Corto Maltese

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Corto Maltese est une série de bande dessinée d'aventure, créée par le dessinateur et scénariste italien Hugo Pratt en 1967. Cette série fait partie des bandes dessinées européennes les plus célèbres du XXe siècle. Elle a été traduite en de nombreuses langues et adaptée en plusieurs films d'animation.

Corto Maltese est également le nom du personnage de fiction qui est le héros de cette série. Né sur l'île de Malte en 1887, Corto Maltese est un capitaine britannique de la marine marchande et un grand aventurier, qui réside à Antigua ou à Hong Kong. C'est une sorte d'antihéros, solitaire, individualiste, égocentrique et ironique. Ses aventures le mènent en différents lieux exotiques du monde, où il est souvent spectateur d'évènements historiques du début du XXe siècle.

Biographie du personnage[modifier | modifier le code]

Corto Maltese est né à La Valette le 10 juillet 1887 d’un père originaire de Cornouailles, marin dans la Royal Navy, et d’une gitane, originaire de Séville, la célèbre « Niña de Gibraltar »[1].

Enfant illégitime, il grandit dans un milieu baigné de magie auprès de sa mère, qui sait lire le passé et l'avenir dans les cartes comme dans les lignes de la main. Corto se plait à faire croire que le peintre Ingres a pris sa mère comme modèle. Il aurait de sa mère le haut du visage, le nez, les pommettes saillantes et les yeux perçants, et de son père le bas, la bouche et la mâchoire carrée.

Il doit son éducation à Ezra Toledano, un amour de jeunesse de sa mère[2], un rabbin qui le fait entrer à 12 ans dans un collège hébraïque de La Valette où il étudie la Torah, le Talmud et le Sefer Ha Zohar. Un jour, une amie de sa mère tente de lire son avenir dans les lignes de sa main et se trouve étonnée de ne pas voir de ligne de chance. « La chance, c’est moi qui la fait ! », rétorque-t-il. Il court fouiller dans les affaires de son père, se saisit d’un rasoir et s’entaille profondément la paume de la main.

Son père, souvent absent, lui donne néanmoins un goût pour la liberté et les fables qu’il gardera toute sa vie. Adolescent, Corto prend le large pour la première fois pour débarquer en juin 1900 près de Pékin, pendant la révolte des Boxers. Au début de l’année 1904 il s’embarque à La Valette en tant que marin sur le Golden Vanity. Il fait escale en Égypte, puis à Aden, Mascate, Karachi, Bombay, Colombo, Madras, Rangoon, Singapour, Kowloon, Shanghai et finalement Tien’Tsin[1]. Fin 1904, il arrive en Mandchourie en pleine guerre guerre russo-japonaise. À Moukden (nom mandchou de Shenyang), il fréquente la famille Song, devient ami de l’écrivain américain correspondant de guerre Jack London. Non loin de Port-Arthur et de la frontière russo-chinoise, il fait la rencontre de Raspoutine, jeune déserteur de l’armée du Tsar (La Jeunesse). Ils s’embarquent tous deux pour l’Afrique, se fixant comme objectif de rechercher les mines d’or du roi Salomon. À la suite d'une mutinerie en mer de Célèbes, leur voyage tourne court. Ils sont recueillis par un cargo en route pour l’Amérique, et débarqués à Valparaíso. Ils gagnent Santiago en Argentine en train, après avoir traversé le Chili[2]. En Patagonie en 1906, Corto rencontre, dans la ville de Cholila les hors-la-loi américains Butch Cassidy, Sundance Kid et sa femme Etta Place, et côtoie de riches propriétaires étrangers.

Corto Maltese mène sa vie comme il l'entend et, s’il reconnaît la part de la chance, il semble pourtant la maîtriser. Pendant sept années, il court de port en port : en 1908 il est à Marseille ; en 1907, à Ancône, où il rencontre Djougachvili, le futur Staline ; en 1909, à Trieste, où il fait la connaissance de l’écrivain James Joyce. On sait qu’il est venu pour la première fois à Buenos Aires en 1910[3]. En 1911, il arrive en Tunisie d'où il repart en bateau pour l’Argentine, mais s’arrête à Salvador de Bahia puis s’établit quelque temps à Itapoá. On a des traces de son passage aux Antilles, à la Nouvelle-Orléans, en Inde et en Chine[1].

On retrouve sa trace en 1913. Comme son « ami » Raspoutine, il s’est engagé, comme capitaine dans la flotte pirate du « Moine » (La Ballade de la mer salée). Tous deux écument l’océan Pacifique au profit des forces navales allemandes qui préparent la guerre. Pour une sombre histoire de femme, son équipage se mutine le 31 octobre, et l’abandonne au large des îles Salomon[1]. Corto se retrouve à la dérive, entravé sur un radeau de fortune. Repéré et sauvé par Raspoutine, il fait la connaissance de Pandora Groovesnore et son cousin Caïn également recueillis après le naufrage de leur bateau. L’île Escondida est le théâtre de multiples rebondissements qui créent des liens indéfectibles entre eux. Cependant leurs chemins se sépareront un temps. Toujours en compagnie de Raspoutine, Corto quitte l’île d’Escondida le 19 janvier 1915, en direction de l’île Pitcairn. Ils feront ensuite plusieurs escales : l’île de Pâques, l’île Sala y Gomez, Iquique (au Chili), Callao (au Pérou), Guayaquil (en Équateur), avant d'atteindre Panama en août où ils se quitteront.

