Siège de Châteauneuf-de-Randon

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Siège de Châteauneuf-de-Randon
Description de cette image, également commentée ci-après
Mort de Bertrand Du Guesclin in Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, Tours, vers 1455-1460 Paris, BnF
Informations générales
Date 24 février 1380 - 14 juillet 1380
Lieu Châteauneuf-de-Randon
Issue Victoire française
Belligérants
Blason pays fr FranceAncien.svg Royaume de FranceRoyal Arms of England (1340-1367).svg Royaume d'Angleterre

Guerre de Cent Ans

Coordonnées 44° 38′ 26″ nord, 3° 40′ 31″ est

Le siège de Châteauneuf-de-Randon se déroula durant la Guerre de Cent Ans, pendant le règne du roi Charles V, du 24 février au 14 juillet 1380. Le château de Châteauneuf-de-Randon (Gévaudan), aux mains des Anglais fut repris par les Français. Bertrand du Guesclin trouva la mort lors de ce siège.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Au cours de la Guerre de Cent Ans, les Anglais occupaient une grande partie du royaume de France. Depuis août 1365, l'Auvergne, le Rouergue et le Gévaudan étaient sous domination anglaise. Le pape Urbain V originaire du Gévaudan, encouragea les négociations entre Français et Anglais, sans succès. Vers 1379, les tentatives des états du Gévaudan étant restées infructueuses, Le roi Charles V chargea le connétable Bertrand Du Guesclin de libérer le Gévaudan de l'occupation anglaise.

Châteauneuf-de-Randon était alors l'un des nombreux châteaux de la région détenus par les Anglais et le refuge de nombreux pilleurs qui s'attaquaient aux pays du Velay. A son arrivée au Puy, en mai 1380[1], la population demanda à Du Guesclin de s'attaquer à Châteauneuf.

Il commença sa campagne militaire par le sud de l'Auvergne, libérant le château de Ruynes-en-Margeride (proche de Saint-Flour et propriété de la baronnie d'Apcher). Recrutant alors des soldats, relayés par ceux envoyés par la ville du Puy, il fit route vers Châteauneuf.

Le siège[modifier | modifier le code]

On estime que c'est vers fin juin que les troupes de du Guesclin arrivèrent aux environs du château[1]. Commença alors le siège devant la forteresse de Châteauneuf. Vraisemblablement, les troupes de Du Guesclin étaient parvenues à encercler la citadelle, le camp principal se situant vers le lieu-dit de l'Habitarelle. Le blocus et les batailles y furent terribles sous la chaleur de ce mois de juillet 1380, et une trêve fut accordée aux assiégés, en échange de quoi ils promirent de se rendre s'ils n'étaient pas secourus[1].

Le blason de du Guesclin.

Les secours ne semblant pas arriver et Du Guesclin était proche de conquérir Châteauneuf quand il tomba malade. La légende veut qu'en rentrant d'un combat en direction du camp de l'Habitarelle, il se soit désaltéré à la fontaine de la Clauze. La chaleur et la rudesse du combat associées à une eau trop froide auraient provoqué une congestion. Le connétable reçut les derniers sacrements vers le 10 juillet, alors que pendant ce temps les Anglais s'apprêtaient à rendre les clés de la citadelle. Il mourut le 13 ou le 14 juillet 1380, avec pour dernier fait d'armes d'avoir libéré Châteauneuf.

Des divergences existent cependant sur la date à laquelle les Anglais rendirent les armes. En effet, ceux-ci avaient promis de les rendre à Du Guesclin et sa mort aurait pu provoquer un sursaut d'orgueil. Mais les troupes françaises, pleurant leur connétable, jurèrent de faire passer de vie à trépas quiconque tenterait un acte héroïque, exécutant également les otages. Les Anglais auraient ainsi préféré se rendre plutôt que de perdre des hommes[1].

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Le monument de granit élevé à Châteauneuf-de-Randon de 1913 à 1927 remplaça un monument précédent édifié en 1828.
  • Statue de du Guesclin à Châteauneuf-de-Randon
  • Vestiges de la tour des Anglais à Châteauneuf-de-Randon

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 792-795