Chantal Brunel

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Chantal Brunel
Chantal Brunel en avril 2009.
Chantal Brunel en avril 2009.
Fonctions
Députée de la 8e circonscription de Seine-et-Marne
19 juin 200217 juin 2012
Président Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy
Législature XIIe et XIIIe législature
Prédécesseur Daniel Vachez
Successeur Eduardo Rihan Cypel (PS)
Maire de Bussy-Saint-Georges
En fonction depuis le 5 avril 2014
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Hugues Rondeau (CNIP)
Biographie
Date de naissance 9 septembre 1948 (65 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Parti politique UMP
Profession Journaliste

Chantal Brunel, née le 9 septembre 1948 à Paris, est une femme politique française, maire de Bussy-Saint-Georges, députée de Seine-et-Marne entre 2002 et 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et engagements[modifier | modifier le code]

Fille de médecins, d'origine grecque, Chantal Brunel étudie la sociologie à Nanterre. Membre du Conseil de faculté, elle s'oppose à Daniel Cohn-Bendit lors des événements de mai 68[1].

Titulaire d'une licence de lettres, elle publie quelques points de vue dans la presse et participe aux débats comme de dernière année de Sciences Po Paris dont elle obtient le diplôme. Elle s'inscrit à cette époque dans le gaullisme de gauche aux côtés de Claude Érignac et Jean Castarède[1],[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle débute sa carrière à RTL comme journaliste-stagiaire.

Elle épouse Denys Brunel, futur directeur général de grande distribution Monoprix[2].

Devenue giscardienne dans les années 1970 aux côtés de son mari, elle passe près de dix ans en cabinets ministériels, notamment auprès de Jean Foyer, ministre de la Santé, d'Olivier Guichard, d'Albin Chalandon, du ministre de l'Intérieur, Michel Poniatowski[1],[2].

En 1981, elle entre dans le secteur privé et suit en parallèle des études au CPA. Elle reprend en 1989 une imprimerie en difficulté à Torcy dont elle devient la gérante. En 1997, elle reçoit à ce titre le prix des Victoires de l'Emploi de l'Île-de-France pour son action créatrice d'emplois. Elle est élue à la Chambre de commerce de Meaux.

Députée de Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

En 1998, elle est élue conseillère régionale en deuxième position sur la liste du Centre et de la Droite en Seine-et-Marne.

Elle est désignée dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne, ancrée traditionnellement à gauche, candidate par l'UMP le 6 mai 2002, en lieu et place du maire de Bussy-Saint-Georges, soutenu localement malgré tout par Démocratie libérale, l'UDF et les gaullistes[2]. Elle est élue députée le 16 juin 2002, à 51,67 % des suffrages exprimés (contre 48,33 % pour le député socialiste sortant, Daniel Vachez), pour la XIIe législature (2002-2007)[1].

Elle défend la construction de l'hôpital de Jossigny, prend position pour que Torcy soit dotée d'une sous-préfecture, et demande le développement du pôle universitaire de Marne-la-Vallée[1].

Elle est réélue le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature à 50,94 % (46,27 % au premier tour) contre son adversaire PS Olivier Faure.

Elle est porte-parole de l'UMP en 2008-2009, succédant à Nadine Morano.

Elle interpelle en avril 2008, dans l'hémicycle la ministre de l'économie Christine Lagarde sur l'avenir des « 359 niches fiscales » et les « dérives fiscales », mais aussi des critiques sévères quand elle propose la réouverture des maisons closes en mars 2010[3], ou lorsqu'elle déclare lors des débats sur la LOPPSI à l'Assemblée à propos des risques pédophiles sur Internet que « rien ne justifie qu'on cherche à préserver la liberté de l'internaute »[2].

Interrogée sur les demandes d'asile liées aux révolutions du Maghreb de l'hiver 2010-2011, une polémique éclate après qu'elle a déclaré à des journalistes : « Il n’est pas normal qu’on ne rassure pas les Français aussi sur toutes les populations qui viennent de la Méditerranée. Après tout, remettons-les dans les bateaux ! »[4],[5]. L'ensemble de la classe politique, y compris les responsables de l'UMP, désapprouve ses propos[6].

Membre de la commission des finances à l'Assemblée, elle défend en octobre 2009 une loi tendant à faciliter l'accès au crédit des PME et à améliorer le fonctionnement des marchés financiers[2].

Elle siège à la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes[1]. En mars 2010, à la suite des prises de position quant à la cause des violences faites aux femmes – à travers son livre Pour en finir avec les violences faites aux femmes et une participation de premier plan sur la loi relative aux violences faites aux femmes débattue à l'Assemblée nationale en février 2010 – elle est nommée par Nicolas Sarkozy rapporteur général de l'Observatoire de la parité. Elle s'engage également contre la polygamie, l'excision, la condition des femmes immigrées[1] et les violences conjugales[2].

Le 17 juin 2012, elle est battue dans la 8ème circonscription de Seine-et-Marne par le candidat socialiste, Eduardo Rihan Cypel, avec plus de 52,77 %.

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Elle est candidate à la mairie de Bussy-Saint-Georges dans le cadre des élections municipales de 2014[7]. Après avoir remporté le deuxième tour du scrutin avec 40,57 % des suffrages, elle est élue maire le 5 avril 2014.

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Livre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Christophe Soulard, « Chantal Brunel, de l'entreprise à la politique », La Revue parlementaire no 876.
  2. a, b, c, d, e, f et g « Chantal Brunel : parité bien ordonnée des entreprises aux maisons closes », Les Inrockuptibles, 2 avril 2010.
  3. Féret G., 2011 : « Il faut arrêter de vouloir que l'État soit toujours dans nos lits et dans nos culs ! », Contrepoint, l'autre point de vue de l'actualité du monde étudiant (ISSN 2102-0582) n° 23 (février 2011) - pp. 16-17
  4. Blandine Grosjean, « Chantal Brunel et les bateaux : journée de la femme débile ? », Rue89, 8 mars 2011.
  5. https://www.youtube.com/watch?v=uBwgp8i-2Ws
  6. « Dérapage sur les immigrés: Brunel (UMP) recadrée par son camp et étrillée par la gauche », Libération, 9 mars 2011.
  7. http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/operation-seduction-de-brunel-chez-les-communaux-01-10-2013-3183741.php

Liens externes[modifier | modifier le code]

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