Territoires du Nord-Ouest

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Territoires du Nord-Ouest
Northwest Territories
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Carte de localisation
Carte de localisation
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Capitale Yellowknife
Plus grande ville Yellowknife
Création 15 juillet 1870 (1er)
Commissaire George Tuccaro
Premier ministre Bob McLeod
Sièges à la Chambre des communes 1
Sièges au sénat 1
Code postal X
Abréviation postale NT
ISO 3166-2:CA CA-NT
Démographie
Gentilé Territorien(ne)
Population 41 462 hab. (2011)
Densité 0,03 hab./km2
Rang 11e
Langues officielles Anglais
Français
Chipewyan
Cri
Flanc-de-chien
Gwich’in
Inuinnaqtun
Inuktitut
Inuvialuktun
Slavey du nord
Slavey du sud
Géographie
Superficie 1 346 106 km2
Rang 3e
Terre 1 183 085 km2
Eau 163 021 km2 (12,11 %)
Fuseau horaire UTC -7
Divers
Devise Aucune[1]
Domaine Internet .nt.ca

Les Territoires du Nord-Ouest sont un territoire fédéral du Nord du Canada, bordés à l'ouest par le Yukon, à l'est par le Nunavut et au sud par la Colombie-Britannique, l'Alberta et la Saskatchewan. Avec une superficie de 1 346 106 km2, c'est la troisième plus grande entité du pays, après le Nunavut et le Québec. Les Territoires du Nord-Ouest occupent le premier rang des territoires canadiens les plus peuplés, avec une population de 41 462 habitants en 2011. Ses habitants sont appelés les Territoriens (anglais : Northwest Territorians) et sa capitale est Yellowknife.

C'est un territoire réputé pour la beauté de ses paysages, il faut citer le Grand lac de l'Ours, (le plus grand lac situé intégralement au Canada), le Grand lac des Esclaves, le fleuve Mackenzie et les canyons de la réserve de parc national de la Nahanni. Le territoire s'étend également sur la partie occidentale de l'archipel arctique et comprend les îles Banks et du Prince-Patrick, et des portions des îles Victoria et Melville. Son point culminant est le mont Nirvana, près de la frontière avec le Yukon, culminant à 2 773 mètres d'altitude. Le territoire est en grande partie recouvert de taïga.

Nom[modifier | modifier le code]

En anglais, les Territoires du Nord-Ouest portent le nom de Northwest Territories. Il est abrégé par TNO en français, NWT en anglais. Le nom fait référence à la fois au statut de l'entité (un territoire, non pas une province) et à sa situation géographique au sein du territoire canadien (même si autrefois cette appellation a couvert un territoire beaucoup plus vaste : voir le paragraphe Évolution territoriale).

En inuktitut, les Territoires sont appelés nunatsiaq (écrit ᓄᓇᑦᓯᐊᖅ dans les syllabaires autochtones canadiens), c'est-à-dire « belle terre ». Après la séparation du Nunavut des Territoires en 1999, il a été discuté de la possibilité de changer leur nom, éventuellement vers un langage amérindien. L'une des propositions était Denendeh (« notre terre » en déné), une idée soutenue entre autres par Stephen Kakfwi, ancien premier ministre des Territoires. Une autre, l'une des plus populaires, était de nommer les Territoires « Bob » débuta sous la forme d'une blague mais atteignit la tête des sondages[2],[3]. Au bout du compte, le consensus demeura pour la conservation du nom actuel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les Territoires du Nord-Ouest s'étendent, comme leur nom l'indique, sur le nord-ouest du Canada. Ils sont bordés à l'ouest par le territoire du Yukon et à l'est par celui du Nunavut ; au sud, le 60e parallèle marque sa frontière avec les provinces de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan ; au nord s'étend l'océan Arctique. Les Territoires comprennent également certaines îles occidentales de l'archipel Arctique comme les îles Banks et du Prince-Patrick, et des portions des îles Victoria et Melville. Situés au nord du continent américain, les Territoires du Nord-Ouest s'étendent largement au-delà du cercle Arctique. Sa partie continentale, sur le bouclier canadien est parsemée de lacs, dont le Grand lac de l'Ours et le Grand lac des Esclaves ; il est marqué par le bassin du Mackenzie.

La superficie des Territoires du Nord-Ouest atteint 1 346 106 km2, dont 1 183 085 km2 de terres et 163 021 km2 d'eaux. Formant 13,5 % de la superficie totale du Canada, les Territoires sont cependant plus petits que le Nunavut (21,0 %) et le Québec (15,4 %).

