Coupe d'Europe de rugby à XV

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Coupe d'Europe de rugby à XV
Description de l'image Logo Champions Cup 2014.png.
Généralités
Sport rugby à XV
Création 1995
Organisateur(s) ERC (2000-2014)
EPCR (depuis 2014)
Périodicité Annuelle
Nations Europe
Participants 24 équipes (de 1999 à 2014)
20 équipes (depuis 2014)
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Angleterre Saracens
deux titres
Plus titré(s) Drapeau : France Stade toulousain
quatre titres
Meilleur(s) marqueur(s) Drapeau : Angleterre Chris Ashton
37 essais[1]
Meilleur réalisateur Drapeau : Irlande Ronan O'Gara
1 365 pts[1]
Plus d'apparitions Drapeau : Irlande Ronan O'Gara
110 matches[1]
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pour la compétition en cours voir :
ERCC1 2017-2018

La Coupe d'Europe de rugby à XV (jusqu'en 2014, Heineken Cup ou H Cup en France, European Rugby Champions Cup depuis 2014) est la plus importante compétition interclubs de rugby à XV disputée en Europe chaque année par des équipes des Six Nations (Angleterre, Écosse, France, Irlande, Italie et pays de Galles). De plus, la Roumanie a disputé la toute première édition. La compétition est organisée par l'European Rugby Cup (ERC) de 1995 à 2014, puis par l'European Professional Club Rugby (EPCR) depuis 2014, qui gère également le Challenge européen de rugby à XV, compétition de second niveau qui regroupe les équipes qui n'ont pu se qualifier pour la Champions Cup. Le club qui remporte la Coupe d'Europe est sacré champion d'Europe.

De 1995 à 2014, la compétition est sponsorisée par le groupe multinational néerlandais Heineken, spécialisé dans la bière. Elle porte donc son nom partout en Europe, sauf en France où elle prend l'appellation H Cup en raison des restrictions sur le parrainage des compétitions sportives par les fabricants d'alcool ou de tabac à la suite de la loi Évin de 1991.

La compétition est lancée en été 1995 à l'initiative du comité des Cinq Nations du Tournoi pour proposer une nouvelle compétition professionnelle internationale annuelle au niveau des clubs ou des provinces[2]. Le premier match a lieu le 31 octobre 1995 entre le club roumain du RCJ Farul Constanta et le Stade toulousain[2].

Au début, vingt-quatre équipes participent au tournoi et sont réparties en six groupes de quatre. Actuellement, et après d'autres changements dus au boycott anglais et écossais en 1998-1999,vingt équipes sont réparties en cinq groupes de quatre. Chaque pays européen utilise un système de qualification pour cette compétition. Le nombre de clubs qualifiés par pays varie en fonction des performances des clubs engagés. Le tournoi se déroule d'octobre à mai.

Le Stade toulousain l'a gagné quatre fois, la province irlandaise du Leinster et le RC Toulon trois fois, le Munster, les Leicester Tigers, les Saracens et les London Wasps deux fois chacun.

Le titre de champion d'Europe de rugby à XV est actuellement détenu par les Saracens après sa victoire 28 à 17 sur l'ASM Clermont le 13 mai 2017.

Historique[modifier | modifier le code]

Une première tentative, la Coupe d'Europe des clubs champions FIRA, avait été initiée par la FIRA-AER entre 1961 et 1967, mais n'ayant connu que quatre éditions qui ont vu le sacre du club français de l'AS Béziers, puis des clubs roumains de Grivita Rosie Bucarest et du Dinamo Bucarest.

La Coupe d'Europe de rugby à XV a été créée en 1995 par le comité des Cinq nations « afin de proposer un nouveau niveau de compétition professionnelle transfrontalière »[2].

1995-1999 : les merdouilles hzsuih shnkhjn ikhjiko hjhj[modifier | modifier le code]

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La première Coupe d'Europe de rugby à XV officielle a lieu lors de la saison 1995-1996[Note 1]. Douze équipes disputent cette première édition : la France, l'Irlande et le pays de Galles présentent trois équipes (respectivement Bègles-Bordeaux, Castres olympique et le Stade toulousain ; Ulster, Leinster et Munster ; Cardiff RFC, Pontypridd RFC et Swansea RFC), l'Italie deux (Benetton Trévise et Amatori Rugby Milan) et la Roumanie une (RCJ Farul Constanta). Ces équipes s'affrontent en quatre poules de trois équipes (deux matchs disputés par équipe, un à domicile et un à l'extérieur); le premier de groupe est qualifié pour les demi-finales[3]. Les équipes anglaises et écossaises n'y participent pas[4]. Après un début de mauvais augure en Roumanie, où le Stade toulousain bat le RCJ Farul Constanta 54 à 10 devant seulement 3 000 personnes[5], et où le Toulousain Jean-Luc Cester marque le premier essai de l'histoire de la compétition[6], celle-ci gagne en intérêt et le public se montre. À l'issue des quinze matchs de cette première édition, Toulouse devient le premier champion d'Europe en battant Cardiff 21 à 18 après prolongations devant les 21 800 spectateurs de l'Arms Park de Cardiff[3].

Émile Ntamack, premier capitaine champion d'Europe en 1996 avec le Stade toulousain

L'Angleterre et l'Écosse rejoignent la compétition pour l'édition 1996-1997[7]. Le rugby européen voit également la création du Challenge européen, réunissant les équipes n'ayant pu se qualifier pour la Coupe d'Europe. Pour celle-ci, vingt équipes réparties en quatre poules de cinq s'affrontent, les deux premières équipes de chaque poule se qualifiant pour les quarts de finale. Après 46 matchs, Brive et Leicester s'affrontent en finale, après avoir battu tous leurs adversaires, dont les finalistes de la première édition (respectivement Cardiff et Toulouse) en demi-finales. Les Corréziens l'emportent 28 à 9 devant 41 664 personnes réunies à l'Arms Park et plus de 35 millions de téléspectateurs dans 86 pays[7].

La saison 1997-1998 voit l'introduction des matchs aller-retour, ce qui permet à chaque équipe de disputer six matchs. Au total, la compétition est composée de soixante-dix matchs. Les premières de poule sont automatiquement qualifiées pour les quarts de finale, tandis que les deuxièmes et la meilleure troisième disputent un match de barrage pour y accéder. Ce sera la seule année d'existence de ces barrages. À noter que le tenant du titre Brive et Pontypridd présents dans la même poule, s'affrontent dans ces barrages. Brive gagne ce match sur le score de 25 à 20 qui fait suite aux deux rencontres de poule très serrées (Brive-Pontypridd 32-31; Pontypridd-Brive 29-29). Trois clubs français parviennent en demi-finale (Toulouse, Brive et la Section paloise) contre un seul anglais (Bath). En demi-finales, Bath bat Pau 20 à 14 tandis que Brive dispose de Toulouse après prolongations (22-22, victoire au nombre d'essais deux à un). Brive rencontre ainsi Bath, qui était également dans sa poule[Note 2]. Chaque équipe ayant gagné à domicile en phase de poules, la finale fait office de «belle» : elle est gagnée par les Anglais sur le score de 19 à 18 au Parc Lescure de Bordeaux, grâce à une pénalité réussie à la 82e minute par l'arrière anglais Jon Callard auteur de tous les points de son équipe[8],[9].

