Gilles Ier Aycelin de Montaigut

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 Il a existé un autre Gilles Aycelin de Montaigut, au XIVe siècle.
Gilles Aycelin de Montaigu
Image illustrative de l'article Gilles Ier Aycelin de Montaigut
Extrait d'une miniature du XIVe siècle représentant Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Rouen, donnant le Grand coutumier de Normandie à Louis X en 1315.
Biographie
Naissance 1252
Ordination sacerdotale par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges
Décès
Avignon
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale à Orvieto
Archevêque de Rouen
13111318
Précédent Bernard de Farges Guillaume de Durfort Suivant
Archevêque de Narbonne
12871311
Précédent Pierre de Montbrun Bernard de Farges Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Chanoine
Fonction laïque
Prévôt de l'archevêque de Clermont
Conseiller du roi de France
Ambassadeur
Clerc de l'hôtel du roi

Ornements extérieurs Archevêques.svg
Armoiries de la Maison de Montaigut en Auvergne.svg

Gilles Ier Aycelin de Montaigut est un prélat célèbre du XIIIe siècle.

Famille[modifier | modifier le code]

Né sans doute en 1252, il est baptisé dans la chapelle Saint-Michel de Mauzun[1]. Il est le fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie, sœur de Pierre Flote, chancelier de France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il ne se destinait probablement pas à la carrière ecclésiastique et aurait fait des études de droit à Montpellier. Il fut protégé par Guy de la Tour archevêque de Clermont, dont il est prévôt à partir de 1285[1]. Cette même année, il devient chanoine de Narbonne et possède en 1289 des prébendes à Rouen, Bayeux, Le Puy, Billom et Orcival ainsi que trois prieurés[1]. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France à Rome, il fut nommé en novembre 1290 archevêque de Narbonne par le pape[1] avant d'avoir été ordonné prêtre le à Naves (Corrèze) par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges. Il partit pour l’Italie afin de recevoir le pallium et fut sacré à Orvieto le 23 mai avec l’assistance de son frère.

Clerc de l'hôtel du roi à partir de 1285, il fait partie des conseillers les plus influents de la cour et envoyé en ambassade par le roi à Rome, en Angleterre, en Lorraine[1]. Il seconde le chancelier Pierre Flotte dès 1293[1].

À Narbonne, il fit construire de 1290 à 1311 le donjon du Palais des archevêques qui existe toujours. En 1299, il convoqua à Béziers un concile provincial dont les actes ont été publiés par Dom Martène[2]. En 1308, il fonde une collégiale de treize chanoines dans l'église de Châteldon, avec autorisation du pape. Il se prononça pour Philippe le Bel dans les démêlés que ce roi eut à soutenir contre le pape Boniface VIII, déclara que ce pontife était déchu, et interjeta appel de sa sentence au futur concile. Plus tard, il fut l'un des commissaires nommés () pour examiner la conduite des templiers, et ouvrit l'avis que ces derniers ne fussent point entendus dans leur défense; son zèle fut récompensé par le poste de chancelier de France en 1310, qu'il tient quelques mois[1].

Le , il est transféré par le pape Clément V du siège de Narbonne à celui de Rouen, où il fait son entrée le et où il resta jusqu'à sa mort.

Il avait fondé en 1314 le collège de Montaigu, destiné à la fondation de bourses pour les écoliers[1], qui a longtemps porté son nom à Paris et lui légua une partie de ses biens. Il rédigea son testament à Châteldon le [1]. Il donne à son neveu Gilles la forteresse de Châteldon et d'autres biens donnés par le roi à Puy-Guillaume et Paslières[1]. Il fait également de nombreuses donations et legs à des couvents et institutions religieuses[1]. Il meurt le à Avignon où il pratiquait comme prélat la chasse aux bénéfices ecclésiastiques et en obtint même en une seule journée vingt trois qui étaient devenus vacants. Il fut inhumé le 17 août en l’Église Saint-Cerneuf de Billom dans laquelle se trouve son enfeu classé en 1862. Ses frères et sœurs, oncle et grand-oncle sont inhumés dans le même tombeau, dans le mur latéral de la chapelle[1].

D’après François Duchesne, sa statue se serait trouvée sur la tour droite de la porte des tours à Domme avec celle de Philippe le Bel[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armes sont: de sable, à trois têtes de lions arrachées d'or, lampassées de gueules[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 2-503-50638-0), p. 93-95
  2. tome IV du Thesaur. nos. anecdotor
  3. André Duchesne, Histoire des chanceliers et gardes des sceaux de France
  4. Arnaud Bunel, Armorial illustré des Archevêques de Rouen, v.1.1, 2010.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jo Ann Mc Namara, Gilles Aycelin, The Servant of Two Masters, Syracuse Press, 1970
  • G. E. Aubert de la Faige : Testament de Gilles Aycelin de Montaigu- L'Auvergne historique

Bibliographie[modifier | modifier le code]