Hugues X de Lusignan

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Hugues X de Lusignan
Image dans Infobox.
Titres de noblesse
Seigneur de Lusignan
seigneur de Château-Larcher
Comte de la Marche
Comte d'Angoulême
Biographie
Naissance
V. 1182
Décès
Sépulture
Famille
Père
Mère
Inconnue
Fratrie
Inconnu(e)
Conjoint
Enfants

Hugues XI le Brun
Guy de Lusignan
Geoffroy Ier de Lusignan
Agathe de Lusignan
Isabelle de la Marche
Marguerite de Lusignan
Guillaume Ier de Valence
Aymar de Lusignan
Alix de Lusignan

Inconnu
Guy de la Marche
Autres informations
Conflit
Blason des seigneurs de Lusignan.svg
burelé d'argent et d'azur

Hugues X de Lusignan[1] (v. 1182-) est un noble poitevin, seigneur de Lusignan, de Château-Larcher et comte de la Marche (1219-1249). Il possédait également les châteaux de Frontenay et de Couhé[2],[3].

Par son mariage, en 1220, avec Isabelle d'Angoulême (v. 1188/1192-1246), veuve de Jean sans Terre (♰ 1219), il devient comte d'Angoulême (1220-1246) et beau-père du roi d'Angleterre, Henri III Plantagenêt (1207-1272)[4].

Hugues X était un grand seigneur comptant parmi les plus puissants barons du royaume de France[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils unique[6] d'Hugues IX le Brun (1151-1219) et de sa première épouse dont l'identité est restée inconnue.

Hugues X est au centre d'un puissant réseau familial : son cousin est le comte d'Eu, Raoul II d'Exoudun[7] (1207-1246), son cousin germain éloigné au premier degré, Geoffroy II de Lusignan[8] (v. 1195-sept 1248), possède plusieurs fiefs dans le Bas-Poitou[9], et son cousin issu de germain éloigné au premier degré, Guillaume II de Lezay dit le Chauve[10] (av 1166-v. 1248), est seigneur d'Angles-sur-l'Anglin et de l'Isle-Jourdain dans le Haut-Poitou.

Hugues X est également apparenté aux rois de Chypre, Hugues Ier (♰ 1218) et Henri Ier de Lusignan (♰ 1253).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

En 1199, il est décidé d'une grande union entre les Lusignan et les Taillefer. Son père, Hugues IX le Brun, seigneur de Lusignan, doit épouser en secondes noces Isabelle Taillefer[11] héritière du comté d'Angoulême[12], une enfant de huit ou dix ans. Ne souhaitant pas céder le comté de la Marche ni aux Lusignan, ni aux Taillefer, Richard Cœur de Lion[13], après avoir accordé à son oncle Raoul Ier d'Exoudun les possessions normandes d'Eu[14], permet au lignage d'accéder au rang comtal. Cette future union permet au souverain anglais de stabiliser le nord de l'Aquitaine en faisant basculer l'Angoumois, toujours hostile aux Plantagenêt, dans les mains d'une maison fidèle.

La mort de Richard Cœur de Lion (♰ avril 1199), à Chalus, ouvre une période de grande confusion et de succession entre les partisans d'Arthur, duc de Bretagne (neveu de Richard) et Jean d'Angleterre, comte de Mortain (frère cadet de Richard). Les Taillefer portent leur soutien au jeune Arthur. Les Lusignan choisissent de soutenir le dernier fils d'Aliénor d'Aquitaine. Au centre de ce jeu d'alliances, la question du contrôle pour le comté de la Marche et la domination d'une des deux familles dans le nord du duché est l'enjeu.

Le comté de la Marche[modifier | modifier le code]

Son père, par un coup de force, se fait remettre le comté de la Marche[15] par la reine Aliénor d'Aquitaine. Le à Caen, Hugues IX le Brun prête hommage au roi Jean sans Terre pour le comté de la Marche. Raoul Ier d'Exoudun fait de même pour le comté d'Eu qu'il tient du chef de son épouse Alix[16]. Son père est désormais à la tête d'un puissant réseau familial et féodal et le jeune Hugues X est son unique héritier. Marche, fiefs mélusins et bientôt Angoumois seront dans la même main, donnant naissance à l'une des plus importantes possession territoriale du centre ouest de la France : un réel danger pour la souveraineté ducale.

L'enlèvement d'Isabelle d'Angoulême[modifier | modifier le code]

En août 1200, Jean sans Terre, successeur du roi Richard, voyant le danger de cette union épouse la jeune Isabelle Taillefer. Les Lusignan, floués, font alors appel au roi de France pour obtenir justice. Comme Jean sans Terre refuse de se présenter à son suzerain pour répondre de ses actes, Philippe Auguste prononce la commise des biens du Plantagenêt en France en 1204[17]. Pour concurrencer les prétentions de Jean sans Terre et d'Isabelle sur l'Angoumois, son père, Hugues IX le Brun, épouse la cousine d'Isabelle : Mathilde Taillefer, fille unique du comte Vulgrin III (♰ 1181) que ses oncles[18] ont spolié du comté d'Angoulême.

À partir de ces événements, le lignage Lusignan sera hostile à la politique du souverain Plantagenêt en Aquitaine[19]. Cela sera le cas jusqu'en 1214, où pour secourir Geoffroy Ier de Lusignan assiégé dans Vouvant, Hugues IX le Brun et Raoul Ier d'Exoudun négocieront leur ralliement entraînant celui de leurs autres parents.

Le traité de Parthenay (1214)[modifier | modifier le code]

Le , pour asseoir sa position en Poitou et apaiser les Lusignan, Jean d'Angleterre passe un traité avec ces derniers. Une alliance est scellée entre les deux familles. Il est conclu entre Jeans ans Terre d'une part, Hugues IX le Brun, comte de la Marche, Raoul Ier de Lusignan, comte d'Eu et Geoffroi Ier de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, d'autre part, que le roi lui donnera en mariage sa fille Jeanne d'Angleterre, née en 1210 d'Isabelle Taillefer, assorti d'une dot de 2000 livres. Jeanne est confiée à la garde du comte de la Marche et à son futur époux, Hugues X de Lusignan. Hugues X reçoit en bail l'île d'Oléron et la Saintonge. Jean sans Terre renonce au comté de la Marche et Hugues IX le Brun renonce aux prétentions qu'il pouvait exercer sur celui d'Angoulême[20]. Ce traité fait d'Hugues X de Lusignan un membre important de la vie politique régionale et le hisse comme représentant du pouvoir comtal en Saintonge.

Hugues X de Lusignan, un grand feudataire[modifier | modifier le code]

Mariage avec Isabelle d'Angoulême[modifier | modifier le code]

En 1219, à la mort de son père, Hugues X devient seigneur de Lusignan et comte de la Marche. Proche de la quarantaine d'années, il n'est toujours pas marié et la jeune princesse anglaise, Jeanne réside toujours en terre poitevine, trop jeune encore pour prendre époux. Isabelle Taillefer, sa mère, est veuve depuis 1216. Elle quitte Londres sous la pression des grands seigneurs anglais et retrouve Angoulême. Vingt ans après, l’occasion se présente à nouveau de constituer autour des fiefs Lusignan du Poitou, des comtés de la Marche et de l’Angoumois un vaste ensemble territorial.

C'est dans le courant du printemps 1220 qu'Hugues X de Lusignan épouse Isabelle Taillefer[4],[21],[22],[23], fille d'Aymar (♰ 1202), reine consort d'Angleterre et comtesse d'Angoulême (suo jure), ancienne fiancée de son père en 1200. Par cette union, une grande partie du nord-aquitain ou "Grand Poitou"[24], décrit et nommé ainsi par Matthieu Cosson[25], va tomber peu à peu sous la domination du couple Lusignan-Taillefer.

Hugues demande immédiatement à entrer en possession du douaire de sa femme. Henri III d'Angleterre donne au nouveau couple les terres anglaises, normandes, et surtout les seigneuries de Saintes et de Niort constituant le douaire de sa mère Isabelle. En 1221, après une dispute, ses terres anglaises sont brièvement saisies, et définitivement confisquées en juin 1224 à la suite du traité de Bourges.

Le traité de Bourges (1224)[modifier | modifier le code]

En mai 1224, Hugues X de Lusignan s'allie au roi de France Louis VIII[26] et lui fait hommage lige en contrepartie de Saintes, des droits comtaux sur la Saintonge[27], d'Oléron[28] et de la vicomté de Châtellerault pour son parent Geoffroy II de Lusignan[29],[30]. Ce changement d'alliance fait passer sous domination capétienne le nord aquitain : Poitou[31], Saintonge, Angoumois, Marche et fragilise Bordeaux et les possessions anglaises de Gascogne. Louis VIII ne conquiert pas réellement le Poitou par cet accord, il en chasse simplement le roi d'Angleterre et ses agents et remplace leur domination lointaine par la sienne. Le traité de Bourges amorce le contrôle capétien du Poitou aux dépens de leurs concurrents Plantagenêt.

