Mignaloux-Beauvoir

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Mignaloux-Beauvoir
Le château de la Cigogne.
Le château de la Cigogne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Poitiers
Canton Poitiers-4
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Gérard Sol
2014-2020
Code postal 86550
Code commune 86157
Démographie
Gentilé Mignaliens
Population
municipale
4 127 hab. (2014)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 39″ nord, 0° 25′ 02″ est
Altitude 129 m (min. : 99 m) (max. : 141 m)
Superficie 21,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://maimigbe.p5alias.domicile.fr/

Mignaloux-Beauvoir est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Poitiers, Sèvres-Anxaumont, Nouaillé-Maupertuis, Savigny-Lévescault, Saint-Benoît, Saint-Julien-l'Ars.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne de Saint-Benoît au Blanc passe par le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire.

La commune est traversée par deux Routes Nationales :

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe une Villa Magnalorum citée dès 848 ; elle dépendait alors de l'abbaye de Nouaillé.

À l'époque médiévale la commune est composée de multiples hameaux, les deux paroisses de Beauvoir et de Mignaloux vivent sous la dépendance de Poitiers. Plusieurs lieudits portent encore le nom de propriétés ecclésiastiques.

Durant la guerre de Cent Ans, le 16 septembre 1356, lors de la chevauchée du Prince noir, ce dernier, parti de Châtellerault fonce avec 200 hommes d'armes, à travers la forêt de Moulière et débouche sur la route de Poitiers à Chauvigny où il tombe par surprise sur l'arrière-garde de l'armée française forte 700 hommes d'armes et chevaliers à la Chaboterie au Breuil l'Abbesse situé sur la commune. Les Français totalement décontenancés s'enfuirent dans la forêt, perdant 240 hommes dont les comtes de Joigny et d'Auxerre et le sieur de Châtillon. C'est le prélude d'une défaite catastrophique pour le royaume de France.

Le territoire communal était partagé entre quatre seigneurs religieux : le commandeur de la Villedieu, les abbayes de Saint-Hilaire-de-la-Celle, de Sainte-Croix et de la Trinité. En 1798 les deux communes sont réunies. Beauvoir en est d'abord le chef-lieu, puis Mignaloux. En 1819, la route Poitiers - Limoges traverse la commune la coupant littéralement en deux. En 1892 la mairie et l'école sont édifiées.

La Luftwaffe bombarde la gare le , sans faire de victime[2].

Durant l’été 1944, les aviations alliées mènent de nombreuses opérations de strafing : des chasseurs patrouillent sur les axes (voies ferrées, routes principales) à la recherche de cibles d’opportunité (convoi allemand, train militaire, camp, etc.). C’est ainsi que des chasseurs alliés mitraillent la gare le 16 juin[3].

C'est à partir de 1968 que l'accroissement de la population s'accélère. Les limites communales changent en 1974 à la suite des constructions du campus et du centre hospitalier de Poitiers. À partir de cette date la commune commence à changer d'habitat, essentiellement rural jusqu'alors.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1955 Gaston Petit    
1955 1965 Louis Chauvet    
1965 1971 René Petit    
1971 1983 André Lafay    
1983 1995 Roger Delbos    
1995 2001 Jacques Quillet    
2001 réélu en 2008 et 2014 Gérard Sol[4] sans étiquette  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Mignaloux-Beauvoir est jumelé avec Midleton (comté de Cork, en Irlande) et avec Kąty Wrocławskie (Basse-Silésie, en Pologne). L'association Objectif Jumelages se charge de pérenniser ces liens et participe à la recherche de nouvelles villes jumelles.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 127 habitants, en augmentation de 3,23 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 460 464 436 456 517 476 480 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 542 546 560 552 647 721 720 725
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728 685 692 638 619 602 662 684 696
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
731 1 300 1 207 1 638 2 357 3 341 3 704 3 998 4 127
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 183 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

La commune appartient à la communauté d’agglomération de Poitiers qui connait un certain dynamisme démographique puisque sa population s’est accrue de 1,32 % par an en moyenne sur la période 1999-2006 (Ce taux est de 0,7 % pour le département). Ceci illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de + 16,5 % et celle de Châtellerault de + 5,0 %[10]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre.

Cependant, la population du Grand Poitiers [11] n'a quasiment pas augmenté entre 2007 et 2012 (141 986 habitants en 2007 pour 142 751 habitants en 2012). Le dynamisme démographique concerne surtout les communes limitrophes de la capitale poitevine. Ainsi, c’est le cas de Mignaloux-Beauvoir qui profite de sa proximité avec le Centre hospitalier universitaire (CHU) et l’université tout en restant une commune encore très rurale et malgré les difficultés grandissantes de circulation aux heures et aux jours de pointe.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[12], il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 33 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 22 % et sont passées de 847 hectares en 2000 à 1 035 hectares en 2010[12]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[13].

51 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 30 % pour les oléagineux (2/3 de colza et 1/3 de tournesol) et 11 % pour le fourrage. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacrés à la vigne[12].

Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[12]. La disparition de l'élevage des moutons est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[14]

Commerce[modifier | modifier le code]

Un marché a lieu une fois par semaine le jeudi de 15h à 19h, sur la Place des Alisiers[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 28
  3. Christian Richard, op. cit., p. 161
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  11. INSEE 2014 : les chiffres sont ceux des populations totales. C'est-à-dire celles retenues pour établir les subventions que l'État verse aux communes. Pour obtenir la population totale, l'Insee ajoute la population « comptée à part » à la population municipale. Cette population comprend les personnes qui ont conservé une résidence dans une autre commune que celle où ils sont recensés. Ce sont les lycéens ou étudiants qui habitent Poitiers en période scolaire et rentrent chez leurs parents le week-end et/ou pendant les vacances. Ce sont aussi les personnes hospitalisées ou en établissement de convalescence, les militaires, les religieux et les personnes sans domicile fixe
  12. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  15. « Un nouveau marché place des Alisiers - 02/07/2016, Mignaloux-Beauvoir (86) - La Nouvelle République », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté le 3 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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