Triptyque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Triptyque (Beaux-arts))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Triptyque (homonymie).
Triptyque de John Donne, par Hans Memling, Londres, National Gallery.

Dans le domaine des Beaux-arts, un triptyque (du grec τρίπτυχος, plié en trois) est une œuvre peinte ou sculptée en trois panneaux, dont les deux volets extérieurs peuvent se refermer sur celui du milieu. Ce format se développe essentiellement aux XIIe et XIIIe siècles, dans le cadre de la peinture religieuse en Europe. Le triptyque entre dans la famille plus large des tableaux polyptyques.

Symbolique[modifier | modifier le code]

Triptyque à encadrement architecturé et scènes complémentaires aux pieds des colonnes.

Le chiffre « Trois » est une référence notoire à la Sainte Trinité connue par la chrétienté ; cependant, ce chiffre est présent également dans d'autres divinités indo-européennes De plus, les contenus des tableaux, au début représentant uniquement le sujet divin, se découpent en trois de bas en haut ; le « haut » représente les cieux, dans lequel les peintres dessinent des angelots et les figures des saints auréolés ; le « bas » le monde terrestre, médiéval, vers lequel le visiteur lève les yeux au ciel en contemplant la peinture ; quant à la « zone du centre », qui est le cœur de la représentation, elle est bien souvent le lieu de la sanctification du sujet principal, en route vers les Cieux.

Cette découpe reste suivie par les peintres hollandais et italiens de la Renaissance.

Exemple[modifier | modifier le code]

Ce format trouve un de ses aboutissements les plus connus avec Le Jardin des délices, la peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch.

Le Jardin des délices (triptyque fermé)
panneau gauche
panneau central
panneau droit


Technique[modifier | modifier le code]

Cet art s'est développé à l'origine sur de grands panneaux de bois avant que les progrès de la technique picturale permettent d'autres supports. Le divin dans la représentation religieuse est rendu par l'emploi de très fines feuilles d'or plaquées sur les œuvres. Ces feuilles dorées disparaissent à compter de la Première Renaissance avec les primitifs italiens qui s'affranchissent de la peinture byzantine.

Acception en littérature[modifier | modifier le code]

C'est également une œuvre littéraire ternaire, par exemple La Divine Comédie de Dante où trois pôles se distinguent : l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis.

Acception en cinématographie[modifier | modifier le code]

C'est également une technique inventée par Abel Gance pour son film Napoléon (1927) mettant en œuvre une projection sur trois écrans permettant différents effets comme :

  • une image d'une largeur trois fois supérieure au format habituel par juxtaposition ;
  • la répétition de la même image sur les trois écrans ;
  • la projection de trois points de vue d'une même scène ;
  • l'obtention d'une symétrie par inversion de l'image latérale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :