Parkour

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Parkour
Autres appellations Art du déplacement
Free-running[1]
Free-run[1]
Yamakasi
Image illustrative de l'article Parkour
Passement avec un glissé

Le parkour (PK), également appelé art du déplacement[1] (ADD), free-running ou free-run, est une discipline sportive ou acrobatique, qui consiste à franchir successivement divers obstacles urbains ou naturels, par des mouvements agiles et rapides et sans l'aide de matériel, par exemple par la course, des sauts, des gestes d’escalade, des déplacement en équilibre, etc[1],[2]. Le pratiquant est dénommé « traceur » ou parfois « free-runner ».

Le parkour, en tant que loisir ou discipline sportive autonome, est apparu dans les années 1990. Il est longtemps resté inconnu du grand public et des institutions sportives[3], mais il a récemment bénéficié d'une certaine exposition médiatique (publicité, films).

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le mot « parkour » est une référence au parcours du combattant mais son orthographe est simplifiée pour représenter la simplicité et l’efficacité de la discipline[réf. nécessaire]. Parkour est parfois abrégé « pk » ou « PK ». Le terme est souvent utilisé de manière générale (comme dans cet article)[4], mais il désigne parfois un style spécifique basé sur des techniques « efficaces » et « utiles » (selon David Belle), par opposition à des techniques de franchissement plus spectaculaires.

L'expression « art du déplacement » est le terme officiel en France selon le Ministère des sports, pour désigner l'ensemble de ces activités sportives, synonyme de parkour et de free-running[1]. C'est à l'origine une périphrase pour éviter l'ancienne marque commerciale Parkour. Il est parfois utilisé pour désigner une variante enseignée par le groupe Yamakasi, avec des aspects acrobatiques.

Le free-running ou free-run (anglais, littéralement « courir/course libre ») est une expression plus récente, utilisée notamment par les anglophones ou pour distinguer des pratiques plus acrobatiques (saltos). C'est une traduction anglaise de « parkour » proposée par Sébastien Foucan dans le documentaire britannique Jump London (2003).

Le grand-public désignait parfois cette activité par « yamakasi », en référence au groupe français de traceurs et au film Yamakasi (2001).

Histoire[modifier | modifier le code]

David Belle, en 2007.

Les concepts du franchissement d’obstacles et du déplacement efficace existent depuis toujours. Des techniques de franchissement font notamment partie de la pratique de certains arts martiaux, de la gymnastique ou bien de l'entrainement militaire (parcours du combattant). Des techniques athlétiques de franchissement ont été représentés au cinéma depuis plusieurs décennies : dans des films de cape et d'épée comme Le Signe de Zorro (1920) où Douglas Fairbanks réalise des franchissements spectaculaires[5] , dans les films asiatiques d'arts martiaux ou d'autres films d'action.

En tant que discipline sportive autonome, David Belle est reconnu comme l’inventeur du parkour au début des années 1990 à Lisses (banlieue parisienne). Il fut lui-même inspiré par son père, Raymond Belle[2], qui s’entraînait selon les concepts de Georges Hébert. En 1998, David Belle et Sébastien Foucan se séparent des Yamakasi. David Belle refonde un groupe appelé « Les Traceurs »[6]: c'est « la Relève »[7], qui participe à la médiatisation de cette discipline. Les sept autres membres fondateurs popularisent le parkour en France en 2001 grâce au film Yamakasi. Enfin, le dernier cofondateur, Sébastien Foucan, quitte la Relève et participe en 2003 au documentaire de la BBC, Jump London[8], qui fait découvrir la discipline au monde anglo-saxon.

Dès 2004, le parkour devient un phénomène Internet mondial sur youtube grâce au fort impact visuel de la discipline. Vers 2006, de nombreuses associations voient le jour[9]. À la même époque, il gagne les gymnases et une variante plus acrobatique fait son apparition : le free-running.

En 2017, le parkour fait toujours plus d’adeptes, en particulier chez les jeunes. Il est également enseigné dans des écoles au Danemark[10].

