Nicolas Gisin

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Nicolas Gisin, né en 1952 à Genève en Suisse, est un professeur de physique suisse[1]. Sa démonstration en 2006 de la téléportation quantique[2] a notamment bousculé le domaine de la cryptographie[3].

Études[modifier | modifier le code]

Après un master en physique et un DEA en mathématiques, il obtient un doctorat en physique à l'Université de Genève en 1981 pour sa thèse sur les quanta et la physique statistique. La Fondation Louis-de-Broglie[4] a récompensé ce travail.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir été chercheur post-doctoral à l'Université de Rochester, New York, il rejoint une start-up américaine spécialisée dans l'instrumentation en fibre optique pour l'industrie des télécommunications. Quatre ans plus tard il travaille pour une entreprise suisse de logiciels, spécialisée dans le traitement de l'image.

En 1988, il rejoint la section de physique appliquée de l'université de Genève à la tête de la chaire de système optique. Nicolas Gisin oriente les travaux de la chaire dans deux nouvelles directions de recherches: l'une concerne les capteurs optiques et l'autre l'optique quantique.

Sa démonstration récente de cryptographie quantique a suscité la curiosité et l'attention de la communauté scientifique internationale ainsi que du grand public. Il a réalisé des expériences de « téléportation quantique » démontrant que deux objets (deux photons, par exemple), même s'ils sont éloignés de plusieurs kilomètres l'un de l'autre, peuvent former une seule entité. Par cette expérience de type expérience d'Aspect, il a ainsi aidé à confirmer certaines prédictions de physique quantique. La téléportation quantique trouve des applications notamment dans la cryptographie.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Les travaux du professeur Gisin ont été cités parmi les 10 technologies[5] du futur dans un classement établi par la Technology Review[6] du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

L'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a décerné, le 27 mars 2006, le titre de docteur honoris causa[7] à Nicolas Gisin. Par ailleurs, le prix quadriennal de la Ville de Genève 2007 "sciences"[8] lui a été attribué le 16 novembre 2006.

En 2009, il a reçu le prix John Bell. Un des membres du comité ayant décidé de l'attribution du prix est Alain Aspect. Une vidéo de sa conférence lors de la remise du prix se trouve ici : [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Recherche, n° 386, mai 2005
    • « Le téléphone quantique à l'essai », par Nicolas Gisin et Nicolas Cerf
    • « On a téléporté des atomes », par Nicolas Cerf et Nicolas Gisin
  • L'Impensable Hasard, Odile Jacob,‎ 2012 (ISBN 978-2-7381-2831-7).

Médias[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]