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Jarnac

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Jarnac
Jarnac
Le centre de Jarnac.
Blason de Jarnac
Blason
Jarnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Philippe Gesse
2020-2026
Code postal 16200
Code commune 16167
Démographie
Gentilé Jarnacais
Population
municipale
4 470 hab. (2021 en augmentation de 1,04 % par rapport à 2015)
Densité 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 53″ nord, 0° 10′ 33″ ouest
Altitude Min. 8 m
Max. 40 m
Superficie 11,99 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Cognac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Jarnac
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Jarnac
Géolocalisation sur la carte : France
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Jarnac
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Jarnac
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Jarnac
Liens
Site web ville-de-jarnac.fr

Jarnac, en saintongeais Jharnat[Note 1],[1], est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est située sur la rive droite du fleuve Charente, entre Angoulême et Cognac.

C'est notamment la ville natale du président François Mitterrand, où il fut enterré en 1996.

La ville est située dans la zone d'appellation d'origine contrôlée cognac, dans le cru Fins Bois. De grandes et renommées maisons de négoce et beaucoup de petits producteurs de cognac, de Pineau des Charentes et de vin de Pays charentais sont installés dans la ville et dans ses proches environs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Jarnac est située à l'ouest du département de la Charente, à mi-chemin entre Angoulême à l'est et Cognac à l'ouest. Elle est située sur le fleuve Charente qui passe dans ces deux cités.

Elle est principalement desservie par la route nationale 141, est-ouest, d'Angoulême à Saintes, maillon de la route Centre-Europe Atlantique et route des vacances d'été entre l'est de la France et Royan. La ville a été déviée en 2×2 voies en 2008.

La D 736 entre Ruffec et Saint-Fort-sur-le-Né par Rouillac, Plaizac, Sigogne, Les Métairies et Segonzac traverse la commune du nord au sud.

La gare de Jarnac.

La commune est desservie par la ligne SNCF d'Angoulême à Saintes et Royan, mais la gare de Jarnac se trouve sur la rive gauche de la Charente, sur la commune de Gondeville, au Bout des Ponts.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

la Gibauderie, Lartige, les Chabannes, les Grands-Maisons, Malbrac, Nanclas, la Touche, Souillac, les Champagnolles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est calcaire et appartient principalement au Purbeckien, ancienne zone lagunaire de la fin du Jurassique, qui s'étendait vers le nord-ouest dans tout le Pays Bas et riche en gypse. L'on y retrouve des marnes argileuses surmontées par des marnes grises pouvant renfermer des calcaires beiges. Au nord-est de la commune, on trouve également du Portlandien supérieur (nord-est de la Touche).

Le sud de la commune, occupé par la vallée de la Charente, est couvert par des alluvions modernes du Quaternaire[3],[4],[5].

La région de Jarnac est située sur l'aquifère du Portlandien du Jurassique supérieur. C'est une nappe de type captive.

Le relief est celui d'une plaine d'une altitude moyenne de 20 à 30 m, bordée au sud par la Charente. La ville de Jarnac en occupe une légère hauteur. Le point culminant de la commune est situé à Jarnac même, sur l'avenue du Général-Leclerc, au pied du château d'eau de « Bellevue » avec 40 m par rapport au niveau de la mer, mais les bords de la Charente et les quais ne sont qu'à 8 à 9 m[2]. Les berges assez basses, et la vallée basse appelée prée font qu'en hiver il y a parfois des crues. Des routes sont alors coupées mais peu de maisons sont inondées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Jarnac.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par la Charente, le ruisseau de la Tenaie, le ruisseau de la Gorre et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 16 km de longueur totale[7],[Carte 1].

Jarnac est baignée par le fleuve Charente[8]. Il existe des petits affluents de la Charente comme le ruisseau de la Tenaie, qui s'écoule en aval de Jarnac, et le ruisseau de la Gorre, en amont de Jarnac.

Le ruisseau la Guirlande à l'est de la commune a parfois délimité la Saintonge de l'Angoumois[Note 2].

Gestion des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[9]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [10].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat charentais est de type océanique aquitain, et il est marqué par des hivers doux et pluvieux et des étés secs et relativement chauds. Il se caractérise par une certaine douceur des températures avec une moyenne annuelle de 12,8 °C. Classiquement, janvier est le mois le plus froid (5,8 °C) et juillet et août les mois les plus chauds (20,5 °C).

