Violence contre la communauté LGBT

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Les violences contre la communauté LGBT sont des actes motivés par la haine de l'orientation sexuelle, de l'orientation affective ou de l'identité de genre des personnes qui en sont victimes[1]. Cette violence peut être infligée par l'État, par le biais de lois prescrivant des châtiments corporels pour des actes homosexuels (voir lois LGBT), ou par des personnes se livrant à de l'intimidation, du harcèlement moral, des voies de faits ou du lynchage. Ce genre de violence, ciblée sur des personnes en raison de leur sexualité, peut être psychologique ou physique et peut aller jusqu'à l’assassinat. Ces actions peuvent être motivées par de l'homophobie, de la lesbophobie, de la biphobie ou de la transphobie. Elles peuvent être influencées par des préjugés culturels, religieux ou moraux.

Actuellement, les relations homosexuelles sont légales dans la quasi-totalité des pays occidentaux, et dans la majorité de ces pays, les violence contre les membres de la communauté LGBT en tant que tels sont considérées comme des crimes de haine[2]. Une telle violence est souvent liée à des idéologies conservatrices ou religieuses qui condamnent l'homosexualité, ou sont perpétrées par des individus qui associent l'homosexualité à la faiblesse, la maladie, la féminité ou l'immoralité. En dehors de l'Occident, de nombreux pays sont actuellement très dangereux pour la communauté LGBT en raison de l'homophobie qui génère des lois discriminatoires et des actes de violence physique. Ce sont ceux où la religion dominante est l'Islam, de nombreux pays du Commonwealth (par exemple l'Ouganda, le Nigeria, la Malaisie et la Jamaïque), une bonne partie de l'Afrique (à l'exception de l'Afrique du Sud), certains pays d'Asie (à l'exception du Japon et de Taïwan) et certains pays ex-communistes de l'Europe de l'Est et d'Asie centrale, tels que la Russie et la Serbie[3].

En Europe, le cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne offrent une certaine protection contre la discrimination basée sur la sexualité.

Historiquement, les persécutions par l'État ont été principalement limitées aux rapports homosexuels masculins, souvent désignés par le terme « sodomie ». Au cours de la période médiévale et moderne, la peine pour sodomie était habituellement la mort. Du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle, dans le monde occidental, la peine était habituellement une amende ou de l'emprisonnement.

En 2015, les actes homosexuels demeurent illégaux dans 75 pays (au Moyen-Orient, en Asie centrale, dans la plupart des pays d'Afrique et dans une partie des Caraïbes et de l'Océanie). Six d'entre eux les condamnent encore par la peine de mort[4].

Sanctions violentes étatiques[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

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Une loi s'opposant aux rapports sexuels entre hommes est enregistrée dans le Lévitique par le peuple hébreu, prescrivant comme punition la peine de mort[5].

En Assyrie, on trouve une loi concernant le viol homosexuel dans le Code de droit des lois assyriennes (1075 BCE[6]) : « Si un homme couche avec son voisin, ils le poursuivront et le condamneront lui, alors ils se coucheront avec lui et le transformeront en eunuque. » Ce code a été mal interprété : il ne condamne pas l'homosexualité[7] mais décrit une situation où un homme a forcé une autre personne à coucher avec lui, cette personne ayant alors la possibilité de se retourner contre son agresseur. L'auteur est puni alors que la victime ne l'est pas, il s'agit donc d'un viol[8][réf. insuffisante].

Tacite, décrivant les peuples germaniques dans son traité La Germanie, indique qu'ils réservent la peine de mort à deux types de crimes : la trahison militaire ou la désertion, punies par la pendaison, et l'« infamie morale » (la lâcheté et l'homosexualité).

Europe[modifier | modifier le code]

Le chevalier von Hohenberg et son écuyer, brûlés sur le bûcher pour sodomie, Zurich 1482 (Bibliothèque centrale de Zurich)

Dans la République romaine, la Lex Cantina pénalise un homme adulte pour avoir commis un crime sexuel (stuprum) contre un citoyen mineur de sexe masculin. On ne sait pas si la punition était la peine de mort ou une amende. La loi peut aussi avoir été utilisée pour poursuivre les citoyens adultes de sexe masculin ayant eu des relations sexuelles avec d'autres adultes du même sexe, mais les poursuites sont rares et les dispositions de la loi sont vagues. John Boswell écrit à ce sujet : « s'il y avait une loi punissant les relations homosexuelles, personne dans l'entourage de Cicéron n'en savait rien[9]. »

Lorsque l'Empire romain passe sous domination chrétienne, les activités homosexuelles masculines sont de plus en plus réprimées, souvent par la peine de mort[10].

