Robert de Croismare

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Robert de Croismare
Image illustrative de l'article Robert de Croismare
Biographie
Naissance vers 1445[1]
Décès
Archevêché de Rouen
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Rouen
1483 – 1493
Précédent Guillaume d'Estouteville Georges d'Amboise Suivant

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Robert de Croismare ou Robert de Croixmare est un évêque catholique français, archevêque de Rouen du au .

Sa famille[modifier | modifier le code]

Né vers 1445, Robert de Croismare est issu d'une famille de marchands et d'hommes de loi rouennais[1]. Il est le fils de Guillaume de Croismare, seigneur des Alleux et de Perrette Roussel, nièce de Rodolphe Roussel, archevêque prédécesseur du cardinal d'Estouteville. Il est le demi-frère de Guillaume Picard, procureur du roi puis bailli de Rouen, fils de Guillaume Picard, seigneur d'Etelan, secrétaire du roi puis général des finances de Louis XI[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit des études de droit. Il est licencié en droit civil et bachelier en décret. Il est un chanoine prébendé de Rouen en 1469. Curé de Rougemontiers en 1470, il est curé de Grainville-la-Teinturière en 1473. Il devient archidiacre du Grand-Caux en 1476[1].

Grâce au soutien de Guillaume Picard, bailli de Rouen, avec l'appui du roi, le chapitre élit Robert de Croismare le . Le , il présente ses bulles de nomination et est reçu archevêque de Rouen. Il fait son entrée solennelle le 6 septembre suivant[1].

Pour financer la réalisation d'une nouvelle tour à la cathédrale de Rouen, il y attribue les aumônes en échange des dispenses du beurre et de lait durant le Carême. C'est ainsi qu'il engage le la construction de la Tour du Beurre, qui sera achevée après sa mort en 1507. Il réalise à partir de 1491 la construction d'orgues comprenant des jeux de 32 pieds pour remplacer celui du chœur de la cathédrale. Placés sur une tribune en bas de la nef, elles sont utilisées pour la première fois à l'Annonciation 1494[1].

Malade au début de 1493, il teste le 29 mars depuis le prieuré de Grandmont dont il est le prieur. Il meurt à l'archevêché le et il est inhumé dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale, au côté du cardinal Gilles Deschamps.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armes sont: d'azur au léopard d'or, armé et lampassé de gueules[2],[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 2-503-50638-0), p. 136-138.
  2. Jules Thieury, Armorial des archevêques de Rouen, Imprimerie de F. et A. Lecointe Frères, Rouen, 1864, p. 80.
  3. Arnaud Bunel, Armorial illustré des Archevêques de Rouen, v.1.1, 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]