Jarnac, comme Cognac, bénéficie d'une durée d'ensoleillement moyenne annuelle de 2 025 heures.

Le total cumulé sur une année des précipitations moyennes mensuelles est de 790 mm, avec des maxima en début d'hiver. Les mois les plus secs sont juillet et août.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[11].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Médiane nationale 1 852 835
Jarnac 2 025 784
Paris 1 717 634
Nice 2 760 791
Strasbourg 1 747 636
Brest 1 555 1 230
Bordeaux 2 070 987

Paysages[modifier | modifier le code]

Le paysage, où le vignoble est très présent, paraît remarquablement organisé et peu diversifié. Pourtant, des espaces boisés ou des champs de céréales côtoient les vignes.

Le plus marquant reste cependant le fleuve Charente, « le plus beau fossé du royaume » selon les dires d'Henri IV, navigable sur 100 km ; l'eau y est claire, les poissons nombreux, les rives admirables ; alternance de petites églises, de villages, de fermes, le tout dans une nature très variée. Les écluses rénovées sont autant de haltes sportives pour les bateaux, le calme y est roi, et même les navigateurs d'un jour, de plus en plus nombreux, respectent la sieste des pêcheurs.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jarnac est une commune rurale[Note 3],[12]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Jarnac, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[15] et 4 856 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cognac, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (24 %), zones urbanisées (21,5 %), terres arables (19,1 %), cultures permanentes (15,8 %), forêts (10 %), prairies (5,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Jarnac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) Saintes-Cognac-Angoulême, regroupant 46 communes concernées par un risque de débordement du fleuve Charente (34 en Charente et 12 en Charente-Maritime), un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[23]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de l'hiver 1779, de 1842, de 1859, du du , du , de mars-avril 1962, du et du . Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1993, 1999, 2000, 2016 et 2021[25],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Jarnac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 131 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 087 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2005, 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Agannagum un peu avant 800, Jarnaco, Gerniaco (non datées)[29], Agernaco en 1161-1185[30], Jarniaci, Jarniaco au XIIIe siècle[31].

L'origine du nom de Jarnac remonterait à un nom d'homme germanique latinisé Agarnus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Agarnacum ou Ajarnacum, « domaine d'Agarnus »[32],[Note 5].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Union-Charente[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation des lieux est connue depuis l'époque néolithique.

Le quartier des Grands Maisons était occupé avant l'époque romaine[34].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Située dans la province de Saintonge, Jarnac (Agernacus, ou Agernacum ?) a profité à plein de l'occupation romaine ; des fours de potiers prouvent l'existence d'une industrie riche et développée.

Sa situation à cheval sur une ancienne voie gauloise et deux voies romaines, l'une appelée Chemin des Anglais, partant d'Angoulême et venant rejoindre près de Cognac le Chemin Boisné reliant Saintes à Périgueux[35], et son statut de seul port fluvial sur la Charente entre Saintes et Angoulême, justifient son importance au temps des Romains. On franchit alors la Charente par le gué des Grand'Maisons, connu ensuite sous le nom de la Hausse-Charles.

Après quatre siècles d'influence romaine, les Wisigoths prennent possession en 418 de ces contrées, dont les habitants doivent céder les deux tiers de leurs terres.[réf. nécessaire]

Moyen Âge ancien[modifier | modifier le code]

Un siècle plus tard, les Francs, menés par Clovis se répandent jusqu'aux Pyrénées.

Une tradition constante, mais dont les témoignages n'ont pas été fixés par l'écriture, veut qu'il ait existé un château mérovingien tout à fait sur la crête qui domine la Charente et la vallée de Lartige, opposée à la première[36],[37].

La terre de Jarnac relevait alors des comtes d'Angoulême, mais aussi du prieur de l'abbaye Saint-Cybard d'Angoulême.

C'est alors l'invasion des Vikings, qui remontent la Charente en 846, brûlant, dévastant et pillant tout sur leur passage[38].

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

C'est sous Guillaume Taillefer II, cinquième comte d'Angoulême, fin du Xe siècle, dont il fut un ami et défenseur fidèle, qu'il est fait mention d'un seigneur de Jarnac, Wardrade Loriches, comte de la Marche, habitant le Château de Jarnac, situé sur l'actuelle place du Château, et fondateur avec son épouse Rixendis de l'abbaye Saint-Étienne de Bassac où se voit encore leur tombeau.