En l'an 342, les empereurs chrétiens Constance II et Constant Ier déclarent illégal le mariage entre personnes de même sexe[11]. Plus tard, en l'an 390, les empereurs Valentinien II, Théodose I et Arcadius déclarent l'homosexualité illégale, condamnant les coupables à être brûlés vifs en public[10]. Sous l'empereur Justinien I (527-565), les homosexuels servent de boucs émissaires lors des famines, des tremblements de terre ou des épidémies de peste[12].

Les lois et les codes interdisant les pratiques homosexuelles sont en vigueur en Europe du IVe siècle au XXe siècle[10]. Les pays musulmans ont des lois semblables dès les débuts de l'Islam, du VIIe siècle jusqu'à nos jours. À Bagdad, en Abbasside, le calife Ali al-Hadi (785-786) punit de mort l'homosexualité.

Pendant le Moyen Âge, le Royaume de France et Florence instaurent également la peine de mort. À Florence, un jeune garçon nommé Giovanni di Giovanni (en) (1350-1365) est castré et son anus brûlé au fer rouge, en vertu de la loi[13],[14]. Ces peines continuent durant la Renaissance. On les retrouve en Suisse, dans le canton de Zurich : le chevalier Richard von Hohenberg (mort en 1482) est brûlé vif avec son amant, son jeune écuyer. À la même époque, en France, l'écrivain français Jacques Chausson (1618-1661) est brûlé vif pour avoir tenté de séduire le fils d'un noble.

En Angleterre, la loi de 1533 sur la Bougrerie réprime la bestialité de la sodomie en la punissant de mort. Malgré la modification de la loi en 1828, la sodomie reste punie de mort jusqu'en 1861. Les dernières exécutions ont lieu en 1835 (James Pratt et John Smith).

Sous le régime nazi, les homosexuels font partie des groupes ciblés par l'Holocauste. En 1936, en Espagne, sous la dictature de Franco, l'homosexuel Federico García Lorca est exécuté. Les néo-nazis allemands modernes s'opposent à l'homosexualité et ils utilisent le mot « Schwul » (« gay ») en guise d'injure[15].

Contemporain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droits LGBT dans le monde.
Lois concernant les relations homosexuelles :
  •      Mariage homosexuel
  •      Autre type de partenariat (ou la cohabitation non enregistrée)
  •      Mariages homosexuels étrangers reconnus
  •      Reconnaissance limitée des mariages de même sexe au niveau fédéral, aucune reconnaissance au niveau de l'Etat
  •      Pas de reconnaissance des couples de même sexe
  •      Pénalité non appliquée
  •      Emprisonnement
  •      Emprisonnement (jusqu'à la prison à vie)
  •      Peine de mort

Actuellement, 75 pays criminalisent encore les actes sexuels entre adultes consentants du même sexe.

Dans sept pays, ces actes restent punissables de mort :

Liste des pays où les actes homosexuels sont considérés comme des crimes mais ne sont pas punis par la peine de mort [19] :

Afrique
Algérie, Angola, Botswana, Burundi, Cameroun, Comores, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie (peine de décapitation), Ghana, Guinée, Kenya, Libéria, Libye, Malawi, Mauritanie, Maurice,Maroc, Namibie, Nigeria (peine de mort dans certains États), Sénégal Seychelles, Sierra Leone, Somalie (peine de mort dans certains États), Sud-Soudan, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe
Asie
Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Brunei, Birmanie, Inde, Koweït, Liban, Malaisie, Maldives, Oman, Pakistan, Qatar, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Turkménistan, Émirats Arabes Unis, Ouzbékistan, bande de Gaza sous Autorité palestinienne, Russie (depuis 2013)
Caraïbes
Antigua-et-Barbuda, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyane, Jamaïque, St Kitts & Nevis, St Lucia, St Vincent & les Grenadines, Trinité-et-Tobago
Océanie
Kiribati, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Salomon, Tonga, Tuvalu, Îles Cook[20]

En Afghanistan, les talibans ont rendu de tels actes passibles d'amendes et d'une peine de prison entre 1996 et 2001, date de leur chute. En Inde, l'homosexualité est criminalisée jusqu'au 2 juin 2009, lorsque la Haute Cour de Delhi déclare invalide l'article 377 du code pénal indien[20]. L'Inde rétablit l'interdiction de l'homosexualité le 11 décembre 2013, pour en faire une infraction pénale passible d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement à vie.

