Houlette (Charente)

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Houlette
Houlette (Charente)
La mairie.
Blason de Houlette
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Jarnac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Annick-Franck Martaud
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16165
Démographie
Gentilé Houlettois
Population
municipale
373 hab. (2015 en diminution de 4,36 % par rapport à 2010)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 40″ nord, 0° 12′ 40″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 41 m
Superficie 7,15 km2
Localisation

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Houlette est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Houlettois et les Houlettoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune d'Houlette est située dans l'ouest du département de la Charente, dans le Pays-bas et en limite de la Charente-Maritime. Le bourg est à 9 km au nord de Jarnac et 31 km à l'ouest d'Angoulême.

Houlette est aussi à 11 km au nord-est de Cognac et 12 km à l'ouest de Rouillac[2].

L'ancienne voie romaine de Saintes à Lyon traverse toute la commune, de l'ouest à l'est, couverte par la D 188 et la D 55. Cette dernière la relie à Sigogne au sud-est et à la D 736 entre Jarnac et Rouillac, et à l'ouest à Cognac par Sainte-Sévère et la D.24[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le centre de population le plus important de la commune est le gros hameau du Cluzeau, situé à environ un kilomètre au sud du bourg.

Le hameau du Peyrat est situé près de l'ancienne voie romaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Houlette
Macqueville (sur 50 m)
(Charente-Maritime)
Sainte-Sévère Houlette Courbillac
Réparsac Sigogne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie de la rive droite de la Charente dans laquelle se situe le territoire communal, Houlette a des assises géologiques relevant du Tithonien, anciennement nommé étage Portlandien, et présente des affleurements de marnes et d'argiles. La commune est presque entièrement située dans la vaste plaine du Pays bas, ancienne zone lagunaire du Purbeckien (fin du Jurassique, mordant sur le Crétacé inférieur, étage Berriasien), riche en gypse. Des alluvions datant du Quaternaire occupent la bordure sud de la commune[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 41 m, situé sur la limite nord-est. Le point le plus bas est à 18 m, situé sur la limite occidentale le long du Thidet. Le bourg est à 31 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux petits cours d'eau temporaires, le Tourtrat et le Thidet, arrosent la commune. Le Tourtrat, né près du bourg de Neuvicq, en Charente-Maritime, parcourt la partie orientale de la commune et sert ensuite de limite à cette commune, la séparant de la commune de Sigogne. Le Thidet prend sa source un peu au-dessus du bourg et va rejoindre la Soloire dans la commune voisine de Sainte-Sévère.

Le bourg d'Houlette est agréablement situé au-dessus de la source du Thidet[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Oletta[7], Oullete en 1481-1482[8].

Selon Talbert, le nom de Houlette viendrait de lauretum et signifierait « lieu planté de lauriers »[Note 1]. L'ajout du H est dû à l'attraction paronymique[9].

Selon Dauzat, l'hypothèse de Talbert est insoutenable, et il préfère l'hypothèse du mot "creux", ou "marmite" (ola en occitan, oleta signifiant « petite marmite »), fréquent dans le sud de la France[10],[Note 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un fossé circulaire protohistorique repéré au lieu-dit les Érables signe l'ancienneté de l'occupation[11].

La voie romaine Saintes-Limoges passe au Peyrat et de très nombreux signes d'une occupation au Haut-Empire ont été retrouvés, ainsi qu'une nécropole du IVe siècle ou du début du Ve siècle.

Un site est aussi au Cluzeau (peut-être les vestiges d'une villa)[11].

Dans le premier quart du XIXe siècle, un des principaux propriétaires du Cluzeau était Jean-Pierre Briand, issu d'une vieille famille angoumoisine qui avait fourni à la France quelques hommes remarquables, notamment au XVIIe siècle. Originaire de Marcillac-Lanville, cette famille donna à cette principauté de nombreux juges et procureurs. Un de ses membres, Pierre Briand, écuyer, seigneur de la Chaussée, fut maire d'Angoulême en 1652.

Les registres de l'état civil remontent à 1669[12].

L'église dépend d'abord de l'abbaye Saint-Cybard d'Angoulême. Elle est donnée à l'abbaye de Bourgueil, puis en 1589 au prieuré Notre-Dame-de-Beaulieu d'Angoulême et enfin, en 1680, à l'abbaye Saint-Ausone d'Angoulême[13].

