Béruges

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Béruges
L'abbaye du Pin.
L'abbaye du Pin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Poitiers
Maire
Mandat
Olivier Kirch
2014-2020
Code postal 86190
Code commune 86024
Démographie
Gentilé Bérugeois
Population
municipale
1 332 hab. (2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 06″ Nord 0° 12′ 29″ Est / 46.5683333333, 0.208055555556
Altitude Min. 87 m – Max. 152 m
Superficie 32,63 km2
Localisation

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Béruges

Béruges est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Bérugeois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Béruges est une commune rurale, située à 12 km au sud-ouest de Poitiers, entourée par les communes de Montreuil-Bonnin, Vouneuil-sous-Biard, Quincay, Vouillé, La Chapelle-Montreuil, Coulombiers et Fontaine-le-Comte. Elle appartient au Grand Poitiers depuis 2005.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vouillé Quincay Vouneuil-sous-Biard Rose des vents
Montreuil-Bonnin N Vouneuil-sous-Biard
O    Béruges    E
S
La Chapelle-Montreuil Coulombiers Fontaine-le-Comte

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Territoire le plus vaste de son agglomération après Poitiers, la commune de Béruges s'étend sur 3 263 ha dont presque la moitié est recouvert de forêts (1 446 ha). Ainsi, le territoire communal est recouvert pour précisément 47 % par des forêts et des milieux semi-naturel, pour 52 % par des terres agricoles et pour 1 % par le bourg[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Le paysage se compose de bocages, de plaines de champs ouverts, de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées[3]. Le bourg lui-même est situé sur un promontoire rocheux d'une dizaine d'hectares, dans un méandre de la Boivre.

La commune compte deux grands massifs forestiers, répertoriés ZNIEFF[4] : une partie de la forêt domaniale de Vouillé-Saint-Hilaire au nord et une partie de la forêt de l'Épine au sud qui était autrefois la propriété des templiers[5]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent, ainsi, à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[6].

Sur ses plateaux, la commune accueille également des bocages, qui lui ont valu le surnom de « Petite Suisse poitevine » au XIXe siècle, et dont les 165 km de haies sont protégées par la commune depuis 1989. Le paysage de bocage se caractérise en Poitou par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes . Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...). Toutefois, avec la modification des pratiques agricoles (intensification et simplification des cultures, utilisation massive d'herbicides, mécanisation) et les remembrements fonciers à partir des années 1950, elles ont laissé la place à un espace plus ouvert et sont menacées de nos jours. Ainsi, au niveau de la région Poitou-Charentes, ce sont plusieurs milliers de kilomètres de haies et d'arbres isolés qui ont disparu. On estime que 35 000 km de haies ont été supprimées depuis les années 1960, soit 36 % de perte en moyenne [7]

Le sol de la commune est composé pour la partie correspondant au Seuil du Poitou, de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) sur 47 % de la surface et pour 46 % d'argile à silex peu profonde ; et pour la partie vallonnée et en terrasses alluviales, de calcaire pour le restant de surface soit 7 %[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Béruges est traversée par 19 km de cours d'eau avec comme rivière principale la Boivre sur 12 km qui traverse la commune d'est en ouest en décrivant des méandres. La Boivre peut provoquer des inondations comme en 1982, 1992, 1994, 1995, 1999 et 2010. Ces inondations peuvent être accompagnées de coulées de boue et de mouvement de terrain. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[8].

139 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[10], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares ou haltes ferroviaires les plus proches sont celles de Poitiers situé à 9,8 km qui reçoit le TGV, Ligugé (halte) à 10,9 km, Iteuil-Centre (halte) à 12,5 km, Chasseneuil (halte) à 15,8 km et Vivonne (halte) à 16,3 km. L’aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard situé à 7,9 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville proviendrait du mot celte beruco qui désigne une lande, une terre de bruyère[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles réalisées dès le XIXe siècle, puis à partir de 1976, indiquent une occupation de l'éperon rocheux de Béruges depuis 2500 av. J.-C. Des silex découverts attestent la présence d'agriculteurs-éleveurs de la culture d'Artenac.

