Manzat

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Manzat
Statue de Notre-Dame de Pitié(dans l'église Notre-Dame)
Statue de Notre-Dame de Pitié
(dans l'église Notre-Dame)
Blason de Manzat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Manzat
Intercommunalité Manzat Communauté
Maire
Mandat
José Da Silva
2014-2020
Code postal 63410
Code commune 63206
Démographie
Gentilé Manzatois ou Manzatous
Population
municipale
1 268 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 42″ N 2° 56′ 29″ E / 45.96154, 2.94137945° 57′ 42″ Nord 2° 56′ 29″ Est / 45.96154, 2.941379  
Altitude 601 m (min. : 528 m) (max. : 979 m)
Superficie 39,06 km2
Localisation

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Manzat
Liens
Site web www.manzat.fr

Manzat est une commune française, chef-lieu du canton de Manzat, située dans le département du Puy-de-Dôme et dans la région d'Auvergne. Depuis janvier 2006, Manzat est desservie par l'autoroute A89 et se trouve à une dizaine de kilomètres à l'ouest du carrefour des autoroutes A89 et A71. Manzat est à 30 km au nord-ouest de Clermont-Ferrand.

Située en limite du parc naturel régional des volcans d'Auvergne, Manzat n'en est plus adhérente depuis 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord de la chaîne des Puys. Le bourg de Manzat se trouve sur la voie romaine qui reliait Riom à Évaux-les-Bains.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vitrac Saint-Angel Charbonnières-les-Vieilles (Aire urbaine de Clermont-Fd) Rose des vents
Saint-Georges-de-Mons N Loubeyrat (Aire urbaine de Clermont-Fd)
O    Manzat    E
S
Chapdes-Beaufort Pulvérières (Aire urbaine de Clermont-Fd) Charbonnières-les-Varennes (Aire urbaine de Clermont-Fd)

Manzat est situé à environ :

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Noms des voies du bourg[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Manzat, probablement d'origine très ancienne et prélatine, viendrait du mot « Mannius » puis « Mannicius ». En 1163, Manzat est appelé « Amanziaco » puis « Manzac » en 1392[1].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Hache polie en quartz et sillimanite du néolithique, trouvée à Manzat – Localisation : muséum de Toulouse – (82×51×19mm) – numéro d'inventaire : MHNT PRE.2009.0.218.1

Manzat est bâti sur un site peuplé dès le Néolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le musée de Clermont possède une bouteille cylindrique gallo-romaine, en verre, recueillie en 1880 et qui renfermait des ossements calcinés. Au milieu de ces ossements se trouvait un moyen bronze de Domitien.

Un texte anonyme du XIXe siècle mentionne qu’un Monsieur Vallet possédait une borne milliaire d'époque romaine.

Une partie de la voie romaine passant à Manzat était encore visible au milieu du XXe siècle, au niveau du lieu-dit du Montel.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Guillaume de Manzat, damoiseau et Agnès, sa femme, firent une vente à la Chartreuse du Port-Sainte-Marie en 1299.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue de Manzat au début du XXe siècle

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La guerre de 1914-1918 fit 80 morts, soit un nombre supérieur à la moyenne française.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le canton de Manzat fut une terre de maquis, en particulier pour les FTP sous la direction de Jean Bac. Deux résistants de la commune furent fusillés par les Allemands. Deux stèles ont été élevées en leur honneur ; l'une au village de La Bessède, l'autre sur le bord de la route qui conduit à Châteauneuf-les-Bains. Un monument aux morts commémore le souvenir des Manzatois morts pour la France (Voir les noms des victimes inscrites sur le monument aux morts de la commune de Manzat). Un camp d'internement fut installé à Manzat durant une partie de la guerre.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

« D’argent à la branche de genêt de cinq rameaux de sinople, fleuris d’or de 30 pièces ».

Ce blason, adopté par le conseil municipal en délibération du 15 mars 1959, a été composé à partir du genêt, plante décorative qui n’est pas rare sur le territoire de la commune et qui fait allusion au nom du patron de la paroisse de Saint-Genêt. Le Saint Patron de la commune de Manzat est Saint Roch, représenté par un pèlerin accompagné d'un chien.