À cette époque, Hugues X de Lusignan et Isabelle d'Angoulême font partie des grands feudataires du royaume de France. Le beau-fils d'Hugues X n'est autre que le roi d'Angleterre, Henri III Plantagenêt. Hugues X possède l'Angoumois, la Marche, la Saintonge, une partie de l'Aunis, Oléron et plusieurs domaines et places fortes en Poitou soit directement, soit détenus par un membre de sa famille. Leurs possessions sont à la frontière des domaines Plantagenêt et Capétiens. Sans l'autorisation d'Hugues X et de ses parents aucun des deux souverains ne peut entrer en Poitou. Hugues X de Lusignan et Isabelle d'Angoulême ont créé un État dans l’État, quasi indépendant.

L'effondrement de l'autorité de la couronne anglaise dans le nord-aquitain et la faible influence du pouvoir capétien, permet à Hugues X de Lusignan de mener une politique expansionniste et de surenchères. Cependant, si la domination du couple Lusignan-Taillefer est incontestable sur le "Grand Poitou"[32], l'opportunité qu'il a offert aux capétiens d'installer leur légitimité sur une partie de l'héritage d'Aliénor d'Aquitaine est annonciateur des évènements de 1241.

Hugues X échoue dans sa conquête de l'Aquitaine et de Bordeaux. La menace d'un débarquement anglais, qui avait pesé sur l'Aunis en mai 1226, incite le seigneur de Lusignan à renouer diplomatiquement avec son beau-fils[33]. Durant le siège d'Avignon, pendant l'été 1226, il s'entend avec deux autres grands seigneurs que sont Pierre de Dreux dit Mauclerc, duc de Bretagne et Thibaut IV, comte de Champagne[34],[35]. Par l'entremise du duc de Bretagne, il obtient le 19 octobre l'assurance que s'il acceptait de se rallier au roi d'Angleterre le traité du 27 mars 1224 serait observé[36].

Politique de surenchères[modifier | modifier le code]

Le décès prématuré de Louis VIII, de dysenterie aiguë à Montpensier le 8 novembre 1226, laisse la couronne à un jeune souverain de douze ans et va bouleverser l'équilibre politique du royaume. Le sacre du jeune Louis IX a lieu le [37] ; Hugues X de Lusignan et Isabelle d'Angoulême en sont absents[38].

Hugues X négocie son retour à l'alliance anglaise et le 18 décembre 1226, Henri III Plantagenêt propose un nouveau traité qui doit faire revenir à son service le comte de la Marche, le vicomte de Thouars et le seigneur de Parthenay[39]. En échange de l'hommage et de la fidélité du comte de la Marche, le roi d'Angleterre accepte de lui remettre en fief, transmissible à ses héritiers, Saintes et la Saintonge, Pont-l'abbé, la forêt de Baconais, l'île d'Oléron, les châteaux de Merpins et de Cognac[40] et d'autres importantes concessions, comme la ville de Niort[41]. Le 20 décembre, l'ambassadeur d'Henry III, l'archidiacre de Chichester porteur du traité, arrive à Lusignan en même temps que celui de Blanche de Castille. Hugues X informe Henry III qu'il va rencontrer la régente le 2 février 1227[42]. Le comte de la Marche ouvre ainsi une politique des enchères entre Capétiens et Plantagenêt qui va se concrétiser par le traité de Vendôme. Le 2 mars, Hugues X de Lusignan et Pierre Mauclerc permettent à Thibaud IV de Champagne de conclure une trêve avec le roi de France[43].

Le traité de Vendôme (1227)[modifier | modifier le code]

Le , Hugues X de Lusignan et Pierre Mauclerc, rencontrent la reine Blanche à Vendôme[44]. Le jeune Louis IX, sur les conseils de sa mère, est des plus magnanimes et reçoit leurs hommages. Hugues X de Lusignan se fait octroyer par la reine Blanche de Castille la somme colossale de 10 600 livres tournois par an pendant dix ans. La perte du douaire d'Isabelle d'Angoulême est compensé[45]. Leur fils aîné, le futur Hugues XI le Brun, sera marié à Isabelle de France, unique sœur de Louis IX, et leur fille Isabelle de Lusignan promise à Alphonse de Poitiers, frère cadet du roi. En contrepartie, Hugues X de Lusignan doit rendre à la régente tous les biens qu’il tenait de Louis VIII le Lion. Il promet, en outre, la soumission de ses vassaux et surtout de ne pas s’allier aux ennemis du royaume[46].

Cependant, le projet de mariage entre Alphonse de France avec Isabelle de Lusignan est refusé par la papauté à cause de leur consanguinité au quatrième degré[47]. De plus, de nouvelles priorités politiques actés, le 12 avril 1229, lors du traité de Paris[48],[49] enterrent en partie ce qui a été acté à Vendôme. Alphonse de Poitiers épouse en 1234, Jeanne, l’héritière du comté de Toulouse[50].

L'étude des enchères qui opposent les rois de France et d'Angleterre entre 1223 et 1242 montre qu'à partir de 1227, il n'est pas question pour le comte de la Marche de remettre en question son allégeance capétienne.

Le traité de Clisson (1230)[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1230, Hugues X traite avec la reine Blanche et son fils, le roi Louis IX. Le traité de Clisson garantit toujours le mariage de son fils aîné, Hugues XI le Brun, et Isabelle de France et prévoit que le roi soit dégagé de ses promesses si en deux ans, la dispense pontificale n'est pas obtenue. En contrepartie, Hugues X reçoit en compensation la ville et le château de Saint-Jean-d'Angély et celui de Montreuil-Bonnin, Langeais et une partie de l'Aunis[51],[52],[53]. Compte tenu de l'opposition pontificale, le futur Hugues XI le Brun qui avait été promis à Isabelle de France[54] épouse en 1236 Yolande de Dreux, fille de Pierre Mauclerc duc de Bretagne .

La révolte de 1242[modifier | modifier le code]

Les causes[modifier | modifier le code]

Le comte Hugues X conserve le château et la ville de Saint-Jean-d'Angély ainsi que le grand fief d'Aunis jusqu'en 1241, année où Alphonse, frère cadet de Louis IX, est déclaré majeur et reçoit le comté du Poitou en application du testament de leur père Louis VIII. Cette même année, en juillet à Poitiers, Hugues X de Lusignan prête hommage au comte Alphonse. Saint-Jean d'Angély et le Grand fief d'Aunis, que le traité de Clisson leur avait accordés doivent aussi être restitués[55]. L'accord prend pour référence le traité de Bourges, antérieur aux traités de Vendôme ou de Clisson, donc moins généreux. Ces clauses mettent sérieusement en péril les nombreux empiétements du comte de la Marche sur le domaine comtal et le reste des féodaux poitevins[56]. Hugues X n'accepte pas de perdre l'autonomie qu'il avait auparavant : il n'est plus vassal direct du roi de France mais seulement du comte de Poitiers, son cadet et perd sa suprématie sur l'Aquitaine[57]. A l'investiture du Poitou et de la Saintonge est ajoutée celle de l'Auvergne, ce qui permet au jeune comte de Poitou d'encercler les terres marchoises et angoumoisines du couple Lusignan-Taillefer.

A cette situation territoriale et politique défavorable s'ajoute l'avanie : Isabelle Taillefer, comtesse d'Angoulême, mère du roi Henri III Plantagenêt et qui fut reine d'Angleterre (1200-1216), doit attendre trois jours avant de pouvoir être reçue par Louis IX où elle est publiquement humiliée. L'offense faite à la comtesse-reine ne peut être pardonnée. Le 15 octobre 1241, Hugues X de Lusignan établi une alliance défensive avec le comte Raymond VII de Toulouse et le roi Jacques Ier d'Aragon[58]. À la tête d'une partie de la noblesse d'Angoumois et du Poitou[59], Hugues X et Isabelle se liguent contre leurs suzerains. Entre les mois de juillet et décembre 1241, Blanche de Castille est avertie du complot par une lettre que lui adresse un marchand de La Rochelle[60].

Hugues X dénonce son serment de fidélité[modifier | modifier le code]

La révolte se déclenche avant que les coalisés soient prêts à entrer en guerre. En , Alphonse invite Hugues X à célébrer à Poitiers les fêtes de noël. Le seigneur de Lusignan se rend au palais comtal, rompt son hommage et lance un défi à son suzerain[61].

Hugues X de Lusignan reçoit les soutiens de Raymond VII, comte de Toulouse, de Roger IV, comte de Foix, ainsi que l'aide de ses beaux-fils : le roi d'Angleterre Henri III et de son frère Richard, comte de Cornouailles. Si Hugues X a réussit à rassembler derrière lui ses cousins, s'il semble avoir mis sur pied la plus formidable coalition opposée au pouvoir capétien depuis l'année 1214, sur place, ses soutiens se réduisent aux barons gascons et saintongeais[62], ralliés à lui par fidélité au roi d'Angleterre. Forcé d'entrer en rébellion avant que ses alliés ne soient prêts, les Lusignan se retrouve seul en première ligne, fragilisé par le désamour de la noblesse poitevine[63].