Les clubs anglais décident de boycotter la compétition lors de la saison 1998-1999, car ils ne sont pas en accord avec la gestion économique de la compétition[4]. Bath ne peut donc défendre son titre. Il n'y a que seize équipes engagées, réparties en quatre poules de quatre, l'Ulster étant invité pour parvenir à ce nombre. Les clubs français dominent l'épreuve. Trois des cinq clubs engagés gagnent en effet leur poule, et Toulouse finit deuxième de sa poule. Les premiers de poule gagnent tous leurs quarts de finales et se retrouvent en demi-finale avec la province irlandaise d'Ulster. Un club français arrive donc pour la quatrième année consécutive en finale, en l'occurrence l'US Colomiers, dans la banlieue de Toulouse. Toutefois, ce sont les Irlandais de l'Ulster qui remportent le tournoi après avoir battu Toulouse deux fois (une fois en poule, une fois en quarts de finale), le Stade français en demi-finale et Colomiers 21 à 6 en finale à Lansdowne Road, à Dublin, devant 49 000 personnes[10], dans la première finale sans essai de la compétition. Cette saison est également marquée par le match de poule entre Toulouse et l'équipe galloise d'Ebbw Vale RFC le 19 septembre 1998, qui se termine sur le score record de 108 à 16 pour Toulouse[11]. Ce match détient sans surprise trois autres records : plus grand nombre de points marqués par une équipe, plus grand nombre d'essais marqués dans un match par une équipe (seize) et plus grand nombre de transformations pour une équipe (quatorze)[1].

1999 - 2014 : format à vingt-quatre clubs[modifier | modifier le code]

Geordan Murphy, double vainqueur de la Coupe d'Europe avec les Leicester Tigers
La finale 2005-2006 au Millennium Stadium de Cardiff

Domination anglaise, 1999-2002[modifier | modifier le code]

Les clubs anglais réintègrent la compétition en 1999-2000. Les phases de poules sont désormais échelonnées sur trois mois pour permettre au tournoi de se dérouler en même temps que les championnats domestiques. Ainsi, la compétition qui se terminait jusqu'alors en janvier finira désormais en mai (le 27 mai pour l'édition 1999-2000). Autres changements, le nombre d'équipes qualifiées passe de seize à vingt-quatre réparties en six poules de quatre; pour les quarts de finale, suppression des barrages : désormais seules les deux meilleures deuxièmes se joignent aux six vainqueurs de poules (lors de l'édition précédente, tous les deuxièmes de poules participaient aux quarts).

Les quatre demi-finalistes de 1999-2000 proviennent de quatre pays différents ce qui est une première (Stade toulousain pour la France, Munster pour l'Irlande, Northampton Saints pour l'Angleterre et Llanelli RFC pour le pays de Galles). En finale, les Saints disposent du Munster sur un score étriqué (9-8) au Stade Twickenham de Londres devant 68 441 personnes, soit 20 000 spectateurs de plus que la finale précédente[12], David Wallace pour le Munster devenant à cette occasion le premier avant à marquer un essai dans une finale[8].

Les deux saisons suivantes vont voir l'avènement des Leicester Tigers qui gagnent coup sur coup les éditions 2000-2001 et 2001-2002.

En 2001, les Anglais disposent du Stade français 34 à 30, lors de la finale la plus prolifique à ce jour (64 points inscrits) en marquant un essai à la 79e minute du match par l'intermédiaire de Leon Lloyd, alors que les Parisiens venaient de prendre l'avantage grâce au demi d'ouverture italien Diego Dominguez tapant un drop[13]. Ce dernier en marquant neuf pénalités dans ce match détient les records du nombre de pénalités marqués dans un match [1],[Note 3] et de points dans une finale[14]. Lors de la saison suivante, ce sont les Irlandais du Munster qui tombent en finale sur le score de 15 à 9 au Millennium Stadium de Cardiff[15]. Les Tigres anglais n'ont pas encaissé d'essai lors de leurs deux finales victorieuses et ce sont les premiers à avoir conservé leur titre d'une année sur l'autre[Note 4].

Retour des clubs français : 2002-2005[modifier | modifier le code]

Fabien Pelous, capitaine du Stade toulousain et champion d'Europe en 2003 et 2005

En 2002, un changement intervient dans le règlement : l'équipe qui gagne le Challenge européen se qualifie pour la Coupe d'Europe suivante. Les London Wasps, vainqueurs du Challenge européen 2002-2003, seront les premiers à en bénéficier.

Lors de la Coupe d'Europe 2002-2003, le dernier carré est dominé par les Irlandais et les Français qui y placent deux représentants chacun. Elle est dominée par les clubs français puisque le Stade toulousain (vainqueur du Munster 13 à 12) et Perpignan (vainqueur à Lansdowne Road du Leinster 21 à 14) se qualifient pour la finale qui se déroule au Lansdowne Road de Dublin. C'est la première finale qui oppose deux clubs d'un même pays[16]. Elle est remportée par Toulouse sur le score de 22 à 17 dans un match où les Catalans courent en vain après le score (Toulouse menant 19 à 0 à la mi-temps)[17].

Andy Goode avec son club des Leicester Tigers, auteurs d'un doublé en Coupe d'Europe (2001 et 2002)

Pour l'édition 2003-2004, l'attribution des points pendant la phase de poules est modifiée en s'inspirant du barème en usage dans l'hémisphère Sud et en Coupe du monde. Une victoire rapporte 4 points, un match nul 2 points, une défaite rien et un point de bonus est accordé aux équipes marquant au moins quatre essais (bonus offensif) et/ou perdant par sept points au plus (bonus défensif). C'est la dernière modification du déroulement de la compétition. Enfin, cette édition voit la création de franchises pour les équipes galloises.

Cinq équipes galloises disputent la Coupe d'Europe 2003-2004. Une seule, celle des Llanelli Scarlets, se qualifie pour les quarts de finale et se fait éliminer à domicile par le Biarritz olympique. Le tenant du titre toulousain défait Édimbourg qui est la première équipe écossaise à atteindre les quarts en Coupe d'Europe. En finale, Toulouse affronte les London Wasps qui jouent à domicile puisque la finale a lieu au Stade de Twickenham de Londres. Ce match reste longtemps indécis. Les Toulousains menés 20 à 14 avant les dix dernières minutes reviennent au score à la suite de deux pénalités du demi d'ouverture remplaçant Jean-Baptiste Élissalde aux 71 et 74e minutes. On se rapproche à grands pas de la prolongation, quand un coup de pied anglais vers le camp toulousain voit l'arrière Clément Poitrenaud laisser filer le ballon dans son en-but pour l'aplatir et bénéficier d'un renvoi aux 22 mètres. Sauf qu'il ne voit pas Rob Howley dans son dos arriver à toute vitesse. Celui-ci en profite pour aplatir le ballon à la place du Français. L'essai est confirmé par la vidéo et transformé. Ainsi, les Wasps gagnent ce match 27 à 20[18],[19]. Cette victoire est la dernière de la domination anglaise sur l'épreuve. Les clubs anglais auront gagné quatre des cinq Coupes d'Europe organisées entre 1999 et 2004.

Ronan O'Gara avec son équipe du Munster, champion d'Europe en 2006 et 2008.

Les Northampton Saints ratent complètement l'édition 2004-2005 puisqu'ils se font sortir dès la phase de poule à cause notamment d'une défaite à domicile 31 à 37 contre les Leicester Tigers[19]. Les clubs français dominent la compétition comme en 2003 avec deux représentants en finale. Ce sont le Stade toulousain qui dispute sa troisième finale d'affilée et le Stade français. Celui-ci revient en finale trois ans après sa défaite de 2000, grâce à sa victoire 20 à 17 sur le Biarritz olympique en demi-finale arrachée à la 89e minute à la suite d'un essai de Christophe Dominici[20]. Après avoir mené 12 à 6 au Murrayfield Stadium d'Édimbourg à la mi-temps grâce à quatre pénalités de David Skrela, le Stade français se fait rejoindre au score deux minutes avant la fin du match à la suite d'une pénalité de Frédéric Michalak. Michalak donnera la victoire aux Toulousains grâce à une pénalité et un drop en prolongations pour un score final de 18 à 12[21]. C'est le troisième titre des Toulousains. Cette finale est la deuxième à s'être terminée sans essai[Note 5]. Cette édition est également marquée par le quart de finale entre Biarritz et le Munster qui se déroule en Espagne au Stade d'Anoeta de Saint-Sébastien. L'Espagne devient à cette occasion le huitième pays à accueillir un match de Coupe d'Europe[22].

