km à l'est de Cognac[3].

La gare la plus proche est celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Ils sont nombreux, Tilloux, Chez Roland, Chez le Tard, Veillard, La lêche, Le logis, Les Voineaux, Le brandeau, Margonnet, le Pérusseau, chez Genin et chez Réthoré.

Une haute falaise boisée domine la rive gauche de la Charente ; de ce point élevé, on a accès à un immense panorama. Sur la rive droite, se dresse, au sommet d'un rocher escarpé, le château de Bourg, au-delà duquel se déroule la vaste plaine du Pays-Bas ; au sud, la Grande-Champagne offre à la vue ses vignobles, au milieu desquels surgit la flèche élancée du clocher de l'église de Gensac-la-Pallue.

Dans les flancs de cette falaise s'ouvrent les grottes du Dérivant, véritable labyrinthe, visitées chaque année par de nombreux touristes. À l'époque diluvienne, ces grottes ont été complètement obstruées par les alluvions, et il a fallu des travaux importants pour les déblayer.

Près du village de Tilloux, au milieu d'un vaste bois, on trouve une immense carrière de sable et de cailloux, qui a servi à fournir les matériaux nécessaires au ballastage de lignes de chemins de fer. La carrière était raccordée à la voie Angoulême-Saintes par un embranchement spécial. Dans cette ballastière ont été découverts de nombreux objets dénotant la présence de l'homme ; on y a également découvert, en 1895, une magnifique défense provenant de l'elephas antiquus.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg-Charente
Saint-Brice Julienne Jarnac
Gensac-la-Pallue Bourg-Charente Mainxe
Segonzac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe le calcaire datant du Crétacé, comme les zones situées au sud et sur la rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac.

Le Jurassique supérieur occupe toutefois une petite zone de part et d'autre de la vallée de la Charente, près du château de Cressé et de Lansement. Il s'agit du Purbeckien, marne riche en argile et en gypse de la fin du Jurassique mordant sur la période du Crétacé inférieur, et composant la dépression du Pays Bas, ancienne lagune, située plus au nord.

Le Crétacé supérieur s'étage entre le Cénomanien au nord, le Turonien (ou Angoumien), le Coniacien, et le Santonien formant une dépression au sud. Les formations du Cénomanien sont coupées par la vallée de la Charente. À l'ouest de la commune, une cuesta du Turonien supérieur qu'on peut suivre vers l'est jusqu'au plateau d'Angoulême en passant par Saint-Même, Châteauneuf et La Couronne se conjugue au tracé du fleuve pour former une falaise assez haute sur sa rive gauche.

Une terrasse d'alluvions du Quaternaire recouvre la dépression santonienne au sud-est de la commune, près de Tilloux. Ces sables et galets calcaires ont fourni du ballast aux voies ferrées.

La vallée de la Charente est couverte d'alluvions plus récentes, avec de basses terrasses (le bourg et vignoble de Margonet)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 55 m, situé au sud du bourg au château d'eau. Le point le plus bas est à 6 m, situé le long du fleuve en limite ouest. Le bourg, situé dans la vallée, est à environ 15 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente traverse la commune de Bourg-Charente.

Un petit affluent de la Charente, le Romède, peu important si l'on considère la longueur de son cours, mais dont le volume est assez considérable, sort de plusieurs sources aux environs des villages de la Lèche et de chez le Tard. Il traverse l'escarpement de Veillard avant de se jeter dans le fleuve à l'est du bourg[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,1
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].


Les plus grands froids notés : -15 °C le 30 décembre 1788 et la gelée a duré 36 jours, toutes les rivières étant gelées et même le vin dans les barriques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Burgo Canrantonio (non datée)[8].

Son nom vient du bas latin burgus « lieu fortifié », nom emprunté au germanique burgs au Ve siècle[9]. Carantona était la Charente, en latin issu du gaulois et signifiant peut-être « la rivière amie »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les abris naturels du Dérivant ont été habités au cours de l'âge de la pierre comme l'attestent les dépôts de pierre taillée et de pierre polie.

Quelques vestiges de poteries et de nombreux tessons font penser à l'existence de potiers à Bourg durant la période gallo-romaine, époque durant laquelle le fleuve était la principale voie de transport de marchandises.

Le château vu du parc

L'ancien château de Bourg s'élevait sur la rive gauche de la Charente. C'était le siège d'une importante seigneurie qui s'étendait sur toute la paroisse de Bourg et comprenait également plusieurs villages de la paroisse de Gensac. Ses possesseurs s'appelèrent successivement seigneurs, barons, comtes et marquis.

Au XIe siècle le sieur de Bourg participe à la construction de l'église et de l'abbaye de Châtre.