L'offensive capétienne[modifier | modifier le code]

Immédiatement, la famille capétienne réagit : le , Alphonse de Poitiers convoque la noblesse poitevine à Chinon pour Pâques. Des seigneurs fidèles, d'autres moins mais ennemis des Lusignan, répondent à l'appel : ainsi Geoffroi V de Rancon, seigneur de Gençay et de Taillebourg.

Louis IX décide de porter secours à son frère et dirige la campagne. Il convoque l'ost à Chinon pour le 28 avril et y reçoit la soumission du vicomte de Thouars, Aimery VIII et de son frère aîné Geoffroy, trésorier du chapitre de Poitiers[64]. Le , le roi de France est à Poitiers avec une armée de 24 000 hommes, chevaliers et fantassins, et des engins de siège[65].

La révolte est promptement réprimée par Louis IX et Alphonse de Poitiers. Le , les Français réussissent à s'emparer du château de Montreuil-Bonnin, place forte des Lusignan. Le roi d'Angleterre débarque à Royan le 13 mai avant de rejoindre à Pons, le 20 mai, son beau-père Hugues X de Lusignan et les seigneurs de Saintonge. Après avoir pris la tour de Ganne à Béruges, qu'il fait raser[66], Louis IX attaque les châteaux de Geoffroy II de Lusignan : Fontenay est pris en peu de temps et Vouvant est investi le , marquant la reddition de son seigneur, Geoffroy II de Lusignan[67].

Mais surtout les Français s'emparent de la forteresse de Frontenay, considérée comme inexpugnable à l'époque et défendue pendant deux semaines par un fils naturel d'Hugues X[68]. Ce dernier évite une mise à mort et est fait prisonnier. En représailles, les murailles sont rasées et la ville est alors appelée Frontenay-l’Abattu[69]. Les troupes capétiennes prennent ensuite les châteaux de Villiers[70] qui est détruit, Prahecq, Saint-Gelais, Tonnay-Boutonne, Matha dont le donjon est rasée[71], Thors[72] qui se rend et Le Seure est pris et détruit. Après avoir vaincu Geoffroy II de Lusignan et désenclavé la ville de Niort, l'armée royale se dirige vers Saintes[73].

La bataille de Taillebourg[modifier | modifier le code]

Le roi de France est hébergé au château de Taillebourg, possession de Geoffroy V de Rancon, ennemi déclaré d'Hugues X, qui surplombe le premier pont sur la Charente depuis son embouchure. C'est un passage stratégique entre Saint-Jean-d'Angély et le Poitou au nord et Saintes (qui appartenait alors aux Lusignan) et l'Aquitaine au sud. Le , les deux armées se font face de chaque côté du pont, sans qu'un véritable combat ait lieu. Le 21 juillet, La bataille de Taillebourg se résume en une charge massive des chevaliers français, qui déboulent du château et bousculent leurs adversaires, contraints de fuir[75].

La bataille de Saintes[modifier | modifier le code]

Après cet engagement qui leur permet de contrôler un pont stratégique, les Franco-Poitevins exploitent leur avantage. Le , a lieu la bataille qui est réellement décisive sous les murs de Saintes. Les Anglo-Saintongeais sont à nouveau battus, de façon définitive[76].

Le traité de Pons (1242)[modifier | modifier le code]

Hugues X de Lusignan est finalement vaincu et doit, le à Pons, se soumettre avec son épouse Isabelle et ses enfants à Louis IX, avant de rendre hommage au frère du roi, Alphonse de Poitiers. Le règlement de la révolte féodale est sévère pour Hugues X et Isabelle. Le roi de France garde les terres conquises et les attribue à son frère Alphonse de Poitiers ; à savoir : Saintes et sa châtellenie, La Forêt-sur-Sèvre, La Vergne, Pont-l'Abbé, Montreuil-Bonnin, Frontenay, Langeais, Saint-Gelais, Prahecq, Tonnay-Boutonne, la Clouse, Beaussais, les fiefs que le comte d'Eu, Raoul II d'Exoudun, tient du seigneur de Lusignan, le fief de Renaud de Pons, le fief de Geoffroy V de Rancon, les fiefs de Geoffroi II de Lusignan, le grand fief d'Aunis, soit un tiers de ses domaines est confisqué. Louis IX est désormais quitte des 5 000 livres tournois qu'il payait chaque an à Hugues X depuis 1227. Le roi reçoit le comte de la Marche à hommage lige pour le comté d'Angoulême avec les châteaux et châtellenies de Cognac, Jarnac, Merpins, Aubeterre, Villebois[77].

Le , Louis IX impose en outre à Hugues X la remise pour quatre ans de ses châteaux de Merpins et Château-Larcher, pour huit ans du château de Crozant, à charge pour Lusignan de payer les frais de garde[78],[79],[80],[81] . De plus, les fils d'Hugues X devront prêter hommage au comte de Poitou pour les possessions qu'ils recevront de leurs parents en héritage[82],[83], morcelant encore plus le lignage principal.

Testaments et succession[modifier | modifier le code]

En , Henri III d'Angleterre renonce à ses droits sur les châtellenies de Jarnac, Châteauneuf, Cognac, Merpins et Archiac au profit d'Isabelle d'Angoulême, sa mère.

En mars 1243, Hugues X de Lusignan et Isabelle d'Angoulême partagent leurs domaines entre leurs enfants. Les testaments sont datés du 1er et du .

En 1250, sa petite-fille, Isabelle de Lusignan (av. 1239-ap. 1314), à peine pubère, épouse le fils de son ennemi, Geoffroi VI de Rancon, seigneur de Gençay, qui fait reconstruire son château avec la dot.

Septième croisade, décès et sépulture[modifier | modifier le code]

Hugues devient veuf en 1246. En 1248 il participe, aux côtés de Saint Louis, à la septième croisade. Il meurt le 5 juin 1249 en combattant devant Damiette, lors de la prise de la ville[84], au même lieu que son père en 1219[85], le lendemain du jour anniversaire du décès de son épouse[86].

Hugues X de Lusignan est enterré à l'Abbaye de Valence, sur la Dive près de Couhé, qu'il avait fondée en 1230 avec son épouse Isabelle Taillefer.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Isabelle d'Angoulême[modifier | modifier le code]

Au printemps 1220, Hugues X de Lusignan épouse Isabelle d'Angoulême (v. 1188/92-4 juin 1246), laquelle avait été fiancée à son père, Hugues IX le Brun, comte de la Marche[87], avant que Jean sans Terre ne l'épouse en 1200.

Isabelle d'Angoulême est la fille unique d'Aymar II Taillefer (v. 1160-1202) comte d'Angoulême et d'Alix de Courtenay (v. 1160-1218), petite-fille du roi de France Louis VI le Gros (1081-1137). Hugues X de Lusignan et Isabelle ont neuf enfants :

  1. Hugues XI le Brun (v. 1221-), seigneur de Lusignan, comte d’Angoulême et comte de la Marche. Il épouse en Yolande de Dreux (1218-15 oct. 1272), dame du Pallet et comtesse de Penthièvre, fille de Pierre Ier Mauclerc de Dreux et d'Alix de Thouars, duchesse de Bretagne.
  2. Guy de Lusignan (v. 1222-ap. 28 août 1288), seigneur de Cognac, d'Archiac et de Merpins ; sans postérité connue.
  3. Geoffroy Ier de Lusignan (v. 1223-av. ), seigneur de Jarnac , de Château-Larcher et de Châteauneuf, dès 1246, et seigneur de Montignac en 1248. Il épouse avant 1246 Almodis (v. 1230-ap. 1248) qui lui apporte le château de Sainte-Hermine. Veuf, il épouse en secondes noces, avant 1259, Jeanne de Châtellerault (1243-1315).
  4. Agathe de Lusignan (1224-ap. 1269) épouse Guillaume II de Chauvigny (1224-1271), seigneur de Châteauroux et eut :
  5. Isabelle de la Marche (v. 1225-14 janvier 1299), épouse (v. 1243/44) Maurice IV de Craon (av. 1226-av. ) seigneur de Craon, Sablé, sénéchal d’Anjou, de Touraine, du Maine (1249-1272)[88].
  6. Marguerite de Lusignan (v. 1226-22 oct. 1288), épouse Raymond VII (1197-27 septembre 1249), comte de Toulouse[89]. Son mariage est invalidé par le Siège apostolique pour cause de parenté. Séparée, elle épouse par la suite Aimery IX, vicomte de Thouars (av. 1239-1250) et en 3e noces, après 1257, Geoffroy VI de Châteaubriant (av. 1248-1284), seigneur de Pouzauges.
  7. Guillaume Ier de Valence (v. 1227-13 juin 1296), seigneur de Montignac , de Bellac , de Rancon , de Champagnac, de Wexford et comte de Pembroke. Il épouse avant le Jeanne de Montchensy ou de Munchensy (av. 1234-av. 20 sept.1307). Jeanne est la petite-fille de Guillaume le Maréchal et lui apporte le comté de Pembroke et la seigneurie de Wexford en Irlande. Par cette union, Guillaume devient l'un des barons les plus puissants d'Angleterre, grâce à l'appui politique de son frère utérin, Henri III Plantagenêt.
  8. Aymar de Lusignan (1228-4 décembre 1260), seigneur de Couhé, est clerc en 1247[90], évêque de Winchester (1250-1260), successeur de Guillaume de Raley. Aymar est été élu le , élection confirmée à Lyon par le pape Innocent IV le de l'année suivante. Il décède à Paris le 4 décembre 1260 et fut inhumé à l'église Sainte-Geneviève.
  9. Alix de Lusignan (v. 1229-1256), épouse en 1247 Jean Ier de Warenne (1231-1304), comte de Surrey, Warenne, Sussex et gardien, ou vice-roi, de l'Écosse. Neuvième et dernier enfant du couple, elle porte le prénom de sa grand-mère maternelle, Alix de Courtenay.