Vers 450 av. J.-C., un village s'est créé. Des artisans bronziers et des forgerons y ont installé leurs ateliers. Vers la fin du Second âge du fer, le village s'entoure d'un murus gallicus, formant ainsi un petit oppidum.

Des restes de céramiques campaniennes, des amphores vinaires de Campanie ou de Tarragonaise, des amphores à huile de Bétique confirment que cet oppidum, au cours des IIe et Ier siècles av. J.-C. ne vivait pas en autarcie et était en contact avec le monde romain.

La conquête romaine va provoquer une transformation du village. Le murus gallicus disparait et Béruges devient une imposante villa gallo-romaine dont il reste encore d'importants témoignages : puits, mur de soutènement. Elle était décorée d'enduits peints, de marbres provenant de la mer Égée ou d'Asie Mineure et de mosaïques. De nombreux objets de la vie quotidienne de cette période ont été retrouvés : verrerie, bijoux en bronze, objets en os, céramiques communes et de luxe, monnaies, clous, buste de marbre, lampes à huiles.

L'activité apparait importante de la première moitié du Ier siècle jusqu'au milieu du IIe siècle ap. J.-C., puis les artefacts se font de plus en plus rares, indiquant, sans doute, une plus faible occupation du site.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le Haut Moyen Âge, Béruges est occupée par une communauté qui installe ses sépultures à l'emplacement d'édifices gallo-romains. Une première église est construite dédiée à saint Gervais et saint Protais.

Au IXe siècle, les Lusignan, puissante famille féodale du Poitou, sont seigneurs de Béruges. Ils sont probablement à l'origine de la construction de la tour de Guyenne. À la suite de la rébellion d'Hugues X de Lusignan contre le roi de France Louis IX (Saint Louis) et son échec en 1242, la seigneurie est partagée entre plusieurs seigneuries ecclésiastiques : l'abbaye du Pin fondée en 1120 et rattachée en 1163 à l'abbaye cistercienne de Pontigny, la commanderie de l'ordre du Temple de l’Épine, l'abbaye de Fontaine-le-Comte et les seigneurs laïcs de Mons, de la Raudière et de la Bourdillière.

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les guerres de Religion portent un coup terrible aux seigneuries ecclésiastiques. La seigneurie de Béruges appartient successivement à plusieurs familles.

En 1723, le curé de Béruges soutenait ses paroissiens dans leurs luttes : il les pousse même à se soulever contre les employés de la gabelle et les fait jeter au cachot[12].

Vers 1780, Béruges compte environ 700 habitants.

Béruges accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[13].

L’Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Béruges devient une commune en 1790. Les biens de l’Église et des nobles émigrés sont vendus comme biens nationaux et achetés essentiellement par les bourgeois de Poitiers.

Au XIXe siècle, le bourg, petite commune rurale aux terres pauvres se dépeuple.

De 1922 à 1934, la ligne de tramway Poitiers-Lavausseau dessert Béruges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 André-Hubert Quintard PS  
2014 en cours Olivier Kirch MoDem  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 1964, la commune de Béruges s'agrandit d'une portion de la commune de Quinçay correspondant au hameau de Ferrières.

Depuis le 1er janvier 2005, Béruges fait partie de la communauté d'agglomération de Poitiers

Jumelages[modifier | modifier le code]

Béruges est jumelée avec Avinyonet del Penedès en Catalogne (Espagne).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803 721 632 793 928 933 1 010 1 061 1 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 107 1 028 1 000 1 020 1 001 973 995 1 010 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912 950 932 765 727 701 662 628 675
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
654 629 556 749 1 050 1 103 1 271 1 279 1 337
2013 - - - - - - - -
1 332 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Béruges décline jusqu'en 1976, puis entrant dans la sphère d'influence de Poitiers, la commune devient péri-urbaine et sa structure sociale s'en trouve modifiée. La population se rajeunit et augmente depuis cette date.

En 2008, la densité de population de la commune était de 39 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Selon le recensement de 2009, publié en 2012 par l'INSEE, la population du bourg s'élève a 1 324 habitants avec une densité de 40,58 hab./km2. Toutefois, à ce nombre d'habitants, il faut soustraire les résidences secondaires (33 habitants) pour constater que la population permanente de Béruges est de 1 291habitants.

