Jazeneuil

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Jazeneuil
Jazeneuil
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Lusignan
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Claude Litt
2014-2020
Code postal 86600
Code commune 86116
Démographie
Gentilé Jazeneuillais, Jazeneuillaises
Population
municipale
811 hab. (2016 en diminution de 5,37 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 57″ nord, 0° 04′ 11″ est
Altitude Min. 107 m
Max. 157 m
Superficie 31,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://jazeneuilinfosweb.jimdo.com/

Jazeneuil est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vonne à Jazeneuil.

La commune est traversée par la Vonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Jazeneuil pourrait provenir du patronyme « Zezinoialo », propriétaire d'une terre, le suffixe gaulois « -ialo » désignant un champ, une clairière[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Romains construisirent à Jazeneuil un aqueduc qui amenait l'eau de la grotte aux Fées à une villa romaine située à l'emplacement de l'actuel Logis de la Cour. trois fours à chaux furent construits également afin de permettre la construction d'un temple.

Les Casadéens s’installent à Jazeneuil en 1109[2].

Au XIIe siècle, le commerce se développe et il existe quatre foires à Jazeneuil. Au XIVe siècle, la guerre de Cent Ans apporte famine, épidémies, pillages et massacres. L'activité chute.

Le , eut lieu la bataille de Jazeneuil. S'y affrontèrent les armées catholiques et protestantes aux alentours du Petit Breuil, non loin de Rouillé. Les troupes catholiques du duc de Montpensier avaient établi leur quartier général aux abords de la fontaine Saint-Macou. Les armées protestantes du prince de Condé tenaient garnison à Lusignan et établirent un camp au village du Châtaignier.

Au XVIIIe siècle, Jazeneuil compte 900 habitants. Le 25 février 1789, une assemblée générale a lieu, à l'issue de laquelle deux députés sont nommés pour assister à l'assemblée de Lusignan. Cette assemblée permet aux députés de rapporter les doléances des habitants de Jazeneuil.

Le 14 février 1790, la première municipalité est élue. Le premier maire se nommait Jean Guilloteau.

Dans les années 1850, une ligne de chemin de fer relie La Rochelle à Lusignan, ce qui permet aux habitants de s'ouvrir vers l'extérieur.

De 1880 à 1890, des écoles publiques de garçons et de filles sont construites. En 1893, s'ouvre un bureau télégraphique. Un tramway reliait Lencloître à Lusignan, la gare de Jazeneuil se situait au Pinacle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1983 1989 Rémy Vierfond    
2001 2008 Rémy Vierfond    
2008 2014 Bernard Beaubeau    
2014   Claude Litt    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 811 habitants[Note 1], en diminution de 5,37 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9177719299559019761 0981 1431 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1221 1151 1521 1091 0771 1681 1341 1821 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0941 0261 0511 0151 0251 042937932899
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
823794659683694764786857811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 25 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 25 exploitations agricoles en 2010 contre 45 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 6 % et sont passées de 1 979 hectares en 2000 à 2 110 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares [9].

44 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 27 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 19 % pour le fourrage et 3 % reste en herbes. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[8].

Sept exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (822 têtes en 2010 contre 716 têtes en 2000). six exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage d'ovins (870 têtes en 2010 contre 873 têtes en 2000). L'élevage de volailles a connu une baisse importante : 1 254 têtes en 2000 répartis sur vingt fermes contre 192 têtes en 2010 répartis sur huit fermes.

