Marsat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marsat
Église Notre-Dame de Marsat.
Église Notre-Dame de Marsat.
Blason de Marsat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Riom-Ouest
Intercommunalité Riom-Communauté
Maire
Mandat
Jacques Vigneron
2014-2020
Code postal 63200
Code commune 63212
Démographie
Population
municipale
1 206 hab. (2011)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 38″ N 3° 04′ 57″ E / 45.8772222222, 3.0825 ()45° 52′ 38″ Nord 3° 04′ 57″ Est / 45.8772222222, 3.0825 ()  
Altitude Min. 348 m – Max. 517 m
Superficie 4,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Marsat

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Marsat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marsat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marsat

Marsat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Marsat fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Les habitants sont appelés les Marsadaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mozac Riom Rose des vents
Malauzat N Riom
O    Marsat    E
S
Châteaugay

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom de Marsat connaît plusieurs thèses qui ont été proposées et défendues. Néanmoins aucune ne fait autorité.

  • Version Sidoine Apollinaire : Martialis (lieu choisi par les Romains pour y établir leur quartier d’hiver).
  • Version de saint Martin : en 525, saint Martin fonde un monastère arverne pour abriter de précieuses reliques ; il l’appelle aussitôt Marciacus ;
  • Version donnée par les celtisants et peut-être la plus plausible Marsac : cette version prend ses racines dans Mar et Ac ce qui signifierait : « terroir où coulent les eaux abondantes ».
  • D’autres appellations : Marzacum ; Martiaco sont également évoquées.

Ces différentes versions ont vraisemblablement conduit à l'appellation actuelle de Marsat. Dans tous les cas au VIe siècle, Grégoire de Tours rend visite à Marsat.

présentation[modifier | modifier le code]

Maître F. MOREL, dans un de ses ouvrages, donne une définition de Marsat assez surprenante. En effet, il écrivait « À en regarder ses maisons à toitures plates et son clocher couvert de tuiles creuses, Marsat ressemble à un petit bourg d’Ombrie ou de Toscane ». Toutefois il s’empressait d’ajouter « Mais, à en explorer ses vestiges en pierre de Volvic et son passé religieux, Marsat renvoie à l’histoire d’une cité du royaume de France convoitée par bien des seigneurs locaux ».
En fait Marsat qui, au fil des décennies, s’est certainement transformé, a su évoluer en gardant tout son charme et rester un authentique village Auvergnat.
Selon le dernier recensement de 2006, Marsat, compte une population de 1 188 habitants. Ce village se situe entre Riom, Sous Préfecture du Puy de Dôme distant de 3 kilomètres et Clermont-Ferrand, préfecture, distant de 15 kilomètres. Respectivement 5 et 15 minutes pour s’y rendre.
Marsat est un véritable village historique et à ce titre renferme forcément quelques vestiges :

  • deux tours de son château restent visibles . Si une de ces tours est encore relativement intacte la deuxième est plus abîmée ;
  • le couvent qui avait subi les vicissitudes de la révolution et de l’usure du temps et laissé à l’abandon est en partie restauré  ;
  • le lavoir toujours intact ;
  • quelques anciennes et somptueuses demeures.

Marsat, absent de zone industrielle ou artisanale et dépourvu de commerçants à l’exception d’un bar/restaurant et d'un salon de coiffure, est devenu une « banlieue » résidentielle de l’agglomération de Riom.
Par ailleurs, si Marsat est aujourd’hui un paisible petit village résidentiel, situé à proximité de Riom, il est aussi classé « site clunisien » et est riche d’un patrimoine religieux hors du commun. En effet, l’église Notre-Dame de Marsat ancienne église prieurale et paroissiale des XIIe et XVe siècles, renferme bien des trésors :

  • une Vierge noire du XIIe siècle, veille sur ce lieu saint.
  • une croix de cristal reliquaire datant du XVIIe siècle protège en son centre une épine de la couronne du Christ, relique très rare puisqu’il n’en existe que trois en Europe.
  • une roue de cire qui symbolise la reconnaissance de la ville de Riom à la Vierge Marie de Marsat.