En 2007, la population était de 1 271 personnes avec 51,6 % d'hommes et 48,4 % de femmes, soit la même proportion qu'en 1999. Le nombre de célibataires était de 29 % dans la population. Les couples mariés représentaient 62,7 % et les divorcés 5,1 % des habitants. Le nombre de veufs et de veuves était de 3,2 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 15 % de la population en 2007 (contre 11,2 % en 1999).

La commune appartient à la communauté d’agglomération de Poitiers (le Grand Poitiers) qui connait un certain dynamisme démographique puisque sa population s’est accrue de 1,32 % par an en moyenne sur la période 1999-2006 (Ce taux est de 0,7 % pour le département). Ceci illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de +16,5 % et celle de Châtellerault de +5,0 %[16]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre.

Cependant, la population du Grand Poitiers [17] n'a quasiment pas augmenté entre 2007 et 2012 (141 986 habitants en 2007 pour 142 751 habitants en 2012).

Le dynamisme démographique concerne surtout les communes limitrophes de la capitale poitevine. C'est le cas pour Béruges dont la population a augmenté d’une centaine d’habitants. Béruges reste attractive car c’est une commune encore rurale tout en pouvant faire bénéficier sa population des services de l’agglomération poitevine proche.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Béruges dépend de l'académie de Poitiers et son école primaire C.-et-D.-Alleaume de l'inspection académique de la Vienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 21 en 2000[18]. Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 298 hectares en 2000 à 1 209 hectares en 2010. 31 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (colza), 36 % pour le fourrage et 13 % reste en herbes[18].

6 exploitations en 2010 (contre 12 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 045 têtes en 2010 contre 885 en 2000). L'élevage d'ovins a disparu en 2010 (320 têtes sur 3 fermes en 2000) ainsi que l'élevage de la volaille[18]. Cette évolution de l'élevage de moutons est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[19].

Commerce et Industrie[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup des communes rurales qui ont connu l'exode des populations, la commune de Béruges a vu tous ses commerces disparaitre les uns après les autres. Aujourd'hui, il ne reste qu'une boulangerie.

Selon l'INSEE, en 2009, Béruges accueillait 97 entreprises dont 48 liées à l'activité immobilière et 17 rattachées au secteur agricole (production laitière en vue de la confection du fromage chabichou, ayant l'appellation chabichou du Poitou - AOC et du beurre de Charentes-Poitou - AOC) et à l'élevage (veau, agneau et porcs).

Un marché important a lieu une fois par semaine sur la place de l'Église, le jeudi matin.

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, en 2007, le nombre d'emplois situés sur la commune était de 127.