La Jamaïque possède des lois extrêmement sévères concernant la sodomie, punissant l'activité homosexuelle d'une peine d'emprisonnement de dix ans [21],[22],[23].

Les organisations internationales des droits de l'homme, tels que Human Rights Watch et Amnesty International condamnent les lois qui rendent illégales les relations homosexuelles entre adultes consentants[24],[25]. Depuis 1994, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies a également jugé que ces lois violaient le droit à la vie privée garanti par la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques[26],[27],[28].

Agressions criminelles[modifier | modifier le code]

Même dans les pays où l'homosexualité est légale (la plupart des pays en dehors de l'Afrique et du Moyen-Orient), il existe envers les personnes homosexuelles ou transsexuelles des cas d'agressions, d'intimidations et de mauvais traitements pouvant aller jusqu'à l'assassinat .

Au Brésil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droits LGBT au Brésil.

Selon le Grupo Gay da Bahia (GGB), l'ONG pour la défense des droits des homosexuels la plus ancienne du Brésil, le taux de meurtres d'homosexuels au Brésil est particulièrement élevé, avec 3 196 cas signalés entre 1980 et 2009 (soit environ 0,7 cas par an pour 100 000 habitants)[29]. GGB fait état de 190 documents concernant des meurtres homophobes au Brésil en 2008, ce qui représente environ 0,5 % des homicides dans ce pays (22 pour 100 000 habitants en 2008). 64 % des victimes étaient des hommes gays, 32 % étaient des personnes transgenres et 4 % étaient lesbiennes[30]. Par comparaison, le FBI signale cinq meurtres homophobes aux États-Unis en 2008, soit 0,03 % des homicides volontaires (5,4 pour 100 000 habitants). Les meurtres homophobes au Brésil sont parfois appelés homocausto (« homocauste »), un mot-valise formé à partir de « homosexuel » et « holocauste ».

Les chiffres produits par le Grupo Gay da Bahia ont parfois été contestés au motif qu'ils comprennent tous les meurtres de personnes homosexuelles ou transsexuelles rapportés par les médias, incluant les meurtres qui ne sont pas motivés par des préjugés contre les homosexuels. Reinaldo de Azevedo, chroniqueur au magazine d'extrême droite Veja, hebdomadaire le plus lu du Brésil, a désigné la méthodologie du GGB comme étant « non scientifique » sur la base de l'objection suivante : « Ils ne font pas de distinction entre les meurtres motivés par les préjugés et ceux qui l'étaient pas[31] ».

Pour justifier le nombre élevé de meurtres de transsexuels, une hypothèse avancée est la forte implication des transsexuels dans le commerce de la drogue, ce qui les expose à plus de violence que les homosexuels non-transsexuels et les hétérosexuels. Un blog gay brésilien[Lequel ?] a enquêté sur un échantillon de 30 meurtres homosexuels rapportés par les médias en 2009, dont certains utilisés par le GGB dans son rapport statistique national. Il a déterminé que la « grande majorité » d'entre eux ont été commis par les partenaires homosexuels des victimes, habituels ou occasionnels (comme les prostitués), les autres raisons étant notamment des dettes impayées à des dealers de drogue[32].

Dans les pays occidentaux[modifier | modifier le code]

Dans de nombreuses parties du monde, y compris une grande partie de l'Union européenne et les États-Unis, les actes de violence sont considérés par les lois comme des crimes de haine, punis de peines sévères. Dans certains pays, cette forme de la législation s'étend à la violence verbale ainsi qu'à la violence physique.

Les crimes de haine contre la communauté LGBT ont tendance à être particulièrement brutaux, par rapport aux autres crime haineux : « une rage intense est présente dans presque tous les cas d'homicides impliquant des victimes gay de sexe masculin ». Il est rare qu'une victime soit seulement tuée ; elle est plus susceptible d'être poignardée plusieurs fois, mutilée et étranglée. « Ils utilisent souvent la torture, les blessures par couteau, la mutilation... indiquant ainsi leur intention de blesser l'être humain à cause de sa préférence sexuelle[33] ».