Personnalités nées à Manzat[modifier | modifier le code]

Portrait de François Delarue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité
1879 Michel Grange
1891 Martin Bouchet
1893 Antoine Muraton
1900 Amable Mazuel
1902 Antoine Bonnet-Mazuel
1918 François Gilbert Mazuel
1924 François Gilbert Sardier
1935 Victor Mazuel
1965 Joseph Ameil
1977 Marcel Hénot
1995 Alain Escure
2013 José Da Silva[3]
Article détaillé : Canton de Manzat.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Manzat sont appelés les Manzatois ou les Manzatous.

En 2011, la commune comptait 1 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 472 1 565 1 488 1 755 1 742 1 806 1 986 2 030 2 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 005 1 909 1 908 1 980 2 060 2 073 2 142 2 128 2 006
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 989 1 943 1 957 1 730 1 718 1 703 1 514 1 409 1 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 390 1 391 1 325 1 434 1 362 1 264 1 224 1 212 1 268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'allée des chênes

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Deux fontaines jumelles en andésite ou pierre de Volvic, séparées de quelques dizaines de mètres et qui ont la particularité d'être semblables, jusque dans leurs décorations, à la réserve près que l'une des deux a perdu deux de ses éléments sur le fût central.
  • La tour médiévale du Montel, datant du XIIe siècle[7].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Gravure de l'église de Royat ressemblant à l'ancienne église de Manzat (Fin XIXe siècle)
Dessin de l'église Notre-Dame par l'architecte François-Louis Jarrier (1829-1881)

L'église Notre-Dame est de style gothique. Elle a été consacrée le 5 mai 1872 par M. l'abbé Guillaume Chardon et a remplacé une église du XIe siècle, plus petite, fortifiée et de style roman, dont il n'est parvenu aucune représentation mais qui ressemblait à l'église Saint-Léger de Royat avant sa restauration du XIXe siècle (Voir gravure). L'église actuelle contient plusieurs éléments remarquables :

La grotte-de-Lourdes[modifier | modifier le code]

Elle a été consacrée en 1946[8].

À voir aux environs[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a à Manzat :

  • une école maternelle ;
  • une école primaire ;
  • un collège public.

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

La tradition ancestrale du jeu du Cou de l'Oie
La jamblette, une spécialité de Manzat

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Saint-Crespin-sur-Moine (France), commune proche de Nantes[10].


Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • F. C. Busset, Atlas topographique, statistique et géologique du Puy-de-Dôme, document cartographique, [s.n.], 1827-1829
  • Guillaume Maury, Atlas du département du Puy-de-Dôme par cantons, document cartographique, 12e feuille, 1844
  • Eugène Tallon, Chemin de fer de Montluçon à Clermont par Saint-Eloi, Manzat et Volvic, Versailles, 1874
  • G. Garde, Les anciens volcans de la région de Manzat (Puy-de-Dôme), Tome 22, 1922, dans le Bulletin de la Société Géologique de France
  • Notre clocher : Bulletin paroissial de Manzat- L'Ave manzatois, 1946
  • Madeleine Ameil, Les Tufs viséens et les mirogranites de la région de Manzat (Puy-de-Dôme), Paris, 1963
  • Manzat : célébration du centenaire de la Mairie, 13, 14, 15 août 1983, Mairie de Manzat, 1984
  • Michel Provost, Christine Menessier-Jouannet, Le Puy-de-Dôme, Académie des inscriptions et belles-lettres, Paris, 1994

Photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie nord-occitane Périgord, Limousin, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, Sud Ouest, Luçon, 2003. (ISBN 978-2-87901-507-1). Référence à la page 50.
  2. Histoire littéraire des troubadours - Leurs vies, les extraits de leurs pièces, et plusieurs particularités sur les mœurs, les usages, et l'histoire du douzième et du treizième siècles, 1802, Artaud, Paris.
  3. depuis le 2 mars 2013.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Ce manoir a laissé place à l'actuel collège René Cassin
  7. René Bouscayrol, Sous l'œil de Couthon : le recensement des tours et châteaux-forts dans les cantons d'Artonne, Combronde et Manzat, Brayauds et Combrailles no 37, 1983
  8. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_répliques_de_la_grotte_de_Lourdes#France
  9. scénomusée sur la Révolution
  10. La Jamblette est aussi un lieu habité de la République d'Haïti (https://www.facebook.com/pages/La-Jamblette-Sud-Est-Haiti/109532622411481?fref=ts)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]