Mozac

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Mozac
Le centre-bourg de Mozac vu du clocher de l'église
Le centre-bourg de Mozac vu du clocher de l'église
Blason de Mozac
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Riom-Ouest
Intercommunalité Riom-Communauté
Maire
Mandat
Marc Régnoux
2014-2020
Code postal 63200
Code commune 63245
Démographie
Gentilé Mozacois ou Mozadaires
Population
municipale
3 788 hab. (2011)
Densité 935 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 38″ N 3° 05′ 42″ E / 45.8939, 3.09545° 53′ 38″ Nord 3° 05′ 42″ Est / 45.8939, 3.095  
Altitude Min. 340 m – Max. 424 m
Superficie 4,05 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Mozac est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand. Avec 3 788 habitants, elle est la deuxième commune la plus peuplée de la communauté de communes Riom-Communauté qui regroupe onze communes, soit un peu plus de 31 000 habitants.

Mozac se prononce moza comme dans mosaïque.

Les habitants de Mozac sont appelés les Mozacois. Avant le XXe siècle, lorsque la graphie était Mozat, ils étaient les Mozadaires. (Cf. ci-après « toponymie »)

Blason[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Héraldique de l'abbaye de Mozac.
Blason de Mozac

La composition du blason de la commune de Mozac est : Parti, au premier d'azur à la clef d'or posée en pal, au second du premier à la fleur de lys aussi d'or.

Il était jusqu'à la Révolution celui de l'abbaye de Mozac avant qu'il ne soit repris par la commune dans les années 1960.

La clef rappelle le patronage de saint Pierre, puisque l'abbaye était appelée « Saint-Pierre de Mozac ». La fleur de lys renvoie à l'appartenance royale depuis 764 ou 848 lorsque le roi, Pépin le Bref ou Pépin II d'Aquitaine rédigea une charte de protection et de donations pour l'abbaye.

Toponymie et prononciation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : toponymie.

Au VIe siècle, Grégoire de Tours cite l'existence d'un vicus de « Mussiacas »[1] : mais ce lieu doit être identifié à Moussages (Cantal). D'après une autre version, il appellerait Mozac vicus Musiacus, ce qui signifierait « le séjour des muses »[2].

  • Sur les documents médiévaux, la forme latinisée de Mozac était très variable : Mauzaco[3], Mosaco, Mausaco[réf. souhaitée], Mozaco[4], Mauzacum, Mausiacum, Mausiacus[5], Mauziaci en 1184, Moissacus vers 1315, Mausat en 1373, Mauziacus en 1392, Moziacus en 1467[6] notamment.
  • Il en va de même en français : Mauzac, Mozat, Mozac, Mausac, etc. Comme tout nom de lieu, aucune graphie n'était fixe.
  • Ce n'est que lors de la constitution de la commune en 1790 que l'on retient la forme Mozat. Cette appellation perdure jusque vers les années 1870 où l'on commence à préférer Mozac. Pourtant Mozac est un des rares exemples d'une suffixation en -ac en Basse-Auvergne, où l'on retrouve, de nos jours, plus volontiers des communes dont le nom se termine en at comme : Blanzat, Cébazat, Ennezat, Malauzat, Manzat, Marsat.
  • Pourtant Mozac continue de se prononcer Moza, comme s'il y avait un t muet à la fin.
  • Les formes -ac et -at (sous sa variante auvergnate, et limousine parfois) viendraient d'un suffixe gallo-roman -acum qui signifie le lieu de. D'après Albert Dauzat, il est précédé du nom de personne latin Maletius ou gaulois Mausos. Homonymie avec les nombreux Mauzac, Mozac, Mozé, Mauzé, Mouzay, etc. Une autre définition toponymique est aussi avancée : « placé au milieu des eaux », vu les nombreux ruisseaux (Ambène, Moulins-Blancs…) qui auraient déterminé l'implantation de l'abbaye en cet endroit.
  • On peut donc nommer les habitants les Mozacois (Mozac) ou les Mozadaires (Mozat). Une distinction populaire appelait Mozadaires toute personne qui était originaire de Mozac ; les Mozacois étant alors les nouveaux habitants.
  • Traditionnellement, on parle de la « commune de Mozac », mais on l'écrit « Mozat » lorsqu'on évoque le Mozac historique ou qu'on traite de l'abbaye de Mozac.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Mozac[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de Mozac se situe dans la plaine de la Limagne, au pied de la chaîne des puys, limitrophe de Riom et à 15 km au nord de Clermont-Ferrand, chef-lieu de région.