Dans une affaire particulièrement brutale aux États-Unis, le 14 mars 2007, à Wahneta (en), Ryan Keith Skipper (en), 25 ans, a été retrouvé mort, égorgé et lardé de vingt coups de couteau. Son corps avait été balancé sur une route de campagne, à moins de 2 miles de son domicile. Ses deux agresseurs présumés, William David Brown Jr., 20 ans, et Joseph Bearden Eli, 21 ans, ont été inculpés pour vol qualifié et meurtre au premier degré. Soulignant leur mépris pour la victime, les accusés auraient tourné autour de la voiture imbibée de sang de Skipper en se vantant de l'avoir tué. Selon le shérif du département, un des hommes a déclaré que Skipper a été choisi parce qu'il était un faggot (« pédé »)[34].

Au Canada, en 2008, les données déclarées par la police ont révélé qu'environ 10 % des crimes de haine dans le pays ont été motivés par l'orientation sexuelle. Parmi ceux-ci, 56 % étaient de nature violente. En comparaison, seules 38 % des infractions à caractère raciste étaient de nature violente[34].

Dans la même année aux États-Unis, selon le FBI, 4 704 crimes ont été commis en raison de préjugés raciaux et 1 617 en raison de l'orientation sexuelle. Un mort et un viol ont été commis en raison de préjugés raciaux, tandis que cinq meurtres et six viols l'ont été sur la base de l'orientation sexuelle[35].

En Irlande du Nord en 2008, 160 incidents homophobes et 7 incidents transphobes ont été signalés. Parmi ces incidents, 68,4 % étaient des crimes violents, un chiffre significativement plus élevé que pour toute autre catégorie (37,4 % pour les crimes à caractère raciste).

Le 12 juin 2016, a eu lieu une tuerie de masse à Orlando visant spécifiquement une boîte de nuit LGBT, avec comme bilan 49 morts et plus de 50 blessés. Il s'agit, pour les États-Unis, du plus lourd bilan pour un massacre par arme à feu commis en tant de paix et l'un des crimes homophobes les plus graves de l'histoire américaine.

Législations contre les crimes homophobes[modifier | modifier le code]

Douze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont une législation spécifique (au-delà de la législation anti-discrimination) qui statue que les préjugés sur l'orientation sexuelle sont une circonstance aggravante lorsqu'un crime est commis.

Parmi ces douze pays, seuls les États-Unis ont un droit pénal qui mentionne spécifiquement l'identité de genre, mais dans onze États seulement ainsi que dans le District de Columbia[34]. Ils appliquent des peines plus sévères pour les crimes où l'orientation sexuelle réelle ou perçue semble avoir été un élément motivant.

En novembre 2010, l'Assemblée générale des Nations unies élimine, par 79 voix contre 70, l'« orientation sexuelle » des motifs d'exécutions listés dans le rapport du rapporteur spécial « Exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires » et le remplace par « raisons discriminatoires de toute nature »[36] qui comprennent entre autres la race, la religion, les différences linguistiques, ou des personnes telles que réfugiés, enfants des rues et membre de peuples autochtones[37].

L’adéquation de l'arsenal juridique et policier contre ces crimes haineux est cependant difficile à évaluer : les rapports et les statistiques des autorités manquent, et les victimes ne portent pas toutes plainte [34], craignant de mettre en avant leur orientation s'attirant ainsi plus de violences[38].

Préjugés[modifier | modifier le code]

« Il est assez troublant de constater que quelqu'un qui tue une personne de sang-froid sort très vite ... »


Certaines défenses juridiques comme le Panic Gay Defense (en) permettent de condamner à des peines plus légères les personnes accusées de battre, de torturer ou de tuer les homosexuels en raison de leur orientation. L'argument est que l'attaquant éprouve une telle furie contre sa victime qu'il est atteint de folie temporaire et ne peut ni se contrôler ni différencier le bien du mal. Si la perte de facultés est prouvée, ou que la sympathie du jury est acquise, une peine initialement sévère peut être considérablement réduite. Dans plusieurs systèmes juridiques, la défense invoque la provocation (en) pour justifier les attaques violentes contre les personnes homosexuelles ou transsexuelles. Cela a conduit plusieurs États et territoires australiens à modifier leur législation, afin de prévenir ou de réduire l'usage de ce moyen de défense en cas de réactions violentes envers les homosexuels non-violents.

