Michel VI

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Michel VI
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Michel VI
Règne
31 août 1056 - 30 août 1057
11 mois et 30 jours
Précédé par Théodora Porphyrogénète
Suivi de Isaac Ier Comnène
Biographie
Décès 1059
Liste des empereurs byzantins

Michel VI Bringas Stratiotique (ou Stratiotikos — signifiant le belliqueux) (grec: Μιχαὴλ ΣΤ' ὁ Στρατιωτικός), ( ? - 1059) est empereur byzantin du 31 août 1056 au 31 août 1057. Général déjà âgé, il est choisi par les eunuques pour succéder à la dernière représentante de la dynastie macédonienne, l’impératrice Théodora.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel est un lointain parent du parakoimomène Joseph Bringas, ministre de Romain II qui s’était opposé à Nicéphore II presque un siècle auparavant. Michel a été logothète du stratiotikôn, ce qui pourrait expliquer son nom. Selon Skylitzès, Michel est amené sur le trône par les eunuques du palais et le syncelle Léon en août de l'année 1056 selon le comput byzantin alors que Théodora était encore agonisante. Skylitzès affirme qu'il s'agit un homme simple et qui n’a guère fait plus que s’occuper des caisses de l’armée jusqu'à présent. En 1056, Michel est déjà âgé[1] ce qui est sans doute l'explication du choix des eunuques impériaux; Ceux-ci espèrent probablement contrôler l'empereur lequel jure d'ailleurs de ne jamais rien faire sans leur accord.

Michel est proclamé empereur le 31 août 1056 mais doit immédiatement faire face à la révolte du proèdre Théodose, cousin germain de l’empereur Constantin IX Monomaque et qui considère que le trône lui revient. Mal préparée et ne recevant pas le soutien du patriarche Michel Ier Cérulaire, la révolte de Théodose est un échec. Il est exilé à Pergame.

Michel ne possède aucune finesse politique et ne parvient pas à maintenir l'équilibre entre l’aristocratie et l’armée : pour gouverner il souhaite s'appuyer sur la noblesse civile. En effet depuis le règne de Constantin IX Monomaque (1042-1055) la bourgeoisie urbaine obtient les dignités qui lui permettent l'accès au Sénat. Ce phénomène suscite une violente hostilité de l’armée et de l’aristocratie d’origine militaire. En poursuivant cette politique il s'aliène les militaires tels Isaac Comnène (le futur empereur Isaac Ier) et Katakalôn Kékauménos.

Michel n'est guère plus heureux en politique extérieure. Il refuse de payer le franc Ervévios Phrangopôlos et se moque de lui, le poussant à s’allier à l’aventurier turc Samouch. L’alliance ne tient guère, mais les faibles capacités de Michel pour la diplomatie mettent des régions de l’Empire en danger.

Le 8 juin 1057 l'armée proclame Empereur Isaac Comnène. Isaac est soutenu par les tagmata orientales, tandis que Michel reçoit essentiellement le soutien des armées occidentales et macédoniennes. Les deux camps finissent par s’affronter près du mont Sophôn (actuellement le Sabandja dagh en Turquie). Bien que les deux armées soient de force égale, Michel est vaincu par les armes, il tente alors une victoire diplomatique, proclamant Isaac comme son successeur. Le 30 août 1057, les sénateurs reconnaissent Isaac comme empereur. Un coup d’État fomenté par le patriarche Michel Cérulaire met définitivement fin au règne de Michel qui, déposé, redevient un simple citoyen et meurt peu après.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Skylitzès l'appelle d'ailleurs « le Vieux » et Michel Psellos l'appelle le « vieillard Michel » dans sa Chronographie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Psellos Chronographie Livre VII, chapitres 1-43, p.209-229.
  • Jean Skylitzès Empereurs de Constantinople « Synopsis Historiôn » traduit par Bernard Flusin et annoté pat Jean-Claude Cheynet éditions P.Lethilleux Paris 2003 (ISBN 2283604591) « Michel le Vieux », p.397-411.
  • Louis Bréhier Vie et mort de Byzance Payot Paris 1946 réédition 1969, p.220-221, (ISBN 2-226-05719-6).