En 1916, Corto est à Paramaribo en Guyane hollandaise (Sous le signe du Capricorne), où il rencontre le professeur Jeremiah Steiner et le jeune Tristan Bantam, point de départ de son intérêt pour le royaume disparu de Mu. Ainsi il se retrouve auprès des cangaceiros qui luttent pour leur liberté et aux côtés de Bouche Dorée pour contrecarrer les plans de la flotte allemande et aider les Britanniques. Poursuivant son voyage vers le nord, il s’offre une course au trésor dans laquelle il retrouve Raspoutine. Par un mauvais coup du sort, elle se soldera par un échec et Raspoutine partira pour Cuba. Par un malencontreux concours de circonstances, il devient amnésique. À Maracaibo, la médecine est impuissante. Il se tourne alors vers la magie des Jivaros qui se révélera efficace (Corto toujours un peu plus loin). Après avoir démonté la supercherie mise en place par le pouvoir en place à la Barbade, il revient en Amazonie du côté du delta de l’Orénoque.

Poursuivant toujours ses recherches sur l’Eldorado, Corto Maltese n’hésite pas à se rendre à Venise en 1917, malgré les bombardements qui menacent. En effet, les moines franciscains sont susceptibles de lui indiquer l’emplacement des villes minières du Haut-Marañon. Il découvrira qu’il n’est pas le seul sur cette piste. Pris dans le tourbillon de la guerre, il assiste en octobre à la victoire des Austro-Allemands sur les Italiens à Caporetto en Carniole. Attiré par les légendes celtes, il se rend en Irlande (Les Celtiques). Là-bas, séduit par le courage de Moïra Banshee, il ne peut rester indifférent à la lutte que livrent les indépendantistes. Il n’hésite pas à se livrer au trafic d’armes pour les aider. Bravant tous les conflits, il se rend sur le site de Stonehenge. Le peuple des légendes lui en sera reconnaissant.

Sachant Caïn Groovesnore engagé volontaire dans la Royal Air Force, il se rend en France, en avril 1918 pour le revoir. Après avoir assisté les 20 et 21 avril en baie de Somme à la dernière évolution de l’as de l’aviation allemande, Manfred von Richthofen, dit « le Baron rouge », ce sont les retrouvailles avec Caïn. Le jeune aviateur lui apprend que sa cousine Pandora va se marier. Corto accuse le coup. Un mois après, il quitte les côtes françaises pour celles de la mer Rouge. (Les Éthiopiques). À peine débarqué au Yémen, il est sollicité et payé pour libérer un jeune prince retenu en otage. Le guerrier Cush le seconde dans cette entreprise. Il deviendra son alter ego au cours de diverses aventures en ces terres rimbaldiennes, dans la corne de l’Afrique : en Somalie britannique le 13 septembre (Le coup de grâce), puis en Éthiopie (Et d’autres Roméos et d’autres Juliettes) et enfin en Afrique orientale allemande en octobre (l'actuelle Tanzanie).

Le 11 novembre 1918, la guerre est terminée en Europe. Il sait Bouche Dorée à Venise et l’envie de la revoir lui donne l’opportunité d’entreprendre le voyage et de prendre un peu de repos chez elle. Mais Venise le rendant paresseux, il décide de retrouver sa maison de Hong Kong (Corto Maltese en Sibérie). Les combats continuent entre les révolutionnaires communistes et les Alliés soutenant les Armées blanches. Son arrivée à peine connue, les membres de la société secrète des Lanternes Rouges lui demandent son concours pour récupérer l’or impérial que l'amiral Alexandre Koltchak transporte en train blindé. Le Transsibérien devient son nouvel océan, et les trains blindés soutiennent la comparaison avec les navires pirates. Dans la confusion des nombreuses forces qui convoitent cet or tsariste, Corto rencontre des personnalités singulières et dangereuses : le baron fou, Roman von Ungern-Sternberg, la fascinante duchesse Marina Seminova, l'irrésistible Shanghaï Li, sans oublier « Elle », cet ancien amour qui hante souvent ses pensées.

Une lettre que l’écrivain Frederick Rolfe, dit le baron Corvo, lui a envoyée avant sa mort, l’incite à revenir à Venise en 1921 (Fable de Venise). Il voudrait bien relever le défi qu’elle contient : résoudre une devinette pour retrouver une émeraude légendaire. Ce jeu de piste à travers la ville lui fait côtoyer le monde secret des francs-maçons et celui d’une fraternité fasciste. Néanmoins, il se fera une amie en la personne de la troublante Louise Brookzowyc.

Corto Maltese vient à savoir son ami Raspoutine enfermé dans une prison près de Samarkande et décide d’entreprendre le voyage pour le délivrer (La Maison dorée de Samarkand). En route, il fait escale à Rhodes, en décembre 1921, pour vérifier le contenu d’un autre message du baron Corvo. Edward John Trelawny aurait dissimulé les mémoires de son ami Lord Byron dans une mosquée de cette ville. Après avoir trouvé et étudié le document, il se rend compte que le trésor d’Alexandre le Grand est au bout de la quête : à la frontière des Indes et de l’Afghanistan. C’est avec un regain d’intérêt qu’il poursuit son voyage jusqu’au Turkestan (actuel Tadjikistan). Ce périple s’avère semé d’embûches pour retrouver enfin Raspoutine. La rivalité entre le général Enver Pacha et Mustafa Kemal Atatürk, ainsi que l’existence d'un sosie, ne faciliteront pas la découverte du trésor.

