(136108) Hauméa

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(136108) Hauméa
(136108) Haumea

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Vue d'artiste de (136108) Hauméa et de ses satellites, Hiʻiaka (en bas à droite) et Namaka (en haut à gauche)

Caractéristiques orbitales
Époque 10 avril 2007 (JJ 2454200,5)[1]
Demi-grand axe (a) 6,484×109 km[1]
(43,2829±0,0027 ua)
Aphélie (Q) 7,7078×109 km[1]
(51,5451±0,0032 ua)
Périhélie (q) 5,2590×109 km[1]
(35,0208±0,0044 ua)
Excentricité (e) 0,19089±0,00005[1]
Période de révolution (Prév) 104 009,65±9,60 j[1]
(284,76 a)
Vitesse orbitale moyenne 4,488 km/s
Inclinaison (i) 28,2141±0,0001°[1]
Nœud ascendant (Ω) 122,0268±0,0004°[1]
Argument du périhélie (ω) 239,0399±0,0031°[1]
Anomalie moyenne (M0) 200,7302±0,0051°[1]
Catégorie Plutoïde (planète naine transneptunienne), objet en résonance 7:12 avec Neptune, membre de la famille de Hauméa, objet trinaire.
Caractéristiques physiques
Dimensions ~ 1960×1518×996 km[2]
Masse (m) (4,2±0,1)×1021 kg[3]
Masse volumique (ρ) 2 600 à 3 340 kg/m3[2]
Gravité équatoriale à la surface (g) 0,44 m/s2
Vitesse de libération 0,84 km/s
Période de rotation (Prot) 0,16314 ± 0,00001 j[2]
(3,9154 ± 0,0002 h)
Classification spectrale ?
Magnitude absolue (M) 0,44[2]
Albédo (A) 0,70 ± 0,10[2]
Température (T) 32±3 K
Découverte
Pré-découverte 22 mars 1955[4]
Découvreur Ortiz et al. / Brown et al.[5],[6]
Date 28 décembre 2004 (Brown) / 25 juillet 2005 (Ortiz)
Nommé d'après Hauméa
Désignation 2003 EL61

Hauméa, officiellement désignée comme (136108) Haumea soit (136108) Hauméa en français, est une planète naine transneptunienne (un plutoïde) du Système solaire membre de la ceinture de Kuiper.

Il fut découvert en 2005 par l'équipe de J. L. Ortiz de l'institut d'astrophysique d'Andalousie à l'observatoire de la Sierra Nevada en Espagne et en 2004 par celle de Mike Brown du Caltech aux États-Unis. Le MPC crédite la découverte à l'équipe d'Ortiz, qui fut la première à annoncer l'objet[5]. Sa dénomination provisoire était 2003 EL61.

Hauméa possède deux satellites naturels connus, une rotation très rapide (moins de 4 h), une forme ellipsoïdale et un albédo élevé causé par des cristaux de glace d'eau à sa surface, ce qui en fait un membre exceptionnel parmi les cubewanos. On pense qu'il est également le composant principal d'une famille d'objets créés après un impact et qui est responsable de ses caractéristiques inhabituelles.

Dans sa plus longue dimension, Hauméa mesurerait entre 1 960 et 2 500 km, à peine moins que Pluton et deux fois plus que Cérès, la plus petite planète naine reconnue. Sa masse atteindrait un tiers de celle de Pluton.

Nom[modifier | modifier le code]

Avant la publication de la découverte de l'objet, l'équipe de Brown le surnommait « Santa », du fait de sa découverte dans les jours suivant Noël, le 28 décembre 2004 (« Santa Claus » étant le nom du père Noël en anglais), bien qu'il fût photographié sur des images remontant au 6 mai 2004.

Le Minor Planet Center attribua la désignation provisoire 2003 EL61 à l'objet, du fait de sa première photographie par l'équipe d'Ortiz le 7 mars 2003. Une fois son orbite déterminée de façon stable, le numéro 136108 lui fut attribué et sa désignation définitive complète est maintenant (136108) Hauméa.

