Bignoux

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Bignoux
Église de Bignoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Chasseneuil-du-Poitou
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Hervé Garcia
2014-2020
Code postal 86800
Code commune 86028
Démographie
Gentilé Bignolais
Population
municipale
1 059 hab. (2016 en augmentation de 0,95 % par rapport à 2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 00″ nord, 0° 28′ 14″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 131 m
Superficie 14,52 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.bignoux.fr

Bignoux est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bignolais[1] (Bignoulous en poitevin).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Bignoux comprend les hameaux de Château-Fromage, Champot, la petite Foye, la grande Foye.

La mairie et l'église Saint-Hilaire se situent côte à côte au centre du village.

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé en moyenne à 119 mètres d'altitude, la commune de Bignoux se trouve à l'orée de la forêt de Moulière.

Les distances entre Bignoux et les villes du département :

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bignoux est voisine des communes de Lavoux, Liniers, Montamisé, Saint-Julien-l'Ars et Sèvres-Anxaumont.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Bignoux présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose [2] : de terres de brandes pour 98 % situées sur les plateaux du Seuil du Poitou et de groies moyennement profondes pour le restant soit 2 % sur les plaines (Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches de Bignoux sont les suivantes :

Les aéroports et aérodromes proches de Bignoux sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom remonterait au diminutif latin balnoleum ‘’endroit où l’on se baigne’’, rappelant un lieu de bain. Il est dit que le bourg s’est construit près d'anciens bains romains. Le nom a successivement été déformé de Banonio, Baygnos (1322), Beignoux (1383), Baigneoux (1413), Baignoux (1469), Begnoux (1503), Bagneux (1617), Bignoux depuis la Révolution française.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Bignoux fait partie de la communauté de communes de Vienne et Moulière puis à partir du du Grand Poitiers.

Depuis 2015, Bignoux est dans le canton de Chasseneuil-du-Poitou (no 1) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Bignoux était dans le canton no 24 de Saint-Julien-l'Ars dans la 1re circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[5] En cours Hervé Garcia    

Instances judiciaires, administratives et sécurité[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Centre de secours de Poitiers Saint-Eloi, gendarmerie de Saint-Julien-l'Ars.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Bignoux est jumelée avec la ville espagnole de Ribamontán al Mar.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 1 059 habitants[Note 1], en augmentation de 0,95 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210249222272248257234234267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
268294294350355325374372385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345389354309303269279316298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3723544485708009899991 0491 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 72 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La population de la commune de Bignoux a connu une nette croissance depuis les années 1980, en raison notamment de la proximité avec Poitiers. En 1999-2006, la population a cru de 10 personnes, soit 1 % de croissance en sept ans.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 067 personnes. À cela, il faut soustraire les résidences secondaires (23 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 044 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante :

  • en 1999 : 49,8 % d'hommes et 50,2 % de femmes ;
  • en 2006 : 50,6 % d'hommes et 49,4 % de femmes à Bignoux[10] ;
  • en 2010 : 47,4 % d'hommes pour 52,6 % de femmes.

En 2006, selon l'Insee :

  • le nombre de célibataires était de : 34,7 % dans la population ;
  • les couples mariés représentaient 54,7 % de la population ;
  • les divorcés représentaient 6,3 % ;
  • le nombre de veuves et veufs était de 4,3 %.

67 % de la population a moins de 45 ans[11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Poitiers (Rectorat de Poitiers) et son école primaire Jacques-Yves-Cousteau dépend de l'inspection académique de la Vienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que trois exploitations agricoles en 2010 contre sept en 2000[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté et sont passées de 289 hectares en 2000 à 301 hectares en 2010[12]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[13].

49 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orge, colza, luzerne, SCOP... ).

Commerces[modifier | modifier le code]

Il y avait encore plusieurs commerces situés dans le bourg en 2012 :

  • une boucherie ;
  • un magasin de meubles ;
  • une boulangerie ;
  • un salon de coiffure ;
  • un bar-tabac, le Bignolas, au centre du village.(fermé en 2019).

Activité et emplois[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 75,9 % en 2006 et 75,1 % en 1999.

Le taux de chômage en 2006 était de 5,5 % et en 1999, il était de 5,7 %

Les retraités et les pré-retraités représentaient 15,3 % de la population en 2006 et 9,9 % en 1999.

