Christophe de Beaumont

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Christophe de Beaumont
du Repaire
Image illustrative de l’article Christophe de Beaumont
Biographie
Naissance
Château de la Roque à Meyrals
Drapeau de la Guyenne Province de Guyenne
Ordination sacerdotale
Par Mgr François de Crussol d'Uzès
Décès (à 78 ans)
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Par Mgr Louis-Jacques Chapt de Rastignac
Archevêque de Paris
Duc de Saint-Cloud et pair de France
Archevêque de Vienne
Primat des Sept provinces
Évêque de Bayonne

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Blason famille fr de Beaumont du Repaire et de Beynac.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Christophe de Beaumont du Repaire, né au château de la Roque à Meyrals (Périgord) le 26 juillet 1703 et mort le 12 décembre 1781, est un prélat français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe de Beaumont du Repaire appartient à l'illustre famille dauphinoise de Beaumont et à sa branche cadette des Adrets et de Saint-Quentin. Il est le troisième fils de François, comte de la Roque, seigneur du Repaire et de Marie-Anne de Lostanges de Saint-Alvère, sa seconde femme.

Il est ordonné prêtre le par Mgr François de Crussol d'Uzès, évêque de Blois.

Il est nommé évêque de Bayonne le . Il reçoit ses bulles le 17 novembre suivant et est sacré le 24 décembre par Mgr Louis-Jacques Chapt de Rastignac (archevêque de Tours), assisté de Mgrs Gaspard de Thomas de La Valette (évêque d'Autun) et François de Crussol d'Uzès.

De 1738 à 1747, il est abbé commendataire de l'Abbaye Notre-Dame de Vertus, de l'ordre de Saint-Augustin (diocèse de Châlons). Il est nommé abbé de l'abbaye Saint-Denis de Reims en 1748.

Il devient archevêque de Vienne en 1745 et enfin archevêque de Paris, en 1746 :il y reste jusqu'à sa mort en 1781.

En 1749, il impose une nouvelle supérieure à l' Hôpital général de Paris contre celle que les administrateurs ont élue[1].

On se souvient moins de son inépuisable charité que de sa lutte contre les jansénistes : pour les forcer à accepter la bulle Unigenitus qui condamnait leurs doctrines, il ordonne aux prêtres de son diocèse de refuser l'absolution à ceux qui ne la reconnaissent pas et de refuser les obsèques religieuses à ceux qui se seraient confessés à un prêtre janséniste, c'est l'affaire des billets de sacrements. Il est proche des jésuites.

Il est soutenu par d'autres évêques notamment l'archevêque d'Auch, Mgr Jean-François de Montillet de Grenaud, mais s'oppose au Parlement de Paris. Le roi interdit aux parlementaires de s'immiscer dans les questions d'ordre spirituel et, comme ils s'obstinent, il les exile le 18 septembre 1753 pour les rappeler en 1754; l'archevêque part à son tour en exil, en août 1754.

Christophe de Beaumont, archevêque de Paris

À cette opposition aux jansénistes et au milieu parlementaire,s'ajoute son opposition aux philosophes des Lumières. Il publie une lettre pastorale en forme de mandement dans laquelle il condamne l’Émile de Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier répond en 1763 par une lettre à Christophe de Beaumont, où il soutient que la liberté de discussion dans les questions religieuses est plus conforme à la religion que la tentative d'imposer une croyance par la force. Les mandements, lettres et instructions pastorales de Christophe de Beaumont sont publiés en deux volumes en 1780, l'année qui précède sa mort.

De 1771 à 1774, il soutient la réforme judiciaire du chancelier Maupeou : les parlementaires parisiens qui étaient propriétaires de leur office sont exilés et remplacés par des magistrats nommés par le roi.

Il est inhumé à Notre-Dame-de-Paris. Son cœur repose dans une chapelle de Saint-Cyprien, en Dordogne.

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules à la fasce d'argent chargée de trois fleurs de lys d'azur.[2]

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

  1. Mgr l'archevêque Christophe de Beaumont du Repaire (1741) ;
  2. Mgr l'archevêque Louis-Jacques Chapt de Rastignac (1722) ;
  3. Mgr Jean-François Salgues de Valdéries de Lescure (1699) ;
  4. S.É. Louis-Antoine de Noailles (1679) ;
  5. Mgr l'archevêque François de Harlay de Champvallon (1651) ;
  6. S.É. Nicolò Guidi di Bagno (1644) ;
  7. S.É. Antonio (Marcello) Barberini (Sr.), O.F.M. Cap. (1625) ;
  8. S.É. Laudivio Zacchia (1605) ;
  9. S.É. Pietro Aldobrandini (1604) ;
  10. S.É. Ippolito Aldobrandini (Sr.) (pape sous le nom de Clément VIII) (1592) ;
  11. S.É. Alfonso Gesualdo di Conza (Gonza) (1564) ;
  12. S.É. Francesco Pisani (1527) ;
  13. S.S. Alessandro Farnese (pape sous le nom de Paul III) (1519) ;
  14. S.É. Giovanni de’ Medici (pape sous le nom de Léon X) (1513) ;
  15. S.É. Raffaele Sansone Riario (1504) ;
  16. S.S. Giuliano della Rovere, pape sous le nom de Jules II (1481) ;
  17. Sa Sainteté Francesco della Rovere, O.F.M. Conv., pape sous le nom de Sixte IV (1471) ;
  18. Son Éminence Guillaume d'Estouteville, O.S.B..
Beaumont fut le principal consécrateur de:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henry Légier-Desgranges, Du jansénisme à la Révolution. Madame de Moysan et l’extravagante affaire de l’Hôpital Général, Paris, Hachette, 1954.
  2. Popoff 1996, p. 91.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]