Gimeux

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Gimeux
Gimeux
L'église et la mairie de Gimeux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Cognac-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Chantal Nadeau
2014-2020
Code postal 16130
Code commune 16152
Démographie
Gentilé Gimeusiens
Population
municipale
712 hab. (2016 en diminution de 3,26 % par rapport à 2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 11″ nord, 0° 22′ 06″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 72 m
Superficie 7,40 km2
Localisation

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Gimeux est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Gimeusiens et Gimeusiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Gimeux est une commune de l'ouest du département de la Charente limitrophe de la Charente-Maritime située à 7 km au sud-ouest de Cognac et 41 km à l'ouest d'Angoulême, en Grande Champagne, 1er cru classé du vignoble d'appellation cognac.

Gimeux est aussi à 12 km à l'ouest de Segonzac, 15 km au nord-est de Pons et 24 km de Saintes[2].

La commune est à l'ouest de la route départementale 731 qui relie Cognac à Barbezieux, et proche de la zone industrielle de Merpins et de la base aérienne de Cognac. Elle est aussi proche de la route départementale 732 qui relie Cognac à Royan par Pons et qui passe à 5 km à l'ouest du bourg. La D 47 relie Gimeux à l'agglomération cognaçaise[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux de la commune se reroupent autour du bourg et le long de la route de Cognac : les Guillons, le Pas Robin, la Tour, la Croix de l'Oumelet, la Grave. Il y a aussi l'Anglade au nord, sur la D 147 (ancien chemin Boisné)[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gimeux
Merpins
Ars Gimeux Salles-d'Angles
Celles
(Charente-Maritime)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, comme toute cette partie de la rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac, c'est une zone calcaire datant du Crétacé supérieur avec cuestas.

Le Santonien occupe la grande moitié septentrionale de la commune. Il correspond à la plaine de Châteaubernard. La partie méridionale est occupée par le Campanien, calcaire plus crayeux, qui donne les paysages de Champagne dans cette partie des Charentes.

À l'intérieur du Campanien, s'amorce une cuesta faisant face au nord-ouest et sur laquelle le bourg s'étage. Cet escarpement caractéristique s'amplifie vers l'est et traverse tout le département jusqu'à Gurat ; il délimite la Champagne au sud jusqu'au Blanzacais. Dans la commune, il est interrompu par la vallée du Né à l'ouest. Celle-ci est occupée par des alluvions du Quaternaire[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune de Gimeux occupe la vallée du Né sur sa bordure occidentale, et la plaine de Cognac sur une grande moitié nord-est. Les coteaux occupent la bordure méridionale. Le point culminant de la commune est à une altitude de 72 m, situé au sud du bourg à l'ancien moulin à vent de Fanaud. Le point le plus bas est à 6 m, situé le long du Né près de l'Anglade. Le bourg est à environ 20 m d'altitude sur le flanc de la vallée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Gimeux est traversé par le , affluent du fleuve Charente. Il forme sur le territoire de Gimeux une zone de marais, irriguée par des biaus (Biau de la Grave qui fait la limite de commune et Biau de l'Anglade)[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes, non datées mais du Moyen Âge, sont Gemodiis[8], Gemois[9].

L'origine du nom de Gimeux remonterait à un nom de femme germanique Gelmod, ce qui correspondrait à Gemoldiae villa[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gimeux était habité à l'époque romaine comme l'attestent les découvertes faites à Langlade, d'une part des sépultures renfermant des monnaies d'Adrien et d'Antonin, d'autre part de petits bronzes et grands bronzes d'Antonin, Marc Aurèle, Adrien, différents vases et pièces de vaisselle[12],[13]. Une voie très ancienne, Saintes-Périgueux, présente sur diverses cartes et dite chemin Boisné, passait par Gimeux où elle franchissait le Biau de l'Anglade à gué. Ce serait une voie gauloise devenue voie romaine.

Un site de tegulæ a été prospecté sur le coteau de Fanaud[14].

La paroisse existait déjà au XIe siècle car elle est donnée en 1121 par Pierre de Confolens, évêque de Saintes, au prieuré de Merpins[15].

Au XVIe siècle, la seigneurie de Gimeux appartenait à François de La Rochebeaucourt, seigneur de Saint-Même et sénéchal d'Angoumois. Son fils, François de Brémond, fut un ardent défenseur du protestantisme. La seigneurie passa ensuite par mariage aux Pasquier de Mainxe. Un des fils, connu sous le nom de Monsieur de Gimeux, fut tué, croit-on, au siège de La Rochelle en 1628. La terre de Gimeux passa ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires, entre les de Donissan, et enfin les de Verdelin avant la Révolution.

Les registres de l'état civil remontent à 1610[16].

Le 7 mars 1787, les représentants de Gimeux à l'assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont P. Robin et F. Jean[17].