Culture locale, patrimoine et loisirs[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Des lieux divers chargés d’histoire, tels que

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [14] couvrent 61 % de la surface communale. Il s'agit :

Deux sites ont aussi été classés par Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[15] sur 30 % du territoire. Il s'agit de la réserve naturelle nationale du Pinail et de la forêt de Moulière.

Une zone importante pour la conservation des iseaux (ZICO)[16] couvre 25 % de la surface du territoire communal. Elle est composée de la réserve naturelle nationale du Pinail, de la forêt de Moulière et des bois du Défends.

Le bois de Mortier est protégé au titre des espaces naturels sensibles (ENS) et couvre 8 % de la surface communale.

Le bois de Lirec[modifier | modifier le code]

Le bois de Lirec est situé à une dizaine de kilomètres seulement à l’est de l’agglomération poitevine. Il est à cheval sur le territoire de deux communes : Bignoux et Sèvres-Anxaumont. Il fait partie d’un chapelet de boisements satellites privés ceinturant le grand complexe forestier de la forêt domaniale de Moulière. Le bois est une chênaie qui est traitée en futaie. Il inclut des secteurs mixtes feuillus/résineux et quelques coupes de régénération. Le bois est entièrement clôturé par un grillage de 2 m de hauteur.

La structure et l’âge des peuplements forestiers ainsi que la proximité du grand massif de Moulière expliquent la présence d’un nombre important d’espèces d’oiseaux sylvicoles. La nidification de l’Autour des palombes, espèce rare en France et dont la population totale n’excède pas 3 000 couples, est un des arguments qui peut justifier la protection de ce bois. Ce rapace sédentaire affectionne les grands massifs boisés où il est à l’abri des dérangements. Il a longtemps été persécuté par l’homme en raison de sa prédilection pour les oiseaux de basse-cour et, plus particulièrement, les pigeons domestiques, dont la capture était plus aisée que ses proies sauvages (geais, pigeons, tourterelles, corneilles). Le bois de Lirec avec sa clôture et ses grands chênes, offre à l’Atour mâle un site où il pourra, dès le mois de janvier, construire ou réparer une ou plusieurs aires volumineuses situées en grande hauteur, en général le long d’un tronc de chêne mature. Ces aires doivent attirer une femelle avec laquelle il s’accouplera en mars. La ponte est déposée dans le courant du mois d’avril et les deux à trois jeunes écloront en mai après 38 jours d’incubation. Ils séjourneront au nid durant sept semaines environ mais, même après leur envol, ils resteront encore trois semaines au moins autour de l’aire où ils continueront à être nourris par la femelle. Le bois de Lirec abrite un ou plusieurs des 50-100 couples nicheurs recensés dans le département de la Vienne (sur une population totale en région Poitou-Charentes estimée à 180-280 couples). C’est une espèce très sensible aux dérangements. L’Autour des palombes a besoin d’une tranquillité maximale lors de tout son cycle de nidification, ce qui conduit à proscrire les travaux forestiers perturbants entre le 15 mars et le 15 juillet. La conservation d’un habitat intact - la futaie caducifoliée âgée - et non artificialisé (limitation des introductions de résineux) est également un facteur essentiel pour le maintien de l’espèce.

Le bois de Lirec abritent d’autres espèces avicoles et sylvicoles peu communes, voire franchement rares telles que le Grosbec casse-noyaux, un passereau au régime alimentaire original constitué par les akènes, graines et baies de divers arbres et arbustes ; ou le Pouillot siffleur, un passereau insectivore inféodé aux forêts âgées à canopée élevée ; ou le Bouvreuil pivoine, espèce plutôt nordique et "montagnarde", très disséminée en région Poitou-Charentes ; ou l’Engoulevent d’Europe, un rapace qui fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français.

Loisirs[modifier | modifier le code]

L'association de paint-ball XNPC 86, au sein de Château-Fromage[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean De LAUZON  Gouverneur de Nouvelle-France de 1651 à 1657. Son père était Sieur de Lirec à Bignoux, son grand-père François de Lauzon fut Maire de Poitiers tout comme son arrière grand-père James de Lauzon. En 1995 une stèle rappelant le lien de Bignoux avec Jean de Lauzon fût dévoilée à l'initiative de la Municipalité et de Jean-Marie Germe.

http://www.fichierorigine.com/recherche?numero=242343

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 220
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n3/86/n3_86028.pdf
  11. http://www.vienne-mouliere.fr/page.php?idcom=152&id=898
  12. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  15. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013
  16. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  17. http://www.xnpc86.fr/