Genté

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Genté
Genté
La mairie de Genté
Blason de Genté
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Christian Valtaud
2014-2020
Code postal 16130
Code commune 16151
Démographie
Gentilé Gentéens
Population
municipale
901 hab. (2015 en augmentation de 0,45 % par rapport à 2010)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 43″ nord, 0° 18′ 45″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 101 m
Superficie 11,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gente.fr

Genté est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Gentéens et les Gentéennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Genté est une commune située à l'ouest du département de la Charente, proche de la Charente-Maritime et 8 km au sud de Cognac.

Genté est aussi à 7 km à l'ouest de Segonzac, le chef-lieu de son canton, 11 km au nord d'Archiac, 13 km de Jarnac et 37 km à l'ouest d'Angoulême[2].

La commune est bordée à l'ouest par la D 731, route de Saint-Jean-d'Angély à Chalais entre Cognac et Archiac, et à l'est par la D 24, route de Cognac à Segonzac. La D 148 unit ces deux routes d'est en ouest et passe au bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est occupée au nord par une partie de la base aérienne 709 de Cognac.

Les hameaux sont principalement groupés près du bourg, à l'est et à l'ouest, le long de la D.148. D'ouest en est, on trouve la Couture, la Vallade, Thouars, Nonac et Marville. Au nord-est, les Six Chemins est un carrefour situé à la limite de la commune de Gensac-la-Pallue[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Genté
Châteaubernard Gensac-la-Pallue
Salles-d'Angles Genté
Angeac-Champagne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie rive gauche de la Charente au sud d'Angoulême et Cognac, c'est une zone calcaire datant du Crétacé.

Le Santonien occupe une grande moitié nord de la commune. Il correspond à la plaine de Châteaubernard. La moitié sud est occupée par le Campanien, calcaire plus crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente et donne les paysages de Champagne dans l'ouest du département de la Charente.

Une cuesta du Campanien faisant face au nord traverse la commune d'est en ouest. Cet escarpement caractéristique, démarrant à l'ouest à Salles-d'Angles et passant au pied du bourg, traverse tout le département et va vers le sud-est en direction de Bouteville, Jurignac et Plassac-Rouffiac. Dans la commune, il sépare au nord la plaine de Cognac de la Champagne au sud[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est donc occupée par la plaine dans une grande moitié nord, dont l'altitude moyenne est de 30 m, et par des plateaux au sud de la cuesta, qui dominent cette plaine. Le point culminant de la commune est à une altitude de 101 m, situé au réservoir au sud du bourg (borne IGN). Le point le plus bas est à 18 m, situé sur la limite nord. Le bourg, à flanc de l'escarpement, s'étage entre 45 et 80 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune, mais on peut trouver quelques sources et fontaines près du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Agento en 1110[7], Genten (non daté)[8].

L'origine du nom de Genté remonterait à un nom de personne gaulois, peut-être apparenté à Agen[9],[Note 1].

Genté est une des rares communes de cette partie de la Charente dont le nom se termine par -é et non par -ac[Note 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence d'un fossé circulaire protohistorique au lieu-dit les Touches, et du site d'un camp néolithique sur la colline de Jette Feu montre l'ancienneté de l'occupation[10].

Le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux, limite la commune au nord.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Genté fit partie, au Moyen Âge, des châtellenies de Cognac et de Merpins, et eut pour seigneurs les sires de Cognac, depuis Arnaud jusqu'à Guy de Lusignan. Guy de Lusignan, n'ayant pas de prospérité légua à son neveu, Guy de Mortemer par testament daté d'octobre 1281, les seigneuries de Salles et Genté. la famille de Mortemer posséda les droits seigneuriaux de Genté jusqu'en 1561, époque à laquelle Gaston de La Rochefoucauld leur succéda. La petite-fille de ce dernier et le comte de Brassac, son mari, aliénèrent, sous faculté de rachat, en 1675, la terre de Genté et les droit en dépendant à Christophe Giraud, écuyer, seigneur de Bois-Charente, lequel en février 1693, en fit cession à Philippe Guillet, avocat du roi à Cognac. La terre de Genté fut séparée de celle de Salles de 1675 à 1754. Le , la princesse de Chalais rachètera Genté à la veuve de Philippe Guillet et à son fils curé de Cherves, par acte reçu par Prévostière, notaire à Genté. Madame de Chalais et les Talleyrand-Périgord furent, jusqu'à la Révolution, les continuateurs des de Mortemer et des de La Rochefoucauld[11].