Les accès routiers principaux pour se rendre à Mozac sont : A71, sortie 13 Riom, et la D2029.

Limites administratives des communes autour de Mozac
Quatre communes sont limitrophes de Mozac :
Rose des vents Riom Rose des vents
Enval N Riom
O    Mozac    E
S
Malauzat Marsat

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Mozac se rattache aux relevés de Clermont-Ferrand qui est la station météorologique la plus proche, à 15 km au sud.
Située à l'est de la chaîne des Puys, la région clermontoise est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L’été chaud est marqué par des orages tandis que l’hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo-France a ainsi enregistré les températures extrêmes de +40,7  °C en juillet 1983 et de -29,0 °C en février 1929. La région clermontoise se situe en zone de rusticité 8a.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Mozac
(Clermont-Ferrand)[7]
1907 591 22 27 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Soleil et nuage  Relevés météo, station de Clermont-Ferrand (altitude : 329 m)[8]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0 1 3 5 8 12 14 14 11 8 3 3 6,8
Températures maximales moyennes (°C) 7 9 13 15 20 23 26 26 22 18 11 8 16,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 29 27,3 29,5 45,2 91,9 67,5 47,8 73,8 57,8 51,3 36 33,5 590,8

La pluviométrie est l’une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an[8] ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L’ensoleillement est de 1 900 heures par an[9].

Site[modifier | modifier le code]

Avant l'an mil, la première formation du bourg de Mozac (environ 1,15 hectares) s'est développée contre la voie romaine Augustonemetum-Avaricum. Ce regroupement d'habitations est bordé à 50 m au sud par le ruisseau d'Ambène qui permit de séparer naturellement le bourg de l'abbaye (sa porte générale et ses remparts ont été édifiés contre le ruisseau qui traverse le territoire d'ouest en est).

Le bourg se situe à l'est de la commune actuelle, à son point le plus bas : 354 m d'altitude.

Les limites du territoire de Mozac ont été fixées pour la première fois le 3 juin 1348, à la suite d'un conflit entre les religieux de l'abbaye de Mozac et les consuls de la ville de Riom[10]. Pour l'occasion, sept bornes dites de justice en pierre de Volvic ont été plantées entre Riom et Mozac sur l'actuel tracé de la rue Henri-Pourrat, mitoyenne aux deux communes. Une borne est restée en place ; deux autres en meilleur état sont conservées au musée lapidaire de Mozac. Une face représente une crosse symbole de l'abbaye de Mozac, tandis que sur le revers est gravée une fleur de lys désignant la ville royale de Riom.

Le territoire de Mozac était constitué jusqu'à la Révolution de deux paroisses avec l'église Saint-Paul au nord (contre la mairie actuelle) et l'église Saint-Martin au sud (près du cimetière actuel). La commune de Mozac créée en 1790 est donc la conséquence du regroupement de ces deux paroisses.

La commune est traversée d'ouest en est par le ruisseau d'Ambène.

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Patrimoine[modifier | modifier le code]

Abbaye de Mozac[modifier | modifier le code]

Église abbatiale Saint-Pierre de Mozac
Article détaillé : abbaye de Mozac.

L'abbaye de Mozac, qui a été fondée au VIIe siècle par saint Calmin, était jusqu'à la Révolution l'une des plus puissantes d'Auvergne, avec une quarantaine de prieurés dans la province dont, pour les plus importants, Marsat (couvent de moniales), Volvic, Royat, Saint-Germain-des-Fossés, etc. L'abbaye de Mozac fut rattachée à l'ordre de Cluny en 1095, lors du lancement à Clermont de la première croisade, par le pape Urbain II.

L'édifice roman a été très endommagé par des tremblements de terre au XVe siècle. Le chœur, le transept, le bas-côté sud et le cloître ont été restaurés par l'abbé Raymond de Marcenat, dans un nouveau style architectural, le gothique, et en utilisant un matériau connu seulement depuis le XIIIe siècle, la pierre de Volvic. Les éléments tombés à terre, comme les nombreux chapiteaux romans, en calcaire, ont été réemployés dans la reconstruction gothique. Ainsi, une trentaine de chapiteaux du XIIe siècle ont été découverts et sont aujourd'hui exposés dans le musée lapidaire attenant à l'église.