Filiations naturelles[modifier | modifier le code]

Hugues X de Lusignan a, hors mariage, avec deux inconnues :

  1. Inconnu (av. 1220-ap. 1243), né avant le mariage d'Hugues X avec Isabelle d'Angoulême, il est possible qu'il soit le défenseur de la forteresse de Frontenay en 1242[68].
  2. Guy de la Marche ou Guy de Lusignan (av. 1249-ap. 1291), né surement après le décès d'Isabelle d'Angoulême (♰ 1246). Guy est moine franciscain et gardien du couvent de Cognac[91]. Une bulle du pape Nicolas IV, datée du 23 janvier 1291, précise qu'il était fils naturel du comte de la Marche et d'Angoulême[92] et qu'il avait été conçu alors que son père et sa mère étaient tous deux célibataires.

Sceaux[modifier | modifier le code]

Sceau [1216][modifier | modifier le code]

Sceau et contre sceau d'Hugues X de Lusignan [1216][93]

Avers : Rond, 78 mm[94].

Description : Type équestre de chasse à droite, le cheval au galop, le cavalier, vêtu d'une cotte, tient les rênes de la main gauche et de la droite un petit chien debout sur la croupe du cheval. Dans le champ, devant et autour du cheval, un semis de marguerites.

Légende : détruite.

Contre-sceau : Rond, 78 mm[95].

Description : Écu burelé de vingt-cinq pièces au lion rampant.

Légende : détruite.

Références : [93],[96],[97],[98],[99]

Sceau [1224-1248][modifier | modifier le code]

Sceau et contre sceau d'Hugues X de Lusignan [1229][100]

Avers : Rond, 78 mm[101].

Description : Type équestre de chasse à droite, le cheval au galop, le cavalier, tête nue, vêtu d'un surcot par dessus sa cotte, tient les rênes de la main gauche et de la droite un petit chien debout sur la croupe du cheval. Dans le champ à droite, un cor suspendu au cou du cavalier. Le cheval est harnaché avec des grelots.

Légende : ☩ SIGILL' : HVGONIS : DE : LEZIIACO : COMITIS : ENGOLISME :

Légende transcrite : Sigillum Hugonis de Leziniaco comitis Engolisme

Commentaire : Ce sceau reprend le type en usage par Hugues IX à la différence de la main droite élevée au-dessus de l'encolure.

Contre-sceau : Rond, 78 mm[102].

Description  : Écu burelé de dix-neuf pièces sur champ de rinceaux.

Légende : ☩ SIGILL' : HVGONIS : DE : LEZIIACO : COMITIS : MARCHIE

Légende transcrite : Sigillvm Hugonis de Leziniaco comitis Marchie

Commentaire : Ce sceau aux armes de Lusignan est associé à la titulature de comte de la Marche. Il est, dans la plupart des cas, apposé en contre-empreinte du sceau équestre d'Hugues X comme comte d'Angoulême.

Références : [100],[103],[104],[98],[105]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom patronymique attesté dans les chartes.
  2. Fief de Couhé : pour lequel il était vassal de l'abbé de Saint-Maixent.
  3. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 43 (« L'arborescence des châteaux »), p. 202
  4. a et b Lettres de rois, reines et autres personnages des cours de France et d'Angleterre depuis Louis VII jusqu'à Henri IV tirées des archives de Londres par Bréquigny (publ. Jacques-Joseph Champollion-Figeac), t. I : de l'année 1162 à l'année 1300, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie XXI, p. 27-28
    1220, mai : Isabelle, reine d'Angleterre, dame d'Irlande, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, comtesse d'Anjou et d'Angoulême fait savoir à son fils le roi d'Angleterre, Henri [III] qu'elle a décidé de se marier avec Hugues [X] de Lusignan parce que ce dernier, demeurant sans descendance, est pressé par ses amis de se marier et que, la sœur du roi étant trop jeune, ils le poussent à aller chercher une épouse en France, auquel cas, toute la terre du roi d'Angleterre dans cette région aurait été perdue. Elle lui demande de faire mettre au pouvoir de son époux la ville de Niort et les châteaux d'Exeter et de Rockingham ainsi que les 3500 marcs que son époux, le roi Jean lui avait concédé en douaire et de faire venir chercher sa sœur Jeanne quand il lui plaira.
  5. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 252 ; 257
  6. Documents pour l´histoire de l´église de Saint-Hilaire de Poitiers (éd. Louis Rédet), t. CXXX, coll. « Mémoires de la Société des Antiquaires de l´Ouest », (lire en ligne), partie CLXXXIV, p. 214
    1200, 23 février : Hugues [IX] le Brun, comte de la Marche, seigneur de Lusignan et de Couhé, revendiquait une redevance annuelle de 5 sous sur la terre de Plantefourche près de Couhé appartenant à l'église de Saint-Hilaire. Les chanoines assuraient que cette querelle avait déjà été abandonnée par son arrière grand-père, Hugues [VII] de Lusignan, avant de partir à Jérusalem et affirmaient que ni lui ni ses ancêtres n'avaient perçu les 5 sous. Après une enquête, il abandonne cette querelle en compagnie de son fils unique, Hugues [X].
  7. Seigneur de Chizé, Civray, Melle, Exoudun, Benet, La Mothe et Villeneuve, héritier par sa mère Alix d'Eu des honneurs anglais de Tickhill et d'Hastings
  8. Petits-fils d'Hugues VIII de Lusignan (v. 1097-ap. 1171) et de Bourgogne de Rancon (av. 1112-v. 1169).
  9. Seigneur de Vouvant, Mervent, Moncontour et Fontenay-le-Comte et vicomte de Châtellerault de 1224 à 1239 du chef de son épouse, Clémence (av. 1204-1239).
  10. Arrière petit-fils d'Hugues VII de Lusignan (v. 1060-v. 1148) et de Sarrasine de Lezay (v. 1085-av. 1144).
  11. Roger de Hoveden (éd. William Stubbs), Chronique, t. IV, Londres, (lire en ligne), p. 119-120 :

    « Isabel filiam Ailmari comitis de Engolismo, quam predictus comes, consilio et voluntate Richardi regis Anglie, prius dederat Hugoni le Brun comiti de la Marche ; quam idem comes in suam per verba de presenti receperat, et ipsa illum in suum receperat per verba de presenti. Sed, quia ipsa nondum annos nubiles attigerat, noluit eam predictus Hugo sibi in facie ecclesie copulare »

  12. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 95 :

    « Si Hugues IX était marié au début des années 1190, ce n'est plus le cas vers 1199 : Richard Cœur de Lion lui accorde alors la main de l'héritière d'un comté : Aymar II d'Angoulême n'a qu'une seule fille, Isabelle. »