Les cas sont nombreux et très médiatisés de personnes reconnues coupables de violence contre les LGBT n'ayant été que légèrement punies. L'affaire Kenneth Brewer en est une bonne illustration. Le 30 septembre 1997, Kenneth Brewer rencontre Stephen Bright dans un bar gay local, l'invite à boire puis tous deux vont chez Brewer. Celui-ci fait des avances sexuelles à Bright, qui réagit en le battant à mort. Bright est tout d'abord inculpé de meurtre, mais est finalement reconnu coupable d'agression au troisième degré et condamné à un an de prison[39],[40]. Des cas comme celui de Bright ne sont pas isolés. En 2001, Aaron Webster (en) est battu à mort par un groupe de jeunes armés de battes de baseball et d'une queue de billard, dans Stanley Park, une zone fréquentée par des gays. Ryan Cran est reconnu coupable d'homicide en 2004 et condamné à six ans de prison. Il sort en liberté conditionnelle en 2009 après avoir purgé seulement quatre ans de sa peine[38]. Deux jeunes de la bande sont jugés selon la loi canadienne et condamnés à trois ans de prison après avoir plaidé coupable. Un quatrième agresseur est acquitté[38].

Les juges eux aussi ne sont pas à l'abri de leurs propres préjugés. En 1988, au Texas, le juge Jack Hampton condamne un homme à 30 ans de prison pour avoir tué deux homosexuels, au lieu de la peine à perpétuité demandée par le procureur. Après avoir prononcé son jugement, il dit : « Je n'aime pas beaucoup que les pédés se baladent dans les rues pour ramasser des adolescents... je mets les prostituées et les homosexuels à peu près au même niveau... et j'aurais du mal à condamner à la prison à vie pour le meurtre d'une prostituée[39]. »

En 1987, Daniel Futch, un juge de Floride est saisi d'une affaire concernant le passage à tabac et la mort d'un homme gay. Il demande au procureur : « c'est un crime maintenant de frapper les homosexuels ? » Le procureur répond : « Oui, monsieur. Et c'est aussi un crime de les tuer. » « Les temps ont vraiment changé », répond le juge. Daniel Futch a affirmé qu'il plaisantait, mais il a été dessaisi de l'affaire[33],[39].

Attaques lors de la gay pride[modifier | modifier le code]

« Personne n'a besoin des lesbiennes, personne ne vous aidera à sortir de là »

La police de Moscou s'adressant aux femmes arrêtées lors d'une manifestation[réf. souhaitée]

Les gay prides sont souvent victimes de violence en raison de leur caractère public. De nombreux pays tentent de fournir une protection policière aux participants, d'autres interdisent ces défilés, et la police ignore ou encourage les violences. La Moldavie a exprimé son mépris de la gay pride en interdisant le défilé, et en fermant les yeux devant les violences faites aux manifestants venus défiler malgré l'interdiction. En 2007, s'étant vu refuser l'autorisation de défiler, un groupe de LGBT organise une petite manifestation. Il est rapidement entouré par une bande deux fois plus nombreuse qui les insulte et leur lance des œufs. Le rassemblement est maintenu, les participants tentent de déposer des fleurs au Monument aux victimes de la répression, mais en sont empêchés par un important dispositif policier, au motif qu'ils n'ont pas l'autorisation de la mairie.

L'année suivante, les membres de la communauté LGBT tentent de nouveau d'organiser un défilé. Environ 60 participants se dirigent en bus vers la capitale, mais une foule en colère entoure le bus avant que les passagers descendent, aux cris de « on va les faire sortir et leur casser la gueule » ou « ne les laissez pas s'échapper, battez-les à mort ». La foule demande aux militants de détruire tout leur matériel pour le défilé, s'ils veulent partir sains et saufs : les passagers obtempèrent et la marche est annulée. Durant toute l'agression, la police se tient sans rien faire à environ 100 mètres, alors que les passagers leur ont adressé neuf appels à l'aide[34],[41],[42].