La commune de Marsat a su également restaurer le couvent que la révolution de 1789 et l’usure du temps avaient laissé à l’abandon. Ce lieu a désormais retrouvé une belle allure.

Vierge à l'Enfant blanche romane de l'église Notre-Dame de Marsat

La commune de Marsat adhère à la Fédération des sites clunisiens, association européenne qui s'occupe de la promotion des sites historiques qui dépendaient de l'ordre de Cluny éteint à la Révolution.

Le couvent des moniales Notre-Dame de Marsat était un prieuré qui dépendait de l'abbaye de Mozac avant la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Louis XI[modifier | modifier le code]

En 1440, Louis XI de France, encore Dauphin du Roi Charles VII, rejoint la Praguerie : révolte des grands seigneurs mécontents qui considèrent leurs responsabilités insuffisantes. C'est à Cusset que cette fronde est vite matée et Louis XI offre sa soumission au roi.
Une fois roi, Louis XI doit, à son tour, lutter contre ligue du Bien public, contestataires féodaux qui s'opposent au roi.
C'est à ce titre qu'il se rend à Riom pour combattre ces ligueurs. Et pendant son séjour il se rend à l'église de Marsat où il prie la Vierge. Il semble être entendu puisque c'est à Aigueperse qu'il signe un accord de réconciliation avec les princes ligueurs.
Heureux que la Paix, avec les Princes, soit revenue Louis XI remercie par lettre la Vierge qu'il a tant priée et demande que soit dit tous les matins à Marsat, par un chapelain, une « messe perpétuelle ». Par ailleurs il attribue une rente annuelle de 50 livres tournois.

En passant par l'abbaye de Mozac, le roi Louis XI est arrivé à l'église de Marsat le dimanche 23 juin 1465, afin de remercier Notre Dame[1]. Menacée par la Ligue du Bien public, l'armée royale avait dû lutter contre les Bourbons. Toutefois, le roi a réussi, après les batailles, à obtenir leur fidélité entière, notamment celle de Pierre de Beaujeu, futur gendre. Aussitôt quitté Marsat, toute l'armée réunie a fait diligence, jusqu'à Paris.

Le roi n'a pas oublié de cette église Notre-Dame pour laquelle il avait ordonné 50 livres tournois de don par an, afin que le chapelain Claude Benoît puisse célébrer quotidiennement la messe. En 1469, le roi Louis XI a expédié une lettre au receveur ordinaire de Montferrand à cause du payement insuffisant :

« De par le roy. Receveur ordinaire de Montferrand, nous avons despieca fonde en l'eglise de Nostre Dame de Marsac (sic), pres Rion, une messe chacun jour a nostre devocion, et pour la fondacion d'icelle avons constitue et assigne sur la valleur de nostre demaine de vostre recepte la somme de cinquante livres tournois par chacun an. Et combien que nostre bien ame chappelain Glaude Benoist, presbtre, ait celebree ladite messe et qu'il face tres bien son devoir de desservir ladite fondacion, ainsi qu'il nous a este dit et remonstre, neantmoins il n'a peu ne ne peut estre entierement paie desdites cinquante livres tournois, ...... Et soiez seur que vous n'y aurez aucun dommaige ; et pour ce n'y faictes plus de difficulte, ou autrement nous ne serons pas contens de vous et donnerons provision pour vous contraindre a paier tout ce que vous en pouriez devoir. Donne a Amboyse, le XXVIIe jour de juillet. LOYS. BOURRE. (secrétaire) [2]. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2004, environ 500 militants anti-OGM du Collectif des faucheurs volontaires ont détruit l'après-midi deux parcelles de maïs transgénique (5 hectares) à Marsat. Plusieurs élus y ont participé tandis qu'une contre-manifestation d'agriculteurs pro-OGM était organisée également à Marsat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marsat.