La commune de Gimeux à sa création en 1793, appartenait au district de Cognac et au canton de Salles-d'Angles puis en 1801 à l'arrondissement et au canton de Cognac et en 1973 au canton de Cognac-Sud.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 mai 2012 Joël Baudin SE Éleveur retraité
juin 2012 En cours Chantal Nadeau    

La fiscalité est d'un taux de 14,73 % sur le bâti, 45,18 % sur le non bâti, et 9,61 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

Gimeux fait partie de la communauté d'agglomération du Grand Cognac qui prélève 12,14 % de taxe professionnelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les 276 logements de la commune sont sauf six des logements individuels. Ce sont 255 résidences principales, cinq des résidences secondaires et 16 logements vacants d'après le recensement de 1999. Ces logements ont été construits pour 96 avant 1949, 38 entre 1949 et 1975 et 148 depuis 1975. C'est un parc de logements particulièrement neufs pour le cognaçais[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2016, la commune comptait 712 habitants[Note 1], en diminution de 3,26 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
345372373357449427429455460
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
463462443478392399420381363
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
393388355341298287341364346
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
390465686751713715716716719
2016 - - - - - - - -
712--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gimeux en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,6 
3,3 
75 à 89 ans
4,5 
15,5 
60 à 74 ans
19,2 
26,6 
45 à 59 ans
28,7 
20,8 
30 à 44 ans
20,8 
12,7 
15 à 29 ans
11,3 
20,8 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

La population est restée stable de 1800 à 1975 puis a fortement augmenté depuis ce qui est à mettre en parallèle avec les 148 logements neufs durant cette même période.

Suivant le recensement de 1999, Gimeux comptait 391 habitants actifs dont 346 ayant un emploi, 190 hommes et 156 femmes (309 salariés et 37 non salariés) [18].

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est l'activité économique principale de cette commune située dans la Grande Champagne, premier cru classé de la zone d'appellation d'origine contrôlée cognac[25].

Une quinzaine de viticulteurs et petits producteurs de cognac, de pineau des Charentes et de vin de Pays charentais, ainsi qu'une distillerie, sont installés sur la commune de Gimeux.

Il y a un seul commerçant, quelques artisans du bâtiment et une infirmière libérale.

Le centre de stockage liquide d'Antargaz, classé Seveso, est installé depuis une trentaine d’années loin des habitations[26].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Ars et Gimeux. Ars accueille l'école élémentaire et Gimeux l'école primaire. L'école de Gimeux comporte trois classes, deux de maternelle et une d'élémentaire. Le secteur du collège est Cognac (Élysée-Mousier)[27].

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a une infirmière, un cabinet médical et une pharmacie à Ars.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église de Gimeux.

L'église Saint-Germain date du XIIe siècle puis a été rénovée au XVe siècle puis à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Elle est de plan allongé, à un vaisseau, avec coupole sur pendentifs. Elle possède un escalier demi-hors-œuvre, en vis sans jour[15].

Il existe aussi à la Chapelle, un bâtiment très simple du XVIIe siècle, anciennement chapelle Notre-Dame-de-Piété[28].

Du moulin à vent de Fanaud qui daterait selon certaines sources de 1760, il ne reste que des vestiges[29].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Sauzade, déjà notée sur la carte de Cassini, comporte une ferme et un moulin à huile. Elle est dotée d'une distillerie moderne[30].
Pigeonnier à la Grave.
  • La Grave est un logis du XIXe siècle avec ferme et pigeonnier[31].

Sur la base Mérimée huit édifices sont étudiés et 20 sont repérés. Ce sont des maisons et des fermes datées 1652, 1749, 1806 pour les plus anciennes[32].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le marais d'Ars-Gimeux et la vallée du forme une zone humide remarquable. Toute la vallée est classée zone Natura 2000 et l'on y trouve comme animaux remarquables la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le Triton crêté (Triturus cristatus) des invertébrés remarquables, Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), Gomphe à cercoïdes fourchus (Gomphus graslinii) et Rosalie des Alpes (Rosalia alpina) mais surtout la Loutre (Lutra lutra) et la Vison d'Europe (Mustela lutreola) [33].

Chemins de randonnée : sentier du Fanaud et chemin de découverte du marais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 12 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Pons », sur Infoterre, (consulté le 9 décembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 350
  9. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865, p. 372
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 320.
  11. Foerstemann, Altdeutsches Namenbuch, Berlin, 1856 in Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1862, p. 281
  13. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1863, p. 271
  14. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 230
  15. a et b « Église paroissiale », notice no IA00059175, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 188
  17. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, abbé Cousin, 1882 ; réédition 2007 (ISBN 2-84618-496-8)
  18. a et b Gimeux sur le site de l'Insee
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Evolution et structure de la population à Gimeux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  25. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 5 décembre 2015)
  26. Charente libre
  27. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 28 juin 2012)
  28. « La Chapelle », notice no IA00059184, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Moulin à vent », notice no IA00059186, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Moulin à huile », notice no IA00066283, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « La Grave », notice no IA00059187, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Gimeux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Vallée du Né, Natura 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]