Certains fonctionnaires russes sont défavorables à la gay pride. Le maire de Moscou Iouri Loujkov a maintes fois interdit les marches, les traitant de « sataniques »[43]. En 2007, les participants à la gay pride décident de se réunir pacifiquement et remettent une pétition à la mairie invoquant le droit de réunion et la liberté d'expression. Ils sont accueillis par des skinheads. La police ferme les abords de la place ; les militants LGBT sont arrêtés et attaqués par des skinheads, sans que la police intervienne. Onze femmes et deux hommes LGBT sont arrêtés ; malgré la chaleur, la police leur refuse les soins médicaux nécessaires et les insulte. Les policiers disent aux femmes : « personne n'a besoin des lesbiennes, personne ne vous sortira d'ici ». Après des heures de garde à vue, les marcheurs LGBT libérés sont bombardés à leur sortie par des œufs et insultés par les manifestants qui attendaient[34],[44].

La Hongrie tente de mettre en place une protection efficace, mais n'arrive pas à endiguer le flot de violence. En 2008, des centaines de personnes participent à la gay pride de Budapest. Deux entreprises LGBT affiliées à la marche plus tôt dans la semaine ont été attaquées : la police érige donc des barrières métalliques de chaque côté de la rue où la marche doit avoir lieu. Conséquences : des centaines de manifestants en colère attaquent les polices à coup de cocktails Molotov et de pierres, incendient un fourgon de police et blessent deux policiers. Pendant le défilé, les manifestants jettent des cocktails Molotov, des œufs et des pétards sur les marcheurs. Huit marcheurs de la gay pride au moins sont blessés[45]. 45 personnes sont arrêtées en relation avec les attaques et les observateurs parlent de la marche comme « la gay pride la plus violente en ses 12 ans d'existence à Budapest »[34],[46].

Paroles de chanson homophobes[modifier | modifier le code]

Buju Banton, un musicien jamaïcain, lors d'une représentation en 2007.

En raison d'une forte tradition homophobe en Jamaïque, de nombreux artistes de reggae et de dancehall, comme Buju Banton, Elephant Man et Sizzla, publient des chansons incitant à la violence contre les homosexuels. De même, les textes de hip-hop peuvent contenir des paroles homophobes[47], mais ils ont évolué ces dernières années.

Buju Banton a écrit à 15 ans une chanson, Boom Bye Bye, qui a connu un grand succès quand il l'a sortie des années plus tard, en 1992. La chanson parle d'assassiner des homosexuels et « préconise de tirer sur les gays, de verser de l'acide sur eux et de les brûler vifs[22].» Une chanson d'Elephant Man proclame : « Quand vous entendez une lesbienne se faire violer / ce n'est pas notre faute... Deux femmes dans le même lit / ce sont deux sodomites qui devraient mourir[21]. »

Au Canada, des militants LGBT ont tenté de faire expulser des chanteurs en raison de la nature homophobe et violente de certaines de leurs chansons. Au Royaume-Uni, Scotland Yard a enquêté sur certains auteurs et sur leurs textes homophobes et violents : en 2004, la police anglaise interdit à Sizzla d'entrer au Royaume-Uni [22],[48].

Les défenseurs des droits des homosexuels créent l'association Stop Murder Music (en) pour lutter contre la promotion de la haine et de la violence homophobe par les artistes. Le groupe organise des manifestations, force des salles de concert à refuser les artistes incriminés et leur fait perdre des sponsors. En 2007, Stop Murder Music rédige le Reggae Compassionate Act, qui stipule : « les artistes s'engagent à ne pas produire de musique ni à faire de déclarations publiques incitant à la haine contre les homosexuels. Ils refusent également la réédition de leurs chansons homophobes. » Plusieurs artistes signent, comme Buju Banton, Beenie Man, Sizzla et Capleton[22], même si, plus tard, certains nieront avoir signé[21],[49].

Pendant les années 1980, les skinheads d'Amérique du Nord promeuvent la culture néo-nazie et les textes de chanson homophobes.

Motivations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homophobie.

Culture machiste et homophobie sociale[modifier | modifier le code]

La grande majorité des agressions criminelles homophobes sont perpétrées par des hommes sur des hommes. Des théoriciens, comme Calvin Thomas et Judith Butler ont suggéré que l'homophobie aurait comme origine, chez les hommes, la peur d'être identifié comme gay, l'insécurité concernant leur masculinité[47],[50],[51]. Pour cette raison, l'homophobie est répandu dans le sport et dans la sous-culture de ses supporters, considérés comme des mâles stéréotypés notamment dans le football et le rugby[52].