Le blason de la commune de Marsat a été décidé par délibération du conseil municipal le 6 juin 1991 : taillé : au premier de gueules aux trois pals d'hermine, au second de sinople à la pomme d'or soutenue d'une grappe de raisin du même ; à la barre ondée d'argent brochant sur la partition ; sur le tout d'azur à la Vierge en majesté de sable vêtue d'or, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus aussi de sable vêtu d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2006 Paul Noton DVD Vice-président de Riom-Communauté
mars 2006 mandat en cours Jacques Vigneron DVD Vice-président de Riom-Communauté, chargé de la médiation et des équipements culturels
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
753 751 812 714 725 808 798 766 749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746 725 705 665 711 659 687 675 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626 608 630 585 577 532 558 598 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
591 643 807 989 1 062 1 137 1 188 1 203 1 206
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Une description de l’église est donnée par H et E du RANQUET :

« L’église de Marsat se présente au visiteur comme un puzzle assez réussi : deux nefs accolées réunies par des arcs percés après coup ;
la nef Nord, (Xe siècle) de construction romane avec une voûte en berceau plein cintre, se terminant par un chœur du XVIe siècle avec un clocher du XVIIIème ;
la nef-Sud (XIIe siècle) de construction gothique aussi avec une voûte sur croisée d’ogives du XVe siècle et un cœur du XIVème ;
Entre les deux nefs et les cœurs un transept de différentes époques réunit l’ensemble. Au flanc nord les bâtiments claustraux de l’ancien prieuré de femmes de Marsat abritent actuellement le tiers de la population de la commune ».

La nef-Nord est construite au Xe siècle. Elle est placée sous le patronage de « Notre Dame de l’Assomption ». Elle comprend un chœur du XVIe siècle qui est appelé « chapelle de la Vierge ». La nef-Sud date du XIIe siècle. Il comprend un chœur du XIVe. Elle est dédiée à « Notre Dame de l’Annonciation ».
On observe également, que la nef-Nord, la plus ancienne, à son chœur plus récent, XVIe, alors que le cœur de la nef-Sud est du XIVe siècle.

La face sud de l'église - son portail

Suite à la construction de la nef sud, la porte d’entrée de l’église qui se trouvait en façade ouest est démontée et reconstruite en façade sud. Ainsi l’entrée qui se faisait par l’actuel cloître à l’ouest se fait désormais par la place de l’église au sud. Ses chapiteaux sont composés de différents matériaux :

  • en granit pour les rouleaux ;
  • en domite pour les fûts (très friable) ;
  • en arkose pour les chapiteaux ;
  • en trachyte (ou andésite) ou pierre de Volvic pour les tailloirs ou abaques (tablettes assises plus ou moins saillantes qui couronnent un chapiteau).

On remarque donc que la construction de ce portail a nécessité une variété de pierres. Par ailleurs, certains observateurs s’accordent à dire qu’il a été démonté au moins deux fois au XIVe et au XVIe siècle. Ce constat se vérifierait notamment par la position du linteau : trop en arrière et l’absence de tympan.

Six chapiteaux en style roman qui soutiennent les colonnes de la voûte de la porte d’entrée de l’église représentent trois thèmes :

  • les feuillages ;
  • les feuillages avec les animaux (oiseaux ou singes) ;
  • les chapiteaux historiés (la sortie du tombeau et le Christ en gloire).

On remarque en particulier :

  • le chapiteau de la résurrection : personnage nimbé sortant du tombeau ;
  • le chapiteau du Christ en Majesté : ce chapiteau représente le Christ qui lève les bras au ciel et deux anges l’accostent. La couronne d’épine et la Croix.

L'église et ses annexes[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge (nef nord côté est)

De forme carrée elle date du VXVIe siècle. On remarque une voûte en plein cintre divisée par un arc-doubleau soutenu par un atlante (statut d’homme soutenant un entablement).