Domination irlandaise : 2006-2012[modifier | modifier le code]

Le Munster double champion d'Europe (2006 et 2008)[modifier | modifier le code]
Imanol Harinordoquy avec le Biarritz olympique, double finaliste en 2006 et 2010

La saison 2005-2006 introduit une nouveauté : le barrage italo-celtique. Il est disputé entre la meilleure équipe italienne non qualifiée et la meilleure équipe de la Celtic League (galloise ou irlandaise) non-qualifiée pour attribuer la dernière place qualificative. Pour cette première, les Cardiff Blues disposent en Italie de Viadana sur le score de 38 à 9[23]. L'équipe galloise des Newport Gwent Dragons disputera les trois autres barrages italo-celtiques pour une défaite à domicile en 2006 contre Parme (15-24)[24] et deux victoires contre Calvisano à domicile en 2007 (22-15)[25] et à l'extérieur en 2009 (42-17) pour la dernière édition de ce barrage[26]. En 2008, ce barrage n'est pas disputé car le championnat italien n'est pas terminé à temps. Ce sont les Dragons qui en profitent[27]. Ils se seront qualifiés ainsi pour la Coupe d'Europe quatre années d'affilée par ce biais. Cette édition est également marquée par le quart de finale entre Toulouse et le Leinster qui s'achève sur une victoire spectaculaire du Leinster à l'extérieur sur le score de 41 à 35[19]. En finale, le Munster bat Biarritz 23 à 19 au Millennium Stadium de Cardiff après deux échecs en finale[28]. Lors de l'édition 2006-2007, la Suisse devient le neuvième pays à accueillir un match de Coupe d'Europe avec le match entre Bourgoin-Jallieu et les champions irlandais du Munster au stade de Genève[29] qui voit la victoire des Irlandais sur le score de 30 à 27[30]. Dans la phase qualificative, Biarritz et Llanelli gagnent leurs six matchs de poule. C'est la première fois que deux équipes font le sans-faute en matchs de groupe la même année. Les Biarrots en terminant avec 29 points (sur 30 possibles) détiennent le record de points obtenu en phase qualificative. Pourtant, aucun des deux clubs n'atteint la finale. Les London Wasps battent les Leicester Tigers 25 à 9 dans la troisième finale opposant deux clubs d'un même pays (après deux finales franco-françaises). Le match se dispute au Twickenham Stadium de Londres qui détient toujours la plus grosse affluence pour une finale avec 81 076 spectateurs[31].

Les Wasps remportent la compétition en 2007

Le , la Ligue nationale de rugby (LNR) annonce que les clubs français ne participeraient pas à l'édition 2007-2008 de la Coupe d'Europe. En effet, elle souhaite que les clubs soient actionnaires de l'ERC qui organise la compétition afin d'éviter que la Coupe d'Europe ne devienne une épreuve entre franchises[32]. Les clubs anglais devaient également boycotter la compétition mais un accord a été trouvé le 20 mai 2007, entre Français, Anglais et les responsables des fédérations internationales et européennes de rugby[33] : les clubs français et anglais jouent la Coupe d'Europe 2007-2008.

Vincent Clerc, meilleur marqueur d'essais de la Coupe d'Europe et champion en 2003, 2005 et 2010 avec le Stade toulousain

Lors de cette édition, les clubs anglais dominent la phase de poules puisque les trois meilleures équipes (Saracens, London Irish et Gloucester) sont anglaises. Mais elles ne profiteront pas de cet avantage puisque Gloucester en quart, Saracens et London Irish en demi-finales se font toutes éliminer à domicile. La finale oppose le Munster au Stade toulousain au Millenium Stadium de Cardiff. Les Irlandais s'imposent 16-13[34].

Le Leinster triple champion d'Europe en quatre éditions (2009-2012)[modifier | modifier le code]
Jonathan Sexton du Leinster, auteur de 28 points lors de la finale 2011

Pour la saison 2008-2009, l'ERC décide d'introduire des têtes de série pour le tirage des poules. Cette nouveauté est destinée à les équilibrer. En effet, lors de l'édition précédente, les deux derniers vainqueurs (Munster en 2006 et London Wasps en 2007) ainsi qu'un demi-finaliste de 2006 (Llanelli Scarlets) s'étaient retrouvés ensemble[35]. Pour cela, le Classement européen de l'ERC est institué afin de créer différents niveaux dans le tirage au sort. L'édition 2008-2009 va donner plusieurs matchs marquants. D'abord, celui entre les Harlequins et le Stade français s'achève par un drop victorieux du Néo-Zélandais Nick Evans à la 84e minute après 29 temps de jeu (19-17 pour les Quins)[36],[37]. Ces mêmes Harlequins seront en quart de finale les protagonistes principaux de ce qui sera appelé le Bloodgate (en). En effet, alors que le Leinster mène 6 à 5, une pénalité est donnée aux Harlequins, mais leur buteur Nick Evans est sorti. Pour le faire revenir, Tom Williams mord dans une capsule de faux sang et s'en asperge, ce qui permet un blood replacement. Evans rate la pénalité et le score en reste là. Tom Williams, le kiné et l'entraîneur sont sanctionnés tandis que le club est condamné à payer une amende de 300 000 euros[38]. En demi-finale, les Leicester Tigers mènent 26 à 12 sur le terrain des Cardiff Blues à moins de dix minutes du terme. Ce match semble plié, quand les Blues marquent deux essais coup sur coup, pour égaliser à 26 partout. La prolongation ne changeant rien, il faut donc passer par une séance de tirs au but, ce qui est une première dans la compétition[39]. Martyn Williams, habituel troisième-ligne aile rate sa tentative ce qui permet à Jordan Crane, troisième ligne centre, de marquer son but pour faire gagner son équipe 7 à 6 aux tirs au but[40],[37]. Dans l'autre demi-finale, le match entre le Munster et le Leinster remporté 25 à 6 par ces derniers est regardé par 82 208 spectateurs ce qui est un record du monde pour un match entre clubs[14], l'ancien record étant détenu par la finale du championnat anglais en 2009 entre les Wasps et Leicester[41]. La finale disputée au Murrayfield Stadium d'Édimbourg voit la victoire 19 à 16 du Leinster sur les Leicester Tigers grâce à une pénalité à la 70e minute de Jonathan Sexton[42].