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte de l'essaim de dykes de Mackenzie.

Les Territoires du Nord-Ouest contiennent l'essaim de dykes de Mackenzie, le plus grand essaim de dykes connu sur terre[4]. Il y a entre 1,269 et 1,267 milliard d'années, le craton des Esclaves a été partiellement soulevé et pénétré par l'essaim, rayonnant d'un panache provenant du centre-ouest de l'île Victoria. Il s'agit du dernier événement majeur à avoir affecté le cœur du craton, même si des événements magmatiques plus récents en ont affecté les bords.

Climat[modifier | modifier le code]

Les Territoires du Nord-Ouest recouvrant plus de 1 300 000 km2, le climat varie fortement entre le nord et le sud. La partie méridionale des Territoires connaît un climat subarctique tandis que le nord subit un climat polaire.

Les étés dans le sud sont courts mais relativement chauds, les températures atteignant en moyenne 20 °C le jour et 10 °C la nuit. Les hivers sont longs et froids, les températures journalières montant à -20 °C le jour et descendant à -40 °C la nuit. Les températures extrêmes sont courantes, les températures maximales en été atteignant 36 °C et les minimales en hiver descendant bien au-delà de -40 °C. Dans le nord, il n'est pas anormal que les températures descendent à -50 °C en hiver, mais elles peuvent également monter au-dessus de -10 °C le jour.

Les orages ne sont pas rares au sud ; au nord, ils sont très peu fréquents. Les Territoires possèdent un climat assez sec du fait des montagnes s'étendant à l'ouest.

Flore[modifier | modifier le code]

La moitié des Territoires est située au sud de la limite des arbres, laquelle s'étend du nord-ouest au sud-est, depuis le delta du Mackenzie dans l'océan Arctique jusqu'au coin sud-est du territoire. L'est des Territoires et les îles arctiques ne sont pas recouverts de forêts, mais de toundra.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La majorité des habitants est concentrée au sud de la limite des arbres, où la terre est recouverte de forêts et le sol riche en minerais.

Depuis 1967, la capitale (et la plus grande ville) des Territoires du Nord-Ouest est Yellowknife, sur la rive du Grand lac des Esclaves. Elle regroupe près de la moitié des habitants du territoire. Cinq autres communautés comptent plus de 1 000 habitants : Hay River, Inuvik, Fort Smith, Behchoko et Fort Simpson.

28 autres communautés officiellement reconnues comptent moins de 1 000 habitants : Aklavik, Colville Lake, Délįne, Dettah, Enterprise, Fort Good Hope, Fort Liard, Fort McPherson, Fort Providence, Fort Resolution, Gamèti, Hay River Reserve, Jean Marie River, Kakisa, Lutselk'e, Nahanni Butte, N'Dilo, Norman Wells, Paulatuk, Sachs Harbour, Trout Lake, Tsiigehtchic, Tuktoyaktuk, Tulita, Ulukhaktok, Wekweeti, Whatì et Wrigley.

La densité de population est extrêmement faible, avec 0,036 habitants/km², 100 fois moins que la densité moyenne du Canada. Les Territoires du Nord-Ouest sont deux fois moins densément peuplés que le Yukon, mais deux fois plus que le Nunavut ; leur densité est comparable à celle du Groenland.

Parcs nationaux[modifier | modifier le code]

Les Territoires du Nord-Ouest comptent trois parcs nationaux :

Par ailleurs, la réserve de parc national du Bras-Est du Grand lac des Esclaves, créée en 2007, est inscrite sur la carte de parachèvement des parcs nationaux du Canada[5].

Vie politique[modifier | modifier le code]

En tant que territoire, les Territoires du Nord-Ouest possèdent moins de droits qu'une province. La dévolution du pouvoir aux Territoires est une préoccupation constante de leur horizon politique depuis la première assemblée territoriale, en 1881.

Le commissaire des Territoires est le chef de l'exécutif. Il est nommé par le gouverneur en conseil du Canada sur recommandation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. Le poste comporte à l'origine plus de responsabilités qu'actuellement, mais il est devenu symbolique du fait de la dévolution progressive de pouvoirs à l'assemblée depuis 1967. Depuis 1985, le commissaire ne préside plus les réunions du conseil exécutif, et le gouvernement fédéral demande aux commissaires de se comporter comme des lieutenants-gouverneurs de province. À la différence de ceux-ci, le commissaire des Territoires du Nord-Ouest n'est pas un représentant officiel du souverain du Canada. En 2009, le commissaire est Tony Whitford.

