Vulliens

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Vulliens
Blason de Vulliens
Héraldique
Vue du village.
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Bressonnaz-Dessus, Seppey-près-Vulliens
Communes limitrophes :
Moudon, Montet, Écublens, Ferlens, Carrouge, Vucherens, Syens
Syndic Daniel Schorderet
Code postal 1085
N° OFS 5803
Démographie
Population 433 hab. (31 décembre 2013)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 20″ N 6° 47′ 32″ E / 46.622228, 6.79221946° 37′ 20″ Nord 6° 47′ 32″ Est / 46.622228, 6.792219  
Altitude 737 m
Superficie 663 ha = 6,63 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Vulliens
Liens
Site web www.vulliens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Vulliens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully. Citée dès 1141, elle fait partie du district d'Oron de 1798 à 2007. La commune est peuplée de 433 habitants en 2013. Son territoire, d'une surface de 670 hectares, se situe entre la région du Jorat et celle de la Broye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de l'exploitation d'une gravière en 1901 et 1912, on trouve une sépulture datant de La Tène renfermant des ossements et des bijoux. Le captage d'une source datant de l'époque romaine et découvert en 1989 par des archéologues. Vulliens est mentionné dès 1141 sous le nom de Wilens. Au XIIIe siècle, Vulliens est le centre d'une seigneurie se situant au nord du Jorat et appartenant à une famille portant le nom du village. L'église est paroissiale dès 1228 et fait partie de la paroisse de Mézières dès la réforme de 1536. Le village appartient successivement aux Fernex-Lullin, aux Genève-Lullin, aux Tavel, aux Joffrey, aux Chandieu, puis aux Senarclens entre 1400 et 1763. À l'époque bernoise, il fait partie du bailliage de Moudon et est le siège d'une cour de justice. La commune fait ensuite partie du district d'Oron de 1798 à 2007, puis du district de la Broye-Vully[3],[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vulliens Blason De gueules à la fasce d'or accompagnée de trois roses du même[5]
Détails Vers 1900, la commune reprend les armes des nobles du village, connues par des sceaux du XIIe siècle, et des éléments des armoriaux du XVIe siècle[4].
La commune fait enregistrer le blason en 1921[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vulliens vu du village voisin de Vucherens, avec les Alpes en arrière-plan.

La surface totale de la commune de Vulliens représente 670 hectares qui se décomposent en : 36 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 446 ha de surfaces agricoles, 181 ha de surfaces boisées et enfin 7 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). À elles seules, les surfaces d'habitats et d'infrastructures représentent ainsi 5,37 % du territoire en 2005, contre 5,37 % en 1993 et 4,78 % en 1981. Dans le détail en 2004, les aires industrielles et artisanales représentent 1,65 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 4,17 %, les routes et infrastructures de transport 5,66 %, les zones agricoles 51,16 % et les zones arboricoles et viticoles 1,08 %[2]. Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Oron. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district de la Broye-Vully[6]. Elle a des frontières communes avec Carrouge, Chavannes-sur-Moudon, Ferlens, Moudon, Syens et Vucherens dans le canton de Vaud et Écublens et Montet dans le district de la Glâne du canton de Fribourg. La commune se situe entre la région du Jorat et celle de la Broye. Topologiquement, elle est délimitée au nord par une falaise molassique qui tombe dans la vallée de la Broye et au sud par l'embouchure de l'étang de la Bressonne près de Moudon. De là, les terrains communaux s'étendent sur les crêtes qui sont respectivement le Pierravau à 696 mètres d'altitude, le Bramafan à 768 mètres et Le Signal qui, avec 776 mètres, est le point le plus élevé de la commune. La crête descend ensuite abruptement vers l'est dans la vallée de la Broie, alors que l'ouest est marqué par des pentes plus douces conduisant à la vallée du Carrouge qui marque la frontière communale. À l’extrême sud de la commune se trouve le bois de Ban. Outre le village de Vulliens, la commune compte également les localités de Bressonnaz-Dessus surplombant la vallée de la Broye à 570 mètres d'altitude, Sépey à 645 mètres, Bramafan à 688 mètres et le Champ du Fau à 711. La commune possède sur son territoire une station d'épuration recyclant les eaux usées des villages alentour et est caractérisée par plusieurs sources d'eau, lui conférant une certaine autonomie.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Eugène Burnand[modifier | modifier le code]

