Jorat
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| Jorat | ||||
Bois Faucan près de Corcelles-le-Jorat au cœur de la région |
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| Pays | Suisse | |||
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| Canton | Vaud | |||
| Ville(s) principale(s) | Froideville, Jorat-Menthue, Mézières, Servion | |||
| Coordonnées | ||||
| Géologie | Moraine, Molasse | |||
| Relief | Crête | |||
| Faune remarquable | Cerf élaphe, Formica rufa | |||
| Flore remarquable | Épicéa, Foyard | |||
| Production(s) | Céréales | |||
| Région(s) naturelle(s) voisine(s) |
Gros-de-Vaud, Broye | |||
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Géolocalisation sur la carte : Suisse Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud |
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Le Jorat est une région du canton de Vaud en Suisse.
Sommaire |
Situation[modifier]
La région se trouve sur le plateau suisse, et est comprise entre le Gros-de-Vaud à l'ouest et la Broye à l'est. La région est une crête qui part des hauts de Lausanne vers le Chalet-à-Gobet. Les communes au sud du Jorat sont Épalinges et le Mont-sur-Lausanne. Puis la région s'étire en direction du nord-est. C'est une région particulièrement boisée. Les communes marquant la limite avec le Gros-de-Vaud à l'ouest sont Cugy, Froideville, Jorat-Menthue. À l'est, la région s'arrête aux communes de Servion, Mézières, Carrouge, Syens. Au nord, le Jorat s'arrête vers Moudon et la commune de Thierrens marque la limite nord, elle aussi avec le Gros-de-Vaud.
Caractéristiques[modifier]
Plusieurs cours d'eau trouvent leur origine dans le Jorat. Les plus importants sont notamment le Flon, qui part au sud dans les communes d'Épalinges puis de Lausanne, le Talent qui rejoint le Gros-de-Vaud à Cugy, la Menthue qui, elle aussi rejoint le Gros-de-Vaud à Montilliez, dans la localité de Dommartin. Ainsi que la Bressone et la Carrouge, qui rejoignent la Broye à Bressonaz. La région se trouve en grande partie à une altitude supérieure à 700 m.
Géologie[modifier]
Comme pour l'ensemble du plateau suisse, la région était autrefois couverte de glaciers. La fonte de ces derniers a laissé un sol fait d'un matelas de moraine sous lequel se trouve un sommier de Molasse. Le Jorat est essentiellement sculpté dans la Molasse[A 1]. Entre les différentes périodes glaciaires, le Jorat était une toundra sur laquelle vivaient des Mammouths. Les premiers ossement de ces animaux ont été retrouvés dans la région en 1877[A 2]. La moraine assure la fertilité ainsi que l'imperméabilisation des sols[A 2]. Ceci provoque toutefois une forte présence d'eau dans les sols. La forêt étant essentiellement composée d'épicéas, le sol gorgé d'eau est fragilisé et peine à retenir les plantations[A 3]. C'est ainsi qu'en hiver 1935, le vent et la neige ont arrachés de nombreux arbres[A 3]. La forêt a par la suite été assainie et des canaux de drainages permettent de mieux contrôler l'humidité des sols[A 4]. Néanmoins, les sources d'eau fortement présente dans la région ont été exploitée avant l'usage généralisé de l'eau courante. Aujourd'hui, l'office du tourisme de Lausanne propose un parcours hydrologique dans le Jorat. La plupart des fontaines du Jorat tirent leur eaux de sources présentes dans la molasse constitutive du sol de la région et sont donc potables[1].
Anomalie du Jorat[modifier]
Observée au début du XXe siècle, dans les années 1920, une faille située à 4 km sous terre, partant du Jorat et se prolongeant jusque dans le lac Léman dans laquelle se trouve une roche ferreuse provoque une hausse de l'induction électromagnétique naturelle d'environ 1 µT en passant de 46 µT dans le canton de Vaud à 47 µT dans le Jorat[2].
Habitat[modifier]
La région du Jorat est essentiellement boisée et l'agriculture y est donc bien moins développée que dans la région voisine du Gros-de-Vaud. Les bois du Jorat furent progressivement habités après la Grande peste au XIVe siècle[A 5]. l'agriculture y a cependant toujours été difficile. Au XIXe siècle, à plusieurs reprises la commission du Conseil communal de Lausanne relève le grand état de pauvreté de la population du Jorat. Ainsi, en 1854, cette dernière écrit :
« La plupart des fermiers se sont ruinés et les domaines agricoles ne se sont pas améliorés. »
— Commission du Conseil communal de Lausanne
Les brigands du Jorat[modifier]
Le Jorat était le centre opérationnel pour beaucoup de brigands. La renommée acquise est telle qu'ils sont aujourd'hui recensés dans la liste des traditions vivantes du canton de Vaud sur demande de l'Office fédéral de la Culture. Ces brigands ont agi pendant tout le Moyen Âge et jusqu'au XVIIIe siècle. Ils agissaient principalement en bandes organisées dont les actes consistaient notamment à dévaliser et voler les voyageurs passant dans la région[A 6]. Dans le but de faire cesser ces actes, les autorités bernoises réussirent à capturer vingt-cinq brigands entre la mi-octobre et la fin décembre 1702. Ils furent pendus à Vidy où leurs corps sont restés exposés jusqu'en juillet 1703[A 1]. Néanmoins, la vraie disparition des brigands du Jorat tient plus de l'éducation prodiguées aux populations du Jorat par les pasteurs que des expéditions punitives des autorités bernoises[A 1].
Galerie de photos[modifier]
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Bois Faucan dans la forêt du Jorat près de Corcelles-le-Jorat.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Chemin des fontaines des bois du Jorat. Consulté le 25 février 2012
- Fanny Giroud, « Le Jorat se trouve sur une anomalie géologique », 24 heures, 20 août 2012, p. 18 [texte intégral (page consultée le 20 août 2012)]
Références[modifier]
- ZARI91 : Balades en forêts cantonales vaudoises : La forêt du Jorat
Bibliographie[modifier]
- [ZARI91] Nikola Zaric, Balades en forêts cantonales vaudoises : La forêt du Jorat, vol. 12, Lausanne, Service cantonal forêts et faune, 1991, 16 p.