Depuis la seconde partie du XIIe siècle, l'Aquitaine est devenue terre anglaise par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt, et vers 1150, c'est l'unique bâtard de Richard Cœur de Lion, Philippe de Faucombrige, qui en épousant l'héritière des terres de Cognac, Merpins et Jarnac devient le seigneur des lieux. Sans héritier, ses domaines passent à son oncle, le roi Jean sans Terre et sa femme Isabelle d'Angoulême.

Leur fils Henri III d'Angleterre rend le domaine à Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoumois, qui a épousé sa mère, alors veuve de son père Jean sans Terre.

Des Plantagenêts, Jarnac retirera certaines acquisitions communales, comme ses franchises et libertés que Cognac réussira à conserver, mais que les Chabot s'empresseront d'écraser à Jarnac.

Au cours du Moyen Âge, Jarnac se trouvait aussi sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes depuis le Limousin et le Périgord, itinéraire longeant de la Charente par Angoulême et Cognac[39].

Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

Après les Lusignan, la terre de Jarnac relève successivement des Comtes d'Eu (Lusignan), des Dreux de Mello (par le mariage d'Eustachie de Lusignan), des Craon, puis en 1410, par le mariage en 1404 de Marie de Craon [fille de Jeanne de Montbazon, dont les grands-parents maternels étaient Maurice VI ou VII de Craon, † 1330, et Marguerite de Mello-Saint-Bris, dame de Jarnac et de Ste-Hermine, † vers 1350/1360, fille de Dreux de Mello († v. 1317) : cf. l'article Amaury III] avec Louis Ier Chabot (~1370-1422), de l'illustre Maison de Chabot. Marie et Louis sont suivis par leur fils cadet Renaud Chabot (~1410-1476 ; x Isabeau de Rochechouart, fille héritière de Jean/Jacques de Rochechouart, seigneur d’Apremont et de Brion), lui-même père de Louis II († vers 1479/1481) et de Jacques Chabot de Jarnac († vers 1496/1500 ; x Madeleine de Luxembourg, fille de Thibault de Fiennes). Ce dernier est le père du célèbre amiral Philippe de Brion (1492-1543 ; seigneur en partie de Jarnac), et de Charles Ier Chabot (1487-1559), 1er baron de Jarnac.

Les Chabot[40] vont régner à Jarnac de père en fils pendant trois siècles. Presque tous naîtront au château, presque tous seront enterrés dans l'église Saint-Pierre.

Guy Ier Chabot[modifier | modifier le code]

Guy Chabot.

Guy Ier Chabot de Saint-Gelais et St-Aulaye (1514-1584 ; fils de Charles et de Jeanne de Saint-Gelais, dame de Saint-Gelais, Montlieu et Sainte-Aulaye), deuxième baron de Jarnac, ayant demandé justice des bruits calomnieux qui couraient à la cour, en 1547, le roi Henri II accède à sa demande. C'est La Châtaigneraie, redoutable bretteur qui relève le défi.

Le duel a lieu le . Le début de la rencontre est en faveur de La Châtaigneraie, grand favori, jusqu’au moment où Chabot peut placer ce coup de revers, qui fend le jarret de son adversaire. Le coup est régulier, et, à la surprise générale, Chabot est déclaré vainqueur.

Bataille de Jarnac[modifier | modifier le code]

Jarnac est le théâtre de la bataille de Jarnac, importante confrontation de la troisième guerre de Religion, le , remportée par les catholiques, après la mort du prince de Condé, assassiné alors qu'il s'était rendu.

Léonor Chabot[modifier | modifier le code]

Léonor Chabot de Jarnac de St-Gelais (~1541-1605), fils aîné de Guy Ier et de Louise de Pisseleu (fille de Guillaume de Pisseleu seigneur d'Heilly et de Madeleine de Laval ; demi-sœur puînée d'Anne), troisième baron de Jarnac, s'étant converti, dès 1560, au protestantisme, la contrée devient alors un lieu majoritairement acquis à la Réforme calviniste. Le baron de Jarnac devient un des chefs les plus écoutés du parti protestant en Angoumois, Saintonge et Aunis.

La promulgation de l'Édit de Nantes, le met fin aux guerres religieuses, et permet à la presque totalité de la population Jarnacaise, de confession protestante, de pouvoir pratiquer en paix.