On y trouve la Vierge noire à l’enfant en majesté qui depuis Grégoire de Tours et plusieurs témoignages : Louis XI, les Riomois au moment de l’épidémie de peste…, est vénérée et reconnue comme mariale (càd miraculeuse).

Dans cette chapelle une vitrine protégée expose :

  • une croix reliquaire portant les armoiries de Taylleyrand renfermant une épine de la couronne du Christ.
  • deux chandeliers de 1641 en Vermeil et en cristal de roche
  • une couronne en or, ornée de 198 pierres précieuses, celle de la Vierge, offerte au moment du couronnement de la Vierge en 1939.
  • un diadème en or orné de 62 pierres fines, celui de l’enfant, offert au moment du couronnement de la Vierge en 1939.
  • un calice, un ostensoir et une patène, ensemble servant à présenter l’hostie aux fidèles.
  • une statue en bois doré,
  • une piéta (tableau représentant une Vierge de piété).
Chapelle du Rosaire (nef nord côté nord)

De forme carrée également, la voute est montée sur croisées d’ogives établies sur le mode de l’époque, c’est à dire portant de petits futs cylindriques assis sur des « culs-de-lampe » ornés de figurines.

Le maître autel

Le maître Autel de l’église Notre Dame de Marsat est classé monument historique. Daté du milieu du règne de Louis XIV (XVIIe siècle) il a la particularité d’être complet. C’est ainsi qu’il comprend deux tabernacles et quatre chanceliers . Ensuite sont représentés :

  • le lion pour saint Marc ;
  • le taureau pour saint Luc ;
  • l’aigle pour saint Jean ;
  • l’enfant pour saint Mathieu.

Plus haut sur la coupole la Sainte Gloire. Et au dessus encore, qui domine, sur un globe, le Christ de résurrection, vainqueur de la mort s’apprêtant à quitter la terre.

Le cloître de Marsat

C’est vers le XIIIe siècle, que le comte de Saint Genes et l’évêque Priest permettent l’édification du cloître. À l’origine c’est un parfait quadrilatère. Il est voûté d’arêtes. Chaque compartiment est éclairé par une baie géminée dont les arcs sont plein cintre. Des doubles colonnettes très fines formées de fûts cylindriques couronnés par des chapiteaux à crochets sur un base ornée de griffes supportent l’ensemble.

Vers 1550, à l’initiative de l’évêque de Clermont, Guillaume Duprat (1507 –1560), et du Prieur de Mozac des travaux sont réalisés dans le couvent. Par ailleurs, la porte d’entrée de l’église est déplacée pour se situer sur le côté méridional (sud).
Après la Révolution, le couvent subira le même sort que le monastère. Il sera pillé et saccagé.
Ces lieux, non entretenus tombent en ruine. En 1925, les colonnes, les chapiteaux, les sculptures et autres biens qui ont une valeur marchande sont volés. Heureusement, les villageois sauveront quelques biens religieux qu’ils restitueront plus tard.

Longtemps laissé à l’abandon, ce n’est qu’en 1992 que ce site est l’objet de réflexions et d’études quant à son devenir. Désormais le cloître est en parti restauré, non pas selon des plans précis de l’époque, n’en existant pas, mais selon une idée de ce qu’il pouvait être et aussi en fonction des bases visibles existantes.

Le monastère

En 764, le monastère de Marsat est déjà érigé. Il est d’abord la propriété des Chanoines de Saint MARTIN de Tours qui se réfugient en ces lieux au moment des invasions normandes.
A la demande du l’empereur Louis le Pieux(descendant de Charlemagne) (778-840) les abbés de Tours cèdent cette propriété au sénéchal impérial.
Mais, en 828, Pépin Ier d'Aquitaine (petit fils de Charlemagne) (817-838), Roi d’Aquitaine rend ce domaine aux Chanoines de Saint Martin de Tours. Et, plus tard, le Roi Charles II le Chauve (petit fils de Charlemagne) (825 – 877) confirmera à ces moines leur légitime propriété de ce domaine.
En 1095, le Pape Urbain II, vient prêcher les croisades. Il profite de cette visite pour mettre l’Abbaye de Mozac et le Prieuré de Marsat sous l’obédience de Cluny.
En 1165, l’appartenance de Marsat à Mozac apparaît dans la bulle (ou sceau) du Pape Alexandre III.