Brian O'Driscoll avec le Leinster, champion d'Europe en 2009, 2011 et 2012

L'édition 2009-2010 voit un changement concernant les deuxièmes de poule. S'inspirant de la Ligue des champions de l'UEFA de football (où depuis l'édition 1999-2000 des équipes éliminées de la compétition principale sont reversées dans la deuxième compétition, la Ligue Europa), les trois meilleures deuxièmes, non qualifiées pour les quarts de finale, sont reversées en Challenge européen[43]. La compétition est dominée par les clubs français qui pour la troisième fois sont représentés par deux clubs en finale : le Biarritz olympique et le Stade toulousain. Ils ont tous deux battu à domicile une province irlandaise en demi-finale (respectivement le Munster et le Leinster). Les Toulousains (vainqueurs des deux autres finales franco-françaises) battent les Biarrots 21 à 19 au Stade de France, gagnant ainsi leur quatrième Coupe d'Europe[44]. Durant cette édition 2009-2010, la Belgique aurait pu devenir le dixième pays à accueillir un match de Coupe d'Europe, mais la rencontre entre le Stade français et l'Ulster n'a pu se jouer au stade Roi Baudouin de Bruxelles à cause du gel[45]. Ce match se disputera le lendemain dans l'antre habituelle du Stade français (le Stade Jean-Bouin)[46]. En 2010-2011, la finale oppose le Leinster vainqueur deux ans auparavant et les Northampton Saints. Les Irlandais qui ont éliminé deux anciens vainqueurs de la compétition lors de la phase finale (Leicester puis Toulouse) battent les Saints 33 à 22 en finale après avoir été menés (6-22) à la mi-temps[47] , grâce notamment à Jonathan Sexton auteur de 28 points en finale. Les Saints manquent l'occasion de devenir la première équipe invaincue durant toute la saison depuis que la formule de poule en matchs aller-retour a été adoptée lors de la saison 1997-1998[14],[Note 6].

Jonny Wilkinson avec le Rugby club toulonnais, champion en 2013 et 2014 et meilleur joueur 2014

Dans l'édition 2011-2012, les clubs irlandais placent trois équipes en quart de finale, dont les deux équipes qui ont le meilleur bilan (le Munster et le Leinster). Les Saracens (qui seront éliminés en quart de finale) essayent d'organiser un match de poule dans la ville du Cap en Afrique du Sud. En effet, treize joueurs, le directeur technique et le propriétaire du club sont des Sud-Africains. L'ERC donne son accord[48], mais le projet capote[49]. Parmi les matchs marquants de cette édition, l'opposition entre Édimbourg et le Racing Métro 92 s'achève sur le score fleuve de 48 à 47 pour les Écossais[50], ainsi que le match entre le Montpellier Hérault Rugby au Leinster qui se termine sur un score de parité (16-16)[51]. Ce match est le seul que le Leinster ne gagne pas, puisque les Irlandais enchaînent cinq victoires en matchs de poule puis trois lors de la phase finale, pour conserver leur titre de champion d'Europe, disposant 42 à 14 en finale de l'Ulster[52] (qui avait gagné sur la pelouse du Munster en quart de finale). Lors de cette finale, plusieurs records sont battus : meilleure affluence (81 774 spectateurs), plus grand nombre de points (42) et d'essais marqués par un même équipe (5), ainsi que le plus grand écart entre les deux finalistes (28 points)[53].

Domination toulonnaise : 2013-2015[modifier | modifier le code]

La Coupe d'Europe 2012-2013 voit pour la quatrième fois depuis 2003, deux clubs français s'affronter en finale : le RC Toulon l'emporte 16 à 15 face à l'ASM Clermont Auvergne le 18 mai 2013 à l'Aviva Stadium de Dublin. Le demi d'ouverture anglais Jonny Wilkinson est le grand artisan de la victoire de son équipe, puisqu'il marque tous les points (21) en quarts de finale contre Leicester, et en demi-finale devant les Saracens (24), avant de réussir trois pénalités et de transformer l'essai victorieux de Delon Armitage pour totaliser onze des seize points qui permettent au club varois de remporter le trophée pour la première fois. Durant cette édition, la Belgique devient le dixième pays à accueillir un match de Coupe d'Europe, celui opposant le Racing Métro 92 aux Saracens et qui se solda par une victoire de 30 à 13 des Anglais[54].

Dans la Coupe d'Europe 2013-2014, les clubs irlandais et français placent trois équipes en quart de finale. Lors des demi-finales, les Saracens gagnent facilement contre l'ASM Clermont Auvergne à Twickenham (46-6). En finale, le RC Toulon, champion en titre, affronte les Saracens au Millenium Stadium de Cardiff. Toulon gagne son deuxième titre consécutif, emmené par son capitaine et buteur Jonny Wilkinson, qui joue son dernier match au niveau européen avant de prendre sa retraite et qui marque deux transformations, deux pénalités et un drop. Une semaine plus tard, le RC Toulon remporte le Championnat de France.

Depuis 2014 : nouveau format à vingt équipes[modifier | modifier le code]

En 2014, le rugby européen des clubs est réformé à la suite d'un désaccord entre, d'une part les clubs anglais et français, et d'autre part les fédérations anglaise, irlandaise, galloise, écossaise et italienne. Les clubs anglais et français, par le biais de leurs ligues (la Premier Rugby Limited et la Ligue nationale de rugby), menacent de créer une nouvelle Coupe d'Europe indépendante. Un accord est finalement trouvé et l'association organisatrice, l'European Rugby Cup (ERC), est alors remplacée par l'European Professional Club Rugby (EPCR). Sportivement, le principal changement est le passage d'un format de vingt-quatre à vingt sélections réparties en cinq poules de quatre. Les premières de chaque poule sont qualifiées pour la phase finale, ainsi que les trois meilleures deuxièmes. Cela implique une qualification plus compliquée pour les équipes du Pro12 qui n'auront plus que sept représentants automatiques, contre les dix au paravant[55].

Lors de la première édition 2014-2015 sous ce nouveau format, les clubs français et anglais placent sept équipes sur huit en quart de finale, laissant la dernière au Leinster. Toulon remporte finalement son troisième titre consécutif, une première dans la compétition. La finale entre clubs français met en scène les Toulonnais face à l'ASM Clermont Auvergne au stade de Twickenham, soit la même affiche que lors de la saison 2012-2013. C'est la première fois que l'affiche de la finale n'est pas inédite. Finalement, comme deux ans auparavant, Toulon remporte le match, grâce notamment à un essai de son ailier australien Drew Mitchell à la 70e minute de jeu[56].

Owen Farrell, joueur des Saracens : demi finaliste de la compétition entre 2013 et 2017. Vainqueur en 2016 et 2017

Lors de la saison 2015-2016, la tendance de la domination franco-anglaise se confirme puisque cinq clubs anglais et trois clubs français participent aux quarts de finale[57]. Le Racing 92 met fin à l'invincibilité du Rugby club toulonnais en phase finale depuis 2013 en remportant leur confrontation en quart de finale au stade Yves-du-Manoir de Colombes (19-16)[58]. La finale se dispute dans le nouveau Parc Olympique lyonnais de Lyon entre les Saracens et le Racing 92, deux clubs jamais sacrés champions d'Europe. Tous les points de la finale sont inscrits grâce à des pénalités, sept pour l'ouvreur anglais Owen Farrell (pour sept pénalités tentées) et trois pour le centre Sud-africain du Racing, Johan Goosen. La rencontre est dominé de bout en bout par les Saracens qui l'emportent 21 à 9[59].

La Coupe d'Europe 2016-2017 voit le retour en phases finales des clubs du Pro12 qui parviennent à placer trois équipes en quart de finale : les Irlandais du Munster et du Leinster et les Écossais des Glasgow Warriors. Les deux clubs Irlandais parviennent à remporter leurs quart de finales, respectivement contre le Stade toulousain et contre les Wasps et se font éliminés en demi finale, respectivement par les Saracens et l'ASM Clermont qui se retrouvent en finale à Murrayfield (Édimbourg). Les sarries parviennent à conserver leur titre en reportant le match sur le score de 28 à 17.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

En 2002, pour des raisons marketing, la coupe d'Europe est appelé H Cup en raison de son sponsoring par le brasseur Heineken. Puis l'ERC est dissoute et devient l'EPCR, à l'origine d'un changement de logo.