Guy II Chabot[modifier | modifier le code]

Guy II Chabot de St-Gelais (1565-ap. 1640/1646 ; fils aîné de Léonor et de Marguerite de Durfort, fille de Symphorien de Durfort, seigneur de Duras ; son frère cadet Charles Chabot de St-Aulaye est le père de Henri Chabot, deuxième duc de Rohan, qui a fait la branche des ducs de Rohan de la Maison de Rohan-Chabot), quatrième baron de Jarnac, est créé premier comte de Jarnac par lettres patentes du roi, fait conseiller d'État le , et lieutenant général pour le roi en Saintonge en 1616.

C'est un zélé huguenot, comme l'a été son père, et il est nommé, le , chef du parti protestant avec les ducs de Rohan, de la Trémouille et de Soubise.

En 1629, à la suite du Siège de La Rochelle, les clauses militaires de l'Édit sont révoquées, augurant mal de l'avenir de la cohabitation pacifique des deux religions.

De son second mariage avec Marie de La Rochefoucauld-Montendre, il a six enfants, dont notamment, Guy-Charles Chabot de Saint-Gelais, prieur de Jarnac et de Montours, doyen de Saintes en 1665.

Dès 1655, la politique de conversion des Réformés se met en place; et c'est ce fils qui demande, en 1664, l'abolition du culte réformé et la démolition du temple de Jarnac, à la révocation définitive de l'Édit de Nantes, en 1685, que son père et grand-père ont contribué à édifier.

Louis Chabot[modifier | modifier le code]

Louis III Chabot de St-Gelais (1626-1665/1666), fils du précédent, troisième comte de Jarnac en 1648 après son demi-frère aîné Jacques II (sire de Montlieu ; réputé imbécile et † en 1648), fervent catholique, est conseiller du roi, est chargé lors de la Fronde, le , de lever un régiment de cavalerie de son nom, et d'assembler la noblesse des environs de Cognac pour s'opposer aux troupes du grand Condé qui sera battu au siège de Cognac par le comte d'Harcourt, le . À cette occasion, et en récompense du service rendu, il obtient le grade de maréchal de camp. Il commande dans le pays de Cognac jusqu'à la fin des troubles, en août 1652. Il décède le .

De Guy-Henri Chabot aux Rohan-Chabot[modifier | modifier le code]

Guy-Henri Chabot de St-Gelais (1648-1691 ; fils de Louis III et de Catherine de La Roche-Beaucourt : cf. La Rochebeaucourt et La Roche-Beaucourt, marquise de Soubran), 4e comte de Jarnac, époux en premières noces de Marie-Claire de Créquy-Houlles et Frohans, puis en deuxièmes noces de Charlotte-Armande de Rohan-Montbazon-Guéméné (fille de Charles II et petite-fille de Louis VIII), d'où : (du 1°) Louis (IV) Chabot (1675-1690/1691), comte héritier de Jarnac ; (du 2°) Guy-Armand Chabot (1689-1707 ; 5e comte de Jarnac), et Henriette-Charlotte Chabot (1690-1769)

Henriette-Charlotte Chabot, comtesse de Jarnac, épouse 1° 1709 Paul-Auguste-Gaston de La Rochefoucauld-Montendre (1675-1714), puis 2° en juin 1715, un de ses cousins, Charles-Annibal de Rohan-Chabot, prince de Léon (1687-1762 ; issu de Charles et Henri Chabot de St-Aulaye rencontrés plus haut), qui devient, de ce fait, septième comte de Jarnac. Il rachète définitivement, le , le Quint de Jarnac, de sorte que, jusqu'à la Révolution, le domaine entier de Jarnac restera entre les mains de ses seigneurs. Il n'a de cesse d'améliorer, d'augmenter et d'embellir son domaine, mais querelleur, brutal et hautain, il finit par quitter Jarnac pour Paris en 1744, et n'y reviendra jamais. N'ayant pas eu d'enfants, ils font la substitution du comté de Jarnac à Louis-Auguste de Rohan-Chabot (1722-1753), leur neveu, capitaine dans le régiment de Jarnac-Dragons, qui prend, du vivant du comte et de la comtesse, le titre de vicomte de Jarnac.

