Marie Charles Jean Melchior de Polignac

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Melchior de Polignac
Melchior de Polignac (à gauche) avec Jean Bouin au parc Pommery à Reims en 1913.
Melchior de Polignac (à gauche) avec Jean Bouin au parc Pommery à Reims en 1913.

Titre Marquis de Polignac
Prédécesseur Guy, marquis de Polignac
Successeur Dalmas, marquis de Polignac
Biographie
Nom de naissance Marie Charles Jean Melchior de Polignac
Naissance 27 septembre 1880
Joigny (89)
Décès 18 décembre 1950 (à 70 ans)
Neuilly (92)
Père Guy, marquis de Polignac
Mère Louise Pommery
Conjoint Nina Floyd Crosby (1881-1966)
Enfants Louis Dalmas

Marie Charles Jean Melchior, marquis de Polignac, né à Joigny dans l'Yonne le 27 septembre 1880 et mort à Neuilly-sur-Seine le 18 décembre 1950, est un homme d'affaires français, membre du Comité international olympique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le marquis[1] Melchior de Polignac est le fils aîné de Guy de Polignac et de Louise Pommery. Il a une sœur, Diane de Polignac (1882-1974) et deux frères cadets, les comtes Charles de Polignac (1884-1962) et Jean de Polignac (1888-1943).

Petit-fils par sa mère de Jeanne Alexandrine Pommery, Melchior de Polignac en reprend la succession à l'âge de 22 ans, sorti de HEC. Il est président du conseil d'administration et administrateur délégué de la maison Pommery à partir de 1907. Il se retire des affaires en 1945.

Il crée à Reims en 1907 le parc Pommery, Édouard Redont en est l'architecte-paysagiste, ouvert en 1910, devenu parc de Champagne en 2004, un lieu qui permettra d’offrir à ses ouvriers la lumière dont ils étaient privés dans les caves, et de pratiquer le sport de leur choix. Il y fonde, en 1913, le Collège d'Athlètes, premier centre d'éducation physique de France, berceau de l'hébertisme qui s'y pratique au début du siècle. Les plus grands sportifs dont Jean Bouin viennent s'y entraîner, selon les méthodes de Georges Hébert.

Il est à l'origine de la création des fameux meetings la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne de Bétheny en 1909 et 1910.

Pendant la Première Guerre mondiale, il accompagne André Tardieu haut commissaire de France à Washington aux États-Unis afin de promouvoir l'entrée en guerre des Américains auprès des Alliés. Il épouse à New York en 1919 Nina Floyd Crosby, veuve de James Biddle Eustis, dont il aura un fils unique, Dalmas (1920). Il devient président de la Société Générale Coopérative de Reconstruction de Reims presque détruit en totalité pendant le conflit.

En 1921, en tant que membre du Comité international olympique, il est à l'origine, conjointement avec le comte Clary, de l’idée d'organiser des Jeux olympiques d'hiver. Vers 1935 il passe commande de ferronnerie d'art à l'architecte décorateur Louis Süe pour la décoration de son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine[2]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est membre du comité d'honneur du groupe Collaboration, organisation favorable à la collaboration avec l'occupant nazi. L'Hauptmann Fromes, officier du Sicherheitsdienst, indique le Marquis de Polignac, depuis l'armistice était en relation avec le SD. Il fournissait des rapports et des informations politiques. Son salon était un lieu de rencontre de nombreuses personnalités françaises qui voulaient entrer en liaison avec les services allemands qui les intéressaient. Le marquis était en contact avec Hart, Herkmans, et le Baron Von Schertel du SD. Il mit le SD en relation avec de nombreuses personnes qui présentaient pour ce dernier un intérêt au pont de vue du Service de Renseignement[3] Il a été blanchi par les tribunaux mais pas dans tous les esprits où il reste marqué du sceau infamant de la collaboration avec l’occupant nazi[4].

Il est inhumé à Guidel (Morbihan).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À ce titre, chef de la branche cadette (marquisale) des Polignac.
  2. Mathilde Dion, Louis Süe, dans Notices biographiques d'architectes français, Paris, 1991; Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle, 2 vol.
  3. Commandant Pierre Fugain, Ici l'ombre, Edition CRDP Grenoble, Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère / Grenoble, décembre 1992, page 234.
  4. L'Union-L'Ardennais, Christophe Henrion, Reims, 1er oct. 2013-, quotidien (ISSN 2110-5952) [lire en ligne]
  5. « Notice no LH/2192/22 »

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Thibault, Reims, le Parc Pommery, Alain Sutton, coll. « Témoignages et Récits »

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]