L'élevage de chèvres a doublé en 10 ans : 743 têtes sur six fermes en 2000 pour 1 352 têtes en 2010 sur cinq fermes[8]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[10]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Jazeneuil est romane. Elle est du XIIe siècle. Elle est située au bord de la rivière fut le siège d'un prieuré dépendant de la Chaise-Dieu. Bel équilibre du chevet aux baies en plein cintre en arcatures aveugles séparées par des contreforts en forme de colonnes. Les chapiteaux sont décorés de végétaux et d'animaux.
  • La fontaine Saint-Macou est la résurgence d'une eau provenant d'une source située sous le chœur de l'église. Saint-Macou (ou Maclou ou Malo) a laissé son nom à différentes fontaines dans le Poitou. En effet, le saint était invoqué pour la guérison des enfants malades, plus particulièrement, les enfants rachitiques et fragiles appelés les macouins. La pratique consistait à immerger le petit malade quelques secondes dans la fontaine. Cette pratique a perduré jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le culte de saint Macou était important. Sa statue de pierre le représentant en évêque se trouvait autrefois dans la chapelle de l'absidiole de l'église appelée chapelle Saint-Macou. La statue fut dérobée dans les années 1960. La fontaine a été restaurée en 1993.
  • Le lavoir reçoit l'eau provenant de la fontaine de Saint-Macou. Puis l'eau se déverse dans la Vonne. Le lavoir a été reconstruit de neuf en 1993.
  • La Maison poitevine est un musée permettant de découvrir les objets du quotidien d'autrefois, des poupées, des meubles... Elle est inscrite depuis 2010 au titre des monuments historiques[12].
  • Le logis (ou château) de la Cour est inscrit comme Monument Historique depuis 1937 pour son élévation. C'est une demeure fortifiée du XVe siècle ou une maison forte plus qu’un château. Il occupe une position en surplomb des méandres de la Vonne. À l'intérieur de la cour, il est possible de voir un linteau représentant deux sirènes affrontées dans une couronne de feuillage. Cette sculpture daterait du XVIe siècle. Le logis de la Cour est implanté sur une ancienne villa romaine. Le jardin est un espace botanique et pédagogique dont la vocation est de faire découvrir les plantes tinctoriales.
  • Le moulin de Mongoulin est un ancien moulin situé tout près de Jazeneuil. Sa toponymie apparait pour la première fois dans les textes médiévaux de 1458. En effet, après la guerre de Cent Ans, la deuxième moitié du XVe siècle marque un renouveau de l'activité meunière qui se traduit dans le paysage, par la construction de moulins sur la Vonne et ses affluents. Mongoulin a été le dernier moulin à fonctionner, jusqu'en 1954.
  • La grotte aux Fées ou la source de la Roche Perrin se situé le long de la vallée de la Vonne[pas clair]. Elle se trouve dans un coteau au bord de la Vonne, sur sa rive gauche, à 700 m environ du pont franchissant la rivière dans le village.
  • Le village de la Quinterie est un ancien fief relevant de Mauprié. Les textes citent le village dès le XIVe siècle. Son nom était alors La Gonterie. Puis, il devint au XVIIe siècle La Gontterye. Le village est intéressant pour son patrimoine bâti ancien et rural : grange-étable, maison poitevine, barrières en châtaignier.
  • Le four à chaux des Amilières : les fours à chaux que l'on rencontre dans les pays calcaires sont de gros bâtiments créés pour pratiquer la calcination des pierres calcaires et les transformer en chaux. Ce matériau est nécessaire à la préparation du mortier indispensable à la construction. Mais la chaux sert aussi comme amendement des sols trop argileux. Le procédé est connu depuis l'Antiquité, mais les vestiges que l'on trouve dans le département de la Vienne, sont surtout le reflet d'une intense activité qui s'est écoulée du XVIIe siècle au XXe siècle. Les fours sont généralement bâtis près des carrières, utilisant au mieux une dénivellation, ou au pied d'une petite falaise. Leur élément essentiel est une chaudière. C'est un cylindre vertical de six à quinze mètres de haut qui s'appuie au relief. Cette chaudière est formée d'un volume creux ouvert vers le haut par un "gueulard", qui sert à l'enfournement des pierres à cuire et du combustible. Sa paroi intérieure est tapissée de briques réfractaires. La chaudière était garnie d'abord de paille et de menu bois pour la mise à feu. Puis se succédaient des couches alternées de pierres calcaires et de combustible jusqu'aux deux tiers de la hauteur. Le combustible était soit du bois, soit du charbon, soit de la tourbe. Lors de la combustion, la température atteignait 1000°. Lorsque les couches basses de pierres étaient calcinées, elles étaient évacuées par des bouches situées à moins d'un mètre de la base de la chaudière. Les couches supérieures s'effondraient à leur place, tandis qu'on rechargeait le haut par les gueulards. Les pierres de chaux qui sortaient du four, étaient de la chaux vive que l'on transformait en chaux éteinte en l'arrosant. Après le broyage par des meules, la chaux transformée en poudre pouvait alors être commercialisée. Les chaudières sont enveloppées dans un fort remblais de terre et de sable qui a pour fonction de maintenir la chaleur. Le tout était enserré dans une forte maçonnerie qui est la partie visible de l'édifice. Le tout était complété par une rampe d'accès qui menait à une plate-forme au niveau supérieur des chaudières où se situaient les gueulards.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  2. Élisabeth Carpentier et Georges Pon, « Le récit de la fondation de l’abbaye de Montierneuf de Poitiers par Guillaume VIII : la chronique clunisienne du moine Martin », in Cahiers de civilisation médiévale, Xe-XIIe siècles, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, no 51, 2008, janvier-mars, p 21
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Enquête Structure 2007
  10. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  11. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  12. Notice no PA00105475, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]