Pierre de La Forest

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Pierre de La Forest
Image illustrative de l'article Pierre de La Forest
Biographie
Naissance 1305
La Suze-sur-Sarthe
Ordination sacerdotale 1317
Décès
Avignon
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par le pape Innocent VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre des Douze Apôtres
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1335
Archevêque de Rouen
Précédent Jean de Marigny Guillaume IV de Flavacourt Suivant
Évêque de Paris
Précédent Andouin Aubert Jean Ier de Meulent Suivant
Évêque de Tournai
Précédent Guy III de Comborn Philippe d'Arbois Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Archidiacre de Montfort
Doyen d'Ernée
Légat apostolique en Sicile et en France
Fonction laïque
Professeur de droit
Avocat au Parlement de Paris
Chancelier de France
Conseiller du régent Charles

Pierre de La Forest, ou Petrus Foresta, né en 1305 à La Suze près du Mans et mort le à Avignon, fut évêque de Tournai, évêque de Paris, archevêque de Rouen de 1352 à 1356, puis cardinal avec le titre de cardinal-prêtre Douze Apôtres (1356-1361).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille[modifier | modifier le code]

Pierre de la Forêt nait en 1304 à La Suze[1], de Philippe de la Forêt et Marguerite de La Chapelle, sœur de Geoffroy, évêque du Mans (1339-1350)[2]. Il a quatre frères et son cousin Jean est au moment de sa mort abbé de La Couture du Mans[2]. Ses neveux sont Jean et Pierre de La Forêt. Jean, licencié en lois, est chanoine d'Avranches, archidiacre de Montfort au Mans et doyen de Saint-Laud d'Angers tandis que Pierre est chanoine d'Amiens, Le Mans et Saint-Quentin[2].

Sa carrière ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Il obtient une licence in utroque (droit canon et civil)[2] puis fut professeur de droit à l'université d'Orléans et d'Angers[1]. En 1334, il est chanoine de Saint-Pierre de la Cour au Mans[2]. Il obtient peu après l'archidiaconé de Montfort et le décanat d'Ernée[2]. Il devint avocat au Parlement[2].

Il fut archidiacre de Montfort dans le diocèse du Mans et reçoit un diaconat au moment de sa promotion à l'épiscopat[1]. Élu évêque du Mans en 1347 à la mort de son oncle, Clément VI ne reconnait pas l'élection[1] et nomme à sa place Jean de Craon, archidiacre de Passais[2]. Il devient au mois d'octobre chancelier du duc de Normandie[1]. Il est nommé chancelier de France le [3].

Le , il est nommé évêque de Tournai[2],[1]. Le , il est nommé exécuteur testamentaire du roi de France[1]. Le , il est transféré à l'évêché de Paris[1]. En septembre 1351, il est envoyé pour tenter de conclure un traité de paix avec les anglais[1]. Puis le , il est transféré à Rouen[2]. Il fait l'acquisition de La Loupelande dans le Maine et obtient des lettres d'anoblissement en octobre 1354[1].

Rapport au pouvoir[modifier | modifier le code]

Jean II de France le nomma chancelier de France le [3] jusqu'à sa destitution sur demande des États généraux le [4], et rétablit le jusqu'à sa mort le [5],[1]. Il fut également un des conseillers du régent Charles (futur Charles V de France).

Il effectue également au cours de sa carrière des missions diplomatiques : à Avignon (1354) et à Bordeaux (1356). Lors des émeutes conduites par Étienne Marcel en 1358, celui-ci voulut le départ du conseiller ainsi que celui de Simon de Buci qui avaient à charge de négocier la paix avec les Anglais, cette négociation représentait une gêne pour les émeutiers parisiens, mais le régent Charles n'en tint pas compte.

Le cardinalat[modifier | modifier le code]

Ce fut Innocent VI qui le revêtit de la pourpre cardinalice lors du consistoire du 23 décembre 1356[2]. Il reçoit le titre de Ss. XII Apostoli[1]. Il entre dans la curie papale à Avignon en mai 1357[1]. Le pape Innocent VI le nomme légat apostolique en Sicile puis en France[1].

Il rédige son testament le et décède sans doute de la peste à Villeneuve-lès-Avignon le 27 juin 1361[2]. Son cœur est enterré à Villeneuve tandis que son corps le sera dans le chœur de la cathédrale du Mans, près du tombeau de son oncle[2] Geoffroi de La Chapelle, évêque du Mans[1]. Une statue de Pierre de La Forêt était placée dans le chœur de la cathédrale[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes du cardinal de La Forest se lisent : d'or à l'arbre de sinople chargé d'une bande d'azur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p The Cardinals of the Holy Roman Church: Consistory of December 23, 1356 (II)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols,‎ , 447 p. (ISBN 2-503-50638-0), p. 103-105
  3. a et b Manuel des étudians en droit et des jeunes avocats par André-Marie-Jean-Jacques Dupin. 1835. (p. 748)
  4. Histoire des chanceliers de France et des gardes de sceaux de France par François du Chesne (Forest et Sous Jean II p. 344 et 345 (Brétigny), Maçon p. 450, sceaux p. 452, Renault p. 487, L.XIII tient les sceaux p. 734)
  5. Tablettes de Themis Volume 1. (p. 19)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Bordonove, Les Rois qui ont fait la France - Les Valois - Charles V le Sage, tome 1, éditions Pygmalion, 1988.