Trophée de la compétition depuis 2014 (sans socle)
Évolution du logo

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le trophée[modifier | modifier le code]

Le trophée remis au vainqueur depuis 1997 est un calice en argent massif à deux anses reposant sur un socle en marbre[60]. L'avant du trophée figure une carte de l'Europe gravée à l'or inscrite dans un ovale en relief figurant un ballon de rugby. L'Europe est également représentée par douze étoiles sur la bague ornant le couvercle du trophée. Il mesure 70 cm du socle au couvercle. Ce trophée a été remis pour la première fois au CA Brive le 25 janvier 1997.

Le trophée initial de la compétition représente des poteaux de rugby auxquels sont adossés un demi-ballon de rugby et un "H" majuscule et en haut desquels figure une étoile dorée[61]. L'ensemble repose sur un socle en bois en forme d'étoile à cinq branches. En argent massif, ce trophée mesurait 70 cm de haut et pesait 7 kg. Il a été présenté une seule fois le 7 janvier 1996 à Émile Ntamack, capitaine du Stade toulousain, équipe victorieuse de la première finale de la compétition[62].





Historique des finales depuis 1996[modifier | modifier le code]

Une première tentative, la Coupe d'Europe des clubs champions FIRA, avait été initiée par la FIRA-AER entre 1961 et 1967. Elle n'a cependant connu que trois éditions qui ont vu les victoires du club français de l'AS Béziers, puis des clubs roumains Grivita Rosie Bucarest et Dinamo Bucarest.

Rang Édition, date Vainqueur Score Finaliste Notes Lieu Affluence
1 1996,
7 janvier
Drapeau : France Stade toulousain 15 – 15 Drapeau : Pays de Galles Cardiff RFC 12-6 mt

21 – 18 ap

Arms Park
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
21 800
2 1997,
25 janvier
Drapeau : France CA Brive 28 – 9 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 8-6 mt Arms Park
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
41 664
3 1998,
31 janvier
Drapeau : Angleterre Bath Rugby 19 – 18 Drapeau : France CA Brive 6-15 mt Parc Lescure
Bordeaux Drapeau : France
36 500
4 1999,
30 janvier
Drapeau : Irlande Ulster 21 – 6 Drapeau : France US Colomiers pas d'essai Lansdowne Road
Dublin Drapeau : Irlande
49 000
5 2000,
27 mai
Drapeau : Angleterre Northampton Saints 9 – 8 Drapeau : Irlande Munster 6-8 m-t. Twickenham
Londres Drapeau : Angleterre
68 441
6 2001,
19 mai
Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 34 – 30 Drapeau : France Stade français 9-15 m-t. Parc des Princes
Paris Drapeau : France
44 000
7 2002,
25mai
Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 15 – 9 Drapeau : Irlande Munster Millennium Stadium
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
74 600
8 2003,
24mai
Drapeau : France Stade toulousain 22 – 17 Drapeau : France USA Perpignan 19-0 mt Lansdowne Road
Dublin Drapeau : Irlande
28 600
9 2004,
23 mai
Drapeau : Angleterre London Wasps 27 – 20 Drapeau : France Stade toulousain 13-11 mt Twickenham
Londres Drapeau : Angleterre
73 057
10 2005,
22 mai
Drapeau : France Stade toulousain 12 – 12 Drapeau : France Stade français 18 – 12 ap, pas d'essai Murrayfield Stadium
Édimbourg Drapeau : Écosse
51 326
11 2006,
20 mai
Drapeau : Irlande Munster 23 – 19 Drapeau : France Biarritz olympique 17-10 mt Millennium Stadium
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
74 534
12 2007,
21 mai
Drapeau : Angleterre London Wasps 25 – 9 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 13-9 mt Twickenham
Londres Drapeau : Angleterre
81 076
13 2008,
24 mai
Drapeau : Irlande Munster 16 – 13 Drapeau : France Stade toulousain 10-6 mt Millennium Stadium
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
75 650
14 2009,
23 mai
Drapeau : Irlande Leinster 19 – 16 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 9-13 mt Murrayfield Stadium
Édimbourg Drapeau : Écosse
66 523
15 2010,
22mai
Drapeau : France Stade toulousain 21 – 19 Drapeau : France Biarritz olympique 12-9 m-t. Stade de France
Saint-Denis Drapeau : France
78 962
16 2011,
21 mai
Drapeau : Irlande Leinster 33 – 22 Drapeau : Angleterre Northampton Saints 6-22 mt Millennium Stadium
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
72 456
17 2012,
19 mai
Drapeau : Irlande Leinster 42 – 14 Drapeau : Irlande Ulster 14-6 mt Twickenham
Londres Drapeau : Angleterre
81 774
18 2013,
18 mai
Drapeau : France RC Toulon 16 – 15 Drapeau : France ASM Clermont 3-3 mt Aviva Stadium
Dublin Drapeau : Irlande
50 148
19 2014,
24 mai
Drapeau : France RC Toulon 23 – 6 Drapeau : Angleterre Saracens 10-3 mt Millennium Stadium
Cardiff Drapeau : Pays de Galles
67 578
20 2015,
mai
Drapeau : France RC Toulon 24 – 18 Drapeau : France ASM Clermont 16-11 mt Twickenham
Londres Drapeau : Angleterre
56 662
21 2016,
14mai
Drapeau : Angleterre Saracens 21 – 9 Drapeau : France Racing 92 12-6 mt

pas d'essai

Parc Olympique lyonnais
Lyon Drapeau : France
58 017
22 2017,
13 mai
Drapeau : Angleterre Saracens 28 – 17 Drapeau : France ASM Clermont 12-7 mt Murrayfield Stadium
Édimbourg Drapeau : Écosse
55 272
23 2018,
mai
Stade San Mamés
Bilbao Drapeau : Espagne
24 2019,
mai
St James' Park
Newcastle Drapeau : Angleterre

On accède à l'article qui traite d'une édition particulière en cliquant sur l'année de celle-ci.

Format[modifier | modifier le code]

Qualification[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014[modifier | modifier le code]

Vingt-quatre équipes sont sélectionnées parmi les meilleures équipes de chaque pays participant au Tournoi des Six Nations comme suit :

  • Drapeau de l'Angleterre Angleterre : six équipes sélectionnées en fonction des performances en Championnat d'Angleterre (actuellement appelé Aviva Premiership) et en Coupe anglo-galloise (ou LV - Cup)[63];
  • Drapeau de la France France: six équipes (sélectionnées en fonction des performances en Top 14)[63];
  • Drapeau : Irlande Irlande : trois équipes (sélectionnées en fonction des performances en Pro 12)[63];
  • Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles : trois équipes (sélectionnées en fonction des performances en Pro 12 et en Coupe anglo-galloise)[63];
  • Drapeau de l'Écosse Écosse : les deux équipes jouant en Pro 12[63];
  • Drapeau de l'Italie Italie : les deux équipes jouant en Pro 12[63];
  • Les deux dernières places qualificatives sont attribuées aux nations des vainqueurs de la HCup et de l'Amlin Challenge Cup de la saison précédente. À noter que l'Angleterre et la France ne peuvent pas avoir plus de sept représentants chacun. Dans le respect de cette règle, si l'un de ces deux pays gagne les deux Coupes d'Europe, la seconde place supplémentaire pour la H Cup est attribuée au club d'une autre fédération qui a le meilleur classement européen tout en n'étant pas déjà qualifié par les biais ordinaires[63].

