Louis-Denis Caillouette

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Louis-Denis Caillouette

Naissance 9 mai 1790
Paris
Décès 8 février 1868 (à 77 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Formation

Compléments

Second prix de Rome en sculpture

Louis-Denis Caillouette parfois orthographié Caillouet ou Cailhouët, né le 9 mai 1790 à Paris, et mort dans la même ville le 8 février 1868, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du sculpteur André Louis Caillouette, il intégra l'atelier de Philippe-Laurent Roland à l'École des beaux-arts de Paris. En 1809, il obtient le troisième prix de Rome avec Marius sur les ruines de Carthage. Des soucis financiers l'obligent à trouver un emploi, et ce n'est que vers 1816 qu'il intègre l'atelier de Pierre Cartellier et obtient un second prix de Rome en 1818. Ayant atteint la limite d'âge il ne pourra plus concourir, et se lance dans la production commerciale de petites pièces de bronze et dans la réalisation de commandes de l'État.

En 1836, il décide avec deux associés, Messieurs Dupuis, l'aîné et Dupuis Jeune[1], d'ouvrir une école de dessin gratuite pour les ouvriers du faubourg Saint-Denis dans la cour des Petites-Écuries de l'ancien IIIe arrondissement de Paris (aujourd'hui le 10e). Trois fois par semaine, il donne deux heures de cours de de 20 heures à 22 heures. Cette école a ainsi formé des peintres décorateurs, des peintres sur porcelaine, des graveurs en orfèvrerie et des sculpteurs ornemanistes. Les centaines d'ouvriers ayant suivi ces cours purent ainsi augmenter leur revenus. Une allocation de 4200 francs fut allouée par la ville de Paris pour aider au fonctionnement de cette école. Une exposition eut lieu en 1840 à la mairie de l'ancien IIIe arrondissement.

Louis-Denis Caillouette demeura au no 8 rue Cassette à Paris[2]. Il était membre de la Société libre des beaux-arts de Paris[3]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1822 :
    • Buste de Jacques Ruisdaël, achat de l'État
    • Les Mathématiques, bas-relief pour la fontaine de l'Éléphant de la Bastille
    • Un Pêcheur, plâtre, médaille de 2e classe
  • 1824 :
    • L'Immaculée Conception
    • L'Architecture, bas-relief
    • Psyché abandonnée
    • La Justice
    • L'Asie
    • L'Europe
  • 1827 : L'Architecture
  • 1831 : Louis-Philippe Ier
  • 1840 : Sainte Elisabeth, statue en pierre
  • 1847 :
    • La Vierge et l'Enfant Jésus, plâtre
    • Eucharis abandonnée de Télémaque, plâtre
    • Jean-Pierre Cortot, bronze

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Travaux de restauration[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1809 : troisième prix de Rome en sculpture pour Marius sur les ruines de Carthage
  • 1818 : second prix de Rome en sculpture pour Chélonis implorant la grâce de son époux Cléombrotte
  • 1822 : médaille de 2e classe au Salon pour Un Pêcheur

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XVIIIe siècle, 2.vol., éd. Honoré Champion, 1910-1911.
  • F. Grille, Autographes de savants, d'artistes, connus et inconnus..., Paris, Pédoyen, 1853
  • Autographes, Carton 37, Sculpteurs Cab-Cra - Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, collections Jacques Doucet.
  • Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'en 1882, peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et lithographes, Paris, Veuve H. Loones, 1882 & idem Librairie Renouard, Paris, ouvrage commencé par Émile de La Chavignerie et continué par Louis Auvray.
  • Louis Courajod, Histoire du département de la sculpture moderne au Musée du Louvre, E. Leroux, Paris, 1894.
  • Louis Lafitte (1770-1828), Entrée triomphale de S.A.R. monseigneur le duc d'Angoulême, généralissime de l'armée des Pyrénées, éd. Didot père & Fils, Paris, 1825.
  • Revue de Paris (Paris 1829)-(Paris 1844), périodique Bibliothèque de l'INHA
  • Inventaire général des richesses d'art de la France. Paris : monuments civils, t.I, éd. Plon et Cie Paris, 1879
  • Revue de l'art français ancien et moderne, Charavay (Paris), Jean Schemit (Paris), 1897.
  • Jean Bayet, Les édifices religieux XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles, Paris, Librairie Renouard, H. Laurens, 1910, 268 p., 64 pl.
  • Bernard Vassor, Histoire des rues de Paris, Cour des Petites-Écuries, Histoire et Vies du Xe, Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal des Artistes, 12e année, 1.vol, n°1, 7 janvier 1838, p.11
  2. Guyot de Fère, Annuaire des artistes français, 1835.
  3. Journal des artistes, 12e année, Paris, 1838, 1er volume, no 1, 7 janvier 1838, p. 11.
  4. F. de Clarac, op.cit
  5. Destiné à la décoration de l'escalier du Musée Napoléon construit par Percier et Fontaine de 1809 à 1812 et détruit suite à la construction de l'escalier Daru
  6. Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française, depuis l'origine des arts du dessin jusqu'en 1882..., Vve H. Loones, Paris 1882, t.I, p.42.
  7. Camée en agate du profil de la reine des belges par Reverchon

Liens externes[modifier | modifier le code]