  13. Richard Cœur de Lion (1157-1199) : comte de Poitou (1169-1196 / 1198-1199), duc d'Aquitaine (1172-1199), roi d'Angleterre (1189-1199).
  14. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Michel du Tréport (Ordre de Saint Benoit) (éd. Pierre Lafleur de Kermaingant), Paris, (lire en ligne), partie LIII, p. 88-90
    1191 : Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, confirme toutes les donations faites à l'abbaye Saint-Michel-du- Tréport par ses prédécesseurs, Robert, Guillaume [II], Henri [Ier], Jean et Henri [II] le Jeune ainsi que par tous leurs hommes : les droits sur l'avoine et le froment de Villy-sur-Yères, sur l'avoine de Montroty, la dîme de Feukereuscamp, la redevance due pour la coupe de bois à Eu, les droits banaux du moulin du Mesnil-Allard, libres de toute dîme, le pasnage dans la forêt d'Eu et tous les essarts de cette forêt, toute la dîme vicomtale d'Eu, du Tréport, de Criel-sur-Mer, de Sept-Meules, et de Grandcourt, tous les droits banaux des moulins et la taille du Mont-Huon. Si les hommes de l'abbaye sont amenés à répondre devant les tribunaux, ils pourront se disculper et ne seront jugés que par l'abbé. Il lui donne également la justice des coups ayant été jusqu'au sang dans toute la terre de l'abbaye et spécialement à La Fontaine, à Villy-sur-Yères et au Mesnil-Allard. Il promet sous peine d'excommunication que ni lui ni ses héritiers ne chercheront à collecter des tailles sur les terres de l'abbaye et leur concède de pouvoir pêcher dans les eaux d'Eu pour trois fêtes, les cultures entre le Tréport et Flamengeville, et confirme la donation d'un pré à Flamengeville, d'une hospice au Tréport, une dîme au Tost, une dîme à Eu, des coutumes sur le pain et la dîme du pain au Tréport, la dîme de l'achat des poissons pour la cuisine du comte, une foire le jour de la Saint-Michel [29 septembre] et une autre le jour de la Saint-Jean-Baptiste [24 juin].
  15. Revendiqué par les Lusignan depuis l'alliance de leur aïeul Hugues V le Pieux avec Almodis de la Marche, le comté de la Marche restera leur possession jusqu'aux derniers descendants de la lignée (Hugues XIII le Brun puis son frère cadet Guy).
  16. Foedera, Conventiones, Litterae et cujuscunque generis Acta Publica inter reges Angliae (éd. Thomas Rymer), t. I : pars 1, Londres, Record Commission on Historical Manuscripts, , p. 79
    1200, 28 janvier, Caen : Hugues [IX de Lusignan] le Brun, comte de la Marche et de Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, font hommage lige à Jean, roi d'Angleterre, contre tout homme ou femme. Ils agiront fidèlement pour son honneur et son intérêt de tout leur pouvoir et pour rechercher, récupérer et maintenir ses droits et l'aider contre tous et contre ceux qui sont ou qui seront de leur famille. Ils feront en sorte que le roi d'Angleterre ne soit pas diminué pendant leur vie ou par leurs cousins ou par d'autres. En garantie de cela, ils font jurer plusieurs de leurs vassaux dont Joscelin de Lezay.
  17. Michel Kaplan (dir.), Patrick Boucheron, Jean Kerhervé, Elisabeth Mornet et Christophe Picard, Histoire médiévale, t. 2 : Le Moyen âge : XIe – XVe siècle, Rosny, Bréal, coll. « Grand Amphi », (lire en ligne), p. 99
  18. Guillaume VII Taillefer (♰ 1186) et Aymar II Taillefer (v. 1160-1202).
  19. Alix Demaison, « La bataille de Mirebeau cachée derrière ses remparts », Le Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  20. Rotuli Chartarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I : pars 1, Londres, (lire en ligne), p. 197-198
    1214, 25 mai, Parthenay : Hugues [IX] de Lusignan, comte de la Marche, Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu et Geoffroy [Ier] de Lusignan font un traité de paix et d'alliance avec le roi d'Angleterre, Jean. Le roi donne sa fille Jeanne en mariage au fils du comte de la Marche, Hugues [X], et la confie à leur garde. Il donne à sa fille une dot de 2000 livres qui doivent être assignées sur le Poitou, l'Anjou et la Touraine. En attendant, Hugues [X] aura la garde de la Saintonge et de l'île d'Oléron qui retourneront au roi une fois la dot attribuée. Si Hugues [X] ou Jeanne meurent sans héritier, les terres reviendront au roi. La possession du comté de la Marche est confirmée à Hugues [IX] qui en fait hommage au roi. Raoul [Ier d'Exoudun] se voit restituer les honneurs d'Hastings et de Tickhill et attribuer une rente annuelle égale à la valeur du comté d'Eu qui lui a été confisqué par le roi de France. Geoffroy [Ier] de Lusignan et tous les vassaux des signataires recouvrent également leurs terres. Une trêve est proclamée entre Geoffroy et Guillaume [IV] Maingot, seigneur de Surgères, et une compensation proposée aux prétentions de ce dernier sur le château de Vouvant. Le comté d'Angoulême reste intégralement au roi d'Angleterre qui offrira au comte de la Marche une compensation financière pour les châteaux de Bouteville et de Châteauneuf.
  21. Letters of royal and illustrious ladies of Great Britain : from the commencement of the twelfth century to the close of the reign of queen Mary (éd. Mary Anne Everett Wood), vol. I, Londres, Henry Colburn, (lire en ligne), p. 28-30
  22. Royal and Other Historical Letters Illustrative of the Reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216 - 1235, Londres, Longman (lire en ligne), partie XCVI, p. 114-115
  23. Diplomatic Documents preserved in the Public Record Office (éd. Pierre Chaplais), vol. I : 1107-1272, Londres, H.M. Stationery Office, , partie 84, p. 65-66
  24. Christian Rémy, « Mathieu Cosson, Richard Cœur de Lion, comte de Poitou, duc d’Aquitaine (1157-1199) », Cahiers de civilisation médiévale (Xe-XIIe siècle), CESCM - Université de Poitiers, no 249,‎ , p. 48-52 (lire en ligne)
    Le "Grand Poitou" : entité politique intégrant, outre le diocèse de Poitiers, l’Aunis, la Saintonge, l’Angoumois, le comté de la Marche et la vicomté de Limoges.
  25. Mathieu Cosson, Richard Cœur de Lion, comte de Poitou, duc d’Aquitaine (1157-1199), La Roche-sur-Yon, Centre Vendéen de recherches historiques,
  26. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1162-1163
    1224, av. mai : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, en vue d'un traité avec le roi de France, Louis [VIII], demande que lui soient versées 2000 livres parisis annuellement jusqu'à la conquête de Niort, de La Rochelle et des autres terres. Le comte fera hommage des revenus de Saumur que sa femme possédait en dot et demande à avoir également ceux de Langeais. Après la conquête de Niort et de La Rochelle, le roi assignera au comte une rente équivalente à celle de Niort, de Saumur et de la dot que la reine possède en Angleterre sur Bordeaux et Langeais reviendra au roi. Saintes restera à perpétuité au comte ainsi que l'île d'Oléron.
  27. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1184-1185
    1224, mai, Bourges : Le roi de France, Louis [VIII], et Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, font un traité. Le roi verse au comte de la Marche la somme de 2000 livres parisis en compensation du douaire qu'Isabelle d'Angoulême avait en Angleterre. Pour celui qu'elle avait à Saumur, le couple reçoit Langeais qu'il ne peut pas fortifier. Le comte abandonne au roi tous les droits qu'il réclamait sur Issoudun. Si Bordeaux est prise, elle sera remise au comte de la Marche à l'exception de la régale et de l'hommage des barons distants de la ville de plus de 3 lieues, et Langeais reviendra au roi. Le comte gardera Saintes et prendra possession de l'île d'Oléron qui est à conquérir. Si le roi ne peut participer à la campagne, il fournira au comte 200 chevaliers et 600 sergents à pied payés par lui pour quatre mois et pendant sept ans. Le comte lui fait hommage lige de toutes les terres et les forteresses qu'il tient dans les comtés de Poitiers, de la Marche, d'Angoulême et dans le diocèse de Saintes, à l'exception des fiefs qu'il tient des églises et ses successeurs feront de même. Le roi ne fera pas de paix avec le roi d'Angleterre sans l'accord du comte.
  28. Lettres de rois, reines et autres personnages des cours de France et d'Angleterre depuis Louis VII jusqu'à Henri IV tirées des archives de Londres par Bréquigny (publ. Jacques-Joseph Champollion-Figeac), t. I : de l'année 1162 à l'année 1300, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie XXV
    1224, 14 août, La Rochelle : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, a reçu du roi de France, Louis [VIII], pour lui et ses héritiers, l'île d'Oléron et concède aux habitants de l'île toutes les libertés et privilèges que le roi a concédé aux habitants de La Rochelle. Il leur accorde également une commune similaire à celle de La Rochelle et jure de respecter ces conventions en présence du roi. De leur côté, les habitants de l'île devront lui jurer fidélité ainsi qu'à ses héritiers, sauf la fidélité due au roi de France.
  29. Geoffroy II de Lusignan (v. 1195-1248), seigneur de Vouvant et de Mervent, cousin d'Hugues IX le Brun (av. 1151-1219).
  30. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1650, p. 31
    1224, mai, Bourges : Geoffroy [II] de Lusignan, fera hommage lige au roi de France, Louis [VIII], de la vicomté de Châtellerault, qu'il tient de son épouse Clémence, fille du vicomte Hugues [III], quand il la conduira au roi, sauf s'il ne peut payer le rachat du fief. Si Clémence meurt sans descendant, la vicomté reviendra aux héritiers les plus proches. Nul ne pourra construire de nouvelle forteresse à Châtellerault sans l'accord du roi. Geoffroy a fait hommage des autres terres que son père tenait du roi Philippe [II Auguste]. Lorsque le roi est en Poitou, il devra lui livrer son château de Vouvant pour y mettre la garnison du roi qui le lui rendra après son départ et ce, avec l'accord de son seigneur le comte de la Marche. Il renonce aussi à tout ce à quoi sa femme avait le droit de prétendre dans le comté d'Alençon.
  31. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1185-1186
    1224, mai, Bourges : Le roi de France, Louis [VIII], prend acte du fait que [Hugues X de Lusignan], comte de la Marche, s'est engagé à mettre son château de Lusignan entre les mains de Pierre [Ier Mauclerc], comte de Bretagne, pendant que le roi sera en Poitou à condition qu'il lui soit rendu lorsque le roi sortira du pays.
  32. Le "Grand Poitou" : entité politique intégrant, outre le diocèse de Poitiers, l’Aunis, la Saintonge, l’Angoumois, le comté de la Marche et la vicomté de Limoges.
  33. Ex Chronico Turonensi, auctore anonymo Sancti-Martini Turonensis canonico (ed. Léopold Delisle), t. XVIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 314
  34. Ex Chronico Turonensi, auctore anonymo Sancti-Martini Turonensis canonico (éd. Léopold Delisle), t. XVIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 316 :