À partir de 2014[modifier | modifier le code]

Vingt équipes sont sélectionnées parmi les meilleures équipes de chaque pays participant au Tournoi des Six Nations comme suit :

La vingtième équipe est le vainqueur d’un play-off entre le septième du Top 14, le septième de Premiership et des huitième et neuvième du Pro 12 (ou les deux clubs les mieux classés du Pro 12 qui ne sont pas déjà qualifiés). À partir de 2015, si le vainqueur de l’European Rugby Challenge Cup n’est pas déjà qualifié par ses résultats dans son championnat domestique, il participera au play‐off en prenant une place réservée à sa ligue. Le play-off se déroule sur deux tours :

  • Premier tour : le septième du Top 14 contre de huitième ou le neuvième du Pro 12 et le septième du Premiership contre de neuvième ou le huitième du Pro 12. Les matches ont lieu sur les terrains des clubs de Top 14 et de Premiership.
  • Second tour : il oppose les deux vainqueurs du premier tour. Le lieu du match est fixé par tirage au sort[64].

Pour la première saison : la vingtième équipe est le vainqueur d’un play-off entre le septième du Top 14 et le septième du Premiership. Ce play-off se déroule en mai 2014 par un match aller-retour opposant les London Wasps et le Stade français Paris avec victoire des premiers.

Phase de poules[modifier | modifier le code]

Lawrence Dallaglio champion avec les London Wasps

Jusqu'en 2014[modifier | modifier le code]

Les 24 équipes qualifiées sont réparties en quatre chapeaux de six équipes. Ces chapeaux sont constitués selon le Classement Européen de l’ ERC qui donne des points aux équipes selon les résultats en Coupes d'Europe des quatre dernières années. L'équipe tenante du titre et les cinq meilleures équipes sur la période de quatre ans écoulée forment le premier chapeau. Ainsi, ces équipes ne peuvent s'affronter en phase de poules. Les autres sont réparties dans les différents niveaux par ordre décroissant de points. On tire ainsi une équipe dans chaque niveau pour constituer les six poules de quatre équipes. Il n'y a pas deux équipes d'un même pays dans une même poule sauf dans le cas de la France et/ou de l'Angleterre qui peuvent avoir sept qualifiés. Dans ce cas, une poule contient deux clubs d'un même pays[65]. Chacune joue deux fois contre ses adversaires de poule (à domicile et à l'extérieur) ce qui fait un total de douze matchs par poule. On effectue un classement sur la base suivante : 4 points pour une victoire, 2 points pour un match nul et aucun en cas de défaite. En outre, deux types de points de bonus peuvent être obtenus :

  • bonus offensif : un point si l'équipe marque quatre essais ou plus;
  • bonus défensif : un point si l'équipe perd avec un écart maximal de sept points.

Il est possible de cumuler ces deux bonus : c'est le cas d'une équipe qui perd par moins de huit points en marquant au moins quatre essais.

Les six équipes classées premières ainsi que les deux meilleures deuxièmes sont qualifiées pour les quarts de finale. Les équipes à égalité de points d'une même poule sont départagées par les résultats de leur affrontement direct sur deux matchs (d'abord au nombre de points gagnés, puis au nombre d'essais marqués et enfin à la meilleure différence de points)[66]. Si les équipes appartiennent à des poules différentes, on considère l'ensemble de leurs matchs de poule (d'abord au nombre d'essais marqués, puis à la différence de points, au nombre de joueurs suspendus et en dernier recours par tirage au sort)[66]. Les six premières de poule sont ainsi classées de 1 à 6 et les deux meilleures deuxièmes sont classées 7 et 8. De 2009 à 2014, les troisième, quatrième et cinquième meilleures deuxièmes des poules sont reversées en quarts de finale du Challenge européen.

Cette façon très carrée de définir les quarts amène à une singularité : depuis l'instauration du nouveau décompte de points (donc sur huit compétitions), un quart de finale a opposé cinq fois le premier et le deuxième d'une même poule pour une "belle".

Le recours aux meilleures deuxièmes est également doublement critiqué. En effet, d'une part, les poules sont parfois déséquilibrées et les équipes ne peuvent être départagées entre elles qu'au nombre d'essais marqués. L'introduction de têtes de série et des points de bonus constituent des réponses partielles à ce problème. D'autre part, les matchs de la dernière journée ne sont pas tous programmés le même jour. Du coup, les équipes jouant le dimanche savent parfois à l'avance le score qu'elles doivent réaliser pour se qualifier, ce qui leur donne un avantage sur les autres équipes.

À partir de 2014[modifier | modifier le code]

Les vingt équipes qualifiées sont réparties en quatre chapeaux de cinq équipes. Ceux-ci sont constitués selon le classement dans leur championnat domestique. Les trois champions des championnats anglais, français et italo-celtique sont dans le chapeau 1 et un tirage au sort est effectué en amont du tirage au sort des poules pour choisir deux des trois clubs s'étant classés deuxièmes pour compléter ce chapeau 1. Ainsi, ces équipes ne peuvent s'affronter en phase de poules. Les autres équipes sont réparties dans les trois autres chapeaux. On tire une équipe dans chaque niveau pour constituer les cinq poules de quatre équipes. Chacune des cinq poules contiendra au moins un club de chacun des trois championnats[67]. Chacune des cinq poules contiendra un club de chacun des quatre chapeaux. Aucune poule ne regroupera deux clubs de Pro12 d'un même pays. Les clubs d'un même championnat seront tenus à l'écart les uns des autres jusqu'au tirage au sort des clubs du chapeau 4[68]. Chacun joue deux fois contre ses adversaires de poule (à domicile et à l'extérieur) ce qui fait un total de douze matchs par poule. On effectue un classement selon le barème suivant : 4 points pour une victoire, 2 points pour un match nul et rien en cas de défaite. En outre, des points de bonus peuvent être obtenus :

  • bonus offensif : un point si l'équipe marque quatre essais ou plus;
  • bonus défensif : un point si l'équipe perd avec un écart maximal de sept points.

Une équipe qui perd par moins de huit points en marquant au moins quatre essais remporte donc deux points de bonus[69].

Les cinq équipes classées premières ainsi que les trois meilleures deuxièmes sont qualifiées pour les quarts de finale. Les équipes à égalité de points d'une même poule sont départagées par les résultats de leur affrontement direct sur deux matchs (d'abord au nombre de points gagnés, puis au nombre d'essais marqués et enfin à la meilleure différence de points). Si les équipes appartiennent à des poules différentes, on considère l'ensemble de leurs matchs de poule (d'abord à la différence de points, puis au nombre d'essais marqués, au nombre de joueurs suspendus et en dernier recours par tirage au sort). Les cinq premiers de poule sont ainsi classés de 1 à 5 et les trois meilleurs deuxièmes sont classés de 6 à 8[67].

Phase finale[modifier | modifier le code]

Les équipes classées de 1 à 4 ont l’avantage de jouer à domicile pour les quarts de finale qui se présentent comme suit[67] :

  • équipe 1 vs équipe 8 ;
  • équipe 2 vs équipe 7 ;
  • équipe 3 vs équipe 6 :
  • équipe 4 vs équipe 5.

Les quarts de finales sont organisés chez les équipes classées de 1 à 4 sur leur terrain habituel ou parfois délocalisés dans un plus grand stade situé dans une ville proche. Les demi-finales sont tirées au sort sans restriction particulière dans des stades ayant une capacité minimale de 20 000 places[70]. Ainsi, (par exemple) les équipes classées 1 et 2 lors de la première phase peuvent s'affronter sur le terrain de l'équipe numéro 2. La finale a lieu dans un stade déterminé à l'avance. Les trois tours de phase finale se disputent sur un seul match. En cas de match nul à l'issue du temps réglementaire, une prolongation de deux fois dix minutes est alors jouée. Si les deux équipes restent à égalité, le nombre d'essais marqués durant le match sert de critère de départage. Si l'égalité persiste, une séance de tirs au but a alors lieu[66].