Suivant les recommandations de l'Union astronomique internationale, l'objet doit être formellement nommé d'après une divinité liée à un mythe de création. L'équipe de Brown a transmis des noms provenant de la mythologie hawaiienne en septembre 2006 pour 2003 EL61 et ses deux satellites « pour rendre hommage à l'endroit où ces satellites ont été découverts. » Cependant, puisque les découvreurs d'un objet ont généralement le droit de le nommer, et puisque l'équipe d'Ortiz est désormais créditée de celle de 2003 EL61 et celle de Brown de ses satellites, l'UAI en date du 17 septembre 2008 [7] a dénommé 2003 EL61, Hauméa, déesse hawaïenne de la fertilité et de la naissance, et les deux satellites, Hiʻiaka et Namaka, deux de ses filles. Le même jour, Hauméa a été classée en planète naine et en plutoïde.

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

Masse et dimensions[modifier | modifier le code]

La présence de satellites autour de Hauméa permet de déterminer la masse totale du système à partir de la troisième loi de Kepler. Elle serait de 4,2×1021 kg, soit 28 % du celle du système plutonien[3], Hauméa comptant pour près de 99 % de cette masse.

Hauméa tourne sur soi-même en moins de 4 h, plus rapidement que tout autre objet connu dans le Système solaire de plus de 100 km de diamètre. En conséquence, il doit être distordu en un ellipsoïde triaxial. Hauméa présente de très grandes variations de luminosité, lesquelles ne peuvent être expliquées qu'avec une forme oblongue[2]. Suivant sa densité, il mesurerait entre 1 600 et 2 500 km dans sa plus grande longueur (environ la même que le diamètre de Pluton) et environ 900 km dans sa plus petite longueur (la moitié du diamètre de Pluton). Hauméa serait alors l'un des objets transneptuniens connus les plus grands, après Éris et Pluton et devant Sedna, Orcus et Quaoar (Makémaké pourrait également être légèrement plus grand).

La courte période de rotation de Hauméa pourrait avoir été causée à la suite d'un impact avec un autre corps, qui aurait également créé ses satellites. Il se pourrait qu'il ne soit pas le seul corps de la ceinture de Kuiper tournant rapidement sur lui-même. En 2002, Jewitt et Sheppard ont suggéré que Varuna pourrait être également oblong, sur la base de sa rotation rapide[8].

Surface et composition interne[modifier | modifier le code]

Selon les observations de son spectre, la surface de Hauméa est principalement composée de glace d'eau[9],[10], à la fois sous les formes cristalline et amorphe. La glace d'eau couvrirait entre les deux-tiers et les trois-quarts de la surface, la composition du reste n'étant pas connue.

De la glace d'eau a été détectée sur d'autres transneptuniens, mais typiquement sous sa forme amorphe. La glace cristalline est instable sur plusieurs millions d'années en raison des conditions régnant dans la ceinture de Kuiper ; sa découverte suggère l'existence d'un processus réalimentant périodiquement la surface en glace nouvelle.

L'albédo de Hauméa est apparemment comparable à celui de la neige.

Une zone sombre et rougeâtre a été identifiée ; elle est plus riche en minéraux et en matière organique que le reste de la surface.

La masse volumique de Hauméa est évaluée entre 2,6 et 3,3 g⋅cm3, à partir de contraintes sur sa taille et sa vitesse de rotation (plus l'objet est dense, moins il est oblong)[2]. Cette densité suggère qu'il s'agit d'un corps essentiellement rocheux et que la glace n'apparaît essentiellement que sur sa surface. Par comparaison, la masse volumique de Pluton est de 2,0 g⋅cm3 et celle de la Lune de 3,3 g⋅cm3.

Orbite[modifier | modifier le code]

Hauméa est classé comme un objet transneptunien classique, possédant une orbite typique des grands cubewanos : assez excentrique, son périhélie est proche de 35 ua et son aphélie atteint 51 ua[1]. Il présente également une inclinaison significative (environ 28 °)[1].