    « Et ob hoc Petrus Comes Britanniae cum Campanie et Marchiae Comitibus, multisque aliis baronibus, contra omnes, Rege non excepto, conspiraverat »

  35. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne (éd. Dom Hyacinthe Morice), vol. I, Paris, (lire en ligne), col. 856
    1226, juillet-septembre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, s'engage par serment à aider Thibaut [IV], comte palatin de Champagne et de Brie, envers et contre tous, sauf la fidélité qu'il doit à Pierre [Ier Mauclerc], comte de Bretagne, et à ne conclure aucun pacte avec le roi d'Angleterre, Henri [III], car cela pourrait être dommageable au comte de Champagne.
  36. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the Originals in the Public Record Office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLII, p. 295-296
  37. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1827, p. 102
    1226, novembre : Geoffroy [II] de Lusignan, est averti avec les autres vassaux poitevins et angevins du roi de France, Louis [VIII], de la mort de ce dernier et de l'accession au trône de son fils, Louis [IX] ainsi que de son prochain sacre le 29 novembre auquel il est invité.
  38. Ex Chronico Turonensi, auctore anonymo Sancti-Martini Turonensis canonico (ed. Léopold Delisle), t. XVIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 318
  39. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLVIII, p. 302-303
  40. François Marvaud, Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement, t. II, Poitiers, H. Mansuy, (lire en ligne), partie II, p. 293-295
    1226, 18 décembre, Westminster : Le roi d'Angleterre, Henri [III], concède à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et aux enfants de son épouse Isabelle, en échange de son hommage et de son fidèle service, la ville de Saintes et la Saintonge, Pont-l'abbé et la forêt de Baconais, l'île d'Oléron, à l'exception de la fidélité de l'évêque de Saintes, des hommages, des services et de la garde des barons de Saintonge, tout le droit qu'il tient de sa mère sur la ville et le comté d'Angoulême, les châteaux de Merpins et de Cognac avec leurs dépendances, le fief que tient de lui Itier [III] de Magnac à Montmorillon avec son hommage et son service. Il lui accorde la libre circulation sa monnaie dans le comté de Poitiers si elle est de la même valeur et qu'il puisse acquérir des fiefs et des terres de ses vassaux poitevins, en se réservant les services qui lui sont dus.
  41. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLVII, p. 301-302
    1226, 18 Décembre, Westminster : Le roi d'Angleterre, Henri [III], concède à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême à titre de douaire d'Isabelle [d'Angoulême], son épouse, la ville de Niort que le comte et ses héritiers garderont après sa mort tant qu'ils n'auront pas obtenu Issoudun qu'ils revendiquent.
  42. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLIX, p. 304
    1226, ap. 20 décembre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, écrit à son beau-fils, le roi d'Angleterre, Henri [III], et l'informe que son ambassadeur, l'archidiacre de Chichester, est arrivé à Lusignan le 20 décembre 1226 en même temps que l'ambassadeur de la reine de France [Blanche de Castille], qui lui a fait des offres très importantes. Finalement, il n'a pris aucune décision, doit rencontrer la reine le 2 février 1227 et a donné ses instructions à l'ambassadeur du roi.
  43. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne (éd. Dom Hyacinthe Morice), t. I, Paris, Charles Osmont, (lire en ligne), col 859
    1227, 2 mars, Thouars : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et Pierre [Ier Mauclerc], duc de Bretagne et comte de Richemont permettent à Thibaut [IV], comte de Champagne, de conclure avec le roi de France une trêve jusqu'au 25 avril, date à laquelle le roi sera retourné, avec ses armées, au-delà de Chartres ou d'Orléans. En attendant, ils lui demandent, en vertu du serment qui les unit, de ne pas négocier avec lui.
  44. Sylvie Foisset, « 1227, une femme sauve la couronne de France », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  45. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1924, p. 121
    1227, ap. 16 mars : Isabelle d'Angoulême [épouse d'Hugues X de Lusignan], comtesse de la Marche et d'Angoulême, ayant trouvé un accord avec le roi de France, Louis [IX], et la reine [Blanche de Castille], au sujet de la compensation de son douaire, renonce à tous les accords antérieurs sur ce sujet et à tous ce qu'elle pourrait réclamer en plus.
  46. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1214-1217
    1227, 16 mars, Vendôme : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, passe un traité avec la reine Blanche [de Castille] et son fils, le roi de France, Louis [IX]. Le frère du roi, Alphonse, épousera Isabelle de Lusignan et Hugues [XI] épousera Isabelle de France, si l’Église est d'accord. Isabelle de Lusignan recevra en dot Frontenay et l'île d'Oléron et la dot d'Isabelle de France est laissée à l’appréciation de son frère. Si Hugues [XI] mourait sans avoir consommé le mariage, un autre enfant du comte de la Marche prendrait sa place. Si les mariages ne se faisaient pas malgré l'accord de l’Église, le roi devrait payer 10 000 marcs d'argent au comte. Le comte recevra du roi pendant dix ans une rente de 10 600 livres tournois dont 5300 livres sont en compensation de Bordeaux et 500 livres en compensation du douaire d'Isabelle d'Angoulême. Si cette dernière venait à mourir dans les dix ans, la rente serait diminuée de 5000 livres. Si la paix était faite avec le roi d'Angleterre, Henri [III] et qu'Isabelle récupérait son douaire, elle serait diminuée de 2500 livres. À l'issue des dix ans, elle recevra pour son douaire une rente de 5000 livres. En échange de cela, le comte et la comtesse de la Marche abandonnent leurs prétentions sur Issoudun, Langeais, Bordeaux et les 400 livres qu'ils percevaient annuellement à Tours. Le comte jure sur les Évangiles fidélité au roi et à sa mère contre leurs ennemis, promet de ne pas faire d'alliance avec eux. Le roi lui accorde également qu'il puisse confier la garde de sa terre et de ses héritiers, s'il décède, à sa femme ou à qui il voudra et promet qu'il ne fera pas de paix avec le roi d'Angleterre sans le conseil du comte. Le comte fait hommage lige au roi de toutes les terres et forteresses qu'il possède en Poitou, dans les comtés de la Marche et d'Angoulême, en Saintonge ainsi que de Cognac et de Merpins.
  47. Les registres de Grégoire IX : recueil des bulles de ce pape publiées ou analysées d'après les manuscrits originaux des archives du Vatican (éd. Lucien Auvray), vol. I, Paris, Ernest Thorin, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome / 2è » (no IX.I), (lire en ligne), partie 88, p. 46-47
    1227, 25 mai, Latran : Le pape Grégoire [IX] écrit à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche, au sujet des fiançailles entre sa fille Isabelle et le frère du roi de France, Alphonse. Comme ils sont parents à un degré prohibé par l’Église, le pape interdit le mariage.
  48. Jacques Paul, « Le traité de Meaux-Paris (avril 1229) », dans Claude Carozzi et Huguette Taviani-Carozzi (dir.), Faire l'événement au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, (lire en ligne), p. 139-156
  49. Archives Nationales, « Ratification du traité de Paris par Raymond VII », sur http://www2.culture.gouv.fr/
  50. Clause du traité de Paris.
  51. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Edmond Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1236-1237
    1230, 30 mai, Clisson : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, passe un traité avec la reine, Blanche [de Castille], et son fils, le roi de France, Louis [IX]. Il n'est plus question du double mariage. Le comte continue à recevoir du roi pour les sept prochaines années une rente de 10 600 livres tournois dont 5600 livres en compensation de Bordeaux et 5000 livres en compensation du douaire d'Isabelle d'Angoulême. Si cette dernière venait à mourir dans les sept ans, la rente serait diminuée de 5000 livres. Si la paix était faite avec le roi d'Angleterre, Henri [III] et qu'Isabelle récupérait son douaire, elle serait diminuée de 2500 livres. À l'issue des dix ans, elle recevra pour son douaire une rente de 5000 livres annuelles. En échange de cela, le comte et la comtesse de la Marche abandonnent leurs prétentions sur Issoudun et Langeais à l'exception des conventions touchant Langeais dans les lettres du roi sur le mariage de sa soeur Isabelle, les 400 livres qu'ils percevaient annuellement à Tours et leurs revendications sur Bordeaux et tout ce qu'ils pourraient demander au nom du douaire d'Isabelle si ce n'est ce qu'ils tiennent du roi sur Montreuil-Bonnin, Langeais, Saint-Jean d'Angély et l'Aunis. Le comte jure sur les Évangiles fidélité au roi et à sa mère contre leurs ennemis, promet de ne pas faire d'alliance avec eux. Le roi lui accorde également qu'il puisse confier la garde de sa terre et de ses héritiers, s'il décède, à sa femme où à qui il voudra et promet qu'il ne fera pas de paix avec le roi d'Angleterre sans le conseil du comte. Le comte fait hommage lige au roi de toutes les terres et forteresses qu'il possède en Poitou, dans les comtés de la Marche et d'Angoulême, en Saintonge ainsi que de Cognac et de Merpins.
  52. Layettes du trésor des chartes (éd. Alexandre Teulet), t. II : de l'année 1224 à l'année 1246, Paris, Plon, (lire en ligne), col. 2052, p. 175-176
  53. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Edmond Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1238-1239
    1230, 30 mai, Clisson : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, passe un second traité avec la reine, Blanche [de Castille], et son fils, le roi de France, Louis [IX]. Ce dernier lui remet le château et la ville de Saint-Jean-d'Angély avec toutes ses dépendances, Montreuil-Bonnin et tout le fief de Pierre de Marly et Langeais avec toutes ses dépendances, à condition que l'ensemble revienne au roi lorsque la sœur du roi [Isabelle de France] aura épousé le fils aîné d'Hugues [Hugues XI]. Si d'ici deux ans, le mariage n'avait pas lieu alors que la dispense pontificale avait été obtenue, le roi payerait au comte de la Marche la somme de 5000 marcs d'argent. Si la dispense n'était pas obtenue il garderait les châteaux qui lui ont été remis à titre de récompense de ses services.
  54. Isabelle de France (1225-1270), après avoir refusé la main de Conrad fils de l’empereur Frédéric II, fonda le monastère des clarisses à Longchamp près de Paris et resta célibataire sa vie durant.
  55. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2928, p. 453
    1241, juillet, Poitiers : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, fait hommage lige à Alphonse, comte de Poitiers, pour la ville de Saintes et les terres et forteresses qu'il tenait dans les comtés de Poitiers et de la Marche et dans le diocèse de Saintes qui appartiennent au comté de Poitiers, comme prévu par l'hommage fait à Bourges, en 1224, au père du comte, le roi Louis [VIII]. Il fait un hommage différent pour Lusignan et ses dépendances, pour le comté de la Marche et pour la ville de Saintes et toutes les forteresses qu'il tient dans les diocèses de Saintes et de Poitiers, qui appartiennent au comté de Poitiers de telle sorte que si, après l'hommage de 1224, il a usurpé des fiefs, des domaines du comte ou des gardes de ses églises, il est tenu de les rendre et doit faire confirmer ses achats ou les échanges de terre qu'il a pu faire par le jugement de la cour du comte selon les usages de sa patrie. Lui et son épouse, Isabelle d'Angoulême, restituent au comte le château et la ville de Saint-Jean d'Angély et la terre d'Aunis qui était à Hugues de Thouars [châtellenie de Benon]. Hugues [X] fait également hommage lige pour le château de Montreuil-Bonnin que lui, son épouse et ses héritiers, ont reçu en cadeau du roi Louis [IX] et qu'ils ne peuvent fortifier sans son autorisation.
  56. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), Partie I : La propagation arborescente d'un lignage : le parentat à l'échelle de la Chrétienté, chap. 2 (« Entre Plantagenêt et Capétien (1200-1242) »), p. 300
  57. Gaël Chenard, L'Administration d'Alphonse de Poitiers en Poitou et en Saintonge (1241-1271) (Thèse de doctorat de l'université de Poitiers sous la direction de Martin Aurell), , p. 201
  58. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2941, p. 457
    1241, lundi 15 octobre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, atteste d'une alliance défensive, conclue avec Raymond [VII], comte de Toulouse et marquis de Provence et Jacques [Ier], roi d'Aragon.
  59. Geoffroy II de Lusignan, Raoul II d'Exoudun, Guillaume V Larchevêque, seigneur de Parthenay, Guillaume II de Lezay.
  60. Léopold Delisle, « Mémoire sur une lettre inédite adressée à la reine Blanche par un habitant de la Rochelle », Bibliothèque de l’École des Chartes, vol. 17, no 17,‎ , p. 513-555 (lire en ligne)
  61. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. IV : A. D. 1240 à A. D. 1247, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 178 :

