Siège de Saint-Valery

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Siège de Saint-Valery

Informations générales
Date août 1358 - 29 avril 1359
Lieu Saint-Valery-sur-Somme
Issue Victoire française
Belligérants
Blason pays fr FranceAncien.svg Royaume de FranceRoyal Arms of Navarre (1328-1425).svg Royaume de Navarre
Commandants
Blason Famille Trélan.svg Robert de Fiennes
Blason de la maison de Châtillon.svg Guy V de Châtillon
Forces en présence
2,000 hommes

Guerre de Cent ans

Batailles

Guerre de Cent Ans


Le siège de Saint-Valery se déroula au début de la guerre de Cent Ans. Profitant de la captivité du roi de France Jean II le Bon, après la défaite de Poitiers de 1356, Charles le Mauvais, roi de Navarre, prétendant à la couronne de France, s'était emparé de Saint-Valery, à l'époque port important de la Manche, dans la Baie de Somme.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Ayant réussi à s’échapper du château d'Arleux où il était détenu, Charles de Navarre avait reçu le soutien de la municipalité d'Amiens. Cependant, le dauphin Charles réussit à rétablir la situation. C'était sans compter avec la capacité de nuisance des partisans de Charles le Mauvais. L'un de ses plus fidèles partisans, Jean de Picquigny avait tenté de prendre la ville d'Amiens par surprise le 16 septembre 1358 mais il échoua grâce à la prompte réaction du connétable Robert de Fiennes[1].

Le siège[modifier | modifier le code]

Le port de Saint-Valery, à l'embouchure de la Somme était aux mains des partisans du roi de Navarre depuis 1356. Forts de leur succès à Amiens, Robert de Fiennes et Guy V de Châtillon-Saint-Pol mirent le siège devant Saint-Valery avec plus de 2 000 hommes d'armes venus de plusieurs villes de Picardie. Ils utilisèrent des pièces d'artillerie nous dit Froissart[2].

La place tomba, le 29 avril 1359, après 8 mois de siège.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le parti navarrais fut très affaibli en Picardie.

La ville de Saint-Valery fut totalement ruinée. Elle fut reconstruite, par la suite et retrouva les libertés communales qui lui avait été enlevées[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Froissart, Chroniques
  • Robert Fossier (sous la direction de), Histoire de la Picardie, Toulouse, Éditions Privat, 1974 p. 202
  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Saint-Valery et le comté de Vimeu, 1858 ; réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2005 (ISBN 2-84373-746-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albéric de Calonne, Histoire de la ville d'Amiens, tome 1 - chapitre VI, II : Intrigues et conspiration du roi de Navarre, Amiens, Piteux Frères, 1899 - réédition, Bruxelles, Éditions culture et civilisation, 1976
  2. https://books.google.fr/books?id=YxRWAAAAcAAJ&pg=PA342&lpg=PA342&dq=si%C3%A8ge+de+saint-valery+Froissart&source=bl&ots=NQNtq-MwfV&sig=WhzyIyLrAsje60Jgp8dq53LcveE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjWkK-6rsDSAhWDVRoKHQu_AWEQ6AEINDAG#v=onepage&q=si%C3%A8ge%20de%20saint-valery%20Froissart&f=false
  3. Robert Fossier (sous la direction de), Histoire de la Picardie, Toulouse, Éditions Privat, 1974 p. 202