Au contraire des gouvernements provinciaux et du Yukon, celui des Territoires n'a pas de partis politiques. C'est un gouvernement de consensus appelé l'Assemblée législative. Cette assemblée possède un représentant de chacune des 19 circonscriptions du territoire. Après chaque élection générale, la nouvelle assemblée élit le Premier ministre et son président, à bulletins secrets. Sept membres sont choisis comme ministres, les autres formant l'opposition. En 2009, depuis l'élection générale de 2007, le Premier ministre des Territoires du Nord-Ouest est Floyd Roland.

Au niveau fédéral, les Territoires sont représentés à la Chambre des communes par un député et au Sénat par un sénateur ; la circonscription électorale des Territoires est appelée Western Arctic. En 2009, le député à la Chambre des communes est Dennis Bevington (élu en 2006) ; le sénateur est Nick Sibbeston (depuis 1999).

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Les Territoires du Nord-Ouest sont créés en 1870, suite au transfert des territoires possédés par la Compagnie de la Baie d'Hudson au gouvernement du Canada. Avant ce transfert, la Compagnie possède une immense région recouvrant tout le Canada moderne à l'exception de la colonie de Colombie-Britannique sur la côte pacifique, de la confédération canadienne (côtes des Grands Lacs, vallée du Saint-Laurent, tiers sud de l'actuel Québec et Provinces maritimes, de l'île de Terre-Neuve et de la côte du Labrador sur l'Atlantique et des îles de l'archipel arctique (mis à part la moitié sud de l'île de Baffin). La région est alors divisée en deux territoires, la Terre de Rupert (bassin de la baie d'Hudson) et le territoire du Nord-Ouest (bassin des océans Arctique et Océan Pacifique).

Après la création de la Confédération canadienne en 1867, son gouvernement achète la Terre de Rupert et le Territoire du Nord-Ouest à la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1869. L'entrée de ces terres dans la confédération est retardée du fait de la rébellion de la rivière Rouge. Les Territoires du Nord-Ouest sont créés en 1870, en même temps que la province du Manitoba (alors une petite région carrée autour de Winnipeg).

Le conseil temporaire du Nord-Ouest est créé en 1870. Le premier gouvernement du territoire s'installe en 1872.

Réduction territoriale[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1912, des parties des Territoires du Nord-Ouest sont progressivement rattachées à d'autres provinces, ou détachées pour former de nouvelles entités. Le district de Keewatin, au centre du territoire, est séparé en 1876. Le Yukon est formé sur sa partie occidentale en 1898 afin de mieux gérer les intérêts locaux lors de la ruée vers l'or du Klondike. Le sud-ouest des Territoires sert à créer les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan en 1905.

Le Manitoba est élargi en 1881, l'Ontario en 1874 et en 1889, le Québec en 1898. Les frontières de ces trois provinces sont largement repoussées vers le nord en 1912.

En 1880, le Royaume-Uni cède au Canada la souveraineté sur les îles de l'archipel arctique. Elles sont intégrées aux Territoires du Nord-Ouest. En 1905, le district de Keewatin est réintégré dans les Territoires.

Au total, les districts suivants sont détachés des Territoires :

  • Alberta (sud de l'Alberta) ;
  • Assiniboia (sud de la Saskatchewan) ;
  • Athabaska (nord de l'Alberta et de la Saskatchewan) ;
  • Saskatchewan (centre de la Saskatchewan) ;
  • Ungava (nord du Québec et intérieur du Labrador).

En 1912, les Territoires du Nord-Ouest ne conservent que trois districts : Keewatin, Franklin et Mackenzie. Ils mesurent toutefois 3 439 296 km2, une superficie supérieure à celle de l'Inde.

Dévolution du pouvoir[modifier | modifier le code]

Lorsqu'en 1905, les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan sont détachées des Territoires du Nord-Ouest, la population de ces derniers passe de 160 000 à 17 000 habitants. Parmi ces derniers, 16 000 sont des Amérindiens qui ne disposent pas du droit de vote. Le Territoire revient alors à son statut de 1870 et passe sous contrôle fédéral, gouverné depuis Ottawa.

Entre 1907 et 1947, les Territoires du Nord-Ouest ne sont pas représentés à la Chambre des communes. En 1947, le district électoral du Yukon-Mackenzie est créé ; il n'inclut que le district de Mackenzie. Le reste des Territoires n'est pas représenté avant 1962, lors de la création du district électoral des Territoires du Nord-Ouest, en reconnaissance de l'accord du droit de vote aux Inuits en 1953.