    « Cum pacifice vocaretur idem comes de Marchia ad prandendum cum dicto comite Pictavie Andefulso, diebus Natalitiis letabundus. Sed quadam nocte infra quatuor dies Natalis, cum in crastino venturus foret, secundum promissionem suam, hoc facere, inito consilio cum uxore sua Ysabella, quod mutato proposito resisteret violenter, venit ante Andefulsum et ait frontuose ei ; “Proposui tibi facere homagium deceptus et circumventus; mutato igitur spiritu, tibi juro et constanter assero, quod nunquam tibi injurioso ligantie foedus faciam vel observabo, qui privigno meo comiti R[icardo], fideliter Deo in Terra Sancta militanti et captivos nostros prudenter se misericorditer liberanti, comitatum suum indecenter abstulisti, mala pro bonis retribuendo” »

  62. A l'exception du seigneur de Taillebourg, Geoffroy V de Rancon.
  63. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 312
  64. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 293 (lire en ligne)
  65. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 294 (lire en ligne)
    L'armée rassemblée par les Capétiens a été estimée à 24 000 hommes, comprenant 4 000 chevaliers, 20 000 sergents et arbalétriers, accompagnés d'une intendance de 1 000 chariots pour porter les tentes, les machines de siège démontées, les vivres et les armes. De plus, le roi aurait envoyé 80 galères pour protéger la ville et le port de La Rochelle.
  66. Francis Salet, « La tour de Béruges (Vienne) », Bulletin Monumental, vol. 100, nos 1-2,‎ , p. 142 (lire en ligne)
  67. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2976, p. 473-474
    1242, 6 juin, Vouvant : Geoffroy [II] de Lusignan, chevalier, rend au roi de France, Louis [IX], son château de Vouvant pour qu'il le tienne pendant une année à ses frais, après quoi il le tiendra du frère du roi, Alphonse, comte de Poitiers. Si ce dernier décède, il devra faire hommage de Vouvant et de Soubise au roi. Le château de Mervent est remis au roi pour trois ans, aux mêmes conditions. Le roi lui rendra Moncontour, Marle-en-Brie et toutes ses terres et les terres de ses hommes qui ont été prises à cause de la guerre à l'exception de Fontenay. Le roi lui versera à lui, sa nièce ou ses héritiers une rente de 300 marcs d'argent jusqu'à ce qu'il récupère Soubise, qui appartient à sa nièce [Valence de Lusignan]. La garnison royale présente à Vouvant et à Mervent n'aura pas le droit de chasser ou de pêcher dans les forêts ou dans les eaux de Geoffroy.
  68. a et b Flores historiarum : A.D. 1067-A.D. 1264 (éd. Henry Richards Luard), vol. II, Londres, (lire en ligne), p. 254 :

    « Occupaverat enim jam castrum dictum Frontenay, quod videbatur Pictavensibus inexpugnabile, et in ipso filium comitis de Marchia cum centum militibus »