Seuls le bas-côté nord (façade visible depuis la rue) et la nef ont subsisté des destructions. Sur les colonnes de la nef, quarante-sept chapiteaux romans font de Mozac un haut lieu de la sculpture romane, comme Conques, Autun ou Vézelay. L'église abbatiale adoptait un plan basical et par son architecture aurait pu être classé parmi les édifices majeurs de l'art roman auvergnat au même titre qu'Issoire, Notre-Dame du Port, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin.

La commune de Mozac adhère à la Fédération des sites clunisiens, association européenne qui s'occupe de la promotion des sites historiques qui dépendaient de l'ordre de Cluny éteint à la Révolution.

Classée « monument historique » en 1840, l'abbaye de Mozac est surtout considérée comme un « site emblématique » dans le Grand itinéraire culturel européen, label décerné à la Fédération des sites clunisiens par le Conseil de l'Europe.

Borne de justice[modifier | modifier le code]

Sur les sept bornes en pierre de Volvic plantées en 1348 pour délimiter les territoires de la ville de Riom et de l'abbaye de Mozac (voir supra : "Site"), une seule est restée en place. Rappelons que les officiers révolutionnaires ont repris intégralement cette frontière du XIVe siècle pour créer la limite de communes.

Cette borne se situe au croisement des rues Henri-Pourrat et Saint-Calmin. Elle représente sur une face la fleur de lys symbolisant la ville royale de Riom, et sur l'autre, une crosse abbatiale est sculptée pour l'abbaye de Mozac. Elle est classée monument historique depuis 1972 et elle est propriété de la commune[11].

Château de Portabéraud[modifier | modifier le code]

Château de Portabéraud (façade Sud)

Cette gentilhommière (classée ISMH[12]) a été construite au sud de l'abbaye au XVIIe siècle. L'origine de son nom, Portabéaud, est mystérieuse mais laisse supposer qu'il s'agissait d'une porte (porta) de l'ancienne enceinte de l'abbaye.

Cette demeure seigneuriale fut transformée et réaménagée au XVIIIe siècle par l'architecte Legay. C'est un parfait exemple des folies construites par les notables du siècle des Lumières. Il faut admirer le portail et les escaliers ornés de ferronneries très typiques de l'art auvergnat du XVIIIe siècle, les statues de terre cuite du jardin, les pièces principales du château avec leurs portes sculptées, les plafonds à la française, les boiseries de style Louis XV, les sols en pierre de Volvic. La chapelle privée présente des panneaux de gypserie et des peintures naïves. Ces dernières ont été peintes par la fille de Gabriel Mercier, propriétaire du château à la fin du XVIIIe siècle.

Portabéraud était donc la résidence du premier magistrat de la commune, Gabriel Mercier (maire du 28 février 1790 au 13 novembre 1791). C'est la raison pour laquelle le château est également appelé « folie Mercier ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Formation de la commune[modifier | modifier le code]

La commune de Mozac a été officiellement instituée le 24 février 1790[13] regroupant les deux paroisses du territoire mozacois dépendant de l'abbaye : Saint-Paul et Saint-Martin. Ces deux églises sont supprimées par décision de l'évêque le 4 novembre 1791. Les six derniers moines quittent l'abbaye dont l'église devient la seule du village, devenant la « paroisse Saint-Austremoine ».

À deux reprises dans l'histoire, la municipalité voisine de Riom tenta en vain d'annexer la commune de Mozac dans son territoire : dès la formation des communes en 1790, les élus de Riom portèrent une pétition au Conseil général du Puy-de-Dôme, puis lorsque le 20 février 1864 le maire de Riom, Annet Tallon, présenta devant son Conseil municipal un exposé « sur la situation de Riom vis-à-vis du village de Mozat et la nécessité de la réunion des deux communes ». Les élus mozacois défendirent leur autonomie dans des contre-exposés et obtinrent toujours gain de cause.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Mozac