Selon ces théoriciens, les homophobes, lorsqu'ils communiquent leurs convictions, ont également pour but de se distancier des homosexuels ou transsexuels et de leur statut social, et de réaffirmer leur appartenance à une culture hétérosexiste afin de ne pas être étiqueté et traité comme gay.

Divers théories psychanalytiques explique l'homophobie comme la réaction d'un individu à ses propres pulsions homosexuelles, immédiates ou imaginaires, générant répression, déni ou formation réactionnelle[53].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homosexualité dans les religions.

Textes religieux[modifier | modifier le code]

Plusieurs versets de la Bible sont souvent interprétés comme une interdiction des relations homosexuelles.

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux. »

— Lévitique 20:13

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. »

— Lévitique 18:22

Les versets ci-dessus sont la cause de tension entre les croyants des religions abrahamiques et les membres de la communauté LGBT. Ils sont interprétés comme une condamnation des actes homosexuels entre hommes et ont longtemps été utilisés pour justifier la violence.

Dans le magazine Religion Dispatches, Candace Chellew-Hodge fait valoir que les versets souvent cités pour condamner les homosexuels ou transsexuels font en réalité référence à des relations sexuelles violentes. Elle affirme que la Bible n’émet aucune condamnation concernant « l'amour, les engagements et les relations gais ou lesbiennes, et que Jésus était silencieux sur le sujet[54]. »

Christianisme[modifier | modifier le code]

De nos jours, la plupart des confessions chrétiennes accueillent les personnes homosexuelles, mais enseignent que les relations homosexuelles et l'homosexualité sont des péchés[55],[56]. Parmi ces confessions, citons l'Église catholique romaine[56],[57], l'Église orthodoxe[58], le méthodisme[55],[59],[60],[61], de nombreux protestants tels que l'Église réformée en Amérique[62] ou les American Baptist Churches USA (en)[63], les organisations et églises évangélistes telles que l'Alliance évangélique mondiale[64] et la Convention baptiste du Sud[65],[66],[67], ainsi que les Églises du pentecôtisme telles que les Assemblées de Dieu[68], les Églises du mouvement restaurationniste, les témoins de Jéhovah et l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : toutes prêchent l'immoralité de l'homosexualité[69],[70].

Certains groupes chrétiens prônent la thérapie de conversion et promeuvent les groupes « ex-gay ». Un tel groupe, Exodus International, a fait valoir que la thérapie de conversion peut contribuerà diminuer les désirs homosexuels[71] mais Exodus a depuis répudié cette mission[72] et s'est excusé pour la douleur, le mal et la promotion « des efforts de changement de l'orientation sexuelle et des théories de réparation de l'orientation sexuelle qui stigmatisaient les parents[73],[74]. » Le consensus scientifique et médical aux États-Unis estime que la thérapie de conversion est potentiellement nuisible et doit être évitée car elle peut générer culpabilité et anxiété, endommager l'estime de soi et conduire à la dépression et même au suicide[75],[76],[77]. L'inquiétude est grande dans la communauté de la santé mentale sur la promotion de la thérapie de conversion elle-même qui pourrait provoquer des dommages sociaux en diffusant des vues inexactes sur l'orientation sexuelle et sur les gays, lesbiennes et bisexuels et sur leur aptitude à mener une vie heureuse et saine[75]. Cette promotion de l'idée que l'homosexualité est immorale et peut être corrigée donne le sentiment que les attaques homophobes sont justifiées et « accomplissent l'œuvre de Dieu » en débarrassant le monde des homosexuels[78].

Le pape Benoît XVI, dirigeant l'Église catholique romaine, alimente ce sentiment : il déclare que « protéger » l'humanité de l'homosexualité est tout aussi important que sauver le monde du changement climatique et que toutes les relations autres que les relations traditionnelles hétérosexuelles sont une « destruction de l'œuvre de Dieu »[78]. Le Vatican décrit officiellement l'homosexualité comme « une déviation, une irrégularité, une blessure »[78]. L'Église catholique enseigne que l'attraction pour quelqu'un du même sexe n'est pas un péché, mais définit les actes homosexuels comme des « actes de dépravations graves ». Les membres homosexuels de la congrégation doivent être acceptés et ne pas être victimes de discriminations, mais on leur demande de rester célibataires[79].

