Aymery Guénaud

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Aymery Guénaud
Biographie
Naissance Poitiers
Décès
manoir archiépiscopal de Pinterville
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Rouen
Précédent Pierre III Roger de Beaufort Nicolas Roger Suivant
70e Évêque d'Auxerre
Précédent Hélie de Talleyrand-Périgord Jean de Blangy Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Chanoine de Tours
Prévôt d'Antoigne
Trésorier de Saint-Frambourg de Senlis
Fonction laïque
Professeur de lois
Maître des requêtes du roi

Aymery Guénaud ou Aimery Guenand (Amauricus)[1] est un prélat français, évêque d'Auxerre puis archevêque de Rouen.

Famille[modifier | modifier le code]

Aymery est issu d'une famille chevaleresque, seigneurs de La Celle-Guenand et des Bordes, près du Blanc. Son frère Jolain est chanoine de Tours et de Rouen, et maître des Eaux et Forêts[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il semble être professeur de lois avant d'entrer au service du roi de France. En 1316, il devient chanoine de la cathédrale de Tours. Prévôt d'Antoigné vers 1330, il entre au service de Guillaume de Sainte-Maure, chancelier de France (1329-1335) dont il devient le testamentaire, puis de Philippe de Valois avant l'accession de ce dernier au trône. Il devient clerc en 1328 avec la charge de maître des requêtes. Puis il est nommé trésorier de Saint-Frambourg de Senlis[1].

Épiscopat d'Auxerre[modifier | modifier le code]

Après le transfert de son prédécesseur Talleyrand, il est nommé évêque d'Auxerre le , probablement à la demande du roi[1]. En 1334, il consacre le grand autel de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre.

Épiscopat de Rouen[modifier | modifier le code]

Le , le pape Benoît XI le transfère à l'archevêché de Rouen. Le pallium lui est remis par Philippe de Melun, archevêque de Sens et Jean de Meulan, évêque de Meaux le . Il prend possession par procureur durant le mois[1]. Il bénit Renaud du Quesnay, nouvel abbé de Saint-Ouen et successeur de Marc-d'Argent.

Probablement malade, il ne préside pas le concile provincial tenu à Rouen en décembre 1342. Il meurt le au manoir archiépiscopal de Pinterville. Il est inhumé dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Rouen[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armes sont : d'or, à la fasce fuselée de gueules, brochante sur une croix haute du même[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Vincent Tabbagh (préf. Hélène Millet), Fasti Ecclesiae Gallicanae 2 Diocèse de Rouen : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500, Turnhout, Brepols, , 447 p. (ISBN 978-2-503-50638-8, LCCN 98229968), p. 99-101.
  2. Arnaud Bunel, Armorial illustré des Archevêques de Rouen, v.1.1, 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]