Entraînement[modifier | modifier le code]

Contenu de séance[modifier | modifier le code]

Une séance classique de parkour se compose d’un échauffement, d’un travail technique ou physique ou d’une phase d’exploration, et d’une phase de retour au calme[11]. Cependant la pratique étant récente et peu encadrée, il arrive souvent que des pratiquants ne travaillent que les mouvements techniques au détriment de tous autres aspects, ce qui n’est pas recommandé.

Une façon très courante de s’entraîner est de partir en groupe de quelques personnes à travers la ville ou la campagne, en s’arrêtant de spot en spot pour travailler les gestes techniques. Les spots sont soit connus à l’avance, soit découverts au fur et à mesure de la déambulation.

Lieu de pratique[modifier | modifier le code]

La Dame du Lac de Pierre Székely, lieu emblématique du parkour.

Le parkour se pratique principalement en extérieur, dans le milieu urbain public ou dans les parcs et forêts. Ces endroits présentent en effet de nombreux obstacles tels que murs, barrières, arbres et cours d’eau. La plupart du temps l’entraînement se fait au niveau du sol, et parfois, pour des personnes très entraînées, en hauteur, par exemple entre des immeubles d’habitations.

Avec son institutionnalisation, la pratique a gagné les gymnases. En général le matériel de gymnastique est détourné pour créer des obstacles et proposer un environnement en mousse moins dangereux. De même, des parkourparks sont sortis de terre qui regroupent de nombreux obstacles en un même lieu[12].

L'utilisation de salles spécialisées pour le parkour ont été mise en place par exemple à Nantes en France la 4PK[13]. Cette salle est la première salle d'art du déplacement en France.

Technique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Techniques de parkour.

Fondamentaux[modifier | modifier le code]

Les fondamentaux sont un ensemble de gestes techniques utiles en toute circonstance. Ce sont par exemple la roulade (roulade sur l'épaule, similaire à celle que l'on retrouve dans des arts martiaux comme le judo et l'aïkido) et la réception[14]. On peut aussi regrouper sous cette dénomination des connaissances générales comme marcher sur une barrière et les bases de l’escalade.

Mouvements[modifier | modifier le code]

Les mouvements techniques, en général simplement nommés « les techniques » par abus de langage, permettent de franchir des obstacles d’une manière spécifique. Par exemple le saut de précision permet de franchir un vide avec un point de réception étroit : du rebord d’un muret à un autre. Dans l'idéal, le traceur doit adapter ses mouvements à tout obstacle qui est sur sa route sans suivre de schéma fixe. Cependant, il existe un grand nombre de mouvements typiques utilisés dans le parkour :

