Trey

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Trey
Blason de Trey
Héraldique
Vue du village
Vue du village
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Granges-sous-Trey, Trey
Communes limitrophes :
Payerne, Torny, Châtonnaye, Valbroye, Fétigny
Syndic Jean-Marie Crausaz
Code postal 1552
N° OFS 5827
Démographie
Population 251 hab. (31 décembre 2012)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 12″ N 6° 55′ 32″ E / 46.770004, 6.92556 ()46° 46′ 12″ Nord 6° 55′ 32″ Est / 46.770004, 6.92556 ()  
Altitude 574 m
Superficie 381 ha = 3,81 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Trey
Liens
Site web www.trey.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Trey est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully. Citée dès le XIIe siècle, elle fait partie du district de Payerne entre 1798 et 2007. La commune est peuplée de 251 habitants en 2012. Son territoire, d'une surface de 379 hectares, se situe dans la région de la Broye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est habité dès la préhistoire. On y a trouvé des tombes de l'âge du bronze et de La Tène et des habitations de l'époque romaine[3]. Le village est cité pour la première fois en 1138 sous le nom de Treis avant de prendre les noms successifs de Trais (en 1142), Trees (1213), Treys (1254) et Treyz (1311).

Derrière le village, se dresse une colline boisée qui sépare les villages de Trey et de Granges-sous-Trey. Devant celle-ci se dresse un monticule où un château est construit au Moyen Âge et incendié en 1410 par les Lausannois. Séparée du canton de Berne en 1536 pour rejoindre celui de Vaud, la commune fait partie, pendant la période de la République helvétique entre 1798 et 1803 du canton du Léman avant de retrouver le canton de Vaud à la mise en application de l'acte de médiation. L'église du village est construite en 1796 grâce à une donation d'un habitant et deux ans plus tard, la commune est rattachée au district de Broye-Vully.

Le 7 septembre 1837, plusieurs maisons du village sont détruites dans un incendie. Ce qui n'empêche pas le village de se développer dans les années suivantes. L'ancien collège est construit en 1845, puis la gare est inaugurée en 1876 (construite, selon la légende, grâce à l'appui de Charles Estoppey, enfant du lieu élu au conseil fédéral mais qui a refusé son élection). En 1886, Fritz Cornamusaz, instituteur au village, créé au village un pensionnat qui porta son nom et qui existe jusqu'à l'été 2001.

Vers la fin du XIXe siècle, d'importants travaux ont été entrepris pour canaliser le lit de la Broye, à l'origine de plusieurs inondations. Les digues réalisées à cette époque n'ont cédé qu'une seule fois, lors des crues de décembre 1944. Une passerelle, construite en 1903 et rénovée en 1993, relie le village au hameau de Brit sur la commune de Granges-près-Marnand.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Trey

Les armes de la commune de Trey se blasonnent ainsi :
Parti d'argent et de gueules au chevron accompagné de trois coquilles, le tout de l'un à l'autre[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Trey représente 379 hectares qui se décomposent en : 36 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 271 ha de surfaces agricoles, 67 ha de surfaces boisées et enfin 5 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2004, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 3,43 %, les routes et infrastructures de transport 5,54 %, les zones agricoles 51,19 % et les zones arboricoles et viticoles 4 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Payerne. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district de la Broye-Vully. Elle a des frontières communes avec Payerne et Valbroye dans le canton de Vaud, ainsi qu'avec Fétigny, Torny et Châtonnaye dans le canton de Fribourg.

La commune se trouve dans la Broye, dans la région montagneuse qui sépare la vallée de la Broye de celle de la Glâne. Elle part de la Broye à l'est pour monter en direction de l'ouest vers les contreforts du canton de Fribourg. La pente est divisée en deux parties par le passage du ruisseau de Trey qui a creusé une vallée dans la molasse. Au sud de la commune se trouve le plateau des Corvets à 609 mètres d'altitude alors que le point culminant de la commune se trouve, avec 628 mètres, au-dessus du village de Trey.