En rentrant de ce périple, en 1923, Corto trouve une lettre de Louise Brookzowyc, lui demandant du secours. Début juin, il se rend à Buenos Aires. Là-bas, il apprend sa mort, laissant une petite orpheline (Tango). Pour la venger, il est amené à enquêter sur le réseau de prostitution dans lequel elle travaillait. L’enfant est confiée à Esmeralda pour qu'elle l'emmène chez des amis à Venise.

En 1924, en compagnie de son vieil ami, le professeur Steiner, Corto visite les Cantons suisses (Les Helvétiques)[1]. Ils séjournent dans un petit village, Savuit-sur-Lutry (canton de Vaud), puis, en automne, se rendent à Montagnola (Tessin) chez l’écrivain Hermann Hesse. Propice aux songes, le lieu confronte notre héros à la mythologie helvétique. Il rencontre aussi la Mort, le chevalier Klingsor, Belzébuth, même King Kong, sans oublier Raspoutine. Corto va ensuite à Zürich avec la peintre Tamara de Lempicka.

L’année suivante, alors qu'il se trouve à Tarifa (pointe sud de l’Espagne) en compagnie de Raspoutine, il reçoit un télégramme en provenance du Venezuela. Leur ami Levi Colombia les invite à faire une croisière dans les Caraïbes à la recherche de l’Atlantide[1]. Atteindra-t-il enfin le continent englouti de  ?

Depuis, peu de nouvelles. En décembre 1928 et en janvier 1929 Corto est à Harar, en Éthiopie, la ville où a vécu Rimbaud, en compagnie d'Henry de Monfreid et de Pierre Teilhard de Chardin. Puis Corto rejoint le front des Brigades internationales pour combattre avec John Cornford (fils de la poétesse anglaise Frances Cornford (en) et neveu de Darwin)[1]. Ensuite, nous perdons toute trace de Corto. Sa disparition pendant la guerre d'Espagne est évoquée par Cush dans Les Scorpions du désert (chapitre V : l’Ange de la mort). C’est là que l’on perd sa trace en effet.

Toutefois, nous savons qu’il reviendra auprès de Pandora. Une lettre datée du 16 juin 1965 en est la preuve - cette lettre se trouve en exergue de l'édition en couleurs de La Ballade de la mer salée). Elle contient quelques remarques qui dépeignent la vision d’un Corto vieillissant :

« L’oncle Tarao est mort. […] Mais c’est surtout pour l’oncle Corto que je me fais du souci. Ils se comprenaient parfaitement et étaient inséparables. Maintenant que je vois l’oncle Corto aller s’asseoir seul dans le jardin, le regard éteint, face à la mer, mon cœur se serre. »

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Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Des femmes[modifier | modifier le code]

De nombreux personnages féminins jalonnent ses aventures. Des femmes souvent dangereuses, toujours envoûtantes, dont il tombe amoureux. Ces relations sont souvent ambiguës et n’aboutissent jamais. « Je pense que les femmes seraient merveilleuses si tu pouvais tomber dans leurs bras sans tomber entre leurs mains. »[4]. Les rencontres de Corto sont souvent récurrentes ; Bouche Dorée, la magicienne sans âge, en est l’exemple le plus frappant.