Décomposition du saut de précision.
Un passement rapide (ou saut du voleur).
Balancé 
balancement suspendu à une barre ou une branche, en général une sorte de prise d'élan avant de lâcher la barre pour enchaîner sur un autre mouvement.
Lâché 
consiste à se lâcher d'une hauteur en se pendant par les bras puis en effectuant un saut de fond ou en se rattrapant à un autre objet situé en contrebas. Le lâché horizontal consiste à se rattraper avec les bras sur un autre appui situé à la même hauteur, souvent après un balancé.
Saut de précision ou saut de préss 
saut pieds joints sans élan, dont la réception se fait sur une petite surface (muret par exemple).
Saut de détente 
saut réalisé avec élan pour franchir une distance impossible en saut de précision.
Saut de fond 
saut en contrebas effectué d'une hauteur importante, suivi généralement par une roulade.
Passe barrière 
technique permettant de franchir une barrière en prenant appui avec les bras et en faisant passer ses jambes jointes d'un côté ou de l'autre ; il est également possible de vriller le passe barrière, on parle alors de « passe barrière 180 ».
Passement rapide ou saut de voleur 
franchissement d'un obstacle bas avec un seul appui main et en passant la jambe extérieure avant l'intérieure.
Saut de paresseux 
franchissement d'un obstacle bas avec un seul appui main et en passant la jambe intérieure avant l'extérieure.
Passe-muraille 
technique de franchissement d'un mur d'une hauteur assez importante ; consiste à prendre appui sur le mur avec un pied pour atteindre une plus grande hauteur.
Planche 
technique permettant d'atteindre le sommet d'un obstacle auquel on est suspendu par les bras, les pieds pendant dans le vide ou reposés contre la partie verticale d'un mur. Elle combine une traction suivie d'une antépulsion pour se hisser en haut de l'obstacle. Les pompiers français s'entraînent à ce mouvement sur une planche en hauteur, d'où son nom. Également appelé muscle up.
Saut de chat 
franchissement d'un obstacle en plongeant et en poussant sur les bras afin de faire passer ses jambes entre ses bras[15].
Double saut de chat
saut de chat avec deux appuis mains sur deux obstacles se suivant.
Saut de chat inversé 
franchissement d'un obstacle en balançant tout d'abord les deux pieds par-dessus l'objet en question. Les deux mains servent d'appui sur l'objet (table, muret, etc.) pour terminer le franchissement de l'obstacle[16].
Saut de bras 
saut utilisant pour la réception les bras, seuls ou en complément des jambes.
Passage fluide 
également appelé interligne, mouvement de souplesse et de fluidité qui permet de passer les jambes puis tout le corps dans un passage étroit.
Tic-tac 
tout mouvement dont au moins un appui des jambes ne se fait pas dans l'axe de la course d'élan, peut être qualifié de tic-tac. Souvent cela consiste à prendre appui sur un mur latéral[17].
Réception 
flexion contrôlée des jambes pour un atterrissage amorti (la réception se fait toujours sur l'avant du pied, les talons ne doivent pas toucher le sol).
Roulade 
lorsque la hauteur de chute est trop importante pour une réception simple, cette technique consiste à rouler sur la ligne diagonale du dos, dissipant ainsi l'énergie de la chute (à ne pas confondre avec la roulade droite de gymnastique)[18]. La roulade est aussi utilisée en tant que technique de « réchappe » après un faux mouvement.

On dit qu’un traceur « a le flow » (en anglais « écoulement ») quand il sait enchaîner de nombreux mouvements techniques avec une grande fluidité et une grande maîtrise technique. « Avoir le flow » est l'un des objectifs des pratiquants.

Risques[modifier | modifier le code]

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Le parkour est considéré comme un sport extrême[19] à cause des risques de blessure en environnement extérieur mais surtout à cause de l’image spectaculaire véhiculée par les médias. Cela va à l’encontre du parkour en tant que méthode d’entraînement[20], qui ne cherche pas la performance mais la progression à un rythme personnel. Les traceurs emploient la devise « être et durer »[21] pour indiquer la nécessité d’une progression relativement lente mais réfléchie.

Ainsi, certains fondateurs et pratiquants se prononcent contre l’institution de compétitions de parkour[22]. En effet sous la pression du public, des traceurs pourraient tenter des mouvements au mépris du danger et se blesser gravement[23]. Cela n’empêche pas les traceurs de se fixer des défis personnellement ou entre amis, auquel cas ils peuvent avoir recours à une parade. Un petit nombre de pratiquants adoptent aussi du matériel de protection comme des gants et des protège-tibias.

Compétition de free-running ou freerun[modifier | modifier le code]

Des compétition de freerun ont été organisées par Red Bull, les Red Bull Art Of Motion[24]. Les meilleurs free runners du monde entier viennent à cette compétition comme Pedro Salgado ou Alfred Scott. Chacun représente en quelque sorte son pays. Ils doivent d'abord effectuer une vidéo pour montrer leurs compétences afin de se qualifier pour la compétition.