Initialement relevant du comté d'Angoumois, la terre de Marville était une seigneurie qui faisait partie, avec Roissac et Gensac d'une transaction qui a eu lieu en 1231 entre les comtes d'Angoulême, en l'occurrence Hugues X de Lusignan et sa femme Isabelle, ex-reine d'Angleterre, et Itier II de Barbezieux, de Saintonge. Ce dernier renonçait aux droits sur la châtellenie de Merpins en échange de ceux sur ces trois seigneuries[12],[13].

Le , les représentants de Genté à l'assemblée préliminaire des États généraux de 1789 qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont Prévostière et Pierre Longué[14],[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : Contre-fascé d'or et d'azur de six pièces, à un écusson d'argent chargé d'une bande de gueules, posé en abîme[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1983 en cours Christian Valtaud SE Viticulteur,
Président de la CC Grande-Champagne

La mairie de Genté était aussi le siège de la communauté de communes de Grande Champagne.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2015, la commune comptait 901 habitants[Note 3], en augmentation de 0,45 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
592 543 567 508 605 717 735 801 788
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
994 973 930 907 750 682 606 583 596
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
600 583 564 550 512 470 402 444 519
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
607 694 755 851 830 857 895 900 901
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Genté en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,5 
4,3 
75 à 89 ans
7,5 
13,9 
60 à 74 ans
12,5 
27,6 
45 à 59 ans
25,0 
21,4 
30 à 44 ans
20,2 
15,7 
15 à 29 ans
14,5 
16,9 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture est une activité importante de Genté, qui est située dans la zone d'appellation d'origine contrôlée cognac, en Grande Champagne, premier cru classé du cognac[22].

De petits producteurs de cognac, de pineau des Charentes et de vin de Pays charentais sont installés dans la commune.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes près de l'église

Enseignement[modifier | modifier le code]

Genté possède une école primaire comprenant trois classes. Le secteur du collège est Cognac, collège Elisée-Mousnier[23].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Bien qu'incontestablement de style roman, l'église paroissiale Saint-Médard de Genté a un style très particulier, différent des autres églises des Charentes. Elle est inscrite monument historique depuis 1984[24],[25].

Église Saint-Médard

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église Saint-Médard.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La fontaine, ancien lavoir et abreuvoir

Des tunnels existeraient pouvant aller jusqu'à Cognac. Un est répertorié partant de la fontaine du bourg, un autre chez des particuliers, ... Ils sont pour la plupart en mauvais état mais pourraient vraisemblablement être restaurés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour la forme ancienne Agento, voir aussi l'étymologie de Genac.
  2. La limite toponymique -ac / -é (ou -y), de direction est-ouest passe plus au nord, entre Cognac et Matha, et traverse le nord-ouest de la Charente; voir suffixe -acum.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 12 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 126
  8. Cartulaire de Barbezieux
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 316.
  10. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 203
  11. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 188
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 186,188,238
  13. « Logis de Marville », (consulté le 7 février 2015)
  14. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  15. Jean-Marie Ouvrard, « Genté », (consulté le 3 janvier 2012)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. « Evolution et structure de la population à Genté en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 5 décembre 2015)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 28 juin 2012)
  24. « Église de Genté (notice) », notice no PA00104380, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Église de Genté », notice no IA00042117, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]