Étant lui-même mort sans postérité, ses droits au comté de Jarnac passent à son cousin germain, Charles-Rosalie de Rohan-Chabot, né en 1740 et † émigré à Londres en 1813, maréchal des camps et armées du roi, qui ne reprendra le titre de comte de Jarnac qu'à la mort de sa tante par alliance, Henriette-Charlotte, le . Il sera le dernier seigneur de Jarnac, avec une postérité de ses deux mariages.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe et au XIXe siècle, la ville se développe sous l'impulsion du commerce du cognac qui prend alors une importance considérable. Jarnac voit alors s'installer de grandes maisons de négoce, élevant de belles façades sur les quais de la Charente. Jarnac fait preuve au XIXe siècle d'un dynamisme remarquable, se manifestant notamment par une croissance démographique importante et par le développement urbain résultant de cette arrivée de population. En 1827 est édifié le pont permettant de traverser la Charente, et en 1867 est construit l'hôtel de ville, édifice inscrivant dans la pierre toute la confiance portée dans l'avenir de la ville par ses habitants. La destruction des remparts médiévaux permet d'intégrer les faubourgs dans la ville et parallèlement de nouveaux quartiers voient le jour, abritant tout autant de modestes habitations que de riches hôtels particuliers[41].

Événements historiques liés à la ville[modifier | modifier le code]

Le coup de Jarnac n'est pas à l'origine, comme il est devenu dans l'usage, une traîtrise ; mais un coup habile qui rentrait dans les règles. Cette botte secrète a permis à Guy Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron de Jarnac, de vaincre en duel François de Vivonne, sieur de la Châtaigneraie, le au château de Saint-Germain-en-Laye[42].

La bataille de Jarnac voit, le , la victoire du duc d'Angoulême, duc d'Anjou, futur roi Henri III sur les troupes protestantes de Prince de Condé, qui y trouve la mort, assassiné alors qu'il s'était rendu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité en 2007 est d'un taux de 18,30 % sur le bâti, 42,58 % sur le non bâti, et 6,65 % pour la taxe d'habitation.

La Communauté de communes de Jarnac prélève la taxe professionnelle au taux 10,26 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[44].

En 2021, la commune comptait 4 470 habitants[Note 6], en augmentation de 1,04 % par rapport à 2015 (Charente : −0,78 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 6001 7251 4011 9342 2822 5102 8143 3583 462
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 8544 2434 6914 9794 3564 4504 8804 9804 911
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 8944 6194 0753 8803 7963 5873 8854 1004 574
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
4 7175 0424 8614 7864 6594 5354 5084 4194 403
2021 - - - - - - - -
4 470--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 37 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 039 hommes pour 2 372 femmes, soit un taux de 53,77 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ou +
4,5 
11,4 
75-89 ans
16,3 
19,6 
60-74 ans
20,2 
19,6 
45-59 ans
20,1 
14,3 
30-44 ans
14,0 
17,9 
15-29 ans
13,5 
15,7 
0-14 ans
11,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2020 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,6 
75-89 ans
11,8 
20,3 
60-74 ans
20,9 
20,9 
45-59 ans
20,5 
16,8 
30-44 ans
16,1 
15,6 
15-29 ans
13,6 
16,4 
0-14 ans
14,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Environ 620 ha sont des terres agricoles, dont 275 ha de vignes destinés à la distillation pour obtenir du cognac. Mais, on peut y trouver également des champs de céréales.

La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[49].

Des producteurs-distillateurs mais aussi de grandes maisons de négoce sont installées à Jarnac, vendant cognac et pineau des Charentes.

Commerce[modifier | modifier le code]

La maison Courvoisier au bord de la Charente.

Les principales entreprises sont Courvoisier, Louis Royer, Hine, Tiffon, Braastad, Delamain, et Vilquin. Ce sont bien des entreprises liées au vignoble, quatre maisons de cognac et une entreprise de bâtiments métalliques[50].

Le reste de l'activité économique est lié au commerce et à l'artisanat d'une petite ville prospère.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme lié au souvenir de François Mitterrand est constant. Dans sa maison natale sont exposés des photos et des documents inédits. Le Musée François-Mitterrand présente une collection d'objets, de sculptures, de dessins offerts au Président par des personnalités du monde entier, ainsi que des maquettes des grandes opérations d'architecture et d'urbanisme voulues par François Mitterrand de 1981 à 1995. Le cimetière des Grand' Maisons abrite sa tombe.

Le circuit historique du vieux Jarnac comprend la visite de la vieille ville, de l'église Saint-Pierre et de la crypte, et les quais de la Charente. Le parc municipal, la piscine et le camping trois étoiles sont d'autres lieux attirant les touristes.