Hauméa s'est trouvé à son aphélie en 1991. Son prochain passage au périhélie se produira en 2133[1].

L'orbite d'Hauméa a une excentricité légèrement plus grande que les autres membres de sa famille.

Vue schématique des orbites de Hauméa (en jaune), Pluton (en rouge) et Neptune (en gris).

Visibilité[modifier | modifier le code]

Hauméa est actuellement (2007) situé non loin de son aphélie, qu'il a atteint en 1991, à plus de 50 ua du Soleil ; il reste cependant très brillant, à cause de sa taille et de son albédo. Sa magnitude absolue atteint 0,44[2].

La forte inclinaison de l'orbite de Hauméa, ainsi que sa situation actuelle loin de l'écliptique et près de son aphélie (où sa vitesse orbitale est la moindre), permet de comprendre pourquoi cet objet ne fut découvert que récemment, malgré sa forte luminosité : la plupart des programmes de recherche d'objets transneptuniens se concentrent sur les régions proches de l'écliptique.

Famille collisionnelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de Hauméa.

Satellites naturels[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hiʻiaka (lune) et Namaka (lune).

Hauméa possède au moins deux satellites naturels.

Hauméa I Hi'iaka (anciennement S/2005 (136108) 1), le plus grand des deux, fut le premier découvert, le 26 janvier 2005, par l'équipe de Michael Brown[3]. Il orbite autour de Hauméa en un peu plus de 49 jours, à la distance de 49 500 km, sur une orbite presque circulaire[3]. Seule la masse totale du système est connue, mais en supposant que le satellite possède la même densité et le même albédo que Hauméa, sa masse atteindrait 1 % de ce dernier et il mesurerait environ 310 km de diamètre[11]. Sa surface serait principalement recouverte de glace[12].

Hauméa II Namaka (anciennement S/2005 (136108) 2), le plus petit, découvert le 30 juin 2005 par la même équipe, orbite à 39 300 km de distance en 34 jours, sur une orbite inclinée de 40 ° par rapport à celle de Hi'iaka[13]. Sa masse atteindrait 0,2 % de celle de Hauméa et son diamètre environ 170 km, en supposant un albédo similaire[11].

Il est possible que ces deux satellites se soient formés après la collision hypothétique de Hauméa avec un autre objet de la ceinture de Kuiper il y a plus de 4 milliards d'années, collision qui aurait également sublimé la majeure partie de la glace de Hauméa, aurait provoqué sa rotation rapide alors qu'il était encore chaud, causant sa forme étirée de cigare, et éparpillé des débris sur son orbite[14],[15].

table des lunes

Nom Distance Taille Désignation provisoire
Hi'iaka 49500 km  ? S/2005 (2003 EL61) 1
Namaka 39300 km  ? S/2005 (2003 EL61) 2

Découverte[modifier | modifier le code]

L'équipe d'Ortiz a annoncé sa découverte le 29 juillet 2005. Une équipe du California Institute of Technology conduite par Michael E. Brown observait également l'objet depuis un an mais n'avait pas publié ses observations et appuya l'équipe d'Ortiz afin que la découverte soit mise à son crédit. Mike Brown n'avait pas publié la découverte du corps car il voulait avoir plus d'informations sur lui, tout comme pour Eris et Makémaké. Cependant ses archives auraient été visitées et Hauméa a été annoncé par une autre équipe. Pour contrer l'événement, l'équipe de Brown annonça les deux autres planètes naines et porta plainte, une plainte qui reste à suivre[16].

J. L. Ortiz, astronome à l'observatoire de la Sierra Nevada en Espagne, et ses collègues Francisco José Aceituno Castro et Pablo Santos-Sanz annoncèrent la découverte de l'objet le 25 juillet 2005, après avoir analysé à nouveau des observations effectuées le 7 mars 2003 ; en examinant des archives plus anciennes, ils le retrouvèrent sur des images datant jusqu'en 1955[5]. La découverte fut publiée par le MPC le 29 juillet 2005[5].