  • Moira Banshee O'Danann (Les Celtiques) : Révolutionnaire irlandaise n'hésitant pas à manier personnellement le fusil ou la grenade. Elle est veuve de Pat Finnucan, ancien chef des rebelles et ami de Corto. Elle reste cependant amoureuse du major O'Sullivan qui, démasqué, s’avère être un patriote de l’Armée républicaine irlandaise infiltré dans l’armée britannique et l’exécuteur de son époux, en fait un traître à la cause du Sinn Fein. La guerre, la perte des deux hommes de sa vie (l’un inscrit sur la liste des héros, l’autre dans celle des traîtres à la patrie, tous deux à tort), l'incertitude du lendemain, font de Banshee une femme mélancolique. Ses relations avec Corto sont ambiguës, mais elle semble lui avoir été attachée. Quand il lui propose de quitter l'Irlande avec lui, elle refuse pour ne pas lui porter malchance. Elle prend en effet son surnom de Banshee au sérieux, même si elle dit qu'il n'annonce la mort qu'aux Anglais : les Banshees irlandaises étaient des sorcières porteuses de mauvais présages ; elle est convaincue d'être l’une d'elles. Elle veut continuer la lutte pour son pays, seul réconfort à sa solitude.
  • Morgana Bantam : Demi-sœur de Tristan. Son éducation faite en Amérique du Sud lui a évité de souffrir des strictes règles britanniques enseignées à Tristan. Bouche dorée, qui l’a instruite sur les traditions magiques brésiliennes, en a fait une de ses disciples.
  • Bouche dorée (Sous le signe du Capricorne, Corto toujours un peu plus loin, ) : Sorcière très respectée de la macumba brésilienne, et mentor de Morgana Bantam. Nous ne savons pas son âge ; « Je me conserve bien parce que je vis toujours entourée de gens heureux. » dit-elle. La rumeur laisse entendre qu’elle a au moins 200 ans. Outre le fait qu'elle semble disposer de réels pouvoirs magiques – plus d’une fois elle laisse entrevoir des dons divinatoires étonnants – et indépendamment du mystère qui l’entoure, c’est un stratège remarquable. Elle contrôle la Compagnie Financière Atlantique et se mêle également de conspirations politiques. Elle participe activement à la révolution des noirs et indiens du Brésil, contre la caste blanche esclavagiste, en leur faisant parvenir armes et argent.
  • Esmeralda : Prostituée argentine, elle sauve la vie de Corto dès leur première rencontre.
  • Louise Brookszowyc (Fable de Venise, Tango) : Polonaise née à Varsovie. À Venise, elle est plus connue sous le nom de Belle de Milan. Au terme d'une poursuite, elle donne l'hospitalité à un Corto en mauvaise posture. Elle partira en Argentine où elle sera assassinée à Buenos Aires. La prostitution n’est pas la seule cause de sa mort. Louise cherchait à démasquer un réseau qui s’approprie d'immenses terres de Patagonie avec l’aide de hors la loi comme Butch Cassidy et quelques autres. Après l’avoir vengé en supprimant son assassin, Corto Maltese recueille sa fille pour la confier à des amis. Pratt lui a donné les traits de Louise Brooks, vedette de cinéma des années 1920. Il la rencontrera plus tard, lors d'un voyage aux États-Unis en 1983.
  • Pandora Groovesnore : Fille de Tadeo Groovesnore, un grand armateur de Sydney et nièce de Ronald Groovesnore, vice-amiral de la Royal Navy. À la suite du naufrage de « La jeune fille d'Amsterdam » sur laquelle elle naviguait, elle est capturée avec son cousin Caïn par les pirates du Moine et mêlée au début de la guerre de 14. Elle se révèle être une fille de caractère très adulte pour son âge en contrôlant la situation où elle est impliquée. Elle marquera profondément Corto qui la surnommera « Bijou romantique ». Pandora se montrera dans l'incapacité d’avoir une relation durable avec le beau marin, si bien que leur histoire semble être restée platonique (La Ballade de la mer salée) ; cependant il pensera toujours à elle au cours de ses aventures ultérieures. Ainsi, quand dans Les Celtiques, il apprend qu’elle va se marier, il tombe dans une profonde mélancolie. Dans La Maison dorée de Samarkand, lorsque Marianne demande à Raspoutine si Corto a été amoureux, il lui répond : « Oui, une fois, d'une jeune femme misonéiste »[5].
  • Marina Seminova (Corto Maltese en Sibérie) : Cette aristocrate russe parcourt la Sibérie dans des trains blindés pour sauvegarder le trésor impérial, que "« Cortouchka »" tente de voler. À leur première rencontre, elle fait tirer sur l'avion de Corto, à leur dernière, elle manque de le tuer mais Raspoutine l'abat. Elle meurt dans les bras du marin romantique : « Cortouchka, une cigarette… ».
  • Shanghaï Li (Corto Maltese en Sibérie) : Jeune activiste de la société secrète des « Lanternes rouges ». Courageuse, aventureuse, c'est une redoutable tueuse qui se veut dénuée de compassion. Avec Corto et Raspoutine, elle tentera de subtiliser le trésor impérial de Russie, gardé dans un train blindé parcourant la Sibérie depuis la révolution d'octobre. Elle trahit plusieurs fois les deux forbans pour s'emparer de tout le trésor au nom des lanternes rouges et fait tirer sur le train que Corto et Raspoutine tentent d'attaquer. Blessé, Corto partira cependant à sa recherche après sa convalescence. Les retrouvailles sont pleines d'émotion mais Shanghai Li s'est entre temps mariée.
  • Wee Lee Song : Fille d'un milliardaire de Shanghai, c’est un personnage invisible et pourtant fondamental à cause des séquelles qu’elle semble avoir laissé dans le cœur de Corto Maltese. « Elle » n'est nominalement mentionnée que dans Corto Maltese en Sibérie, où sa présence à Hong Kong est sensible voire pesante. « Elle » est celle qui pourrait peut être, expliquer le trou de 9 ans entre La Jeunesse de Corto et La Ballade de la mer salée[6].
  • Venexiana Stevenson (la Conga des Bananes, L'Ange à la Fenêtre d'Orient, Fable de Venise) : aventurière cupide, sans pitié et ayant le meurtre presque aussi facile que Raspoutine. Elle croise Corto à de multiples reprises et parait l'apprécier dans une certaine mesure, même si leurs alliances semblent plutôt dictées par l'instinct de survie et qu'elle tentera plusieurs fois de le tuer. Ses relations avec Corto sont ambiguës, et Raspoutine soupçonne Corto, bien qu'il le nie, d'être la cause de la grossesse de l'aventurière, à la fin de La Maison dorée de Samarkand.

Des hommes[modifier | modifier le code]

La seule cause à laquelle il reste fidèle est l'amitié mais rares sont ceux qui peuvent prétendre compter pour lui.