Les élections locales font leur réapparition en 1951, mais sous une forme partielle, le Conseil et l'Assemblée étant alors un mélange de membres élus et nommés. En 1975, le gouvernement territorial redevient un organe entièrement élu.

En avril 1982, une majorité des habitants des Territoires votent en faveur d'une partition de la région, et le gouvernement fédéral donne son accord sous condition sept mois plus tard. Après de longues négociations territoriales entre l'Inuit Tapiriit Kanatami et le gouvernement fédéral (débutées dès 1976), un accord est trouvé en septembre 1992. En juin 1993, la loi concernant l'accord sur les revendications territoriales du Nunavut et la loi sur le Nunavut sont votées par le parlement canadien. Après une période de transition, la partie orientale des Territoires (incluant la totalité du district de Keewatin et une grande portion des deux autres) devient un territoire distinct sous le nom de Nunavut le 1er avril 1999.

Évolution territoriale[modifier | modifier le code]

Les cartes suivantes montrent l'évolution territoriale des territoires du Nord-Ouest entre 1867 et la période contemporaine :

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

En 2009, la population des Territoires du Nord-Ouest est estimée à 42 940 habitants[6].

Le tableau suivant résume l'évolution de la population des Territoires depuis leur formation en 1871[7]. Le Yukon a été séparé des Territoires en 1898 et les recensements antérieurs incluent sa population. De même, l'Alberta et la Saskatchewan ont été créés à partir des Territoires en 1905. Le Nunavut a été créé en 1999 ; les chiffres de population l'incluent avant 1996.

Année Population Évolution sur
cinq ans (%)
Évolution sur
dix ans (%)
Rang parmi les
prov. et terr.
1871 48 000 n/a n/a 6
1881 56 446 n/a 17,6 7
1891 98 967 n/a 75.3 7
1901 20 129 n/a -79.7 11
1911 6 507 n/a -67.7 11
1921 8 143 n/a 25.1 10
1931 9 316 n/a 14,4 10
1941 12 028 n/a 29,1 10
1951 16 004 n/a 33,1 11
1956 19 313 20,7 n/a 11
1961 22 998 19,1 43,7 11
1966 28 738 25,0 48,8 11
1971 34 805 21,1 51,3 11
1976 42 610 22,4 48,3 11
1981 45 740 7,3 31,4 11
1986 52 235 14,2 22,6 11
1991 57 649 10,3 26,0 11
1996 64 402 11,7 23,2 11
2001 37 360 -42,0 -35,2 11
2006 41 464 12,0 -35,0 11

Origines[modifier | modifier le code]

Selon le recensement fédéral de 2006, les dix origines ethniques principales des Territoires sont[8] :

Religion[modifier | modifier le code]

Selon le recensement fédéral de 2001, les principales affiliations religieuses des Territoires sont[9] :

Langues[modifier | modifier le code]

En 2006, la population des Territoires du Nord-Ouest s'élevait à 41 464 habitants. Lors du recensement de la population de 2006, 40 680 réponses furent enregistrées au sujet de langue maternelle ; les langues les plus couramment rapportées étaient :

# Langue maternelle Locuteurs  %
1 Anglais 31 545 77,5 %
2 Flanc-de-chien 1 950 4,8 %
3 Esclave du Sud 1 285 3,2 %
4 Français 975 2,4 %
5 Esclave du Nord 835 2,1 %
6 Inuktitut 695 1,7 %
7 Tagalog 505 1,2 %
8 Chipewyan 390 1,0 %
9 Vietnamien 305 0,8 %
10 Chinois 260 0,6 %
11 Cri 190 0,5 %
11 Allemand 190 0,5 %
11 Gwich’in 190 0,5 %

320 personnes ont également choisi à la fois l'anglais et une langue non officielle ; 15 le français et une langue non officielle ; 45 l'anglais et le français. 400 personnes n'ont pas répondu à la question, ont retourné des langues non officielles multiples ou une autre réponse[10].

Depuis 1988, les Territoires du Nord-Ouest reconnaissent onze langues officielles[11] :

Le français fut constitué langue officielle en 1877 par le gouvernement, mais l'assemblée des Territoires annula cette décision en 1892, ne conservant que l'anglais comme langue officielle. Dans les années 1980, le gouvernement fédéral fit pression sur celui des Territoires afin de réintroduire le français comme langue officielle. Suite aux protestations des membres amérindiens de l'assemblée, plusieurs autres langues autochtones furent également officialisées.