Depuis 1790, vingt-deux maires se sont succédé à la tête de la municipalité. Le maire actuel est Marc Régnoux ; il fut désigné par le Conseil municipal le 29 mars 2014, à la suite du premier tour des élections municipales, le 23 mars 2014 que sa liste « Bien vivre à Mozac » a remporté avec 51,71 % contre la liste « Mozac Avenir et Solidarité » conduite par André Chanudet (48,29 %).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 788 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 052 1 127 1 145 1 104 1 152 1 155 1 138 1 231 1 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 298 1 288 1 239 1 161 1 171 1 140 1 123 1 090 1 087
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056 1 086 1 034 895 938 938 992 1 146 1 164
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 421 1 795 2 127 3 057 3 496 3 671 3 529 3 484 3 620
2011 - - - - - - - -
3 788 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


D'après la définition de l'INSEE, Mozac était une commune rurale jusqu'au recensement de 1975, lors duquel elle dépasse pour la première fois le seuil des 2 000 habitants. En 1982, elle dépasse les 3 000 habitants. Un pic est atteint lors du dernier recensement exhaustif en 1999 avec 3 671 habitants. Puis, la croissance démographique a marqué le pas ; à cause de sa petite superficie (environ 4 km2), l'urbanisation de la commune arrive à son summum, avec une forte densité de 935 habitants/km². Toutefois, depuis 2007, Mozac gagne de nouveaux résidents tous les ans, pour atteindre le chiffre record de 3 788 habitants en 2011 (dernières données en date).

La forte croissance de la population de Mozac est un phénomène qui coïncide avec l'étalement urbain de l'agglomération de Clermont-Ferrand pendant les Trente Glorieuses, et aussi avec la présence limitrophe de la sous-préfecture de Riom.

La situation géographique de Mozac a favorisé l'implantation immobilière accrue rencontrée après la Seconde Guerre mondiale (dernier mouvement d'exode rural terminé en 1975). Deux facteurs sont à souligner : la proximité de la capitale auvergnate et le site en lui-même (plaine de la Limagne).

Deux maires successifs, qui ont administré Mozac, ont construit de nouveaux quartiers résidentiels, en dehors du bourg (centre historique) : Raymond Hulet (de 1953 à 1965) et surtout Edmond Vacant (de 1965 à 1995). Ainsi, à partir de 1973, une bonne partie du sud du territoire communal accueille un vaste lotissement, géré à l'origine par la société Michelin pour loger ses salariés[Note 4].

Économie[modifier | modifier le code]

À l'ouest de la commune, au bord de la route départementale 986, s'étend sur 90 hectares une zone artisanale et industrielle appelée « Espace-Mozac ». Elle se poursuit sur les communes voisines d'Enval, Malauzat et Volvic (où se trouve l'usine d'embouteillage des eaux de Volvic).

Espace-Mozac est né dans les années 1990 de la volonté des communes de Mozac, Enval et Malauzat pour regrouper les commerces qui s'étaient implantés de manière anarchique à partir des années 1960. Aujourd'hui, la gestion économique et administrative d'Espace-Mozac est du ressort de la communauté de communes Riom-Communauté qui en a la compétence exclusive à la place des communes[16].

Sur cette même route, Mozac accueille le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Riom. Elle gère un hôtel d'entreprises.

Enseignement[modifier | modifier le code]

École communale de Mozac construite dans les années 1880

Les établissements scolaires de Mozac sont rattachés à l'académie de Clermont-Ferrand. La commune dispose sur son territoire de deux écoles publiques : une école maternelle appelée « La Mosaïque » (par jeu de mots avec le nom de la commune) et une école élémentaire (rue Louis-Sanitas, nom d'un ancien directeur). Le plus vieux bâtiment du groupe scolaire a été construit dans les années 1880 sous la municipalité de Jacques Jabot.

Culture[modifier | modifier le code]

L'Arlequin

La commune de Mozac est propriétaire d'une salle de spectacles, L'Arlequin (rue Louis-Dalmas). Ce complexe d'animation est utilisé en priorité par les associations mozacoises, la commune pour les événements culturels, et par les particuliers en location. La municipalité organise chaque année une saison culturelle, de septembre à juin[17] : théâtre, concerts, spectacles humoristiques, etc.

La salle de L'Arlequin est modulable en différentes configurations avec une cloison mobile (grande salle de 370 m2) et contient 500 places assises pour les conférences et les spectacles ; 215 places pour les repas et conférences.

La salle capitulaire

L'ancienne salle de réunion du chapitre des moines, située au rez-de-chaussée du presbytère de l'abbaye, est propriété communale et est utilisée par la commune et les associations comme lieu d'expositions d'art.