Il y a aussi la visite des Maisons de cognac et leurs chais.

La commune est labellisée Village étape depuis 2019.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jarnac a deux écoles maternelles publiques (Pauline-Kergomard et Claude-de-Bussy), et deux écoles élémentaires publiques (Ferdinand-Buisson et Jules-Ferry)[51].

Les écoles Saint-Maurice et Sainte-Marie[52] sont des écoles privées catholiques qui assurent les classes maternelles et primaires.

L'école Saint-Maurice fut créée et financée par Jacques Laporte-Bisquit et sa femme Marie Danglade en l'honneur de leur fils mort pour la France, Maurice Laporte-Bisquit (1922-1945), en déportation au camp de Neuengam.

Le collège public Jean-Lartaut regroupe 400 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 17 classes, dont une UPI[53]

Jarnac a également un collège privé catholique (Saint-Pierre), ainsi qu'une Maison familiale rurale (MFR).

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

Jarnac abrite de nombreux clubs et l'on peut pratiquer le football, le basket et le rugby, la gymnastique, l'athlétisme, le VTT et le tennis, la pétanque, la pêche, le canoë-kayak et sans oublier la randonnée, le judo, le karaté ou l'escrime[54].

L'hippodrome du Quint se trouve sur la rive gauche de la Charente, sur la commune de Mainxe.

Le Grand Prix de Canobus a lieu tous les ans au mois de juin depuis 2003.

Santé[modifier | modifier le code]

Jarnac a des médecins, dentistes, kinésithérapeutes, infirmières, podologues et pharmacies.

Si les hospitalisations chirurgicales ont lieu dans les hôpitaux et les cliniques d'Angoulême et de Cognac, Jarnac a une clinique médicale et une clinique psychiatrique, un hôpital de médecine long séjour qui est aussi maison de retraite et un foyer-logement privé pour personnes âgées, ainsi qu'une nouvelle maison de santé depuis 2019.

Culture[modifier | modifier le code]

L'espace culturel de l'Orangerie abrite la médiathèque intercommunale.

L'espace poétique Pierre-Boujut et l'association des amis de Pierre Boujut qui continue son apport culturel. En , Daniel Briolet organise avec l'aide de Pierre Boujut, un colloque universitaire consacré à La Tour de Feu, au Château Bisquit.

L'association des Cinémaniacs jarnacais cherche à promouvoir le cinéma en proposant à l'auditorium de la ville les films qui font l'actualité[55].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre, ancien prieuré bénédictin du diocèse de Saintes, archiprêtré de Jarnac, appartient à l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême dès le VIIIe siècle ; l'église primitive, probablement en bois, est attestée dépendre dès l'an 773 de Saint-Cybard[56].

Les bases du clocher et de la nef rappellent nettement les caractères du roman primitif. Il y eut un aménagement complet du vieux monument vers la fin du XIe siècle ; on construisit une porte à trois archivoltes; on établit les pilastres avec demi-colonnes dans la nef. Le chœur actuel, avec ses arcatures, remonte à cette époque et devait surmonter une crypte ; on voit encore nettement la naissance d'une abside semi-circulaire en prolongement du chœur.

Au XIIIe siècle, il y eut une deuxième restauration plus complète : on suréleva les murailles ; on construisit de hauts contreforts pour soutenir la poussée des voûtes. Un clocher, avec fenêtres à lancette, fut établi sur une coupole portée par quatre piles, indépendante de la vieille cage de l'ancien campanile. Un chevet rectangulaire remplaça l'abside du XIe siècle et une belle crypte fut construite sous le chevet[57].

Au XIVe siècle, elle est le siège de l'archiprêtré de Jarnac qui compte une quarantaine de paroisses incluant presque tout le nord du Cognaçais, du ruisseau la Guirlande à l'est à l'Antenne à l'ouest[58]. Très remaniée à diverses époques, elle a été en partie détruite par les protestants en 1562.

La vieille façade préromane, qui était l'un des plus beaux spécimens de l'art architectural du XIIe siècle, et avait besoin d'être restaurée a été détruite et entièrement refaite dans un style incertain en 1898, par le maire de l'époque.

Sa crypte Saint-Michel du XIIe siècle est le lieu de sépulture des seigneurs de Jarnac, tout au moins à partir du XVe siècle celui des Chabot, « illustre race, l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Poitou et de toute la Guyenne »[59]. Elle est classée monument historique depuis 1945[60].