Au Caltech, une équipe formée de Michael E. Brown, Chadwick Trujillo et David Rabinowitz observait l'objet depuis un an et demi à l'aide du télescope SMARTS, mais n'avait pas encore rendu les données publiques. Brown et ses collaborateurs donnèrent initialement crédit à Ortiz et son équipe pour la découverte, mais le retirèrent lorsqu'ils estimèrent avoir des raisons de suspecter qu'Ortiz aurait pu utiliser certaines données de leur équipe, lesquelles étaient par inadvertance disponibles publiquement sur internet.

Le 20 juillet, une semaine avant l'annonce de la découverte par Ortiz, Brown et ses collaborateurs avaient publié le résumé d'un rapport qu'ils avaient l'intention d'utiliser pour annoncer la découverte et qui mentionnait l'objet par le code K40506A[17]. En tapant ce code dans un moteur de recherche, il était possible de trouver les données d'observation de Brown, y compris les positions observées de l'objet. L'historique des connexions montra que la page en question avait été consultée par une adresse IP utilisée par les ordinateurs de l'institut d'astrophysique d'Andalousie, où l'équipe d'Ortiz travaillait[18]. L'équipe de Brown accusa celle d'Ortiz d'avoir sérieusement enfreint l'éthique scientifique et demanda au MPC de leur retirer le crédit de la découverte[19].

Par la suite, Ortiz admit avoir accédé aux données en question un jour avant d'annoncer la découverte, mais nia toute malversation[20]. Selon lui, il n'utilisa aucune de ces données autrement que pour vérifier, par pure curiosité, si l'objet que son équipe avait trouvé était le même. Ils avaient réalisé que l'objet mentionné dans le résumé de Brown semblait avoir des caractéristiques similaires ; en tapant la désignation informelle dans Google, il aboutirent sur les données du télescope.

L'ambiguïté de la découverte découle du fait que l'équipe de Brown au Caltech n'avait pas soumis sa découverte au MPC plus d'un an après l'avoir détectée. Le protocole en cours veut que la première personne qui soumet un rapport au MPC avec suffisamment de données pour permettre une détermination orbitale correcte soit créditée de la découverte. C'est ce que l'équipe d'Ortiz fit, à l'aide de leurs images de 2003, de celles de 2005 et de leur recherche dans des archives antérieures. Le Minor Planet Center cite Ortiz et al. comme les découvreurs formels de l'objet.