En 1262, Ollivier, seigneur de Bourg, eut de graves démêlés avec le prieur de Bouteville, de qui dépendait l'église de Bourg. Une transaction permit à la famille Ollivier de conserver le château de Bourg. Le 19 août 1363, messire Ollivier, baron de Bourg, rendit hommage au Prince de Galles, Édouard, dit le Prince noir, son nouveau suzerain.

Les Anglais s'étant installés au château de Bourg, le maréchal de Sancerre les en délogea en 1378, et détruisit la plus grande partie de la forteresse. Le nouveau château ne fut reconstruit qu'au XVIe siècle et fut alors édifié sur la rive droite de la Charente, à l'endroit où il se trouve actuellement.

Au début du XVe siècle, la terre de Bourg appartenait à une famille Bragier, dont un membre, Pierre Bragier, fut maire de La Rochelle en 1445. Après son mariage avec Marguerite de Rohan, le comte Jean d'Angoulême acheta de la famille Bragier la terre de Bourg, qui resta attachée aux domaines des comtes d'Angoulême sous Charles d'Orléans et Louise de Savoie.

Après son avènement au trône de France, François Ier donna la terre de Bourg à son ancien gouverneur Artus Gouffier. Le petit-fils de ce dernier, François Gouffier, chevalier de Malte, vendit cette terre en 1607 à Pons de Pons, ancien page du roi François Ier, qui construit l'actuel château sur les soubassements du château fort de la rive droite à partir de 1607.

L'entrée du château

Le fils de Pons, Renaud de Pons, étant mort sans postérité, la seigneurie de Bourg passa à sa fille, Marie-Élizabeth de Pons, qui avait épousé François Almanieu d'Albret, comte de Miossens et baron d'Ambleville. Ce dernier fut un grand batailleur, qui tua en duel, en 1654, le marquis de Sévigné et qui fut tué lui-même en duel, en 1672, par M. de Saint-Léger Corbon. Sa veuve vendit, en 1711, la terre de Bourg à deux beaux-frères, MM. Rambaud et Salomon.

En 1685, après la révocation de l'édit de Nantes, on compte près de 250 abjurations signées par l'abbé Sabouin, curé de Bourg. Celles-ci sont émaillées d'incidents comme celui de Marie Feuillard « qui a abjuré fort mal se faisant passer pour aliénée ».

Vers le milieu du XVIIIe siècle, la terre de Bourg appartenait à Jacques-Pierre Salomon, conseiller du roi, président-trésorier de France, au bureau des finances de la généralité de Limoges. La famille Salomon vendit le château de Bourg en 1767 au marquis de Girac[11], qui prit le titre de marquis de Bourg.

Le 7 mars 1787 les représentants de Bourg-Charente à l'assemblée préliminaire des états généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont Jean Archambaud et Jean Saunier[12].

Le dernier seigneur de Bourg fut messire Le Camus de Néville, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, et directeur général de la librairie. Il possédait une magnifique bibliothèque qui fut saisie le 14 ventôse An II. Il émigra et le château fut vendu comme bien national.

Le château de Bourg appartenait au début du XXe siècle à M. Pellisson[13].

Depuis 1921, il appartient à la famille Marnier-Lapostolle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er d’or à trois jumelles de sable, au 2e de sinople à la fasce ondée d’argent accompagnée de deux grappes feuillées du même.
Commentaires : Blason de Bourg-Charente.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1995 Paul Brenier    
1995 2008 Henri Dauge   Viticulteur-exploitant retraité
2008 en cours Jérôme Sourisseau MoDem puis UDI Proviseur de lycée
Les données manquantes sont à compléter.

Bien que faisant partie du canton de Segonzac elle s'est associée comme Gondeville, Mainxe et Saint-Même-les-Carrières à la communauté de communes de Jarnac.

En 2007 les impôts locaux sont au taux de 14,17 % pour la taxe d'habitation, 12,26 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 39,55 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties. La taxe professionnelle unifiée (TPU), au taux de 10,26 %, est perçue, comme sur toutes les autres communes, par la Communauté de communes de Jarnac. La communauté de communes de Jarnac reverse à chaque commune l'équivalent de la TPU qu'elle percevait lors de la création de la communauté moins les transferts de charges issus de la prise de compétence.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
670 641 610 815 907 940 962 999 957
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
918 1 007 1 031 985 862 822 848 866 849
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
853 778 676 710 739 679 676 747 732
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
698 708 739 722 753 710 706 789 800
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bourg-Charente en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
4,2 
12,4 
75 à 89 ans
12,9 
13,0 
60 à 74 ans
16,3 
25,9 
45 à 59 ans
22,8 
19,2 
30 à 44 ans
18,3 
13,8 
15 à 29 ans
10,4 
14,4 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Après un accroissement de population de 56 % dans les trois premiers quarts du XIXe siècle, c'est la crise viticole qui entraîne une baisse de population de 25 % qui se poursuit (13 % de plus) avec la Première Guerre mondiale. Depuis 1921 la population est stable.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bourg-Charente vu des vignobles

La viticulture est l'activité principale de Bourg-Charente, située dans la région délimitée d'appellation cognac en Grande Champagne et en Petite Champagne. La commune compte huit agriculteurs, deux producteurs récoltants pratiquant la vente directe de pineau et cognac, trois distilleries et les établissements Marnier-Lapostolle (le Grand Marnier).