Le taux de chômage était de 6,6 % en 2007 contre 7,2 % en 1999, selon l'Insee. Le taux d'activité était de 78,9 % contre 74 %, huit ans plus tôt.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Bornes abbatiales (frappées de la crosse de l'abbaye du Pin).
  • L'église du Sacré-Cœur est un édifice de grande taille, dont le chœur est tourné vers l'occident et non vers l'est, comme le voudrait la tradition chrétienne en France, c'est-à-dire vers Jérusalem. L'église a été construite en 1888 à l'emplacement du cimetière, après que la foudre soit tombée en 1873 sur l'ancien édifice. Devant l'ampleur des dégâts et sa petite taille, l'ancienne église n'a pas été reconstruite.
  • À sept kilomètres de Béruges, au sud, se situe l'ancienne abbatiale Notre-Dame de Fontaine-le-Comte. Elle a été fondée par Guillaume VII, comte de Poitiers. Le chevet est composé d'une abside en hémicycle et de deux absidioles. Il est épaulé par des contreforts plats. À l'intérieur, la nef est voutée en berceau brisé. La voûte du carré du transept repose sur huit nervures toriques. La vaste abside en cul-de-four a été conçue pour accueillir en abondance la lumière provenant de sept fenêtres en plein cintre. Les stalles sont à motif de rocaille. Elles datent de 1720. Belle statuette polychrome de saint Sébastien. Une partie d'un des bâtiments conventuels du XVe siècle est occupée par la mairie.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de Béruges : il date du XIXe siècle. C'est le château le plus important d'une commune qui en possède une dizaine.
  • Sur la route en direction de Vouillé et Lavausseau, il est possible de voir dans la forêt, les ruines d'une forteresse médiévale. Il s'agit de la tour de Béruges, appelée aussi tour de Ganne au XVIIe siècle et parfois, aujourd'hui, tour de Guyenne. La fortification fut avec le château de Lusignan, le dernier réduit de résistance des Lusignan au roi de France, Saint Louis, qui l'assiège et s'en empare en 1242. Les ruines sont inscrites comme monument historique depuis 1991.
  • Château de l'Épinay.
  • Château La Raudière. Ses bâtiments sont en forme de U et sa grande cour intérieure est fermée par une grille en fer forgée imposante. Les écuries sont ornées d'une grosse tête de cheval. Le château possède aussi un beau pigeonnier qui date de la construction de l'ensemble, soit 1647.
  • Château de Visais.
  • Les deux monuments aux morts. Béruges a la particularité d'avoir deux monuments aux morts au sein du bourg. En 1919, un premier monument est bâti et installé à l'entrée du cimetière. Un an plus tard, le maire, François Albert, futur ministre, obtient du gouvernement un canon lance-bombes allemand en guise de trophée. Toutefois, la place est insuffisante pour le mettre à côté du monument aux morts. De ce fait, celui-ci est déplacé pour être reconstruit en 1920 sur la place de l'Église, accompagné du canon, entouré d'obus enchainés et surmonté d'une croix militaire. Le canon y restera jusqu'en 1941, date à laquelle les troupes allemandes le récupéreront pour en fondre le métal. En 1921, le président du comité responsable de ce monument, demande et obtient de la municipalité le droit de construire un monument ayant à son sommet une croix religieuse. Le monument s'élève à l'entrée du village. Les noms de 36 morts pour la France y sont gravés contre 38 pour le monument aux morts érigés sur la place de l'Église. Ultime rebondissement: en 2013, le conseil municipal vote le déplacement du monument situé sur la place de l'Église vers le cimetière, là où il avait été érigé en 1919.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[20], il y a trois arbres remarquables sur la commune qui sont un cèdre de l'Atlas, un orme champêtre et un érable champêtre.

Certains espaces naturels de la commune sont reconnus comme zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [4]. Ces zones sont au nombre de cinq et couvrent 26 % de la surface de la commune. Il s'agit de :

  • la vallée de la Boivre ;
  • la forêt de l’Épine située à 5,7 km du bourg ;
  • le bois du Parc ;
  • la forêt de Vouillé située à 4,8 km de Béruges ;
  • la forêt de Saint-Hilaire situé à 1,8 km de la commune.
La vallée de la Boivre[modifier | modifier le code]

La partie de la vallée classée comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [4] est située en périphérie ouest de Poitiers. La zone englobe le cours inférieur du cours d'eau la Boivre, un petit affluent de la rive gauche du Clain. Le nom de Boivre vient du vieux français "bièvre" qui signifie "castor". Les castors devaient donc, manifestement, être abondants dans la vallée pour avoir laissé en mémoire leur nom. Dans ce secteur, la Boivre décrit de profonds méandres. Ils sont bordés de versants pentus d'exposition très variable, encadrant un fond de vallée plat et large de 100 à 200 mètres.

Cette zone est couverte de chênes, de charmes, d'érables sur les pentes fortes exposées plutôt vers le nord. En fond de vallée, les espèces d'arbres les plus représentées sont les frênes et les aulnes.

Les sous-bois frais situés sur les pentes exposées au nord abritent des végétaux à la belle floraison au printemps : jacinthes des bois bleues, anémones blanches et lamiers jaunes ainsi que quelques espèces rares comme la Lathrée écailleuse qui est une curieuse plante dépourvue de chlorophylle et qui parasite les racines de certains arbres, le Corydale à bulbe plein ou l'Isopyre faux-pigamon.

