Marie Charles Jean Melchior de Polignac

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Melchior de Polignac
Melchior de Polignac (à gauche) avec Jean Bouin au parc Pommery à Reims en 1913.
Melchior de Polignac (à gauche) avec Jean Bouin au parc Pommery à Reims en 1913.

Titre Marquis de Polignac
Prédécesseur Guy, marquis de Polignac
Successeur Dalmas, marquis de Polignac
Biographie
Nom de naissance Marie Charles Jean Melchior de Polignac
Naissance
Joigny (89)
Décès (à 70 ans)
Neuilly (92)
Père Guy, marquis de Polignac
Mère Louise Pommery
Conjoint Nina Floyd Crosby (1881-1966)
Enfants Louis Dalmas

Marie Charles Jean Melchior, marquis de Polignac, né à Joigny dans l'Yonne le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un homme d'affaires français, membre du Comité international olympique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le marquis[1] Melchior de Polignac, né à Joigny dans l'Yonne le est le fils aîné de Guy de Polignac et de Louise Pommery, fille de Jeanne Alexandrine Pommery. Il a une sœur, Diane de Polignac (1882-1974) et deux frères cadets, les comtes Charles de Polignac (1884-1962) et Jean de Polignac (1888-1943). En 1919 il épouse à New York Nina Floyd Crosby, veuve de James Biddle Eustis, dont il a un fils unique l'année suivante, Dalmas. Vers 1935 il passe commande de ferronnerie d'art à l'architecte décorateur Louis Süe pour la décoration de son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine[2] où il décède le . Il est inhumé à Guidel (Morbihan).

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Après des études en Autriche poursuivies à l'HEC Melchior de Polignac reprend la succession de l'entreprise Pommery en 1902 à l'âge de 22 ans. Il est président du conseil d'administration et administrateur délégué de la maison Pommery à partir de 1907.

La même année il crée à Reims le parc Pommery qui ouvre en 1910[3] et dont Edouard Redont est l'architecte-paysagiste pour offrir à ses ouvriers la lumière dont ils sont privés dans les caves et de pratiquer le sport de leur choix. Il se retire des affaires en 1945.

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, il accompagne André Tardieu haut commissaire de France à Washington aux États-Unis afin de promouvoir l'entrée en guerre des Américains auprès des Alliés.

Après l'Armistice, il accède à la présidence de la Société Générale Coopérative de Reconstruction de Reims détruit presque en totalité pendant le conflit.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est membre du comité d'honneur du groupe Collaboration, organisation favorable à la collaboration avec l'occupant nazi[4]. Blanchi par les tribunaux il reste cependant marqué dans beaucoup d'esprits du sceau de la collaboration avec l’occupant nazi[5].

Dirigeant sportif[modifier | modifier le code]

Dès 1909 et 1910 Melchior de Polignac est à l'origine des fameux meetings la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne de Bétheny où il invite Armand Fallières, président de la Pépublique.

Puis il fonde le Collège d'Athlètes de Reims, premier centre d'éducation physique de France, inauguré le 19 octobre 1913 en présence du président du comité olympique Pierre de Coubertin et du président de la République Raymond Poincaré[6]. Les plus grands sportifs dont Jean Bouin viennent s'y entraîner selon les méthodes de Georges Hébert. Le centre est détruit dès septembre 1914.

En 1921, en tant que membre du Comité international olympique, il est à l'origine avec le comte Clary de la candidature de Paris pour 1924 et de l’idée d'organiser des Jeux olympiques d'hiver qui ont effectivement lieu à Chamonix conjointement aux Jeux de Paris.

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À ce titre, chef de la branche cadette (marquisale) des Polignac.
  2. Mathilde Dion, Louis Süe, dans Notices biographiques d'architectes français, Paris, 1991; Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle, 2 vol.
  3. devenu parc de Champagne en 2004
  4. Pierre Fugain, 1992, page 234
  5. L'Hauptmann Fromes, officier du Sicherheitsdienst, indique le Marquis de Polignac, depuis l'armistice était en relation avec le SD. Il fournissait des rapports et des informations politiques. Son salon était un lieu de rencontre de nombreuses personnalités françaises qui voulaient entrer en liaison avec les services allemands qui les intéressaient. Le marquis était en contact avec Hart, Herkmans, et le Baron Von Schertel du SD. Il mit le SD en relation avec de nombreuses personnes qui présentaient pour ce dernier un intérêt au pont de vue du Service de Renseignement
  6. L'Union-L'Ardennais, Christophe Henrion, Reims, 1er oct. 2013-, quotidien (ISSN 2110-5952) [lire en ligne]
  7. « Notice no LH/2192/22 »

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]