  • Tristan Bantam (Sous le signe du Capricorne, ) : Jeune héritier anglais, fils de Ronald Bantam, un homme obsédé par la recherche de la terre de . À son décès Tristan poursuit cette recherche en sollicitant l’aide de Corto Maltese. Avec sa demi-sœur Morgana, il se trouvera pris dans des machinations et soumis à des forces qui le dépassent dans une histoire de corruption mêlée de magie noire dont il sortira sain et sauf avec l'aide de Corto et de quelques esprits bénéfiques.
  • Levi Columbia (Corto toujours un peu plus loin, ) : Antiquaire et propriétaire d'un musée à Maracaibo au Venezuela. Il est entouré de nombreux et inquiétants objets rapportés de ses nombreux voyages. Obsédé par l'Eldorado, il vit dans l'espoir de trouver la ville mythique de Mú. Idée qu’il caressait déjà pendant ses études à Paris en compagnie de son ami Jeremias Steiner. Rêvant d'aventures sans oser la vivre, « les rêves ils sont d'or, la réalité… de plomb. ». Il use de sa fortune pour payer des aventuriers qui, comme Corto, sont disposés à concrétiser ses rêves dans les endroits les plus inhospitaliers.
  • Cranio (La Ballade de la mer salée) : Mélanésien des îles Fidji qui a travaillé avec les blancs et qui collabore avec eux maintenant. Il travaille pour le compte du « Moine » pour surveiller l’imprévisible Raspoutine. Cependant, il aspire à obtenir l'indépendance de son peuple et former une grande nation mélanésienne et polynésienne. Il risque sa vie plus d’une fois pour sauver Pandora, Caín et Corto. Malgré sa faculté de discernement, il ne sera pas capable de reconnaître le réel danger que représente Raspoutine.
  • Cush (Les Éthiopiques ; on le retrouve également dans Les Scorpions du désert) : Guerrier de la tribu des Beni Amer, né en Érythrée, il a parcouru toute l'Afrique orientale et même traversé la mer Rouge. C'est un farouche guerrier dont le but dans la vie est de débarrasser son pays du joug des européens. C'est également un musulman profondément croyant. Son nom pourrait venir du livre de la Genèse en référence aux Coushides, descendance de Koush, fils de Ham maudit par Noé, et vouée à jamais à l'esclavage. La posture paradoxale de Cush fait de lui un homme libre qui secoue les chaînes invisibles qui lient encore son peuple.
  • Caïn Groovesnore (La Ballade de la mer salée, Les Celtiques) : fils de Ronald Groovesnore. Cousin de Pandora Groovesnore avec qui il voyageait sur « La jeune fille d'Amsterdam ». Cette mésaventure où il essaye par tous les moyens d'échapper à ses ravisseurs, mûrit cet adolescent et lui fait découvrir les valeurs de l'amitié (La Ballade de la mer salée). Plus tard, en 1918, il se portera volontaire pour combattre dans la RAF (Les Celtiques).
  • Le « Moine » (La Ballade de la mer salée) : Mystérieux personnage au visage dissimulé sous le capuchon de sa robe de bure. Pasteur protestant défroqué pour trafic d'esclave, on lui prête plus de cent ans d’existence. Depuis son repère de l'île Escondida il dirige sa flotte pirate. L'arrivée de Pandora et de Caïn ravive dans sa mémoire le souvenir d'un drame personnel. Son comportement étrange révèle un esprit torturé.
  • Raspoutine (La jeunesse, La Ballade de la mer salée, Sous le signe du Capricorne, Corto Maltese en Sibérie, La Maison dorée de Samarkand) : Personnage particulièrement récurrent. Homonyme du moine fou russe, il lui ressemble physiquement, mais n'a aucun rapport, ni parenté ; c'est un bandit assassin et sociopathe, pas un mystique avide de pouvoir comme son homonyme. Bien qu'il parle régulièrement de tuer Corto (« Un jour je te tuerai, Corto ! » « Et moi je te tuerai un soir, Ras ! »), et affiche un grand plaisir à le voir en mauvaise posture, il semble l'avoir réellement en amitié. Il se définit lui-même comme étant un « Voleur, rien de plus » et serait - selon lui - le fils d'une danseuse de ballet russe exilée en Sibérie et d'un Prince Russe - ou d'un tailleur pour Dame, selon d'autres… C'est après avoir déserté de l'Armée impériale russe à la fin de la guerre russo-japonaise, assassinant moult militaires au passage, qu'il rencontrera Corto dans La Jeunesse.
  • Christian Slütter (La Ballade de la mer salée) : Officier de la marine impériale allemande. Il a une haute idée du devoir envers son pays. Il est entraîné malgré lui dans le monde de la piraterie. Par ordre de ses supérieurs il prend le commandement du sous-marin mis à la disposition du « Moine ». Par rédemption il détruira le navire britannique Victoria, ce qui lui vaudra d’être exécuté par les Anglais le 19 janvier 1915 sous les accusations de félonie, piraterie, homicide, sabotage et espionnage. Il restera fier et digne jusqu’à la fin alors qu’il aurait pu faire du chantage à l’encontre du Vice-amiral de la Royal Navy, Reynald Groovesnore.
  • Jeremiah Steiner (Sous le signe du Capricorne, Corto toujours un peu plus loin, Les Helvétiques, )  : Ancien professeur de l'université de Prague – il a appartenu à une minorité choisie de la meilleure société internationale – particulièrement versé en histoire et dans tout ce qui touche l'occulte, l'hermétisme et l'ésotérisme. Lors de ses recherches sur l'Eldorado, Corto le rencontre en Amérique du Sud, s’adonnant à la boisson. Prisonnier de l'alcool, il ne boit pas pour oublier mais pour être accompagné. Rencontrer un aventurier comme Corto Maltese, lui fait oublier par moments l'alcool et vivre ce qu'il avait seulement lu dans les livres. Après son long séjour en Amérique du Sud, il retournera en Europe. On le retrouve à Sion en Valais, pour un congrès d'alchimistes et fera se rencontrer Hermann Hesse et Corto. Ce personnage est inspiré d’un ami de Pratt appelé Enrique Lipszyc mais ne peut que faire penser à Rudolf Steiner.
  • Tarao (La Ballade de la mer salée) : Maori de Nouvelle-Zélande. Nous le découvrons après le naufrage du catamaran du capitaine Raspoutine, s’exprimant dans un anglais parfait appris à l'école. Il était embarqué dans un navire néerlandais abordé par Raspoutine. Il sait très bien se sortir de situations difficiles et s’avère être un marin expérimenté. Une longue amitié avec Corto Maltese, le liera jusqu’à sa mort.
  • Jack London (La Jeunesse de Corto Maltese) : Journaliste pendant la guerre russo-japonaise qui commence le 9 février 1904. Quelques mois plus tard, les jeunes Corto Maltese et Jack London se rencontrent. Jack London permettra également à Corto Maltese de rencontrer pour la première fois, au beau milieu de cette guerre, Raspoutine.