Suite aux conquêtes romaines, vers le VIe/VIIe siècle un oratoire est construit sur les coulées volcaniques rocailleuses de Marsat. Il permet dès le VIIe siècle, de garder et protéger les reliques de la vierge Marie et une épine de la couronne du Christ. Pour veiller sur ces reliques, l’Évêque de Clermont, Saint Priest, installe à la charge du couvent une fille noble : Gondelana.
Les religieuses occupant ces lieux, outre cette importante responsabilité, sont soumises aux règles strictes de saint Césaire (évêque d’Arles) qui consistent à effectuer au quotidien un travail manuel ainsi qu’une étude approfondie des évangiles.
Sous le règne de Childéric II, Roi d’Austrasie (662 –673) puis Roi des Francs (673 – 675) Saint Calmin et son épouse Sainte Namadie, fondent l’Abbaye de Mozac et se retirent dans le couvent de Marsat. Ils ouvrent ces lieux aux filles de haut lignage telles que :

  • Anne de Benaud,
  • Sibylle de Joniac
  • Guillerme de la Plastrière
  • Françoise de la Fayette
  • Chauvigny de Blot
  • Charlotte de Talleyrand de Chalais
  • Flamine de Brion

Le couvent comptera jusqu’à 60 religieuses.

C’est de 1732 à 1776, que la prieure Gabrielle Dufour de Villerose est la dernière religieuse à occuper ces lieux.
Et c’est en 1794, après la Révolution, qu’appartient à sœur Gilberte de Barbecot de liquider les biens du monastère. Dès lors, le Conseil Général ordonne, le 1er Germinal de l’an II, de brûler les statues de l’église ainsi que toutes les représentations religieuses du monastère, du cloître et de l’église. Par ailleurs, le monastère est divisé en 39 parcelles qui sont vendues aux particuliers. Désormais, il reste peu de traces de ce monastère,

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grégoire de Tours.

En 55O, allant prier à l’oratoire de Marsat il se dit témoin d’une lueur qu’il attribue à « la vertu de la glorieuse Vierge Marie ». Ainsi il écrit :

« On conserve, des reliques de la bienheureuse Vierge Marie dans l’oratoire du village de Marsat, en Auvergne. Je m’y rendis à l’époque de la fête, afin d’y célébrer les vigiles. Comme je me dirigeais vers l’oratoire, par une nuit obscure, je vis de loin se projeter par les fenêtres une vive clarté, telle qu’auraient pu la produire une quantité de lampes et de cierges. Je m’approchais de la porte, pensant que quelques personnes pieuses nous avaient devancé pour dire les vigiles. Je frappe, personne ne répond ; la porte était fermée à clef et tout plongé dans le silence. Qu’ajouterai-je ? J’envoyai vers le gardien chargé de fermer, pour qu’il cherchât la clef et qu’il ouvrit. En l’attendant et pendant que, restés dehors, nous allumions un cierge, la porte s’ouvrit d’elle-même. Nous entrons, et tout à coup la noire fumée de mes pêchés, je suppose, dissipa la clarté que nous admirions du dehors, car elle s’éteignit à l’apparition de notre cierge. Je ne puis m’expliquer cette clarté autrement que par la vertu de la glorieuse Vierge. »

Un vitrail de la cathédrale du Mans (XIIIe siècle) retrace cette scène. C’est au milieu du VIe siècle que Grégoire de Tours, prélat et historien français, en poste à Clermont-Ferrand, écrit dans l’un des premiers chapitres de son livre sur « La Gloire des Martyrs » :