La commune a vu vivre en ses terres l'illustre peintre réaliste vaudois Eugène Burnand. Malgré qu'il soit né et que le musée créé à son effigie soit à Moudon, Eugène Burnand a vécu une grande partie de sa vie dans son château dans le hameau de Sépey sur la commune de Vulliens. Une fresque grandeur nature est encore perceptible sur l'une des bâtisses du petit hameau. Depuis sa mort, Eugène Burnand ainsi qu'une partie de ses descendants, reposent au cimetière de Vulliens.

Albert-Louis Chappuis[modifier | modifier le code]

Albert-Louis Chappuis est né le 5 mars 1926 à Vulliens. Ce fils d'agriculteur reprend la ferme familiale qu'il peut rénover grâce à ses revenus d'éditeur. Albert-Louis Chappuis a un certain goût pour l'écriture et publie son manuscrit de La moisson sans grain en 1955. À cette occasion, il crée les Éditions Mon Village pour pouvoir publier ses ouvrages qui s'inspirent du terroir et de la condition paysanne. En 1979, il publie Pipe roman tiré d'une libre adaptation du film d'Yves Yersin et Claude Muret "Les petites fugues"[7]. Albert-Louis Chappuis décède le 26 juin 1994 à Lausanne. Depuis, il repose au cimetière de Vulliens et une rue du village porte son nom.

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 22,60 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 19,56 % des suffrage et le Parti démocrate-chrétien avec 18,80 %[8]. Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 30,52 %, le Parti libéral-radical à 26,77 %, l'Alliance du centre à 18,34 %, les Verts à 13,79 % et le Parti socialiste à 10,58 %[9]. Sur le plan communal, Vulliens est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Vulliens compte 433 habitants en 2013[1]. Sa densité de population atteint 65,3 hab./km². En 2000, la population de Vulliens est composée de 223 hommes (50,9 %) et 215 femmes (49,1 %). La langue la plus parlée est le français, avec 418 personnes (95 %). La deuxième langue est l'allemand (12 ou 2,7 %). Il y a 428 personnes suisses (97,3 %) et 12 personnes étrangères (2,7 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 279 personnes (63,4 %), suivie des catholiques (53 ou 12 %). 51 personnes (11.6 %) n'ont aucune appartenance religieuse[11]. La population de Vulliens est de 458 habitants en 1850 et elle reste stable jusqu'en 1920. Elle baisse ensuite régulièrement jusqu'à 266 habitants en 1970. Le nombre d'habitants augmente jusqu'à 438 en 2000. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Vulliens entre 1850 et 2010[12] :

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Vulliens fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus des Transports publics de la région lausannoise reliant Lausanne à Moudon s'arrête dans la commune[13]. Le village est aussi desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[14].

Vie communale[modifier | modifier le code]

Vulliens possède une société de Jeunesse ainsi qu'une abbaye vaudoise. La commune compte également une brasserie artisanale, la Brasserie du Jorat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Olivier Frédéric Dubuis, « Vulliens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 12 juillet 2012. consulté le 11 octobre 2012.
  4. a, b et c « Historique de Vulliens », sur vulliens.ch (consulté le 11 octobre 2012)
  5. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 octobre 2011)]
  6. « Liste historisée des communes », sur Statistique suisse (consulté le 1er octobre 2012)
  7. http://dbserv1-bcu.unil.ch/persovd/auteurvd.php?Num=1265
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Vulliens », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse
  12. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  13. « tl 62 Moudon-Gare », sur t-l.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  14. « PubliCar Thierrens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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