Les résidents des Territoires du Nord-Ouest peuvent utiliser n'importe laquelle des langues officielles dans une cour de justice territoriale, ainsi que dans les débats de l'assemblée. Cependant, seules les versions anglaises et françaises des lois ont valeur légales, et le gouvernement ne publie de documents officiels dans l'une des autres langues que lorsque l'assemblée le demande expressément. Qui plus est, l'accès aux services dans une langue est limité aux institutions et aux circonstances où il existe une véritable demande et où cette attente est raisonnable. De façon pratique, l'anglais est universellement employé dans ces services et, à part dans le domaine judiciaire, il n'y a aucune garantie qu'une autre langue (y compris le français) soit utilisée.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la mine de diamants de Diavik.

L'industrie minière est le secteur le plus important des Territoires du Nord-Ouest. Les ressources des Territoires incluent de l'or, des diamants, du gaz naturel et du pétrole. Ce dernier est pompé et raffiné à Tulita et Norman Wells sur le Mackenzie. Le cuivre est extrait de la rivière Coppermine. La région possède également du tungstène, de l'argent, du cadmium et du nickel.

Selon l'acte de dévolution des pouvoirs, les Territoires prendront le contrôle de leurs ressources naturelles en avril 2014[12].

Le piégeage est la plus ancienne industrie de la région. La pêche, basée sur la truite grise et le poisson blanc, est centrée sur le village de Hay River, sur le Grand lac des Esclaves. L'agriculture est presque impossible, mis à part au sud du Mackenzie, de façon limitée.

Transports[modifier | modifier le code]

Du fait de leur taille et de leur situation géographique, les transports et les communications dans les Territoires du Nord-Ouest peuvent être difficiles. De façon générale, le commerce, l'approvisionnement et les déplacements se font largement par voie aérienne et le territoire possède de nombreux aérodromes. Un programme de construction de routes, initié en 1966, ouvre progressivement l'accès à la région. La route Liard, ouverte en 1984, relie Fort Simpson à la route de l'Alaska. D'autres routes relient Inuvik au Yukon et Hay River aux routes de l'Alberta. Une ligne ferroviaire, la Great Slave Railway, relie l'Alberta à la région du Grand lac des Esclaves.

Le territoire occupant une partie de l'archipel arctique est traversé par le Passage du nord-ouest. Celui-ci est emprunté par les navires pétroliers et de marchandises de nombreuses nations qui considèrent ces eaux libres. Cette situation est l'objet d'un enjeu économique important pour le Canada qui revendique sa souveraineté sur ses eaux intérieures.

L'hiver, la navigation fluviale est interrompue pendant deux mois. Certaines rivières et lacs gelés sont alors utilisés pour le transport terrestre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Frequently Asked Questions: What is the official motto of the Northwest Territories? », The Legislative Assembly of the Northwest Territories (consulté le 05/07/2009)
  2. « Northwest Territories looking for new name - 'Bob' need not apply », CBC,‎ 11/01/2002 (consulté le 05/07/2009)
  3. « Western Arctic to Northwest Territories: MP calls for riding name change », CBC (consulté le 05/07/2009)
  4. « Suppression des tendances directionnelles variables dans les données aéromagnétiques », Statistique Canada,‎ 06/04/2000 (consulté le 05/07/2009)
  5. « Carte sur le parachèvement du réseau », Parcs Canada,‎ 07/08/2008 (consulté le 05/07/2009)
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SC_pop_2009.
  7. « Population urbaine et rurale, par province et territoire (Territoires du Nord-Ouest incluant le Nunavut) », Statistique Canada (consulté le 05/07/2009)
  8. « Population selon certaines origines ethniques, par province et territoire (Recensement de 2001) », Statistique Canada (consulté le 05/07/2009)
  9. « Certaines religions, pour le Canada, les provinces et les territoires - Données-échantillon (20 %) », Statistique Canada (consulté le 05/07/2009)
  10. « Langue maternelle détaillée (186), connaissance des langues officielles (5), groupes d'âge (17A) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les régions métropolitaines de recensement et les agglomérations de recensement, recensements de 2001 et 2006 - Données-échantillon (20 %) », Statistique Canada,‎ 12/06/2008 (consulté le 05/07/2009)
  11. « Loi sur les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest », Trésor de la langue français au Québec, Centre interdisciplinaire de recherche sur les activités langagières, Université Laval (consulté le 05/07/2009)
  12. Financial Post, 26 août 2013, Northern promise: Cheap oil locks Canada’s polar riches in deep freeze

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

65° N 120° O / 65, -120 ()