Bilan[modifier | modifier le code]

Mise à jour mai 2016

Par club, province ou franchise[modifier | modifier le code]

Le Stade toulousain et le Munster ont participé à quinze phases finales sur dix-neuf possibles. Toulouse a disputé six finales et remporté quatre titres. Les Anglais des Leicester Tigers ont disputé cinq finales et remporté deux titres. Les Irlandais du Munster ont été cinq fois consécutivement en demi-finale de 2000 à 2004 dont deux finales (perdues) en 2000 et 2002, Ils ont également le record de onze demi-finales disputées et le record de douze quarts de finales consécutifs de 1999 à 2010.

Rang Club Vainqueur Finaliste Finales disputées Demi-finaliste 1/2 finales disputées Quart de finaliste 1/4 finale disputés Titres Finales
perdues
1 Drapeau : France Stade toulousain 4 2 6 4 10 6 16 1996, 2003, 2005, 2010 2004, 2008
2 Drapeau : Irlande Leinster 3 0 3 6 9 4 13 2009, 2011, 2012
3 Drapeau : France RC Toulon 3 0 3 0 3 3 6 2013, 2014, 2015
4 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 2 3 5 2 7 6 13 2001, 2002 1997, 2007,
2009
5 Drapeau : Irlande Munster 2 2 4 8 12 4 16 2006, 2008 2000, 2002
6 Drapeau : Angleterre Saracens 2 1 3 3 6 1 7 2016, 2017 2014
7 Drapeau : Angleterre London Wasps 2 0 2 2 4 4 8 2004, 2007
8 Drapeau : Angleterre Northampton Saints 1 1 2 1 3 5 8 2000 2011
9 Drapeau : Irlande Ulster 1 1 2 0 2 3 5 1999 2012
10 Drapeau : France CA Brive 1 1 2 0 2 0 2 1997 1998
11 Drapeau : Angleterre Bath Rugby 1 0 1 1 2 4 6 1998
12 Drapeau : France ASM Clermont Auvergne 0 3 3 2 5 3 8 2013, 2015, 2017
1 3 Drapeau : France Biarritz olympique 0 2 2 2 4 4 8 2006, 2010
14 Drapeau : France Stade français 0 2 2 1 3 6 9 2001, 2005
15 Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues[Note 7] 0 1 1 2 3 6 9 1996
16 Drapeau : France USA Perpignan 0 1 1 2 3 2 5 2003
17 Drapeau : France Racing 92 0 1 1 0 1 1 2 2016
18 Drapeau : France US Colomiers 0 1 1 0 1 0 1 1999
19 Drapeau : Pays de Galles Llanelli Scarlets[Note 8] 0 0 0 3 3 4 7
20 Drapeau : Pays de Galles Ospreys[Note 9] 0 0 0 1 1 4 5
21 Drapeau : Angleterre Gloucester RFC 0 0 0 1 1 2 3
22 Drapeau : Écosse Edimbourg 0 0 0 1 1 1 2
23 Drapeau : France Section paloise 0 0 0 1 1 1 2
24 Drapeau : France Castres olympique 0 0 0 1 1 0 1
25 Drapeau : Angleterre London Irish 0 0 0 1 1 0 1
26 Drapeau : Angleterre Harlequins 0 0 0 0 0 4 4
27 Drapeau : France US Dax 0 0 0 0 0 1 1
28 Drapeau : France Montpellier HR 0 0 0 0 0 1 1
29 Drapeau : Angleterre Newcastle Falcons 0 0 0 0 0 1 1
30 Drapeau : Angleterre Sale Sharks 0 0 0 0 0 1 1
31 Drapeau : Angleterre Exeter Chiefs 0 0 0 0 0 1 1
32 Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 0 0 0 0 0 1 1

Par nation[modifier | modifier le code]

Rang Nation Participations Victoires Finales perdues Éliminations en demi-finale Éliminations en quart de finale
1 Drapeau de la France France 132 8 13 13 28
2 Drapeau de l'Angleterre Angleterre* 121 8 5 10 29
3 Drapeau : Irlande Irlande 70 6 3 14 11
4 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 81 0 1 6 14
5 Drapeau de l'Écosse Écosse* 41 0 0 1 2
6 Drapeau de l'Italie Italie 42 0 0 0 0
(7) Drapeau de la Roumanie Roumanie 1 0 0 0 0

Nota : * l'Angleterre et l'Écosse ont boycotté les éditions 1995-1996 et 1998-1999.

La Roumanie a participé à la première édition de la compétition avec le club du RCJ Farul Constanța[69], mais avec le système de qualification actuel aucune équipe roumaine ne peut plus y participer (sauf improbable victoire en Challenge européen). Il serait sûrement difficile pour le rugby roumain de s'élever au niveau des six grandes nations européennes, mais la décision de ne pas ouvrir la compétition aux meilleures équipes roumaines, géorgiennes, portugaises, espagnoles ou russes est souvent critiquée dans ces nations par les fans qui veulent avoir la chance de voir leurs meilleures équipes jouer avec les « grands » du rugby européen.

Prémices à cette véritable Coupe d'Europe, la FIRA avait déjà organisé dans les années 1960 une mini-coupe d'Europe[71] – mais sans la participation des nations britanniques – durant quatre années consécutives et avec la participation des clubs français suivants : l'AS Béziers en 1962, le FC Grenoble en 1963, le Stade montois en 1964 et le SU Agen en 1965. La Roumanie (où la compétition se déroulait) et l'Allemagne y étaient conviées. Il ne faut pas la confondre ni avec la H-Cup, ni avec la nouvelle Coupe d'Europe des clubs de la FIRA, compétition créée lors de la saison 2005-2006 et réservée aux clubs des « petits pays » rugbystiques[71].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques arrêtées le 13 mai 2017 à l'issue de la finale de la compétition 2016-2017

  • Plus grand nombre de titres pour un club : quatre Stade toulousain.
  • Plus grand nombre de titres pour un pays : huit France, Angleterre.
  • Plus grand nombre de titres pour un joueur : six Frédéric Michalak[Note 10] (Stade toulousain 2003, 2005, 2010 ; RC Toulon 2013, 2014, 2015).
  • Plus grand nombre de titres consécutifs pour un club : trois RC Toulon.
  • Plus grand nombre de titres consécutifs pour un pays : trois France, Angleterre.
  • Plus grand nombre de participations à une finale pour un club : six Stade toulousain.
  • Plus grand nombre de représentations en finale : 21 France.
  • Plus grand nombre de participations consécutives à une finale pour un club : trois Stade toulousain, RC Toulon.
  • Plus grand nombre de participations à la compétition : 21 (Stade toulousain, Munster, Leinster, Ulster, Ospreys, soit la totalité des compétitions depuis la création de la Coupe d'Europe).
  • Victoire la plus large en finale : 28 points d'écart (Leinster 42-14 Ulster en 2012)
  • Plus grand nombre de points marqués en finale : 64 (Leicester Tigers 34-30 Stade français en 2001).
  • Victoire la moins large en finale : un point d'écart (Bath rugby 19-18 CA Brive en 1998, Northampton Saints 9-8 Munster en 2000 et RC Toulon 16-15 ASM Clermont Auvergne en 2013).
  • Plus petit nombre de points marqués en finale : 17 (Northampton Saints 9-8 Munster, en 2000)
  • Plus grand nombre d'essais pour un joueur : 37 Chris Ashton.
  • Plus jeune joueur champion : Danny Cipriani, 19 ans 6 mois 18 jours lors de la finale remportée par les London Wasps le 20 mai 2007.
  • Plus vieux joueur champion : Sébastien Bruno, 38 ans 8 mois 23 jours lors de la finale remportée par le Rugby club toulonnais le 18 mai 2013.
  • Le Stade toulousain est devenu la première équipe à aligner 100 victoires en Coupe d'Europe en battant les Glasgow Warriors 19- 11, le 7 décembre 2014 au Stade Ernest-Wallon de Toulouse.