Étymologie et définition[modifier | modifier le code]

Lors de la réalisation du documentaire Jump London en 2003, le mot parkour a été traduit par free-running pour le public anglais. La voix off indique bien dès l’introduction « this is parkour, the anarchic new sport of free running » (« c’est le parkour, le nouveau sport anarchique de la course libre »)[8]. Ainsi le terme free running (sans trait d’union) est au départ une périphrase qui signifie « courir librement ». Dans les minutes suivantes Sébastien Foucan emploie les termes freerun et parkour sans distinction, que le traducteur remplace systématiquement par free-running. Ainsi on peut considérer qu'à cette époque pour Sébastien Foucan, free running est synonyme de freerun (de facto son néologisme franglais) et de parkour.

Cependant avec la maturation de la pratique, il devient clair que certains pratiquants s’intéressent plus à l’aspect gymnastique et spectaculaire qu’à l’aspect utilitaire. Sébastien Foucan revendiquant un moyen d’expression personnel sans limitation, par rapport à David Belle qui revendique l’efficacité et l’utilité, la variante acrobatique du parkour s’approprie alors le terme free-running. Les acrobaties sont empruntées à la gymnastique, au tricking, etc. Les pratiquants sont nommés free-runners ou freerunners.

freerunning[modifier | modifier le code]

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La définition floue du terme free-running a créé de nombreux abus. La simple reproduction de mouvements de gymnastique en extérieur (gymnastique urbaine), le tricking, les arts du cirque - qui pourtant ne comportent pas de déplacement à travers l’environnement - sont souvent dénommés free-running. Ce phénomène qui mélange de manière inexacte plusieurs pratiques sous la dénomination de free-running est principalement dû aux nouveaux arrivants dans la pratique, les néo-freerunners[25].

Techniques[modifier | modifier le code]

La plupart des techniques dites de free-running sont fondées sur la gymnastique, comme le salto arrière pour ne citer qu’un exemple. Selon chaque pratiquant les appellations peuvent différer. Les noms des acrobaties ne sont donc pas fixes, elles varient en fonction de ceux qui les utilisent. Cependant certaines techniques semblent provenir directement de la communauté du freerun, inspirées par l’environnement extérieur :

Monkey gainer 
combinaison d'un saut de chat et d'un salto arrière.
Cast bomb 
salto arrière effectué à partir d'un appui sur les mains, d'un mur ou d'une barrière.
Kick the moon(coup de pied de lune)/Cheat Gainer 
salto arrière effectué par le lancement de son pied vers l'avant (autre que l'appui)
Tracasser 
salto avant en se déplaçant vers l'arrière.
Gainer 
salto arrière en se déplaçant vers l'avant.
Webster 
salto avant effectué par le lancement de son pied vers l'arrière.
Wall spin 
salto costal effectué à partir d'un appui des mains sur un mur.
Wall flip 
salto arrière effectué à partir d'un appui des pieds sur un mur.
Russian 
salto avant effectué par le lancement des bras vers l'arrière.

Cork

vrille effectuée par le lancement de la jambe vers le haut et vers l'avant.

Finalité du parkour et valeurs[modifier | modifier le code]

Les motivations des traceurs sont similaires aux pratiquants d’autres sports, particulièrement des sports extrêmes : développement physique, aspect communautaire, plaisir, connaissance et dépassement de soi, performance, passion… Ainsi le parkour peut être considéré comme une méthode d’entraînement, de développement physique ou un loisir sportif. De plus les traceurs évoquent des raisons spécifiques au parkour :

  • Le parkour est dans la continuation naturelle des jeux d’enfants. Un traceur a la même attitude que les enfants dans les cours de récréation qui aiment courir, sauter et grimper partout sans se demander pourquoi[26].
  • Le parkour, qui n’est pas codifié comme la plupart des sports, est une forme de liberté. Il permet de franchir des obstacles censés barrer le passage et accéder à des endroits a priori inaccessibles. Certains traceurs font le parallèle entre le franchissement d’obstacles physiques et le fait de surmonter les obstacles de la vie quotidienne[27].
  • Le parkour est utile au-delà du simple développement physique. Les mouvements techniques permettent un déplacement efficace en cas de poursuite, de fuite, de sauvetage, ou simplement une bonne réception en cas de chute. Ainsi les techniques du parkour sont employés par les pompiers de Paris. Les traceurs qui cherchent l’utilité citent la devise de Georges Hébert « être fort pour être utile »[20].