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

D’autres personnages font indirectement références à des personnes connues, comme le Grec Onatis (Aristote Onassis) et l’ambulancier Ernestway (Ernest Hemingway) dans Sous le drapeau de l’argent (Les Celtiques).

Films d’animation[modifier | modifier le code]

Long-métrage d'animation sorti au cinéma le , réalisé par Pascal Morelli d’après l'album, Corto Maltese en Sibérie.

Les voix de Richard Berry (Corto Maltese), Patrick Bouchitey (Raspoutine), Marie Trintignant (La duchesse Marina Séminova et Bouche dorée), Barbara Schulz (Changhaï Li).
Présenté au Festival international du film de Locarno en août 2002.
DVD : Studio Canal, 2003.

Quatre moyens-métrages, diffusés à la télévision sur Canal+ en 2003, réalisés par Richard Danto et Liam Saury d'après les albums suivants :

  • 2002, La Ballade de la mer salée. Scénario de Jean Pecheux.
Les voix de Richard Berry (Corto Maltese), Patrick Bouchitey (Raspoutine), Barbara Schulz (Pandora).
DVD : Studio Canal, 2003.
  • 2002, Sous le signe du Capricorne. Scénario de Jean Pecheux.
Les voix de Richard Berry (Corto Maltese), Patrick Bouchitey (Raspoutine), Catherine Jacob (Ambiguïté), Marie Trintignant (Bouche dorée).
DVD : Studio Canal, 2003.
  • 2002, Les Celtiques. Scénario deGiorgia Cecere et Jean Pecheux.
La voix de Richard Berry (Corto Maltese).
DVD : Studio Canal, 2003.
  • 2002, La Maison dorée de Samarkand. Scénario de Henri Colomer.
Les voix de Richard Berry (Corto Maltese), Patrick Bouchitey (Raspoutine), Catherine Jacob (Marianne).
DVD : Studio Canal, 2003.

Une série d'animation de 26 épisodes comprenant les quatre moyens-métrages sus-cités chacun découpés en cinq épisodes (soit 20 épisodes) et six épisodes supplémentaires reprenant les histoires suivantes :

  • Les Hommes Léopards
  • Têtes et Champignons
  • La Conga des Bananes
  • Concerto en O Mineur pour Harpe et Nitroglycérine
  • Le Coup de Grace
  • D'autres Roméos et d'autres Juliettes.

Ces épisodes sont disponibles dans le coffret DVD Corto Maltese L'intégrale.

Reportages télévisés[modifier | modifier le code]

  • Le Dessous des Cartes, diffusé sur Arte.
Sujet sur Corto Maltese avec pour axe de suivi, l'album : La Maison dorée de Samarkand.
  • La Ballade plus loin, de Michèle Tournir et jean-Claude Guilbert, diffusé sur TF 1 en 1991.
  • Les 13 vies de Corto. Film de Jean-Claude Lubtchansky, 1992.
La vie de Hugo Pratt et les aventures de Corto.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Un des compagnons du sergent Kirk portait déjà le nom de Corto bien avant la création du marin maltais (Sergent Kirk, tome 4, collection aventures, éd. Les Humanoïdes Associés, dessin d'Hugo Pratt).
  • C’est peu après avoir vu le film de John Huston, Le Faucon maltais, adapté du roman The Maltese Falcon, de Dashiell Hammett, que vint à Pratt l’idée du nom.
  • Dès 1959, dans Ann de la jungle, Tipperary O’Hara, le marin du Golden Vanity, préfigure déjà Corto Maltese.
  • Entre 1985 et 1988, les éditions Casterman ont publié une revue bimestrielle (puis mensuelle et finalement trimestrielle) nommée Corto et assez rapidement renommée Corto Maltese (22 numéros).
  • François Mitterrand était un grand lecteur de Corto Maltese. C’étaient les seules bandes dessinées qu’il possédait dans sa bibliothèque. « J'ai peut-être un faible pour lui. Non que je ressemble au héros de Hugo Pratt, mais je ne m'ennuierais certainement pas dans la peau de Corto Maltese, cet aventurier laconique, solitaire, esprit libre au confluent de deux cultures. » (1989).
En 1986, François Mitterrand, vient réconforter le pilote de Formule 1 Jacques Laffite, qui se remet d’un accident et lui offre une sélection d'albums de Corto Maltese.
  • En 1996, la poste italienne met en service un timbre de 850 lires, représentant Corto Maltese dessiné par R. Morena.
  • Dessiné par Patrizia Zanotti, coloriste de l’œuvre de Pratt, Corto fait de la publicité en juin 2001, pour l'eau de toilette « Eau sauvage » de Dior.
  • Une statue en bronze du marin maltais (2,5 m, 300 kg), conçue par Livio Benedetti, a été inaugurée le , pour la résidence Corto Maltese, dans le quartier de l’Houmeau à Angoulême.