Les versants exposés au sud sont occupés essentiellement par les chênes pubescents et quelques chênes verts qui ont la propriété de ne pas perdre leur feuillage en hiver. À leurs pieds, s'est installée la Tulipe sauvage qui est une plante rare et qui est protégée sur l'ensemble du territoire français.

En fond de vallée, sur les rives, la Grande Douve qui est le plus grand des "boutons d'or" de la flore française, a trouvé un biotope favorable. La Grande Douve est protégée sur l'ensemble du territoire français tout comme une sorte de tulipe sauvage ne fleurissant que dans les prairies humides : la fritillaire pintade.

La vallée abrite les oiseaux que l'on rencontre habituellement dans les milieux forestiers du département de la Vienne, à l’exception du bouvreuil, qui est une espèce peu commune et très dispersée dans le département.

La forêt de l’Épine[modifier | modifier le code]

La forêt de l’Épine est une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [4] située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Poitiers. C'est un massif de 600 hectares incluant plusieurs petits étangs. La forêt occupe un plateau faiblement ondulé. La forêt a connu une occupation industrielle ancienne qui a été à l'origine d'une surexploitation liée à une ancienne forge qui exploitait le fer sur place. De plus, la forêt a subi une dégradation récente due à la construction de l'autoroute A10 dont le tracé a écorné sa pointe sud.

La forêt est essentiellement peuplée de trembles, de bouleaux, de chênes et de quelques hêtres.

D'un point de vue botanique, les mares et les étangs de la forêt de l’Épine constituent un habitat fragile et précieux, notamment les étangs Saunier et du Merle. On y trouve une des rares plantes carnivores de France : l'Utriculaire citrine.

La forêt est d'une remarquable richesse mycologique puisque 200 espèces de champignons y ont été recensées.

La forêt est aussi un abri pour des rapaces. Sept espèces différentes y ont été observées parmi lesquelles des espèces menacées et protégées au niveau national comme le Busard Saint-Martin, le Faucon hobereau ou la Bondrée apivore. Il est possible aussi de voir plusieurs passereaux rares en Poitou et protégés dans toute la France comme le Pouillot siffleur ou le Gros-bec casse-noyau.

La forêt est aussi une réserve de chevreuils.

Le bois du Parc[modifier | modifier le code]

Le site a fait l’objet d’un classement et d’une protection comme zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF)[4]. Il comprend le bois du Parc qui est situé entre les deux grands massifs boisés que sont la forêt de Vouillé au nord et la forêt de l’Épine au sud, mais aussi un tronçon du cours de la Boivre, en aval immédiat de Montreuil-Bonnin. La zone s’étend sur le territoire de plusieurs communes : Béruges, Montreuil-Bonnin, la Chapelle-Montreuil.

La topographie qui est assez variée définit des habitats bien spécifiés. Il comprend, du sud au nord :

  • un plateau d’altitude modeste qui culmine à 152 m. Les sols y sont limoneux et acides. Le plateau est couvert d’une chênaie calcifuge atlantique à chêne sessile. Les sous-bois abritent la Scille du printemps. C’est une espèce présente en France uniquement dans le Sud-Ouest et sur le littoral breton. En Poitou-Charentes, l’espèce est rare et elle est très localisée. En effet, on l’a recensé surtout dans le département des Deux-Sèvres et dans l’Ouest du département de la Vienne. Elle y est peu abondante.
  • un versant pentu et raide qui domine le marais. Le versant est orienté nord-ouest. Il surplombe la Boivre. Il est recouvert par des chênes pédonculés et des charmes. Il abrite, aussi, quelques hêtres communs. Cette essence est surtout répandue dans la moitié nord de la France et elle est à affinités montagnardes dans le sud. Sa présence est très disséminée en région Poitou-Charentes où on la rencontre surtout dans des biotopes dont le microclimat est frais et humide, c’est-à-dire dans des ravins, des versants exposés au nord (comme pour le bois du Parc) ou à l’est. Dans ses sous-bois, a été recensée la Dentaire bulbifère. C’est une curieuse Crucifère aux petites fleurs rosées qui se reproduit partiellement par de petites bulbilles situées à l’aisselle de ses feuilles. Le bois du Parc est l’un de ses quatre sites répertoriés dans le département de la Vienne. Avec la Dentaire bulbifère, on trouve les plantes habituelles des sous-bois de chênaies-charmais : anémones, primevères, jacinthes et ancolies.
  • le marais des Ragouillis qui borde la rivière. Il s’est développé en bas de pente à la faveur de suintements marneux. Il accueille diverses laîches, notamment la Laîche écailleuse. La Germandrée des marais y a été répertoriée ainsi que le Séneçon aquatique.
  • en pied de coteaux, les suintements marneux alimentent aussi un petit étang artificiel.