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Un charpentier menuisier, un fabricant de cloisons, un bâtisseur de maison à ossature en bois, un peintre, un négociant en carrelage, un atelier de mécanique générale ainsi qu'un jardinier paysagiste et une entreprise d'aménagement d'intérieur sont installés dans la commune.

Commerce et tourisme[modifier | modifier le code]

Halte fluviale sur la Charente

Il y a une supérette et une boulangerie, un grossiste en boissons, un restaurant gastronomique et des chambres d'hôtes.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle est à Veillard et l'école élémentaire à l'école de garçons de Bourg-Charente.

Le secteur du collège est Jarnac (collège Jean-Lartaut)[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Médecins généralistes, infirmiers, pharmacies sont à Jarnac.

Une maison de retraite est à Bourg-Charente : le château de Cressé.

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Il y a un club de pétanque et la possibilité de pratiquer de nombreux sports à Jarnac.

Bourg-Charente compte une activité théâtrale, et de nombreuses autres activités culturelles et artistiques existent à Jarnac.

Cultes[modifier | modifier le code]

La messe a lieu le dimanche.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule la féria de Bourg-Charente, fête qui dure trois jours. Sont organisés à cette occasion : feu de la Saint-Jean sur la Charente, feux d'artifice et, jadis, défilé de chars sur l'eau.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean : romane du XIIe siècle, dépendant à l'origine de l'ancien diocèse de Saintes, elle est donnée entre 1083 et 1110, à l'abbaye de Savigny qui y installe un prieuré. Elle est rebâtie dans le troisième quart du XIIe siècle avec portail à quatre voussures, façade à trois étages et abside circulaire. Elle est classée monument historique depuis 1913[19].

Un temple existe à Veillard[20].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l’église Saint-Jean.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Bourg, restauré au XVIIe siècle et qui a acquis la cheminée du château de Bouteville. Ce château élevé au XVIIe siècle sur les bases du château médiéval (dont il reste des bases de murailles, les fossés taillés dans le rocher et l'emplacement de deux ponts levis) a été très remanié au XIXe siècle notamment par l'adjonction d'un pavillon où ont été incorporés des éléments d'architecture récupérés au château de Bouteville (cheminée, œil de bœuf) Sur une aile en retour d'équerre a été remontée toute une partie du crénèlement de l'aile est de Bouteville avec y compris les gargouilles ornées de mascarons[21].

Château du XVIIe siècle, aujourd'hui propriété de la Maison Marnier-Lapostolle

Le château de Cressé est une magnifique demeure édifiée au milieu d'un beau parc. Il appartenait à Mme Gabriel Martell et a servi à différentes œuvres sociales. Il a depuis été transformé en maison de retraite.

Le château de Tilloux, qui a appartenu à un maire de la commune, M. Harris Favraud, est une construction "moderne" édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du XVIe siècle étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapréruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse. Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux, Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Épernon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de Châteauneuf. Charles de Marcillac se distingua au siège de La Rochelle, en 1628, et fut tué au siège de Privas, en 1631. Le membre le plus remarquable de la famille de Marcillac, qui conserva la terre de Tilloux jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, fut Jean-Louis de Marcillac ; il prit part au siège de Maastricht en 1673, et mourut suite à des blessures reçues au siège de Fouquemont. Le château de Tilloux fut démoli au moment de la Révolution, et le domaine fut morcelé[13].

Le manoir de Moulineuf existait en 1176, date à laquelle il a été pris par Richard Cœur de Lion[22].

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Des très nombreux moulins il ne reste que le moulin de Haut Veillard devenu minoterie Baud, les deux moulins de Veillard tous deux reconstruits à la fin du XIXe siècle et celui de les Moulins qui a fonctionné jusqu'en 1930.

Un four à pain communal a été restauré en 2009 et 2010.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les rives de la Charente qui sont zone Natura 2000.

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 4 avril 2014)
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. « Cognac, Charente (16), 30 m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 22 avril 2012)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 837
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 97
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente »,‎ 2009 (consulté le 4 avril 2014)
  12. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 90-91
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  16. « Evolution et structure de la population à Bourg-Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 24 mars 2011)
  19. « Église Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Temple », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p.
  22. « Moulineuf », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]