L’authenticité de ce texte constitue, un document d’une haute valeur historique. On apprend ainsi, qu’au VIe siècle, Grégoire de Tours, établit, dans l’oratoire du village de Marsat, un culte particulier à l’égard de la Mère du Sauveur. Ce témoignage de Grégoire de Tours, fait de cet humble sanctuaire de la Vierge, tout proche de la ville de Riom, l’un des plus anciens sanctuaires connus, voué en France, à Marie[6].
On notera également que Grégoire de Tours consacre plusieurs de ses ouvrages aux « miracles ». Événements pour lesquels, selon ses écrits, il aurait été lui même le témoin. Dans tous les cas ses écrits ont une valeur d’authenticité.
Dès lors, cet événement aurait attiré les pèlerins de marque.
La langue de Grégoire de Tours, éloignée du latin classique, a valu de nombreux jugements péjoratifs à son œuvre, jugements qui ont participé jusqu’à très récemment à une méconnaissance générale du haut Moyen Âge et à la vision réductrice d’une période de recul de la civilisation.

Louis XI de France[modifier | modifier le code]

Riom, capitale du duché d’Auvergne, était fidèle au roi de France, Louis XI de France. C’est pourquoi, Riom est assaillie par les armées de Jean II de Bourbon, duc de Bourbonnais et d’Auvergne, conduites par les ducs de Nemours et d’Armagnac. Princes rebelles, fidèles à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui anime contre le roi, une coalition de la noblesse française : « La Ligue du Bien public ».

Ainsi, Riom appelle Louis XI à son secours. Et le 23 juin 1465, le jeune roi installe ses troupes à Mozac et son quartier général à Marsar. A plusieurs reprises il s’agenouille aux pieds de la statue « miraculeuse » de la Vierge de Notre-Dame de Marsat où il reste longtemps en prière.

Par d’habiles négociations, le 1er juillet 1465, il signe, à Mosac, un traité avec ses adversaires et la guerre n’a pas lieu.

Heureux que la paix avec les princes soit revenue, Louis XI, remercie par une lettre, la Vierge qu'il a tant priée et demande que soit dit tout les matins, à Marsat, par un chapelain, une messe perpétuelle. Par ailleurs, il attribue une rente annuelle de 50 livres tournois. Son courrier précisait :

« « Savoir faisons, que nous réduisons à mémoire la grande et singulière devocion que toujours eue et avons à la glorieuse Vierge Marie et que, en tous noz fais et affaires, nous l’avons toujours très dévotement prié, requise et réclamée, et derrenierement nous estant logez au lieu de Marsac, près de la ville de Riom avons à plusieurs foiz en grande devocion priée et adhorée l’image de la dite glorieuse Vierge Marie estant en l’église parrochial du dit lieu de Marsac… » »

Pendant tout son règne Marsat restera sous sa protection.

Associations[modifier | modifier le code]

  • La Société des Amis de Marsat[7] participe à la promotion du patrimoine, à la recherche et à la conservation numérisée de documents historiques sur la commune de Marsat avec l'aide des habitants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909
  2. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome X, p.286-287, Librairie Renouard, Paris 1908 ; la lettre originale est conservée dans la Bibliothèque nationale, Ms. fr. 25715, n°360
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Cf. fiche de classement sur la base Mérimée
  6. fascicule NOTRE DAME DE MARSAT - Sa statue – Son église et son culte
  7. Site de la Société des Amis de Marsat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Balme (dir.), « Marsat en Basse-Auvergne. Ses trésors d'archéologie et d'art. Son histoire civile et ecclésiastique », dans L'Auvergne littéraire artistique et historique, 16e année, cahier n° 99, Clermont-Ferrand, Éditions de Bussac, 1939.
  • André David, Louis XI à Marsat, Éditions La Source d'or, 1972.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :