Guillaume de Flavacourt

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Guillaume de Flavacourt
Image illustrative de l'article Guillaume de Flavacourt
Armoiries de Guillaume de Flavacourt,
vitrail de la chapelle de la Vierge,
cathédrale Notre-Dame de Rouen.
Biographie
Décès
Rouen (France)
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Rouen
Précédent Eudes Rigaud Bernard de Farges Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Official de Rouen
Archidiacre du Petit-Caux
Trésorier de la cathédrale
Fonction laïque
Commissaire royal
Professeur de droit civil

Ornements extérieurs Archevêques.svg
Shield of family de Flavacourt.svg

Guillaume II de Flavacourt (en latin Guillermus de Flavacuria)[1], né au XIIIe siècle, est un évêque catholique français, archevêque de Rouen du à sa mort, le .

Famille[modifier | modifier le code]

Guillaume est le fils de Guillaume, chevalier, seigneur de Flavacourt et de Julienne, et a au moins deux frères : Eustache et Pierre[1].

Au cours de son épiscopat, il pourvoit sa famille de bénéfices. Ainsi, Philippe de Flavacourt, chanoine (1281) devient trésorier du chapitre (1289-1291 et 1299-1300), Jean de Flavacourt, trésorier (1296), Guillaume de Flavacourt, chanoine (1298), trésorier (1302) et archidiacre de Rouen (1305)[2].

Des membres de sa famille occuperont des fonctions importantes. C'est le cas de son neveu Guillaume IV de Flavacourt, archevêque d'Auch et de Rouen (1357-1369) et de sa nièce Alda II de Crèvecœur, abbesse de Fontaine-Guérard (1288-1332).

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant son élection[modifier | modifier le code]

Guillaume de Flavacourt détient une prébende de la cathédrale de Rouen quand il est nommé official de Rouen par Eudes Rigaud[1]. Il en possède également une de Notre-Dame de Paris[1]. En 1266, il devient archidiacre du Petit-Caux[1]. Commissaire royal, professeur de droit civil, il est aussi le trésorier de la cathédrale[3]. L'élection le du trésorier de la cathédrale Guillaume de Saane refusée par le pape Grégoire X, une nouvelle a lieu le [1]. Il obtient du pape Nicolas III une bulle le [1]. Il est consacré le archevêque de Rouen et reçoit le pallium le 25[1].

L'archevêque de Rouen[modifier | modifier le code]

En 1280, il concède l'espace entre le croisillon nord de la cathédrale et la rue Saint-Romain[4]. Cette ouverture a permis la construction du portail des Libraires, précédé d'une avant-cour. Son pendant est réalisé au sud avec le portail des Calendes. Ces réalisations sont confiées au maître d'œuvre Jean Davy. L'ouverture du portail des Libraires permet la reconstruction d'un cloître dans la cour d'Albane, dont seule la galerie est sera élevée. En 1302, Guillaume de Flavacourt remplace la chapelle axiale par une plus grande, dédiée à la Vierge[4].

Au cours de sa prélature, Guillaume de Flavacourt organise des distributions aux pauvres et développe le culte des saints archevêques[1]. Il est désigné par le pape Martin IV pour être un des trois commissaires chargé de l'enquête sur la vie et les miracles de Saint-Louis[1]. C'est ainsi que le , accompagné de Guillaume de Grez, évêque d'Auxerre et de Roland de Palma, évêque de Spolète, il se rend sur les lieux de la dépouilles de Louis IX[5].

Au début du XIVe siècle, il reconstruit l'archevêché et s'étend de la cour des Libraires et la tour qui fait saillie sur la rue Saint-Romain. Le logement de l'archevêque s'élevait le long de la cour des Libraires. Entre le logement de l'archevêque et la tour se trouvait la grande salle de réception[6],[7].

D'abord chanoine et grand archidiacre de Rouen, il crée, au cœur de la maîtrise de la cathédrale de Rouen, le collège du Saint-Esprit en 1305, composé de six chapelains[8].

Il meurt le et il est inhumé dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Rouen, dans un monument de marbre noir avec gisant, disparu au XVIIIe siècle[1]. Il était disposé à l'opposé de celui d'Eudes Rigaud, contre le mur côté nord de la chapelle[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armes sont : « d'argent, à deux quintefeuilles de gueules, au franc canton de même à une croix fleuronnée d'argent »[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 978-2-503-50638-8, LCCN 98229968), p. 89-92
  2. Markus Schlicht (préf. Vincent Juhel), La cathédrale de Rouen vers 1300 : Portail des Libraires, portail de la Calende, chapelle de la Vierge, Caen, Société des antiquaires de Normandie, , 426 p. (ISBN 978-2-9510558-3-4, OCLC 1279-6662), p. 313
  3. Les universités en Europe du XIIIe siècle à nos jours : espaces, modèles et fonctions, Paris, Publications de la Sorbonne, 2005, p. 104.
  4. a et b François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers : Dictionnaire des églises et chapelles de Rouen (avant 1789), Rouen, PTC, , 200 p. (ISBN 978-2-906258-84-6, OCLC 496646300)
  5. « Fragments de l'enquête faite à Saint-Denis en 1282 en vue de la canonisation de Saint-Louis », in Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de L'Île-de-France, p. 3-4.
  6. Lucien-René Delsalle, Rouen à la Renaissance sur les pas de Jacques Le Lieur, Rouen, L'Armitière, , 591 p. (ISBN 978-2-9528314-1-3), « L'archevêché au temps de Jacques Le Lieur », p. 238-256
  7. Il reste de son palais archiépiscopal la grande salle, dont seul le pignon sur la rue Saint-Romain est aujourd’hui conservé, avec la tour élevée sur la rue Saint-Romain et la chapelle double.
  8. Armand Romain Collette, Adolphe Bourdon, Histoire de la maîtrise de Rouen, Paris, L'Harmattan, 2000, réédition de 1892, p. 8.
  9. Georges Lanfry, La cathédrale après la conquête de la Normandie et jusqu'à l'occupation anglaise, Rouen, Lecerf, coll. « Les cahiers de Notre-Dame de Rouen », , 87 p., p. 72
  10. Jules Thieury, Armorial des archevêques de Rouen, Rouen, Imprimerie de F. et A. Lecointe Frères, 1864, p. 60-61.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Pommeraye, Histoire des archevesques de Rouen, L. Maurry, Rouen, 1667, p. 485-491 (en ligne).
  • « Pour la plus grande gloire de l’archevêque : l’architecture de la cathédrale de Rouen sous Guillaume de Flavacourt (1278-1306) », Revue de l’Art, tome 138, 2002-IV, p. 5-18.
  • Achille Deville, Tombeaux de la cathédrale de Rouen, Rouen, Nicétas Périaux, 1833, p. 56 et 215 (en ligne).
  • Érik Follain, Dominique Pitte, Rouen, le palais de l'archevêque Guillaume de Flavacourt (1278-1306). De la résidence à l'Historial Jeanne d'Arc, Éditions Point de vues, 2016, 132 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]