Le comte de Jarnac était le seigneur haut-justicier et la dîme était en totalité perçue par le curé d'Houlette[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1983 en cours Annick-Franck Martaud SE Président de la CdC de Jarnac

En 2007 les impôts locaux sont au taux de 10,77 % pour la taxe d'habitation, 20,90 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 56,60 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties. La taxe professionnelle unifiée (TPU), au taux de 10,26 %, est perçue, comme sur toutes les autres communes, par la Communauté de communes de Jarnac. La communauté de communes de Jarnac reverse à chaque commune l'équivalent de la TPU qu'elle percevait lors de la création de la communauté moins les transferts de charges issus de la prise de compétences.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2015, la commune comptait 373 habitants[Note 3], en diminution de 4,36 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
334324343391397411470508501
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
546528506450418457446461423
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
434392350310329308283304303
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
302338320373388389391373-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Houlette en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
0,6 
6,2 
75 à 89 ans
7,8 
11,0 
60 à 74 ans
12,8 
17,7 
45 à 59 ans
22,8 
23,9 
30 à 44 ans
26,1 
17,2 
15 à 29 ans
11,1 
23,4 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

En 2006, Houlette compte 152 ménages, en moyenne de 2,6 personnes avec 22,4 % des ménages constitués d'une personne seule. Entre 1999 et 2006 le nombre de ménages a augmenté de 7,8 % avec 11 nouveaux ménages.

En 2006, les 169 logements sont presque exclusivement des maisons (1,3 % d'appartements) dont 152 sont des résidences principales, 11 des résidences secondaires ou occasionnelles, et 6 sont vacants.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[21].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Houlette et Réparsac. Réparsac accueille l'école élémentaire et Houlette l'école primaire. L'école de Réparsac comporte deux classes. Le secteur du collège est Cognac (collège Félix-Gaillard)[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin date du XIIe siècle. C'était une vicairie perpétuelle du diocèse de Saintes qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cybard; elle passe ensuite à l'abbaye de Bourgueil, puis, en 1589, au prieuré Notre-Dame-de-Beaulieu d'Angoulême. L'église, de forme simple, a eu beaucoup à souffrir des protestants. Remaniée vers 1728, en 1867 sa nef est réduite de longueur et le portail remonté. En 1881, elle est l'objet de nouvelles réparations. Son toit à longs pans est couvert de tuiles. Il existe un escalier en équerre[23],[13].

Il reste encore trois moulins : le moulin de l'Étang, le moulin de la Fosse et le moulin de la Grille sur des affluents de la Soloire[24].

La plupart des fermes sont des XVIIIe et XIXe siècles[24].

Le lavoir a été restauré et un espace aire de jeux et de pique-nique a été aménagé à côté.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la houlette au naturel posée en bande, accompagnée en chef d'un berger aussi au naturel tenant dans sa main dextre une houlette du même et dans sa main senestre un agneau d'argent, et en pointe d'un mouton du même; à la filière d'or; le tout enfermé dans une bordure de gueules chargée en chef de l’inscription «HOULETTE» en lettres capitales de sable

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En ancien occitan le o se prononçait ou (voir aussi Engolesme qui est devenu Angoulême). On retrouve Olette dans les Pyrénées-Orientales, dont le nom en catalan se prononce oulèta; il y a aussi Oletta en Corse. L'olée est encore le nom du laurier en patois de la région de Chef-Boutonne (Favre, glossaire).
  2. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 20 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre, (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 438
  8. La Mart.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 356.
  11. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 132-133
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 198
  13. a et b « Église d'Houlette », notice no IA00049620, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac..., abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Evolution et structure de la population à Houlette en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 29 juin 2012)
  23. Jean Nanglard, « Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I », dans Bulletin et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, t. II-IV, Angoulême, imprimerie Chasseignac, 1892-1894, 683 p. (lire en ligne)
    Publié sur trois années ; en 1892: p. 1-324, disponible sur Gallica ; en 1893: p. 1-291, disponible sur Gallica ; en 1894: p. 1-66, disponible sur Gallica.
  24. a et b « Houlette », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]