Birac (Charente)

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Birac
Birac (Charente)
Mairie de Birac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Claude Guiard
2014-2020
Code postal 16120
Code commune 16045
Démographie
Gentilé Biracois
Population
municipale
366 hab. (2015 en augmentation de 9,91 % par rapport à 2010)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 40″ nord, 0° 03′ 43″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 131 m
Superficie 11,84 km2
Localisation

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Birac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Biracois et les Biracoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Birac est une commune située à 4 km au sud de Châteauneuf-sur-Charente et 20 km au sud-ouest d'Angoulême.

Birac est située sur la D 14, la route de Châteauneuf à Barbezieux; Barbezieux est à 12 km au sud[2].

La N 10 entre Angoulême et Bordeaux passe à 2,6 km au sud-est du bourg. La D 10, de Jarnac à Aubeterre par Châteauneuf, Blanzac et Montmoreau traverse l'est de la commune, et permet de rejoindre la N.10 à Jurignac[3].

D'autres routes départementales de moindre importance traversent la commune.

La gare la plus proche est celle de Châteauneuf, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hormis le bourg, la commune compte quelques hameaux, comme la Galacherie et la Croix Nouveau au nord le long du chemin Boisné, la Pouyade, Bussac et les Bouries à l'est. Il y a aussi de nombreuses fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Birac
Châteauneuf-sur-Charente
Birac Roullet-Saint-Estèphe
Bellevigne Val des Vignes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les vignobles

La commune occupe un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage entre l'Angoumien (ou Turonien) au nord et le Campanien au sud, en passant par le Coniacien et le Santonien qui occupent le centre de la commune.

Le territoire communal occupe un palier entre deux cuestas qui regardent vers le nord-est. La première, en limite nord-est de la commune et peu marquée dans la commune, sépare le Turonien inférieur du Turonien supérieur (calcaire plus dur), et forme le bord sud de la vallée de la Charente. On retrouve cet escarpement plus nettement vers l'est en direction de Claix, La Couronne et le plateau d'Angoulême, et vers l'ouest en direction de Saint-Même-les-Carrières. La deuxième cuesta, sur la limite sud de la commune, plus haute, est dans le Campanien et va vers l'ouest en direction de Bouteville et Segonzac, et vers l'est en direction de Jurignac, Plassac-Rouffiac et Villebois-Lavalette[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau d'une altitude moyenne de 80 m, entouré au sud-est et au sud-ouest par des hauteurs de plus de 100 m formées par la cuesta du Campanien. Le point culminant de la commune est à une altitude de 131 m, situé près de la limite sud à Puycaillon. Le point le plus bas est à 49 m, situé en limite nord-ouest le long du ruisseau du Biau. Le bourg est à 75 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal n'est traversé par aucun cours d'eau. On peut cependant signaler le ruisseau du Biau, en limite nord-ouest, à sec la plupart du temps dans la partie communale, qui se dirige vers le nord vers Châteauneuf où il se jette dans la Charente[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Birac n'a pas tellement évolué, puisqu'une forme ancienne est de Biraco en 1291[7].

L'origine du nom de Birac remonterait à un nom de personne gallo-roman ou gaulois Birus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Birus »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chemin de la Faye

La commune est traversée par le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux passant par Villebois-Lavalette, et le chemin de la Faye, chemin antique parallèle passant sur les hauteurs et faisant la limite communale avec Malaville[3].

Au Moyen Âge, la paroisse de Birac comptait de nombreux fiefs. Un des plus importants était les Beauries (actuellement les Bouries), dont le logis possède une porte Renaissance qui existe encore, et qui appartenait aux XVe et XVIe siècles à la famille Dussault. Il y avait aussi le Maine Charles près du bourg et le Rosier au nord[10]. Le logis des Gilberts date du XVIIe siècle[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1982 2014 Jean-Marie Parenteau PS Viticulteur retraité
2014 en cours Claude Guiard[12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2015, la commune comptait 366 habitants[Note 1], en augmentation de 9,91 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
230223275318311362332332378
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
396380352312306246244246252
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
260278246268282267277291256
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
246237221234214245333366-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Birac en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90  ans ou +
0,0 
2,4 
75 à 89 ans
5,8 
16,0 
60 à 74 ans
16,7 
18,4 
45 à 59 ans
19,2 
27,2 
30 à 44 ans
23,3 
15,2 
15 à 29 ans
17,5 
19,2 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignobles vus du chemin de la Faye

La viticulture occupe une grande partie de l'économie. Birac est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[19].

Certains producteurs vendent cognac, pineau des Charentes et vin de pays à la propriété.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame

L'église paroissiale Notre-Dame date probablement du XIIIe siècle. Dévastée par les protestants durant les guerres de religion[Note 2], sa toiture n'a été refaite qu'en 1630. Son chevet a été renové au XVe ou XVIe siècle, en croisée d'ogives à huit nervures. La façade a aussi été remontée à cette époque. Le clocher écroulé n'a pas été remonté. Plus récemment, sa nef a été revoûtée en 1900[20],[21].

La cloche date de 1879 et a été fondue à Saint-Émilion. Le mobilier de l'église comporte aussi de nombreux objets, dont des tableaux, un vitrail de 1883, un autel en marbre, une statue de la Vierge à l'Enfant du XVe siècle[22].

Une fontaine de guérison se trouvait toute proche, réputé pour la cicatrisation des plaies, et on suppose que la niche creusée dans un des contreforts du chevet abritait une statuette[21].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux logis datant du XVIIe siècle, et remaniés au XIXe siècle : les logis de la Cure[23], des Gilberts[11], le Maine Charles[24] et le Rosier[25],[26].

Le logis des Bouries comporte encore quelques parties du XVe siècle, mais a été agrandi les siècles suivants, dernièrement au XIXe siècle[27].

De nombreuses fermes charentaises avec cour et portail datent du XVIIe au XIXe siècle, comme à la Gallacherie[28].

Un lavoir communal complète le patrimoine[29].

Maisons et pigeonnier

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. En 1568 en Charente.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « ign » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 216,238,239,283
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 85.
  10. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 82
  11. a et b « Logis des Gilberts », notice no IA00041580, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. http://chateauneuf.blogs.charentelibre.fr/archive/2014/02/18/birac-claude-guiard-presente-ses-colistiers-180150.html
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Evolution et structure de la population à Birac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 5 décembre 2015)
  20. « Église Notre-Dame », notice no IA00041583, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 73-74
  22. « Église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Logis de la Cure », notice no IA00041577, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Le Maine Charles », notice no IA00041581, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Le Rosier », notice no IA00041582, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 125-127
  27. « Logis des Bouries », notice no IA00041576, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Fermes de Birac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Lavoir », notice no IA00041575, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]