Références à Corto Maltese dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Dedicated to Corto Maltese, hommage rendu par de grands noms de la bande dessinée, éd. Kesselring, 1985.
  • Le Fanfaron, de Lele Vianello. éd. Casterman, 1993. Dans la première histoire intitulée, Rixe chinoise, Corto, âgé d’environ 13 ans, se trouve en Chine pendant la révolte des Boxers.
  • Parmi les Chevaliers de Rhodes (plus tard les Chevaliers de Malte) dans le second volume de Général Leonardo, une bande dessinée d'Erik Svane et Dan Greenberg aux Éditions Paquet, on retrouve un moine-guerrier qui pourrait être un ancêtre de Corto Maltese, car il lui ressemble, physiquement et mentalement, et s'appelle… Frère Correteaux. Par ailleurs, l'album est dédié à la mémoire d'Hugo Pratt.
  • Valérian et Laureline : Au bord du Grand Rien et L'Ordre des Pierres, de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, éd. Dargaud, 2004 et 2006. Où le Lieutenant Molto Cortès vit des aventures spatio-temporelles auprès de Valérian.
  • Batman – Dark Knight, de Frank Miller, éd. Delcourt, 1999. Où est évoqué une île appelée « Corto Maltese ».
  • Corbo Malbese, parodies irrespectueuses de Roger Brunel, Pastiches tomes 4 et 6, éd. Glénat, 1986 et 1993.
  • Le Vent dans les sables de Michel Plessix, tome 1 L'invitation au voyage. Dans cette suite, librement inspirée, du Vent dans les saules (adapté du roman de Kenneth Grahame), le personnage de Rat rencontre un rongeur voyageur, vêtu d'une casquette et d'un pantalon blanc, d'un gilet rouge et d'un manteau de marin bleu. Il porte un anneau à l'oreille et dit être né à Malte de la rencontre d'une souris venant de Gibraltar et d'un mulot irlandais !!
  • Dans le tome 15 de la série L'Histoire secrète, La Chambre d'ambre, Corto Maltese est présenté comme un valet de la maison des deniers et un ami d'Erlin. Comme suggéré par Pratt, Corto est tué durant la guerre d'Espagne. À noter une ressemblance entre le monde secret de l'univers de Corto et celui de l'univers de Jean-Pierre Pecau.[réf. nécessaire]
  • Corto apparaît au détour d’une image dans diverses autres histoires :
Julie Bristol, tome 2 : Faux Sanglant, de Chantal Montellier, éd. Dargaud, 1992.
De Cape et de Crocs, tome 2 : Pavillon noir !, de Jean-Luc Masbou et Alain Ayroles, éd. Delcourt 1997.
La Vache, tome 7 : Le Mauvais goût de la vengeance, de Johan De Moor et Stephen Desberg, Casterman, 1998.
Lanfeust des Étoiles, Tome 3 : Les Sables d'Abraxar, de Christophe Arleston et Didier Tarquin, Soleil Productions, 2004.
Trait de Craie, de Miguelanxo Prado, Casterman, 2004.
Jour J, tome 4 : Octobre noir, de Jean-Pierre Pécau et Fred Duval, éd. Delcourt, 2010.
  • Block 109, bande dessinée uchronique dans laquelle l'un des personnages principaux, Zytek, possède un physique très similaire à Corto Maltese.

Références à Corto Maltese au cinéma[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Musiques et chansons[modifier | modifier le code]

  • Jazz – À Corto Maltese, par le septet Ogoun Ferraille[7]. Microsillon 33 tours, éd. Sonores, 1972[8].
  • Corto Maltese, chanté par Sylvia Fels. Microsillon 45 tours, Pathé Marconi/EMI, 1974.
  • Corto Maltesse (avec deux "s"), groupe de rock de Brive (Bernard Entraygues, Francis Arnaud et Fredo Follet), dont l'album "Djaga" en 1995.
  • Les Tangos de Corto, par le Trio Esquina, CD Buda Musique, 1998.
  • La balada del Corto Maltese, chanté par Jairo, CD Balacera, DBN Records, 1999.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Vingt neuf aventures, échelonnées de 1904 à 1925, façonnent les multiples facettes de la personnalité de Corto Maltese qui, s'il reste insaisissable, revêt l'aspect de l'aventurier mystérieux, romantique et anarchiste, lucide et ironique[9]. Il traverse son époque comme un témoin toujours en retrait des évènements. Cependant il lui arrive d'épouser une cause souvent sous la pression de ces mêmes événements, comme dans Les Celtiques. Qu’elles soient vénitiennes, celtes, sud-américaines, africaines ou orientales, on retrouve dans ses aventures de fréquentes références aux légendes et aux traditions populaires.

