Odon (rivière)

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l'Odon
Illustration
L'Odon à Bretteville-sur-Odon
l'Odon sur OpenStreetMap.
Caractéristiques
Longueur 47,2 km [1]
Bassin 216 km2 [1]
Bassin collecteur l'Orne
Débit moyen 1,01 m3/s (Épinay-sur-Odon) [2]
Nombre de Strahler 4
Organisme gestionnaire SYMOA ou Syndicat Mixte de l'Orne et ses Affluents[3]
Régime pluvial océanique
Cours
Source Bois du Goulet à Ondefontaine
· Localisation Les Monts d'Aunay
· Altitude 275 m
· Coordonnées 48° 59′ 06″ N, 0° 41′ 42″ O
Confluence l'Orne
· Localisation Caen
· Altitude m
· Coordonnées 49° 10′ 47″ N, 0° 20′ 54″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive droite Ajon, Douvette
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Calvados
Arrondissement Vire, Caen
Cantons Aunay-sur-Odon, Évrecy, Caen-1, Caen-5
Régions traversées Normandie
Principales localités Aunay-sur-Odon, Les Monts d'Aunay, Verson, Bretteville-sur-Odon, Caen

Sources : SANDRE:« I26-0400 », Géoportail, Banque Hydro, OpenStreetMap

L'Odon est une rivière de France, affluent du fleuve l'Orne, dans le département du Calvados, en région Normandie, qui prend sa source sur les premiers contreforts du Massif armoricain et parcourt l'ouest de la plaine de Caen jusqu'au confluent à Caen.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Attesté Oddon en 1028[4]. D'une base pré-celtique *od-, il s'agit peut-être d'un hydronyme gaulois[4], puis du germanique od qui signifie « Riche, prospère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière naît à Ondefontaine, sur les hauteurs du nord du Bocage virois, à 275 mètres d'altitude[5], à quelques dizaines de mètres de la source de la Druance qui, elle, s'oriente vers le sud[6]. Longue de 47 km[1], l'Odon arrose Aunay-sur-Odon, conflue avec l'Ajon au Locheur, coule selon une direction nord-est durant la majeure partie de son cours[7] avant de confluer avec l'Orne à Caen, rive gauche, à 6 mètres d'altitude[8], par plusieurs bras, le principal appelé le Grand Odon passant au pied du château de Caen et de l'église Saint-Pierre de Caen, dont le chevet est construit sur pilotis.

Villes traversées[modifier | modifier le code]

Aunay-sur-Odon, Verson, Bretteville-sur-Odon, Caen.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département du Calvados, l'Odon traverse les vingt-deux communes[1] suivantes, de l'amont vers l'aval, de Les Monts d'Aunay (source), Dialan sur Chaîne, Seulline, Longvillers, Le Mesnil-au-Grain, Épinay-sur-Odon, Parfouru-sur-Odon, Bougy, Val d'Arry, Grainville-sur-Odon, Gavrus, Mondrainville, Tourville-sur-Odon, Mouen, Baron-sur-Odon, Fontaine-Étoupefour, Verson, Éterville, Bretteville-sur-Odon, Louvigny, Caen (confluence) Fleury-sur-Orne[note 1].

Soit en termes de cantons, l'Odon prend source dans le canton d'Aunay-sur-Odon, traverse les canton d'Évrecy, canton de Caen-1, conflue dans le canton de Caen-5, dans les arrondissement de Vire et arrondissement de Caen.

Ce cours d'eau est dans les trois intercommunalités de communauté de communes Pré-Bocage Intercom, Communauté de communes Vallées de l'Orne et de l'Odon, Caen la Mer.