Critiques[modifier | modifier le code]

L'émergence du parkour, à l'identique d'autres nouvelles pratiques et sports urbains (skateboard, danses de rue, bmx, street art...), est une remise en cause des usages de l'espace public. Le parkour peut ainsi apparaitre aux riverains comme une activité gênante, génératrice d'insécurité, de désordre ou des actes de provocation. Néanmoins ces considération à l'égard de ces activités urbaines se sont progressivement modifiées[28].

Dégradations[modifier | modifier le code]

Des traceurs repeignent un mur sali à Lisses.

Dans des cas plus sérieux, les traceurs abîment involontairement le mobilier urbain par leurs saut répétés (traces de chaussure ou dégradation de murs par exemple). Les traceurs ont pris conscience de ce problème et des initiatives ont vu le jour pour par exemple repeindre les murs salis.

Parkour et terrains privés[modifier | modifier le code]

Les traceurs sont parfois critiqués pour le passage sur des terrains privés. Pourtant, suivant les législations des différents pays les lois ne condamnent pas automatiquement le passage sur un terrain privé ni l’escalade d’enceintes. En Suède, le passage sur un terrain privé est un droit : allemansrätt. Aux États-Unis au contraire, la moindre atteinte à la propriété privée peut être punie. En France, le passage sur un terrain privé ou l’escalade d’enceintes est différent de la violation de domicile, ne rendant pas la pratique en terrain privé systématiquement punissable.

Interdiction du parkour[modifier | modifier le code]

Interdiction du parkour à Strasbourg en 2012.

Des autorités ont commencé à interdire le parkour dans le monde[29]. Il est parfois reproché aux traceurs de troubler l’ordre public, mais c’est souvent l’assimilation avec la délinquance juvénile et une attitude non-conformiste qui condamnent arbitrairement le parkour[30]. Dans la plupart des cas l’interdiction est sans fondement juridique, puisque le parkour n’a de définition légale dans aucun pays sauf en Angleterre où le parkour a été reconnu comme un sport[31].

Communauté[modifier | modifier le code]

Si le parkour est épisodiquement présent dans les médias généralistes ou sportifs, pour son aspect spectaculaire, il reste en grande partie underground. La pratique se fait majoritairement hors club de manière peu codifiée et non pas dans les structures sportives habituelles. Les traceurs se retrouvent et échangent grâce aux médias sociaux et à des forums Internet spécialisés. Les différentes teams se font connaître en publiant des vidéos sur Youtube. Des évènements occasionnels, les « parkour days », permettent la rencontre entre traceurs de villes ou de groupes différents.

Organisations[modifier | modifier le code]

Le parkour gagne les médias en 2003 et 2004, ce qui crée un afflux important de nouveaux adeptes. Ainsi, dès 2006, des clubs s’organisent pour répondre à une demande d’encadrement de la pratique, particulièrement en Europe et aux États-Unis. Les clubs sont majoritairement soit des organisations commerciales soit des associations à but non lucratif, suivant les traditions nationales. Il faut retenir que ces clubs ne représentent qu’une partie des pratiquants, une proportion difficile à estimer s’entraîne hors club.

Il existe trois clubs où les fondateurs du parkour enseignent encore directement[32],[33],[34]. La légitimité des différentes associations à travers le monde est sujette à débat.

Par ailleurs, il n’existe en 2012 dans le monde qu’une seule organisation de parkour avec des pouvoirs consultatif et décisionnel officiels auprès d'un gouvernement : c’est Parkouruk en Angleterre, reconnue comme national governing body (« instance nationale responsable »)[35].