Les Évangélistes en Afrique utilisent parfois la religion pour justifier la violence homophobe et criminalisent les comportements homosexuels. Interrogés en 2008 lors de la GAFCON (Global Anglican Future Conference), les archevêques du Nigeria et de l'Ouganda, Peter Akinola et Henry Orombi n'ont pas condamné la violence contre les gays et les lesbiennes[80]. Mark Russell, chef de la direction de la Church Army (en), a exprimé son indignation sur leur résistance[80] :

« Très franchement, leur refus de condamner la violence contre les homosexuels dans leur pays d'origine est honteuse, ils souillent leur cause et sont totalement anti-chrétiens. Vous ne pouvez pas justifier la violence au nom de Dieu. [...] Ceux qui commettent des violences contre les homosexuels en Afrique peuvent maintenant utiliser ce silence pour justifier leur comportement. Les chrétiens doivent prendre la parole et dire que c'est mal. »

— Mark Russell, chef de la direction de la Church Army (en)

Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homosexualité dans l'Islam.

Le Coran cite l'histoire du « peuple de Loth » (habitants de Sodome et Gomorrhe), détruit par la colère d'Allah pour pratiquer la luxure entre hommes. Les savants de l'Islam, comme Shaykh al-Islam, Imam Malik et Imam Shafi, ont statué que l'Islam condamne l'homosexualité et punit les coupables de la peine de mort[81]. Le principe moral ou théologique est que la personne qui exécute de telles actions conteste l'harmonie de la création de Dieu et est en révolte contre lui[82]. Plus récemment, il a été dit que « le crime de l'homosexualité est l'un des plus grands crimes, le pire des péchés et le plus odieux des actes[83]. » Dans le Coran, tout comme dans la Bible et dans la Torah, la condamnation de l'homosexualité et les lois correspondantes sont floues et sujettes à interprétation. Les juristes de l'Islam utilisent les hadiths et les sunnas, plus explicites et particulièrement sévères[84]. Selon Ibn Al-Jawzi, Mahomet maudit les sodomites dans plusieurs hadiths, et recommande la peine de mort pour les deux partenaires[85]. Sunan al-Tirmidhi est du même avis : « Lorsque vous rencontrez des personnes commettant le péché du peuple de Lot, tuez-les, à la fois celui qui le fait et celui à qui il est fait[81]. »

Certains imams prêchent que les homosexuels et les femmes « qui agissent comme des hommes » doivent être exécutés selon la loi islamique. En 2005, Abou Oussama, imam à la mosquée de Green Lane (en) de Birmingham se défend ainsi : « Si je qualifie les homosexuels de pervers, sales, de chiens crasseux devant être exécutés, c'est ma liberté de parole, n'est-ce pas ?[86] ».

Certains imams dénoncent ce genre de prédication.

Notons que le châtiment de la sodomie varie selon les courants de l'islam : certains prescrivent la peine capitale, d'autres des peines discrétionnaires plus légères. Dans la plupart des pays à majorité musulmane, l'homosexualité est un crime et est interdite, hormis dans certains pays plus laïcs tels que l'Indonésie[87], la Jordanie et la Turquie.

En juin 2016, l'auteur de la fusillade du 12 juin 2016 à Orlando perpétrée dans une boîte de nuit LGBT déclare au moment de l'assaut agir au nom de l'organisation terroriste État islamique, qui revendique ensuite l'attentat[88].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homosexualité dans le Judaïsme.

Dans le judaïsme, la peine de mort n'a pas été utilisée dans la pratique depuis plus de 2 000 ans, bien que de nombreux mouvements religieux juifs considèrent encore les actes homosexuels comme un péché. Le judaïsme orthodoxe interdit généralement le comportement homosexuel. S'il y a désaccord sur lequel des actes relève des interdictions, tout le judaïsme orthodoxe classe certains actes, y compris les actes homosexuels entre hommes, dans les yehareg ve'al ya'avor (« mourir plutôt que transgresser »), la catégorie des actes bibliquement interdits (qui comprend aussi le meurtre, l'idolâtrie, l'adultère et l'inceste) auxquels un juif orthodoxe est tenu de préférer la mort à la pratique de ces actes, en vertu des lois de l'abnégation selon la loi juive.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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