Dans le bois du Parc, la présence du Pouillot siffleur, un passereau forestier de distribution localisée en Poitou-Charentes a été observée.

La forêt de Vouillé-Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

La forêt de Vouillé est située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Poitiers. C'est un important massif domanial de 1500 hectares. Elle couvre un plateau à topographie très plane et d'altitude modeste : entre 130 et 140 mètres en moyenne.

Le peuplement forestier est homogène. Il s'agit essentiellement de chênes et de hêtres. Quelques zones ouvertes sont occupées par des landes à bruyères.

La forêt présente un intérêt biologique considérable illustré par la présence de 18 espèces de végétaux rares et/ou menacés. On peut découvrir :

  • la Vesce de Poméranie dans les lisières internes de la forêt,
  • le framboisier sauvage,
  • L'Œillet superbe qui est une espèce protégée en France et dont la foret de Vouillé constitue l'une des deux zones où on peut le découvrir en région Poitou-Charentes.
  • les Cicendies (la cicendie filiforme ou la cicendie fluette), plantes naines sur les chemins sablonneux temporairement humides qui traversent les landes.
  • la Centenille naine,
  • le Remoncule tripartite ou la Hottonie des marais, dans certaines mares,
  • la Bartsie visqueuse,
  • l'Illécèbre verticillé,
  • la Laîche des montagnes ou la laiche dégitée,
  • le laser à feuilles larges,
  • la pivoine coralline,
  • la scille du printemps.

La forêt semi-ouverte et la lande offrent un abri aux rapaces et aux passereaux dont 8 font l'objet d'une protection sur tout le territoire national. Il est ainsi possible de voir :

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée archéologique gallo-romain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Albert est ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts de juin 1924 à avril 1925 puis ministre du Travail de janvier à octobre 1933. Il est maire de Béruges de 1914 à 1933.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Bizard, Béruges, histoire d'un village du Poitou, 1968.
  • J-P. Chabanne, Béruges, 100 ans de découvertes archéologiques, Le Picton, no 46 juillet-aout 1984.
  • J-P. Chabanne et J-P. Pautreau, Un habitat de hauteur du premier âge du fer à Béruges, Aquitania, sup. - 1986.
  • M. Baussant-Vigier, Une paroisse rurale du Haut-Poitou : Béruges 1737-1815, maîtrise de l'université de Poitiers.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. a et b Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  4. a, b, c, d et e Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  5. Grand Poitiers, Histoire & Patrimoine - Béruges, novembre 2013, p. 2.
  6. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  7. Étude 'Évolution du linéaire de haies en Poitou-Charentes', IAAT 2006 – 2008
  8. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  9. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  10. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  11. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  12. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 143
  13. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  16. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  17. INSEE 2014 : les chiffres sont ceux des populations totales. C'est-à-dire celles retenues pour établir les subventions que l'État verse aux communes. Pour obtenir la population totale, l'Insee ajoute la population « comptée à part » à la population municipale. Cette population comprend les personnes qui ont conservé une résidence dans une autre commune que celle où ils sont recensés. Ce sont les lycéens ou étudiants qui habitent Poitiers en période scolaire et rentrent chez leurs parents le week-end et/ou pendant les vacances. Ce sont aussi les personnes hospitalisées ou en établissement de convalescence, les militaires, les religieux et les personnes sans domicile fixe
  18. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  19. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  20. Poitou-Charentes Nature, 2000