Trophées de l'ERC[modifier | modifier le code]

Ronan O'Gara, meilleur joueur et membre de l'équipe-type des 15 ans de l'ERC
Brian O'Driscoll, membre de l'équipe-type des 15 ans de l'ERC
Guy Novès, meilleur entraîneur des 15 ans de l'ERC
Martyn Williams prix du fair-play des 15 ans de l'ERC

Prix Élite ERC[modifier | modifier le code]

En 2005, pour ses dix ans, l'ERC introduit des prix afin de récompenser les équipes et les joueurs. Ainsi, une équipe est distinguée lorsqu'elle atteint la barre des cinquante matchs joués[72]. Trois prix sont créés pour les joueurs qui disputent cinquante matchs[73],ceux qui inscrivent cinq cents points[74] et ceux qui inscrivent vingt-cinq essais[75]. Un prix est créé plusieurs années après pour les joueurs ayant disputé cent matchs[76]. À l'issue de l'édition 2014-2015, vingt-deux équipes ont disputé cinquante matchs, cent quarante et un joueurs ont disputé cinquante matchs dont quatre qui en ont disputé cent. Sept joueurs ont marqué cinq cents points et neuf joueurs ont inscrit 25 essais.

Quinze ans de l'ERC[modifier | modifier le code]

Pour fêter ses quinze ans, l'ERC décide de décerner des trophées récompensant le meilleur joueur et le meilleur entraîneur des quinze premières années de l'histoire de la compétition (1995-2010). Un prix du fair-play est également attribué. Ces trois prix sont attribués par un panel d'experts de l'ERC. Enfin, une équipe type est constituée par un jury de neuf personnes désignées par le panel d'experts qui sont : Ian McGeechan, Lawrence Dallaglio, Ieuan Evans, Fabien Galthié, Donal Lenihan, Michael Lynagh, Stuart Barnes, Stephen Jones et Jacques Verdier[77]. Ronan O'Gara Drapeau : Irlande est élu meilleur joueur des quinze ans, Guy Novès Drapeau : France meilleur entraîneur des quinze ans, Martyn Williams Drapeau : Pays de Galles recevant pour sa part le prix du fair-play[77].

L'équipe-type des quinze ans de l'ERC est la suivante[77] :

équipe type

Prix ERC du meilleur joueur européen de l'année[modifier | modifier le code]

Après avoir choisi le meilleur joueur des quinze premières années de l'ERC, l'organisation décide d'attribuer à partir de la saison 2010-2011 un prix désignant le meilleur joueur de la saison. Sean O'Brien du Leinster en est le premier lauréat[78]. Ronan O'Gara, vainqueur du prix du meilleur joueur des quinze dernières années, est intégré au palmarès[79]. Pour l'édition 2017, le trophée est renommé en hommage à Anthony Foley, mort avant un match de coupe d'Europe de l'équipe qu'il entraînait, le Munster, le 16 octobre 2016[80].

Le tableau ci-dessous donne la liste des lauréats depuis la création de ce prix en 2010.

Édition Nom Poste Équipe
1995-2010 Drapeau : Irlande Ronan O'Gara demi d'ouverture Drapeau : Irlande Munster
2010-2011 Drapeau : Irlande Sean O'Brien[78] troisième ligne aile Drapeau : Irlande Leinster
2011-2012 Drapeau : Irlande Rob Kearney[81] ailier, arrière Drapeau : Irlande Leinster
2012-2013 Drapeau : Angleterre Jonny Wilkinson[82] demi d'ouverture Drapeau : France RC Toulon
2013-2014 Drapeau : Angleterre Steffon Armitage[83] troisième ligne centre Drapeau : France RC Toulon
2014-2015 Drapeau : Angleterre Nick Abendanon arrière Drapeau : France ASM Clermont
2015-2016 Drapeau : Angleterre Maro Itoje[84] deuxième ligne Drapeau : Angleterre Saracens
2016-2017 Drapeau : Angleterre Owen Farrell demi d'ouverture Drapeau : Angleterre Saracens

Couverture télévisuelle[modifier | modifier le code]

Nations participantes[modifier | modifier le code]

  • Pour les Îles Britanniques, jusqu'en 2014, la chaîne Sky Sports retransmet en langue anglaise six matchs de poule par journée ainsi que la phase finale de la compétition[85]. Depuis 2014, les chaînes Sky Sports et BT Sport se partagent la diffusion, elles diffusent cinq matchs de poule chacune par journée.
  • La chaîne galloise S4C diffuse pour sa part des résumés de matchs de la compétition en langue galloise[85].

Autres pays[modifier | modifier le code]

Le tournoi est diffusé sur tous les continents, notamment dans sept pays européens, dont l'Espagne (TVE), la Pologne(Polsat)[87]. En Amérique du Sud, la chaîne ESPN Latin America retransmet les matchs[87]. En Asie, la chaîne Eurosport Asie[87], au Moyen-Orient et au Maghreb, la chaîne Canal + Afrique[87]. La compétition est également retransmise dans d'autres pays d'Afrique comme l'Afrique du Sud et en Océanie[87].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Coupe des clubs champions européens de football a été créée en 1955, la Coupe des clubs champions européens de basket-ball et la Coupe des clubs champions européens de handball en 1957, la Coupe des clubs champions européens de volley-ball en 1959, la Coupe des clubs champions européens de hockey sur glace en 1965.
  2. C'est la seule fois qu'une équipe a affronté deux autres équipes en phase finale. C'est la seule année où cela était possible puisque les formules utilisées auparavant ou par la suite excluent cette possibilité.
  3. Ce record sera battu par Owen Farrell en 2013 avec 10 pénalités lors du match de poule Racing-Saracens (28-37).
  4. La franchise irlandaise du Leinster les imite en 2011 et 2012.
  5. Seule finale en prolongation sans essai
  6. Toulouse en 1996 (4 matchs) et Brive en 1997 (6 matchs) ont gagné la compétition en étant invaincus.
  7. Ont été pris en compte les résultats de Cardiff RFC et Pontypridd RFC avant l'édition 2003-2004. Ces deux clubs fournissent maintenant des joueurs à la franchise galloise.
  8. Ont été pris en compte les résultats de Llanelli RFC avant l'édition 2003-2004. Ce club fournit maintenant des joueurs à la franchise galloise.
  9. Ont été pris en compte les résultats de Neath RFC et Swansea RFC avant l'édition 2003-2004. Ces deux clubs fournissent maintenant des joueurs à la franchise galloise.
  10. L'EPCR, organisateur de la compétition ne lui en attribue que quatre. En effet, le règlement de la compétition précise que les joueurs considérés comme titrés sont ceux étant inscrits sur la feuille de match de l'équipe victorieuse lors de la finale. Selon cette règle, Frédéric Michalak n'est pas considéré comme vainqueur des coupes d'Europe 2009-2010 et 2013-2014 bien qu'il ait disputé plusieurs matchs. Il reste détenteur du record de titres détenus par un joueur mais à égalité avec Cédric Heymans. Source : Fabien Pomiès, « Insolite: Selon le règlement européen, Michalak n'a "que" quatre titres... et non six ! », Rugbyrama,

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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