Le temple protestant[modifier | modifier le code]

La façade du temple protestant de Jarnac.

Jarnac a été très tôt un des foyers calvinistes de l'Angoumois. Après un premier temple installé dans une grange voisine du château et détruit en 1684, un second temple est édifié en 1761. Le temple protestant de Jarnac actuel existait vraisemblablement en 1806. Il a fait l'objet de travaux d'agrandissement et de réaménagement au XIXe siècle : à partir de 1820, agrandissement et rehaussement du temple, ces travaux permettant l'accès au temple depuis la rue ; en 1888 réparations et aménagements intérieurs.

Le temple, de plan rectangulaire très allongé, comporte deux parties distinctes : l'ancienne maison d'oraison de 1761 et l'extension, possédant une façade néo-classique exprimant la sobriété de l'église réformée.

Il est inscrit monument historique depuis 1998[61]. La paroisse gère également le temple protestant de Cognac.

Couvent, prison des Récollets[modifier | modifier le code]

Le couvent des révérends pères Récollets de Jarnac est fondé par le comte Guy-Charles Chabot et sa première femme Marie-Claire de Créqui, le , en partie sur des caves voûtées du XIVe siècle, et en partie sur l'emplacement de l'ancien temple protestant qui servira de magasin d'eau-de-vie pendant la Révolution

Le bureau est construit en 1740 pour un notaire. Rétrocédés en 1770 au comte de Jarnac, les bâtiments sont vendus en 1774. Les propriétaires sont, de 1763 à 1817, Ranson et Delamain, et, à partir de 1824, Paul Roullet et Henri Delamain. Ils sont de nouveau vendus en 1825 pour être transformés en prison. En 1875, les bâtiments deviennent de nouveau des chais de la maison de cognac Delamain[62].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Maison natale et musée François Mitterrand[modifier | modifier le code]

La maison natale de François Mitterrand est située 20bis, 22 rue Abel-Guy[63],[64]. Elle est inscrite monument historique depuis 2006[65].

Le musée François Mitterrand, situé à l'espace culturel de l'Orangerie, est la quatrième et dernière des donations de François Mitterrand[66].

Logis de Nanclas[modifier | modifier le code]

Le logis de Nanclas, des XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles ; le corps de logis, le portail et la fuie sont inscrits aux monuments historiques depuis 1985[67].

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La mairie est située place Jean-Jaurès et occupe 2 062 m2. Les travaux de construction se déroulent du à 1888, fin des aménagements intérieurs, projet mené par le tandem Paul Abadie fils, Édouard Warin. Cet hôtel de ville est un édifice imposant, bel exemple de l'architecture du XIXe siècle adaptée à la notion de pouvoir communal. L'arcade centrale, qui sert de porche d'accès, porte la date de 1867, année d'achèvement du gros œuvre[68].

À l'intérieur, la Table de Condé, objet remarquable en bois ouvragé surmontée d'une dalle de marbre rouge, aurait accueilli la dépouille du prince de Condé tué pendant la bataille de Jarnac (1569)[réf. nécessaire], ainsi que le buste d'Alexandre Bisquit en marbre du XIXe siècle[69].

Château de Souillac[modifier | modifier le code]

Le château de Souillac date du XIXe siècle[70]. Il est situé rue des Épiciers, au lieu-dit Souillac.

Château Saint-Martial[modifier | modifier le code]

Le château Saint-Martial est un logis du XIXe siècle construit au bord de la Charente par la famille Bisquit, riches négociants en cognac. Actuellement chambres d'hôtes, il est inscrit monument historique depuis 2014[71].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Jarnac possède un beau parc dans l'île de la Charente où se situe l'écluse et où se trouvait l'ancien château.

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nom de la commune Blason
D'or à trois chabots de gueules.
Devise
Concussus resurgo (Frappé, je me relève).
Détails
Blason de la maison de Chabot. Le blason est surmonté de la couronne murale à trois tours crénelées. La terre de Jarnac a été possédée par trois grandes familles, les Lusignan, les Craon et les Chabot, noms illustres dans l'histoire de France.