Le 29 juillet 2005, peu après l'annonce d'Ortiz, Brown annonça la découverte d'un autre objet, Éris, qui est plus distant et plus grand que Pluton. Cette annonce fut effectuée de façon anticipée, à la demande du Minor Planet Center, pour prévenir une fuite similaire.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « 2003 EL61 », JPL Small-Body Database Browser,‎ 10/09/2006 (consulté le 16 novembre 2007)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Rabinowitz, David L.; Barkume, Kristina; Brown, Michael E.; Roe, Henry; Schwartz, Michael; Tourtellotte, Suzanne; Trujillo, Chad, « Photometric Observations Constraining the Size, Shape, and Albedo of 2003 EL61, a Rapidly Rotating, Pluto-sized Object in the Kuiper Belt », The Astrophysical Journal, vol. 639, no 2,‎ 03/2006, p. 1238-1251 (DOI 10.1086/499575, résumé)
  3. a, b, c et d (en) Brown, M. E.; Bouchez, A. H.; Rabinowitz, D.; Sari, R.; Trujillo, C. A.; van Dam, M.; Campbell, R.; Chin, J.; Hartman, S.; Johansson, E.; Lafon, R.; Le Mignant, D.; Stomski, P.; Summers, D.; Wizinowich, P., « Keck Observatory Laser Guide Star Adaptive Optics Discovery and Characterization of a Satellite to the Large Kuiper Belt Object 2003 EL61 », The Astrophysical Journal, vol. 632, no 1,‎ 10/2005, p. L45-L48 (DOI 10.1086/497641, résumé)
  4. (en) « JPL Small-Body Database Browser: 136108 Haumea (2003 EL61) »,‎ 2010-01-26 last obs (consulté le 2010-02-08)
  5. a, b, c et d « IAUC 8577: 2003 EL_61, 2003 UB_313,, 2005 FY_9; C/2005 N6 », Union astronomique internationale,‎ 29 juillet 2005 (consulté le 16 novembre 2007)
  6. « MPEC 2005-O36 : 2003 EL61 », Minor Planet Center,‎ 29 juillet 2005 (consulté le 16 novembre 2007)
  7. « IAU names fifth dwarf planet Hauméa », UAI (consulté le 18 septembre 2008)
  8. (en) Jewitt, David C.; Sheppard, Scott S., « Physical Properties Of Trans-Neptunian Object (20000) Varuna », The Astronomical Journal, vol. 123, no 4,‎ 04/2002, p. 2110-2120 (DOI 10.1086/339557, résumé)
  9. (en) Trujillo, Chadwick A.; Brown, Michael E.; Barkume, Kristina M.; Schaller, Emily L.; Rabinowitz, David L., « The Surface of 2003 EL61 in the Near-Infrared », The Astrophysical Journal, vol. 655, no 2,‎ 02/2007, p. 1172-1178 (DOI 10.1086/509861, résumé)
  10. (en) Merlin, F.; Guilbert, A.; Dumas, C.; Barucci, M. A.; de Bergh, C.; Vernazza, P., « Properties of the icy surface of the TNO 136108 (2003 EL{61}) », Astronomy and Astrophysics, vol. 466, no 3,‎ 05/2007, p. 1185-1188 (DOI 10.1051/0004-6361:20066866, résumé)
  11. a et b « List of Known Trans-Neptunian Objects », Johnston's Archive,‎ 01/10/2007 (consulté le 15 novembre 2007)
  12. (en) Water Ice on the Satellite of Kuiper Belt Object 2003 EL61, « Barkume, K. M.; Brown, M. E.; Schaller, E. L. », The Astrophysical Journal, vol. 640, no 1,‎ 03/2006, p. L87-L89 (DOI 10.1086/503159, résumé)
  13. « IAUC 8636: S/2005 (2003 EL_61) 2; N LMC 2005; 2005ky », Union astronomique internationale,‎ 01/12/2005 (consulté le 16 novembre 2007)
  14. (en) Discovery of a Collisional Family in the Kuiper Belt, « Barkume, Kristina; Brown, M. E.; Schaller, E. L. », American Astronomical Society, DPS meeting #38, #44.06; Bulletin of the American Astronomical Society, vol. 38,‎ 09/2006, p. 565 (résumé)
  15. (en) Brown, Michael E.; Barkume, Kristina M.; Ragozzine, Darin; Schaller, Emily L., « A collisional family of icy objects in the Kuiper belt », Nature], vol. 446, no 7133,‎ 03/2007, p. 294-296 (DOI 10.1038/nature05619, résumé)
  16. [Science et Avenir La 10e planète]
  17. (en) Rabinowitz, D.; Tourtellotte, S.; Brown, M.; Trujillo, C., « Photometric observations of a very bright TNO with an extraordinary lightcurve », American Astronomical Society, DPS meeting #37, #56.12; Bulletin of the American Astronomical Society, vol. 37,‎ 08/2005, p. 746 (résumé)
  18. Brown, M., « The electronic trail of the discovery of (136108) 2003 EL61 » (consulté le 17 novembre 2007)
  19. Overbye, D., « One Find, Two Astronomers: An Ethical Brawl », The New York Times,‎ 13/09/2005 (consulté le 17 novembre 2007)
  20. Hecht, J., « Astronomer denies improper use of web data », NewScientist.com,‎ 21/09/2005 (consulté le 17 novembre 2007)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Doressoundiram et Emmanuel Lellouch, Aux Confins du Système solaire,‎ 2008 [détail des éditions]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]