En France[modifier | modifier le code]

En France, il n'existe aucune fédération sportive délégataire du Ministère des sports pour l'organisation du parkour. Les pratiquants de parkour pratiquent généralement en dehors de toute structure (hors-club). Il existe quelques associations sportives à but non lucratif, pour rassembler les pratiquants, encadrer et promouvoir ce sport, dialoguer avec les institutions (mairies).

Une partie de ces associations font partie intégrante d’un groupement national tel que :

  • La fédération de parkour (FPK). Elle compterait plus d'un millier de pratiquants, répartis dans trente et une associations.
  • Parkour International (anciennement FIFPK), sous l'égide de David Belle.
  • l'ADD-academy et Culture Parkour, fondées par des anciens membres du groupe Yamakasi.

Jargon[modifier | modifier le code]

génération de traceurs 
dans « première génération de traceurs » ou « deuxième génération de traceurs », l'appellation désigne respectivement les fondateurs du parkour et leurs premiers disciples.
méthode naturelle 
méthode d’entraînement de Georges Hébert à l’origine du parkour, également appelé l'hébertisme.
parkour day 
événement national de parkour.
parkourpark 
mot inspiré de skatepark pour désigner l'infrastructure vouée à l’entraînement au parkour et regroupant de nombreux obstacles du milieu urbain tels que murs et barrières en un seul endroit.
parkour.net 
ancien forum Internet international sur le parkour, ouvert en 2001 et fermé en 2008. Parfois utilisé comme référence parmi les traceurs.
spot 
lieu particulièrement propice à la pratique du parkour parce qu’il présente plusieurs obstacles qui permettent de travailler des mouvements techniques. Parfois un spot ne comporte qu’un seul obstacle nécessitant une grande performance, comme le saut du Manpower à Évry.
team 
équipe formée en général de quatre à huit pratiquants, qui s’entraînent ensemble, également appelée crew.
traceur 
à l’origine, membre de la team traceurs[36] mais aujourd’hui tout pratiquant du parkour ou art du déplacement.
Yamakasi 
groupe de pratiquants pionniers du parkour, qui ont participé au film éponyme en 2001. Le grand public a tendance à utiliser erronément le terme Yamakasi pour désigner la pratique ou les pratiquants. Au sein de la communauté, l’abréviation « Yamak » désigne les membres du groupe Yamakasi ou plus généralement leur style d’entraînement.
street 
abréviation de street parkour.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Le parkour, ou ses techniques, est représenté dans quelques productions cinématographiques dont Yamakasi, le premier film qui lui soit réellement consacré. Dans une scène de poursuite à pied dans Casino Royale, James Bond poursuit un terroriste qui multiplie les sauts et les techniques propres à cette discipline.

Le parkour est également représenté dans Banlieue 13, Banlieue 13 ultimatum, Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse, Les Fils du vent en 2004, Die Hard 4 : Retour en enfer, Par effraction, Taken Avec Daniel Adrenaline, Babylon A.D., Brick Mansions, RUN[37], Tracers et Assassin's Creed.

Le parkour est également populaire dans les films asiatiques, par exemple K-20 : L'Homme aux 20 visages, ou encore dans le blockbuster Prince of Persia : les sables du temps, où le héros du film, interprété par Jake Gyllenhaal, se déplace pendant les poursuites en utilisant les mouvements du parkour, ainsi que dans la série de jeux du même nom. De même, dans le film Top Cops, le personnage de Dave, interprété par Seann William Scott, pratique cet art dans des scènes comiques.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

