La Roche-Noire

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La Roche-Noire
Blason de La Roche-Noire
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Vic-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes Gergovie Val d'Allier
Maire
Mandat
Hélène Federspiel
2014-2020
Code postal 63800
Code commune 63306
Démographie
Population
municipale
618 hab. (2011)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 30″ N 3° 13′ 30″ E / 45.7083, 3.22545° 42′ 30″ Nord 3° 13′ 30″ Est / 45.7083, 3.225  
Altitude Min. 315 m – Max. 551 m
Superficie 3,07 km2
Localisation

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La Roche-Noire

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La Roche-Noire

La Roche-Noire est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

La Roche-Noire fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.


Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à 410 m pied d’une haute falaise basaltique percée de grottes préhistoriques. Il s'étend sur 307 ha.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roche-Noire a pris son nom actuel, qui est moderne, de la masse de lave qui est très noire au-dessous de laquelle le village est situé. En remontant le temps, il s’est appelé Villa Mariniacum en 959. La Roche Margnat en 1481. La Roche de Marniac en 1686. La Roche de Margnat en 1762.

La Roche de Mirefleurs en 1789. Au XVIIIe siècle, le village s’appelait Dreuil-en-la-Roche et son centre, avec l’église paroissiale Saint-Symphorien, était en contrebas près de l’Allier. Cet habitat est aujourd’hui complètement disparu.

Au point de vue religieux, c’était une dépendance de l’abbaye des Bénédictines de Beaumont qui avait établi un petit prieuré à Dreuil. L’abbaye de Beaumont prélevait des droits féodaux de La Roche Noire et de Dreuil en 1789. Il y avait aussi un seigneur laïque qui percevait des droits à La Roche Noire, François de Combres, écuyer, seigneur de Mont, fils d’Hector, écuyer, rendit foi-hommage au roi pour les cens et rentes qu’il prélevait à la Roche Noire et à Mirefleurs en 1669, 1684.

Charles III de la Roche Lambert, seigneur de Monteil, d’Orsonnette, de La Roche-Mirefleurs (La Roche Noire) épousa en 1712 Marie-Marthe-Françoise de Colomb de la Tour dont il eut : Laurent-François-Scipion, comte de La Roche Lambert, seigneur d’Orsonnette, le Monteil, La Roche Mirefleurs marié en 1748 à Michelle-Anne Douart de Fleurance.

En 1815, une compagnie de cavaliers autrichiens a séjourné à La Roche-Noire, pays de Vigneron.

Le village était en voie d’abandon à la veille de la Seconde Guerre mondiale : son renouveau démographique est dû à l’installation de personnes travaillant à Clermont et à des propriétaires de résidences secondaires se faisant recenser dans la commune.

Son église, ancienne chapelle castrale du XIIe siècle, entièrement rénovée aujourd’hui, rappelle, par sa disposition intérieure, celle des Baux-de-Provence. Cette chapelle renferme un retable du XVIIe siècle en bois sculpté et doré, de nombreuses statues classées et une exposition de vêtements sacerdotaux.

[réf. nécessaire]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Roche-Margnat[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Marc Testard    
mars 2014 en cours Mme Hélène Federspiel[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 618 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 316 340 350 312 309 322 308 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
285 274 280 275 285 277 271 296 275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 224 188 166 150 152 124 111 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
115 99 158 304 426 476 624 624 619
2011 - - - - - - - -
618 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux,monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

L’activité vigneronne a fortement marqué l’architecture du village. Le bâti excède rarement deux étages et les volumes sont souvent simples :
– toitures à faible pente, en tuiles canal, avec génoise à l’égout ou corniches en volvic;
pierre de Volvic ou d’arkose pour les chaînages d’angle et les encadrements de fenêtres …

château de Bellerive

Le château de Bellerive appartenait à la Commune de La Roche-Noire et sa construction remontait au premier quart du XIXe siècle.

Il fut édifié par Georges Onslow bien après 1808, date à laquelle il épousa Mademoiselle de Fontanges. Né à Clermont-Ferrand en 1784, il était le fils d’un seigneur anglais et d’une dame de Lembronnais. En 1794, sous la Terreur, la famille Onslow émigra en Allemagne. C’est dans ce pays que Georges Onslow, pour qui la musique n’avait été qu’une partie régulière de son éducation, étudia le piano. Revenu à Paris, il étudia l’harmonie et la composition, puis se mit à écrire avant de devenir compositeur ainsi que chef d’orchestre.

Le château a été démoli dans les années 1990 et il ne reste aujourd’hui qu’un escalier enfoui sous la végétation.

Le futur Écopôle «La Roche Noire/Pérignat-ès-Allier» prend cœur sur son emplacement.

[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Onslow : célèbre compositeur français de la première moitié du XIXe siècle qui vécut de nombreuses années sur le territoire de la commune dans le Château de Belleville détruit en 1994 et dont il ne reste presque plus rien...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Roche-Noire sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 23 juillet 2012.
  2. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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