Toponymes[modifier | modifier le code]

L'odon a donné son hydronyme aux six communes suivantes de Épinay-sur-Odon, Parfouru-sur-Odon, Grainville-sur-Odon, Tourville-sur-Odon, Baron-sur-Odon, Bretteville-sur-Odon et à l'ancienne commune de Aunay-sur-Odon désormais intégrée dans Les Monts d'Aunay.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le bassin versant de l'Odon est au centre-ouest du département du Calvados, le confluent avec l'Orne se situant au nord-est de ce bassin. Il est bordé par ceux de la Seulles au nord-ouest, de la Vire au sud-ouest et d'autres affluents de l'Orne à l'est dont le bassin du Noireau (dont fait partie la Druance) au sud-est.

L'Odon traverse sept zones hydrographiques pour 216 km2 de superficie totale[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SYMOA ou Syndicat Mixte de l'Orne et ses Affluents[3], sis à Argentan.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Odon a ving-huit tronçons affluents référencés[1].

Aucun de ses affluents ne dépasse les quinze kilomètres. Son affluent principal et le plus long, est l'Ajon (rd[note 2]), 12 km sur neuf communes et avec quatre affluents, de rang de Strahler trois, qui conflue au Locheur.

De ses autres affluents, seule la Douvette (rd), 7,3 km), de rang de Strahler trois, qui conflue entre Longvillers et Le Mesnil-au-Grain, dépasse les cinq kilomètres.

Rang de Strahler[modifier | modifier le code]

Donc le rang de Strahler de l'Odon est de quatre par l'Ajon, par exemple, ou la Douvette.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Son régime hydrologique est dit pluvial océanique.

L'Odon a été observé depuis (29 ans) à la station I3712010 d'Épinay-sur-Odon, à 78 m d'altitude et pour un bassin versant de 76 km2[2]. Son module est de 1,010 m3/s[2].

L'Odon est désormais aussi observé depuis (1 an) à la station I3732010 de Gavrus, à 45 m d'altitude et pour un bassin versant de 152 km2[9]. La relative jeunesse d'installation ne permet pas d'avoir de statistiques à cette station.

L'Odon à Épinay-sur-Odon[modifier | modifier le code]

L'Odon a été observé depuis (29 ans) à la station I3712010 d'Épinay-sur-Odon, à 78 m d'altitude et pour un bassin versant de 76 km2[2]. Son module est de 1,010 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : I3712010 - l'odon à Épinay-sur-Odon pour un bassin versant de 76 km2 et à 78 m d'altitude[2]
Source : Banque Hydro - MEDDE

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, le VCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas de quinquennale sèche s'établit à 0,015 m3/s, ce qui est faible[note 3],[2].

Crues[modifier | modifier le code]

Sur cette période d'observation, le débit journalier maximal a été observé le pour 21,2 m3/s. Le débit instantané maximal a été observé le [note 4] avec 27,0 m3/s en même temps que la hauteur maximale instantanée de 189 cm soit 1,89 m[2].

Le QIX 2 est de 10,0 m3/s, le QIX 5 est 14,0 m3/s, le QIX 10 est de 17,0 m3/s, le QIX 20 est de 20,0 m3/s et le QIX 50 est de 24,0 m3/s[2]. Le QIX 100 n'a pas pu être calculé vu la période d'observation de 29 ans.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de 419 millimètres annuellement, ce qui est au-dessus de la moyenne en France, à 300 mm/an. Le débit spécifique (Qsp) atteint 13,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Aménagements et écologie[modifier | modifier le code]

Géologie et biologie[modifier | modifier le code]

L'Odon est une rivière située en Normandie de type granitique c'est-à-dire aux eaux acides. Les poissons y ont donc une croissance lente, en moyenne, il faudra trois ans à une truite pour atteindre la maturité sexuelle, à 23 cm.

Le fond est composé de schiste de différentes granulométries propice aux frayères sur certains secteurs de notre linéaire. Ce fond caillouteux permet à de nombreuses espèces de poissons et d'insectes aquatiques de se développer et de se cacher.