Nota : Les albums sont listés dans l’ordre chronologique des aventures avec l'intitulé et la date de leur première édition chez Casterman. Pour en savoir plus, suivre le lien de chaque album.

Romans[modifier | modifier le code]

Récits, essais et entretiens[modifier | modifier le code]

  • Hugo Pratt et Michel Pierre, Corto Maltese – Mémoires. Casterman, 1988.
  • Hugo Pratt et Michel Pierre, Les Femmes de Corto Maltese. Casterman, 1994.
  • De l’autre côté de Corto. Entretiens avec Dominique Petifaux, Casterman, 1996.
  • Le Monde extraordinaire de Corto Maltese, l'album GEO/Casterman, 2002.
  • Jacques Ferrandez et Michel Pierre, Armoriques – Balades de Corto Maltese en Bretagne – Le guide de Bretagne. Casterman, 2004.
  • Guido Fuga et Lele Vianello, Les Balades de Corto Maltese – Le guide de Venise. Casterman, 2004.
  • Grégoire Prat, Corto Maltese et ses crimes. Éditions Horay, 2005.
  • Hugo Pratt, Corto Maltese – Littérature dessinée. Entretiens recueillis par Patrizia Zanotti et Vincenzo Mollica, Casterman, 2006[10].
  • Jean-Claude Guilbert, Hugo Pratt - La traversée du labyrinthe. Presse De La Renaissance, 2006.
  • Michel Pierre, Carnet de la cambuse – Les recettes de Corto Maltese. Casterman, 2007.
  • Joël Gregogna, Corto l’initié. Éditions Dervy, mai 2008.
  • Joël Gregogna, La Venise de Hugo Pratt. Éditions Dervy, 2012.
  • Gianni Brunoro, Corto comme un roman. Réflexions sur Corto Maltese, ultime héros romantique. Casterman, paru le 2 juillet 2008[11].
  • Florian Rubis, Hugo Pratt ou Le Sens de la Fable, éd. Belin, 2009.

Revues et magazines[modifier | modifier le code]

  • Le Collectionneur de bandes dessinées no 49, février 1986.
  • Numéro spécial anniversaire avec Les Helvétiques en cahier détachable. Corto no 14, 1987.
  • Gardons l’esprit Corto. BoDoï no 22, 1999.
  • Le monde extraordinaire de Corto Maltese. GEO hors-série, 2002.
  • L’Aventure continue. Bang ! no 3, Casterman/Inrockuptibles, 2005.
Dossier sur Hugo Pratt et Corto Maltese.
  • Enquête sur Corto Maltese. Dossier spécial, Lire no 355 du mois de mai, paru le 26 avril 2007.
Sur ses traces en Éthiopie
Du nouveau sur Hugo Pratt
La vérité sur le prochain album
  • Humanisme n°295 - Mars 2012, "Exposition : Hugo Pratt et la Franc-maçonnerie".
  • Hors-série L'Histoire-Marianne, 18 juillet 2013 : Corto Maltese (1904-1925)[12],[13],[14]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Biographie », sur cortomaltese.com (consulté le 19 juillet 2013)
  2. a et b Corto Maltese – Mémoires, Michel Pierre, Casterman, 1988.
  3. Tango, préface de Marco Castellani.
  4. Citation prise sur la fin de L’Aigle du Brésil dans Sous le signe du Capricorne.
  5. Dans un entretien avec Dominique Petitfaux au sujet de l’album Tango, Hugo Pratt précise que Raspoutine fait bien allusion à Pandora dans sa réponse à Marianne. Page 123, De l’autre côté de Corto, Casterman, 1996.
  6. De l’autre côté de Corto, Casterman, 1996 : page 123, au sujet l’album Tango, Hugo Pratt précise : « Ici, Corto à l’air de penser à une jeune fille chinoise ». S'agirait-il de Wee Lee Song ?
  7. À Haïti, Ogoun-la-ferraille est un dieu guerrier revêtu de rouge armé d’une épée et monté sur un cheval blanc. Dans Le Secret de Tristan Bantam (Sous le signe du Capricorne), Tristan entre en contact avec le monde perdu de Mû, guidé par le dieu des forgerons, Ogoun-Ferraille.
  8. Un dessin issu de La Ballade de la mer salée illustre la pochette du disque.
  9. Lorsqu’on demandait à Hugo Pratt s'il y avait une ressemblance entre Corto et Swen (L’Homme des Caraïbes), il répondait : « Sven est sarcastique, alors que Corto est ironique. Entre le sarcasme et l’ironie, il y a la même différence qu’entre un rot et un soupir. L’ironie est supérieure. » (De l’autre côté de Corto, Casterman)
  10. Livre-catalogue de l’exposition qui lui a été consacré du 8 septembre au , au Museo del Vittoriano à Rome.
  11. Depuis sa publication italienne, en 1984, Corto comme un roman est ici traduit en français pour la première fois par : Fabrizio Lacona, Émilie Saada et Laurent Lombard.
  12. « Présentation », sur Archives Pratt,‎ 14 juillet 2013
  13. « Spécial hors-série l'Histoire-Marianne "Corto Maltese" », sur France-Culture,‎ 19 juillet 2013
  14. « Corto Maltese. Escales du monde, histoires du temps », sur cortomaltese.com

Compléments[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]