La maison des associations

Quelques associations à vocation culturelle comme l'harmonie municipale sont réunies allée des Peupliers, dans une maison des associations, inaugurée en septembre 2011. Ces locaux peuvent accueillir des expositions ou des manifestations ponctuelles.

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

À côté de la salle de l'Arlequin, se trouve un important complexe sportif appelé « Edmond-Vacant » (du nom de l'ancien maire, de 1965 à 1995) qui se situe au lieu-dit « Les Haires ». Il comprend un terrain d'honneur de football avec des tribunes, deux terrains d'entraînement, un gymnase (avec une salle de basket-ball), une salle de gymnastique équipée, et un dojo de judo). Contre les terrains d’entraînements de football, il y a une piste homologuée de BMX rénovée en 2009 et un terrain de pétanque de compétition. Le complexe sportif possède également un centre de tennis couverts Henri-Cochet avec un club-house.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations sportives (loi de 1901) sont présentes à Mozac dont :

  • le club « Mozac Volvic Basket » ;
  • Energie Cycles Mozac, Club dynamique de jeunes vététistes. Régulièrement sélectionnés aux championnats de France et organisateurs d'evènements tels que trails de course à pieds ou randonnées (cyclistes et pédestres).
  • le club de football US Mozac : l'équipe a atteint en 2006 la division d'Honneur, le plus haut niveau régional, enchaînant ainsi deux montées en deux ans. Cette même année, l'US Mozac s'est également hissée jusqu'au huitième tour de la Coupe de France.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Foire du 1er mai.
  • Fête du Potiron

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Mozac a conclu un premier jumelage avec la ville espagnole d'Albalat de la Ribera (proche de Valence) le 22 septembre 2000. Le serment de jumelage a été officiellement signé à Mozac le 14 juillet 2001 entre Michel Lepetit, maire de Mozac, et Juan-Baptiste Ferrando-Miedes, maire d'Albalat de la Ribera.

Le Conseil municipal de Mozac, en séance du 23 mars 2009, a décidé de se jumeler avec une deuxième ville. Il s'agit de Bagolino en Italie[18]. Le serment de jumelage a été signé à Mozac le 3 octobre 2009 entre Michel Arsac, maire de Mozac, et Gianluca Dagani, maire de Bagolino[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Christelle Plisson remplace Béatrice Castelluci (n° 2 de la liste « Mozac Avenir et Solidarité »), démissionnaire dès le début du mandat.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Les voiries ont été cédées à la commune de Mozac en 2009.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred Jacobs, Géographie de Grégoire de Tours : le pagus et l'administration en Gaule, Paris, Furne éditeur, 1858, p. 118. Livre accessible intégralement
  2. Abbé Cohadon, « Recherches historiques sur Mauzac, son abbaye, son église », dans Tablettes historiques de l'Auvergne, 1842, p. 1-2.
  3. Capitula generalia ordinis cluniacensis, habita annis 1685, 1693, ... - Page 163
  4. Statuts, chapitres généraux et visites de l'ordre de Cluny - Volumes 8 à 9 - Page 34
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408313d/f244.image
  6. Toponymie générale de la France d'Ernest Nègre(Tome 2, Formations non-romanes,...-Page 751)
  7. Données de la station météorologique de Clermont-Ferrand (arrondies à l'unité supérieure), sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  8. a et b Moyenne 1961-1990. Source : Mémorial de la météorologie nationale, Quid 2007, p. 984.
  9. Moyenne 1991-2000 - Source : Météo France
  10. Hippolyte Gomot, Histoire de l'abbaye royale de Mozat, 1872, note 12, pp. 257-262 : « Lettres patentes de Philippe VI portant délimitation de la justice de l'abbaye royale de Mozat ».
  11. Cf. la fiche sur la base Mérimée.
  12. Inventaire supplémentaire des monuments historiques, inscription du 26 janvier 1998. Cf. fiche sur la base Mérimée.
  13. Constitution de la commune de Mozac le 24 février 1790 (Wikisource)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. Article sur la zone Espace-Mozac sur le site web de Riom-Communauté
  17. Programme de la saison culturelle de 2009-2010 [PDF]
  18. Compte-rendu du Conseil municipal de Mozac du 23 mars 2009
  19. Programme du serment de jumelage entre Mozac et Bagolino, sur le site du Comité de jumelage de Mozac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]