En plus du village de Trey, la commune compte également le hameau de Malafin qui se trouve sur le versant sud du Trey ainsi que celui de Granges-sous-Trey sur la pente orientale de la vallée ; sur le plateau se trouvent enfin plusieurs exploitations agricoles isolées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Trey possède 251 habitants en 2012[1].. Sa densité de population atteint 65,9 hab./km².

En 2000, la population de Trey est composée de 104 hommes (46,4 %) et 120 femmes (53,6 %). La langue la plus parlée est le français, avec 206 personnes (92 %). La deuxième langue est l'allemand (14 ou 6,3 %). Il y a 208 Suisses (92,9 %) et 16 personnes étrangères (7,1 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 169 personnes (75,4 %), suivie des catholiques (28 ou 12,5 %). 20 personnes (8.9 %) n'ont aucune appartenance religieuse[5].

La population de Trey est de 460 habitants en 1850 et reste relativement stable jusqu'en 1910. Elle baisse ensuite régulièrement jusqu'à une stabilisation à environ 250 habitants dans les années 1970. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Trey entre 1850 et 2010[6] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 48,07 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti libéral-radical avec 24,68 % des suffrage et le Parti socialiste suisse avec 7,46 %[7].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 55,48 %, le Parti socialiste à 18,78 %, les Verts à 11,24 %, l'Union démocratique du centre à 8,25 %, le Parti bourgeois démocratique et les Vert'libéraux à 5,69 % et Vaud Libre à 0,57 %[8].

Sur le plan communal, Trey est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[9].

Sociétés locales[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs sociétés locales dont la société de jeunesse, née au début des années 1920 qui possède une bannière de 1923[10].

Le 20 avril 1958 est organisé à Trey par le moto-club de Payerne un motocross international. Jusqu'en 1966, huit éditions seront mises sure pied dont deux manches de championnat suisse en 1958 et 1959, une manche de championnat d'Europe en 1960 (250 cm³), quatre manches de championnat du Monde, en 1961 (500 cm³), 1963 (250 cm²), 1964 (500 cm3) et 1966 (500 cm³), ainsi qu'un trophée des nations (250 cm³) en 1965.

Enfin, la commune organise chaque année depuis 1993 les Aérolfiades de Trey, une exhibition de montgolfières[11].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Trey est inscrit comme site ISOS[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, l'économie communale était principalement centrée sur l'agriculture et l'élevage qui representent encore de nos jours une part importante de l'activité. Depuis, plusieurs entreprises locales de service se sont créées, principalement dans le village de Trey qui est devenu un lieu de résidence pour des personnes, principalement travaillant à Payerne.

Jusqu'à sa fermeture en 2009, la commune a accueilli sur son sol l'Institut de jeunes gens Cornamusaz, renommé Institut de Trey en 2001.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Trey fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis et le village fait partie de la communauté tarifaire fribourgeoise Frimobil. La gare est sur la ligne des Chemins de fer fédéraux qui relie Lausanne à Payerne. Elle fait partie du Réseau express régional vaudois et de la Ligne de la Broye[13]. Le village est desservi par la ligne de bus CarPostal reliant Romont à Payerne[14]. Le village est aussi desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Gilbert Marion, « Trey », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 4 juillet 2011 (consulté le 13 octobre 2012)
  4. « Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) » (consulté le 13 octobre 2012)
  5. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse
  6. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  7. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Trey », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. Site de la Jeunesse
  11. Site de la manifestation
  12. « Liste des sites d'importance nationale », sur Office fédéral de la culture (consulté le 3 octobre 2012)
  13. « Région Fribourg-Payerne », sur cff.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  14. « Romont FR-Sédeilles-Payerne », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 7 octobre 2012)
  15. « PubliCar Payerne (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 3 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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