  69. Robert Ducluzeau, Alphonse de Poitiers, frère préféré de Saint Louis, La Crèche, La Geste, coll. « Histoire », , p. 48
  70. Château de Guy Ier de Rochefort (1203-1268).
  71. Château d'Hugues X de Lusignan.
  72. Château d'Ebles Ier de Rochefort (v. 1203-1259), frère cadet de Guy de Rochefort.
  73. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 298-299 (lire en ligne)
  74. Maître du couronnement de Charles VI. Enlumineur, Grandes Chroniques de France (manuscrit français 10135), Paris, BnF, 1370-1375 (notice BnF no FRBNF12556616, lire en ligne), F. 321 (s. Louis, 31) : bataille de Taillebourg (1242)
  75. Jean Chapelot, « La bataille de Taillebourg a-t-elle eu lieu ? », L'Histoire, no 350,‎ , p. 68-73
  76. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 306-307 (lire en ligne)
  77. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2980, p. 476-477
    1242, 1er août, au camp devant Pons : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et son épouse, Isabelle, reine d'Angleterre, font la paix avec le roi de France, Louis [IX] et son frère, Alphonse. Ils reconnaissent la confiscation par le roi de ses conquêtes sur les terres qu'ils tenaient en Poitou et Saintonge : Saintes avec sa châtellenie et ses dépendances, la forêt de Baconais, la Vergne et tout le droit de Pont-l'Abbé d'Arnoult, Montreuil-Bonnin, Frontenay, Langeais, Saint-Gelais, Prahecq, Tonnay-Boutonne, la Clouze, Beaussais, les fiefs que tenaient de lui le comte d'Eu [Raoul II d'Exoudun], Renaud [II] de Pons, Geoffroy [V] de Rancon et Geoffroy [II] de Lusignan et le Grand Fief d'Aunis. Ils le tiennent quitte de leur pension de 5000 livres tournois, le libèrent de son obligation de ne pas traiter avec le roi d'Angleterre, Henri [III], sans eux. Ils annulent tous les précédents traités conclus entre eux et les rois Louis [VIII] et Louis [IX]. Ils placent leur terre sous la volonté du roi qui reçoit l'hommage lige d'Hugues [X] pour le comté d'Angoulême, les châteaux et les châtellenies de Cognac, Jarnac, Merpins, Aubeterre et Villebois et leurs dépendances. Ils font également hommage lige au comte de Poitiers, Alphonse, pour Lusignan, le comté de la Marche et ses dépendances.
  78. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Edmond Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1273
    1242, 3 août, Pons : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et son épouse Isabelle, reine d'Angleterre remettent au roi de France, Louis [IX], en gage de fidélité, les châteaux de Merpins et Château-Larcher pendant quatre ans et celui de Crozant pendant huit ans. Ils payeront pendant ce temps 200 cents livres annuelles pour la garde de Merpins et Château-Larcher et 200 cents pour celle de Crozant.
  79. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2984, p. 478
  80. Abbé Alexandre-Bénoni Drochon, Château-Larcher et ses seigneurs, t. XXXIX, Poitiers, coll. « Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest / 1ère série », (lire en ligne), p. 216-217
    Traduction de l'acte conservé par Edmond Martène dit Dom Martène.
  81. Cartulaire des comtes de la Marche et d'Angoulême (éd. Georges Thomas), Angoulême, , partie VI, p. 25-26
  82. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2985, p. 478-479
    1242, août, au camp devant Pleneselve : Le comte Alphonse de Poitiers recevra l'hommage des fils du comte de la Marche pour ce qui est de sa mouvance dans les terres qui leur seront assignées par leurs parents. Cet hommage n'empêchera pas que ces terres puissent être saisies en cas de forfaiture.
  83. Gaël Chenard, L'Administration d'Alphonse de Poitiers en Poitou et en Saintonge (1241-1271), vol. 2 (Thèse de doctorat en Histoire médiévale sous la direction de Martin Aurell), Université de Poitiers, , partie 12, p. 59-60
  84. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. V : A. D. 1248 à A. D. 1259, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 89-90
  85. Centre Traditio Litterarum Occidentalium, Liber duelli Christiani dans l’obsidione Damiatae exacti (1217-1220), Brepols, (lire en ligne), p. 158
  86. Isabelle d'Angoulême (♰ 4 juin 1246).
  87. Roger de Hoveden (éd. William Stubbs), Chronique, t. IV, Londres, (lire en ligne), p. 119-120 :

    « Isabel filiam Ailmari comitis de Engolismo, quam predictus comes, consilio et voluntate Richardi regis Anglie, prius dederat Hugoni le Brun comiti de la Marche ; quam idem comes in suam per verba de presenti receperat, et ipsa illum in suum receperat per verba de presenti. Sed, quia ipsa nondum annos nubiles attigerat, noluit eam predictus Hugo sibi in facie ecclesie copulare »

  88. Fabrice Lachaud, La structure familiale des Craon du XIe siècle à 1415 : le concept lignager en question (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de Françoise Lainé), Université Michel de Montaigne-Bordeaux III, (lire en ligne)
  89. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 3361, p. 572 :

    « Sanctissimo patri et domino I[nnocentio] prudentias universat ecclesie summo pontifici, Hugo comes Marchie et Engolisme, salutem et devotissima pedum oscula beatorum. In casu matrimoniali que vertitur inter nobilem virum R[aimundum] comitem Tholose et Margaritam filiam nostram quantum ad nos pertinet Petrum Gualdi clericum, latorem presentium procuratorem constituimus ratum habentes et firmum quicquid in sanctitatis vestre presentia super dicto matrimonio ipso factum procurante, dantes eidem potestarem substituandi alium procuratorem loco sui et omnia alia facienda quacumque faceremus si presentes essemus. Et hoc vobis et dicto nobili significamus. Datum die sabbati post festum Beati Barnabe, anno Domini M° CC° XLV°. »

    1245, samedi 17 juin : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, écrit au pape Innocent IV pour nommer Pierre Gualdin procureur dans le procès concernant le mariage de sa fille, Marguerite de Lusignan, avec le comte Raymond [VII] de Toulouse. Il lui donne le pouvoir de choisir un autre procureur si nécessaire.
  90. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. IV : A. D. 1240 à A. D. 1247, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 627-628 :

    « Applicuerunt etiam tunc temporis cum eodem legato in Anglia domini regis tres fratres uterini ex mandato ejus, ut uberrime de deliciis et divitiis Anglie ditarentur; videlicet Guido de Lezinnum, miles primogenitus, Willelmus de Valentia, juvenis, nec adhuc balteo cinctus militari, et Athelmarus clericus. Et preter hos, soror eorum sororque regis Aelesia : hec autem fuit propago ex gremio Ysabelle, quondam regine Anglie comitisseque de Marchia, suscepta ex comite de Marchia Hugonis Bruni »

  91. Antoine Thomas, « Gui de la Marche, frère mineur, poète latin de la fin du XIIIe siècle », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, Auguste Picard, vol. 74, no 3,‎ , p. 242-247 (lire en ligne)
  92. Les registres de Nicolas IV : recueil des bulles de ce pape publiées ou analysées d'après les manuscrits originaux des archives du Vatican (éd. Ernest Langlois), vol. I, Paris, Ernest Thorin, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome / 2è » (no V.1), (lire en ligne), partie 4075, p. 600 :

    « Guidoni de Marchia »

    1291, 23 janvier, Orvieto : Le pape Nicolas [IV] octroie à Guy de la Marche, prêtre de l'ordre des frères mineurs, fils bâtard d'Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, une dispense pour sa bâtardise lui permettant de prétendre à toutes les dignités de son ordre sauf au généralat.
  93. a et b chartularium monasterii Nobiliacensis, ordinis sancti Benedicti, in dioecesi Pictaviensi ; quod confecit idem Rogerius de Gaignieres ex chartis ad idem monasterium pertinentibus, quas potuit comperire et describere : praemittitur catalogus Abbatum monasterii Nobiliacensis (manuscrit latin 5450, copie du XVIIe siècle, par Roger de Gaignières, d'après original), Paris, BnF, 1701-1800 (lire en ligne), p. 122-123
  94. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues X de Lusignan - premier - sceau avers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  95. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues X de Lusignan - premier - sceau revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  96. Dom Fonteneau, Collection de sceaux, vol. 1, t. LXXXII : VIème série : Généalogies. A-B / Dom Fonteneau (manuscrit 538-1), Poitiers, BM, (lire en ligne), n°29 [1216], « Recueil de sceaux dessinés », p. 10
  97. Dom Fonteneau, Collection de sceaux, vol. 1, t. LXXXII : VIème série : Généalogies. A-B / Dom Fonteneau (manuscrit 538-1), Poitiers, BM, (lire en ligne), n°29 [1216], « Recueil de sceaux, dessinés d'après les chartes et titres originaux, pour servir à l'histoire et au nobiliaire du Poitou », p. 83-84
  98. a et b Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n°417, pl. LVII, p. 218
  99. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. II (« Comtes de la Marche et d'Angoulême »), p. 280-281
  100. a et b chartularium monasterii Nobiliacensis, ordinis sancti Benedicti, in dioecesi Pictaviensi ; quod confecit idem Rogerius de Gaignieres ex chartis ad idem monasterium pertinentibus, quas potuit comperire et describere : praemittitur catalogus Abbatum monasterii Nobiliacensis (manuscrit latin 5450, copie du XVIIe siècle, par Roger de Gaignières, d'après original), Paris, BnF, 1701-1800 (lire en ligne), p. 109
    Le relevé de Gaignières sur cet acte de 1229 est assez fidèle même s'il interprète la tête nue du comte comme coiffée d'un heaume. Le revers est signalé avec le sceau armorial comme comte de la Marche.
  101. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues X de Lusignan - deuxième - sceau avers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  102. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Hugues X de Lusignan - deuxième - sceau revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  103. Dom Fonteneau, Collection de sceaux, vol. 1, t. LXXXII : VIème série : Généalogies. A-B / Dom Fonteneau (manuscrit 538-1), Poitiers, BM, (lire en ligne), n°28 [1233], « Recueil de sceaux dessinés », p. 10
  104. Dom Fonteneau, Collection de sceaux, vol. 1, t. LXXXII : VIème série : Généalogies. A-B / Dom Fonteneau (manuscrit 538-1), Poitiers, BM, (lire en ligne), n°28 [1233], « Recueil de sceaux, dessinés d'après les chartes et titres originaux, pour servir à l'histoire et au nobiliaire du Poitou », p. 83-84
  105. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. II (« Comtes de la Marche et d'Angoulême »), p. 281-283

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, 1893, vol. 5, no 5-19, p. 289-314.[lire en ligne]
  • Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., décembre 2018.[lire en ligne]

Sigillographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]