Les Lusignan-Jarnac, qui ne l'avaient qu'à titre de seigneurs, portaient leurs armes : burelé d'argent et d'azur, de 10 pièces, à un lion rampant de gueules sur le tout. Cimier : une mélusine, issante d'un casque de chevalier. La maison de Craon, qui la possédait au même titre, avait ses armes : losangé d'or et de gueules.

Les Chabot-Jarnac ont toujours conservé les armes primitives de leur maison, qui étaient : d'or, à trois chabots de gueules. Mais au casque de chevalier succéda, en 1518, le cercle de baron, entouré de tortil de perles et, en 1651, la couronne de comte[73].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Le j saintongeais, noté jh, est une fricative assez semblable à la jota espagnole, mais bien sûr complètement indépendante, et fortement aspiré.
  2. La limite entre les deux anciennes provinces était toutefois plus à l'est, dans la forêt de Marange, mais cette limite a souvent varié avec l'histoire et a été très découpée puisque Cognac, à l'ouest de Jarnac, a été plus longtemps en Angoumois.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. L'origine du nom est la même pour Jarnac-Champagne (Charente-Maritime).
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Jarnac » sur Géoportail (consulté le 21 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le ).
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  7. « Fiche communale de Jarnac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le ).
  8. Sandre, « la Charente »
  9. « SAGE Charente », sur gesteau.fr (consulté le ).
  10. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le ).
  12. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Jarnac », sur insee.fr (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Jarnac », sur Géorisques (consulté le ).
  22. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
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  26. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
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  28. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente », sur charente.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  29. Cartulaire de Saint-Jean-d'Angély
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  31. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 103,114
  32. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 366.
  33. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, « Toponymie révolutionnaire en Charente », Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente,‎ 4e trimestre 1986, p. 272-278 (lire en ligne [PDF] sur andre.j.balout.free.fr, consulté en )
  34. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 133
  35. François Marvaud, La Charente, Répertoire archéologique du département, reprise de l'éd. restaurée de 1863, imp. SEBM, 1993, (ISBN 2-7428-0099-9)
  36. Abbé Cousin, Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac…, 1882, réédité en 2007, Éditions PyréMonde, (ISBN 2-84618-496-8).
  37. « Ancien château », notice no IA00042820, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  39. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,178
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  41. Les patrimoines de France, Paris, Gallimard, , p. 496, 497
  42. Origine et histoire du « coup de Jarnac »
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  47. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Jarnac (16167) », (consulté le ).
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  51. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le ).
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  53. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le ).
  54. Liste des associations à l'office du tourisme
  55. Cinémaniacs Jarnacais
  56. Robert Delamain, Jarnac à travers les âges, à la Librairie Stock (Delamain et Boutelleau), imp. Saint-Denis, Niort, 1925.
  57. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. II : Arrondissement de Cognac et Barbezieux, L.Coquemard, Angoulême, (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 512 p. (ISBN 2-878022-8-07)
  58. Alain Braastad, Les mille ans de l'Église de Jarnac, Les Presses de Plein Chant à Bassac, mars 1999
  59. Jean Nanglard, « Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I », dans Bulletin et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, t. II-IV, Angoulême, imprimerie Chasseignac, 1892-1894, 683 p. (lire en ligne)
    Publié sur trois années ; en 1892: p. 1-324, lire en ligne sur Gallica ; en 1893: p. 1-291, lire en ligne sur Gallica ; en 1894: p. 1-66, lire en ligne sur Gallica.
  60. « Église Saint-Pierre », notice no PA00104385, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Temple protestant », notice no IA00042708, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Couvent des Récollets », notice no IA00049617, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. Institut François Mitterrand
  64. « Maison natale de François Mitterrand », notice no PM16000411, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  65. « Maison natale de François Mitterrand », notice no PA16000035, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. Site du musée François Mitterrand
  67. « Logis de Nanclas », notice no , sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. « Mairie de Jarnac », notice no IA00042709, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  69. « Buste d'Alexandre Bisquit », notice no IM16000168, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  70. « Château de Souillac », notice no IA00042832, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  71. « Château Saint-Martial », notice no PA16000057, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. Le château de Jarnac, ses barons et ses comtes, par P. Lacroix, Aux Librairies Historiques, Paris, 1875
  73. P. Lacroix, Le Château de Jarnac, ses barons et ses comtes, Paris, Aux Librairies Historiques, 1875.
  74. Site web de Dalkeith and Midlothian
  75. Site web de Lautertal
  76. Site web de Donnacona
  77. Site web de Dogliani

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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