  • Le héros de la série américaine Arrow utilise lui aussi des techniques de parkour pour se déplacer.
  • Dans la série britannique Misfits, Superhoodie (saisons 2 et 3) utilise le parkour pour se déplacer.
  • The Gossip, le premier épisode de la saison 6 de The Office (2009) débute par une scène de parkour calamiteux entre Dwight K.Schrute, Andy Bernard et Michael Scott.
  • Dans la série américaine NCIS : Los Angeles, le premier épisode de la deuxième saison voit l'agent G. Callen poursuivre en courant un homme mystérieux s'enfuyant en pratiquant le parkour.
  • Dans la série américaine New Girl, le personnage de Schmidt réalise fréquemment des figures de Parkour et les conclue toujours en criant "Parkour !".
  • Dans la mini-série canado-américaine The Phantom, juste après l’ouverture du premier épisode, il y a une scène de parkour et plus tard le personnage principal en fait référence. Il le pratique également dans quelques scènes.
  • Dans l'épisode 10 de la saison 6 d’American dad !, Stan et Fran se mettent au Parkour malgré eux.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Dans Skin Game, le tome 15 des Dresden Files, Harry Dresden se met au parkour. Cela consiste chez lui à crier « parkour » à chaque fois qu'il saute par-dessus un obstacle.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu Mirror's Edge les personnages font du parkour, ils sont aussi appelés Messagers, dont leur but est de faire passer des colis, lettres illégalement dans leur ville, principalement sur les toits.
  • Dans le jeu Watch Dogs 2 il est également possible de se déplacer dans la ville en faisant du Parkour.
  • Dans le jeu Assassin's Creed le héros se déplace de manière semblable à travers son environnement.
  • Dans le jeu Dishonored, Corvo utilise des déplacements fluides s'apparentant au parkour.
  • Dans le jeu Dying light il faut utiliser des déplacement de parkour afin de fuir les zombies.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cochennec Y. : « À la découverte du parkour », Air le mag, no 34, novembre 2012, p.  48-51.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Vocabulaire des sports, Journal officiel 2014
  2. a et b [vidéo] Documentaire TF1 sur YouTube ,[vidéo] Interview David Belle sur YouTube.
  3. Un essai sur le parkour et l'espace urbain (en).
  4. à l'exemple des publications scientifiques en français qui mentionnent le « parkour »
  5. [vidéo] Extrait sur Youtube sur YouTube
  6. http://membres.multimania.fr/parkourll/Traceur.htm Le groupe originaire des Traceurs
  7. [vidéo] Reportage Stade 2 (La Relève) sur YouTube
  8. a et b [vidéo] Documentaire Jump London sur YouTube.
  9. Exemple d'American Parkour, créé fin 2005.
  10. École des sports de Gerlev.
  11. Organisation d'une session de parkour.
  12. Articles sur les parkourparks dans le monde.
  13. « 4PK - Art du déplacement, Parkour, Freerunning à Nantes », sur www.4pk.fr (consulté le 14 mars 2017)
  14. Fondamentaux du parkour
  15. [vidéo] démonstration de Saut de chat sur YouTube.
  16. [vidéo] démonstration de Saut de chat inversé sur YouTube
  17. Tutorial sur le tic-tac.
  18. Roulade parkour.
  19. Par exemple au niveau médical.
  20. a et b [vidéo] Voir cette interview de David Belle sur YouTube.
  21. [vidéo] Une vidéo de parkour consacre cette devise sur YouTube
  22. Par exemple la Fédération de parkour.
  23. Lors du premier show compétitif télévisé la moitié des pratiquants se blessent, dont deux gravement.
  24. (en) http://www.redbull.com/en/events/1331591841166/red-bull-art-of-motion
  25. Explications sur les néo-sportifs.
  26. Description du parkour par Miramas parkour
  27. Interview d'un traceur
  28. Claire Calogirou, « Jeunes, espace public, appropriation de l’espace public », Influxus, 2016 lire en ligne
  29. Page wiki d'interdiction de parkour
  30. Parkour interdit arbitrairement en Russie.
  31. Fédération de Parkour, « Le Parkour/Freerunning officiellement reconnu comme un sport au Royaume Uni ! | FPK - Fédération de Parkour », sur www.fedeparkour.fr (consulté le 15 mai 2017)
  32. ADD Academy avec cinq fondateurs.
  33. Gravity Style avec deux fondateurs.
  34. Foucan Freerunning Academy avec un fondateur.
  35. Voir le site parkouruk.
  36. Stéphane Vigroux explique l'origine du mot.
  37. « Run (2013) », sur IMDB

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]