Histoire de l'Odon à Caen[modifier | modifier le code]

travaux de consolidation de la rigole alimentaire à l'occasion des travaux du tramway mai 2018

À partir du Moyen Âge, le Grand Odon est utilisé comme port ; une chaîne est dressée entre la tour Leroy et la tour aux Landais (aujourd'hui disparue) pour en protéger l'accès. Les différents bras de l'Odon coulent au pied des fortifications de la vieille ville et de l'Île Saint-Jean.

En 1764, on entreprend de grands travaux afin de moderniser le port de Caen. Un canal de redressement est percé entre Clopée (Mondeville) et Caen afin de rectifier le cours de l'Orne. L'Odon est également canalisé pour former un bras de ce nouveau chenal[10]. En 1787, la compagnie Mignot est chargée d'édifier, sous la direction de l'ingénieur Lefebvre, des murs de quai sur la rive droite du nouveau cours de l'Odon. Les travaux sont interrompus plusieurs fois et ne sont terminés que dans les années 1840 quand l'Odon est canalisé entre la place Courtonne et sa confluence avec l'Orne pour former le bassin Saint-Pierre[10]. L'espace compris entre l'ancien cours de l'Odon, désormais sec, et le nouveau cours (quai Vendeuvre) est ensuite utilisé comme place d'armes.

À partir de la deuxième partie du XIXe siècle, les habitants se plaignent de plus en plus des désagréments liés aux Odon. La rivière, utilisée comme égout à ciel ouvert, est effectivement responsable de terribles épidémies de choléra et de typhoïde qui déciment épisodiquement la population caennaise. En 1860, la municipalité caennaise fait couvrir le Grand Odon entre la place de la Préfecture (actuelle place Gambetta) et la place Courtonne ; elle fait aménager le boulevard Saint-Pierre (actuellement boulevards des Alliés et Maréchal Leclerc) sur l'espace ainsi dégagé[11]. En 19311932, la municipalité charge la Société Eau et Assainissement d'étudier les moyens de compléter l'assainissement de la ville. La municipalité fait alors couvrir ce qui reste du Grand Odon – l'Abreuvoir de Courtonne ou Rigole alimentaire – et combler les bras de l'Odon qui se faufilent dans les ruelles de la ville[12]. Bien qu'elle ait marqué si longtemps la physionomie de la ville, la rivière a laissé peu de traces dans la ville de Caen.

Après la Seconde Guerre mondiale, le cours de l'Odon est canalisé le long du nouveau boulevard Yves Guillou.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le SANDRE 2020 rajoute la commune de Fleury-sur-Orne -?- qui est pourtant en rive droite de l'Orne alors que l'Odon est un affluent gauche de l'Orne
  2. rd pour rive droite et rg pour rive gauche
  3. 1,5 % du module à 1,01 m3/s
  4. à h 39

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Odon (I26-0400) » (consulté le 24 mars 2013)
  2. a b c d e f g h i et j Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Odon à Épinay-sur-Odon (I3712010) » (consulté le 24 mars 2013)
  3. a et b « Syndicat Mixte de l'Orne et ses Affluents », sur www.symoa.net (consulté en 23 mai 2020])
  4. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 120
  5. « Source de l'Odon » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2020).
  6. Le Géoportail de l'IGN (consulté le 1er décembre 2009) indique la source de l'Odon à l'échelle indiquée à 1/32000 et celle de la Druance à celle de 1/4000.
  7. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 4 juin 2020)
  8. « Confluence de l'Odon avec l'Orne » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2020).
  9. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Odon à Épinay-sur-Odon (I3712010) » (consulté le 24 mars 2013)
  10. a et b « Canal de Caen à la mer », dans l'Annuaire du département du Calvados pour l'année 1846, Caen, H. Leroy, 1846, pp. 353–379
  11. François Robinard, Caen avant 1940 : rétrospective de la vie caennaise de 1835 à 1940, Caen, Éditions du Lys, 1993, p. 60
  12. op. cit., pp. 171–181
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