Jean-Henri Riesener

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Riesener.
Jean-Henri Riesener assis à l'une de ses tables d'écritures, peinture d'Antoine Vestier, 1786, (musée de Versailles)

Jean-Henri Riesener était un ébéniste français d'origine allemande (né en 1734 à Gladbeck, en Westphalie, et mort à Paris en 1806).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Allemagne (Westphalie), Riesener arriva à Paris vers 1755 et entra dans l'atelier de Jean-François Oeben, lui-même immigré allemand. À la mort de celui-ci en 1763, il prit la direction de son atelier et épousa la veuve de son ancien maître, Françoise-Marguerite Vandercruse, sœur de l'ébéniste Roger Vandercruse, au grand désespoir d'un des autres élèves d'Oeben, son rival Jean-François Leleu. Tant que Riesener n'eut pas sa propre maîtrise, il utilisa l'estampille de J.-F. Oeben.

Reçu maître en 1768, il fut nommé « ébéniste ordinaire du roi » en 1774, et pendant dix ans il fournit la Cour et la famille royale en meubles fastueux de style néo-classique. Il est considéré comme l'un des meilleurs représentants du style transition et acheva notamment en 1769 le célèbre secrétaire à cylindre de Louis XV, ou « bureau du Roi », commencé par Oeben neuf ans plus tôt[1]. Parmi les particularités de son style, il convient de noter, outre la présence de riches décors de marqueterie perpétuant la tradition d'Oeben, l'utilisation de bronzes dorés d'une très grande finesse ; il est l'un des premiers à dissimuler systématiquement leurs fixations. Avec l'aide de Pierre-Élisabeth de Fontanieu, intendant du Garde-Meuble de la Couronne, Riesener est celui qui fit évoluer le style Louis XV vers le style Louis XVI. À la fin de sa carrière, Fontanieu lui reprocha ses prix excessifs.

Après la Révolution française sa popularité déclina et il se retira en 1800. Pendant les ventes révolutionnaires, il racheta une partie de sa production à des prix inférieurs à ceux auxquels la Couronne les lui avait achetés mais ne parvint pas à les revendre, étant donné qu'une grande partie de sa clientèle avait disparu mais aussi du fait de l'évolution de la mode en la matière.

Son fils, Henri-François Riesener (1767-1828), fut l'élève de David.

Œuvres exposées[modifier | modifier le code]

Autriche:

États-Unis d'Amérique :

France:

Pays-Bas:

Portugal :

  • Lisbonne, Collection Galouste Gulbenkian.

Royaume-Uni:

Russie:

  • Saint-Pétersbourg, palais Pavlovsk.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albane Cogné, Stéphane Blond, Gilles Montègre, Les circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 117

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Möbel von J.H. Riesener, Pierre Verlet, chez Franz Schneekluth Verlag, Darmstadt, 1957 (en allemand).

Voir aussi[modifier | modifier le code]